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mercredi 3 juillet 2013

Pandemonium

Nous avons tous au moins une fois dans notre vie vu un film d'horreur ou une série à suspens se passant dans un vieux sanatorium abandonné et hanté. Le lieu est propice au genre, de par sa taille, ses diverses pièces et salles d'opération dans lesquelles Zeus seul sait ce qui s'y est passé. 

En BD par contre, je n'avais pas encore eu l'opportunité d'inaugurer le genre. Et si quelqu'un pouvait signer un scénario lugubre, glauque, stressant et  oppressant, c'est bien Christophe Bec.


Pandemonium conte l'histoire horrifique de Doris et de sa petite fille Cora, qui, atteinte de la tuberculose, va devoir être internée au Waverly Hills Sanatorium. Nous sommes en 1951 et, avec son médecin-chef réputé, Doris pense faire au mieux pour sa petite fille, vu qu'elle même fut hospitalisée là-bas dans sa jeunesse. Mais dès son arrivée, Cora voit et perçoit des choses cauchemardesques, jusqu'à sombrer dans l'horreur pure. 

Je vous avais parlé de Bec il y a peu, avec Carthago et Sanctuaire (billet à venir). Le type semble avoir un don pour écrire des thrillers fantastiques qui glacent le sang.

Cette fois, c'est Stefano Raffaele, dessinateur italien spécialisé dans les comics, qui illustre cette BD. 

Le trait de Raffaele est réaliste, fin et extrêmement expressif. Ce qui rend les scènes d'horreur particulièrement perturbantes. La coloration participe grandement à ce sentiment d'oppression que l'on ressent: des ciels orageux et menaçants, des lumières verdâtres, tout les éléments classiques sont ici réunis avec brio pour nous plonger dans une atmosphère froide et terriblement  inquiétante.

A réserver aux aficionados du genre. Si vous n'aimez pas les histoires fantastiques/horreur, passez votre chemin au risque de faire des cauchemars. Composé de trois tomes, Pandemonium est aussi disponible en intégrale. 

Il est aussi intéressant de savoir que le Waverly Hills Sanatorium existe bel et bien, qu'il a de fait été construit pour soigner les malades de la tuberculose avant d'être racheté à de multiples reprises. Il est à ce jour toujours en rénovation pour devenir un hôtel de luxe et est réputé comme l'un des endroits les plus hantés des Etats-Unis. Perso, j'irai pas dormir là-bas...

jeudi 6 juin 2013

Le Loup des Mers

Librement adapté du roman de Jack London. Voici ce que dit la couverture "Le Loup des Mers" de Riff Reb's. Je ne connaissais absolument pas ce roman de London. Mais je dois avouer être restée sur Croc Blanc et L'Appel de la Forêt. Ce fut donc une découverte autant graphique que littéraire que je fis avec cette magnifique BD.


Humphrey Van Weyden, critique littéraire de bonne famille en route pour traverser la baie de San Francisco, ne se doutait pas un instant que, son bateau faisant naufrage, il serait secouru par l'équipage du Ghost, une goélette phoquière faisant route vers le Japon sous l'égide du terrible et redouté Capitaine Loup Larsen. Enrôlé de force comme mousse, le frêle et délicat Humphrey va se retrouver confronté à la dure vie sur le Ghost, mais aussi et surtout à Loup Larsen, personnage effrayant et fascinant, violent et cultivé, d'une force bestiale et d'une beauté de héros mythologique, à la langue acérée et sujet à des migraines fulgurantes.

Ce qui frappe d'emblée lorsque l'on feuillette "Le Loup des Mers", ce sont les planches monochromes des différentes chapitres: bleu, rouge, vert et jaune, dans des tonalités sombres et inquiétantes. 


On suffoque, et c'est sans doute ce que Riff Reb's voulait nous faire ressentir. Prisonnier sur ce bateau, Humphrey va enduré la violence, les sarcasmes, les délires aussi de Loup Larsen, sans possibilités de fuite. Une sorte d'étrange relation va se tisser entre ses deux personnages que pourtant tout oppose.

Les dessins de Riff Reb's  m'ont d'emblée beaucoup plu: un trait souple et doux illustrant parfois une telle bestialité que le contraste n'en est que plus fort. Et que dire de Loup Larsen si ce n'est qu'il est beau à crever? Il m'a d'ailleurs beaucoup fait penser à Gerard Butler dans 300 (rhaaa lovely!). 

L'oeuvre de Riff Reb's est d'une richesse inouïe, de par le graphisme et les couleurs tout comme par son scénario et les dialogues jouissifs entre Larsen et Humphrey. Une magnifique oeuvre.

mercredi 15 mai 2013

Carthago

C'est affreux, je viens de me rendre compte que contrairement à ce que je pensais, je n'ai pas fait de billet sur la géniallissime BD Sanctuaire. A faire donc. Mais pourquoi mentionner cette BD alors que le titre est Carthago? Et bien tout simplement parce que ces deux BD partagent le même brillant scénariste: Christophe Bec.



Carthago doit être une des BD les plus riche en informations que j'ai jamais lue. Le premier cycle se compose de trois tomes, dont le dernier vient à peine de sortir alors que le premier volume date de 2007. Autant dire qu'il ne faut pas être pressé. Et pourtant, l'histoire et les mystères soulevés dans ces trois premiers albums, et qui restent donc sans explications pour le moment, me font me ronger les ongles de pieds, vu que ceux des mains ont déjà subit un sort funeste. Restes encore ceux de Maguth que je vais entamer incessamment sous peu.

Le premier volume, Le lagon de Fortuna, pose les bases. Et quelles bases! J'ai rarement vu autant rebondissements (réfléchis et très détaillés) en moins de 60 pages. Tout commence par la découverte d'un Carcharodon Megaoldon (l'ancêtre du grand requin blanc - le gentil Bruce de Jaws mais en format 25m de long) par des plongeurs à la solde d'une entreprise de forage. Afin de pouvoir continuer à forer la zone, la découverte est tenue secrète. Mais un groupuscule d'écologistes réussi à mettre la main sur les documents et engage Kim Melville, une océanologue, afin de pousser plus loin les recherches. Embarquant sa petite fille que l'on devine comme n'étant pas le commun des mortels, Kim va se retrouver mêlée à une aventure bien plus dangereuse qu'elle ne le pensait. 



Je ne dévoilerai pas plus loin ce synopsis mais sachez que cette BD m'a tenue en haleine pendant toute une après-midi. Elle joue aussi sur le mystère planant sur une découverte que Cousteau aurait faite dans une fosse marine à Djibouti (et qui s'vaère être un bel hoax apparemment). Le commandant aurait plongé et découvert quelque chose avant de déclarer que ce qu'il avait vu était trop important pour le dévoiler à l'humanité.

On retrouve dans Carthago la même ambiance, peut-être un peu moins oppressante, que dans Sanctuaire. Christophe Bec semble clairement passionné par le monde des profondeurs océanes, ses dangers mais aussi et surtout ses mystères. 
C'est le dessinateur Eric Henninot qui s'est chargé des deux premiers tomes, et Milan Jovanovic pour le dernier. On sent cependant bien que Jovanovic a tout fait pour coller au plus près aux graphisme de Henninot. Les dessins sont fluides, réalistes sans l'être trop afin de se focaliser sur l'essentiel. 

Carthago est un excellent thriller BD-esque mystérieux, pleins de rebondissements et de questions sans réponses. Le genre d'histoire que vous ne pouvez arrêter en plein milieu. Par la grâce de Ste Culotte à Froufrou, nous avons découvert le premier cycle alors que le dernier tome venait de paraître. Reste maintenant à prendre notre mal en patience pour la suite. Ça va être dur.

lundi 28 janvier 2013

Bad Ass - Dead End

Si vous avez un humour que l'on pourrait qualifier d'un peu pourri et d'extrêmement cynique, que les Gens vous répugnent, que les gentils héros qui ne tuent personne vous emmerdent et que vous avez envie de découvrir un comics français vraiment bon (si si, ça existe), Bad Ass sera votre comics de chevet.



Dead End, c'est l'anti-héros par excellence. Ado boutonneux et tête de turc, il deviendra par la suite un assassin hors pair capable de flanquer une pâtée aux meilleurs super-héros colorés et flashy ou aux méga vilains dont le nom générique est "Master of".

Au scénario de cette BD truculente, Herik Hanna, qui mérite un Oscar pour ses dialogues et blagues douteuses et son humour très très noir. Au dessin, Bruno Bessadi, dont j'apprécie beaucoup le style et l'excellence des traits. Avec lui, les détails les plus dégueu deviennent de pures oeuvres d'art. Gaëtan Georges quant à lui donnent plus de profondeur encore aux dessins de Bessadi grâce à une coloration de qualité.

Dès la première page, le ton est donné. Et j'ai su de suite que Dead End serait dorénavant mon super-héros/vilain préféré, chaque page tournée apportant son lot de rire cynique et sadique. Les auteurs s'en donnent qui plus à coeur joie en parodiant nos super-héros connu d'une manière parfois peu révérencieuse. Mais je n'en dirai pas plus de peur de spoiler!

Bad Ass se composera apparemment de 4 volumes, et j'espère que la dynamique de ce premier tome sera présente dans les suivants afin d'assouvir mon "Passager Noir"...

lundi 6 août 2012

Batman - Année Un

Vu que notre dernière virée au ciné a tourné en cauchemar autoroutier, nous n'avons pas été voir le dernier Batman de Nolan, et n'irons sans doute pas au vu des mauvaises critiques qui fleurissent partout. On attendra bien sagement le Blu-Ray et je suis sûre que ça donnera très bien sur le projo.

Par contre, Maguth s'est procuré la nouvelle édition de "Batman - Année Un", paru pour la première fois fin des années '80, avec le film datant lui de 2011 inclu en bonus! Et je ne pense pas qu'on ait perdu au change.


Batman Année Un retrace en fait le parcours qui mena Bruce Wayne à devenir Batman, mais aussi, et surtout, l'histoire de Gordon.

Frank Miller signe ici le scénario, mais pas le dessin, qui fut réalisé par David Mazzucchelli, et la coloration à Richmond Lewis (qui est la femme de D. Mazzucchelli cela dit en passant). Un dessin "à l'ancienne", aux couleurs plutôt neutres qui change des comics récents ultra colorés et aux héros hyper bodybuildés.


L'intérêt de Batman Year One est qu'il est foncièrement humain. On découvre ici un jeune Bruce Wayne de retour d'un long séjour à l'étranger et désirant débarasser Gotham City de tout le vice qui y sévi. Mais il ne sait pas encore comment s'y prendre, se trompe, manque de mourir mais aussi de tuer, ce qu'il veut éviter à tout prix. Il est imparfait, clairement pas au point. Il est plus humain que superhéros. Plus que dans tout autre version de Batman.



Et puis il y a Gordon. Si il y a un héros dans Batman Year One, il s'agit de Gordon, que l'on découvre ici sous un tout autre angle. Un Gordon très loin d'être le pauv' flic démuni et un peu largué sans son super pote. Un homme foncièrement honnête, juste et droit que Gotham tentera de pourir par tous les moyens, mais qui a aussi ses défauts et qui sait se battre, et plutôt  bien. Un personnage beaucoup plus riche et plus profond que celui dépeint en général.

Le personnage de Catwoman est déjà là lui aussi. Une Selina Kyle anciennement prostituée-dominatrice, plutôt masculine, basé comme un porte-avion, à la coupe plus garçone que ça tu meurs et à tendance lesbienne plutôt prononcée. Pas Michelle Pfeiffer quoi.

Batman Année Un est vrai petit plaisir, car il nous offre un regard neuf et autre sur les débuts de Batman, un regard intensément humain et sensible, avec une certaine fragilité derrière toute cette force et cette détermination. On y retrouve la patte de Miller qui aime tant les héros forts, sans peur et avec peu de morale, mais si sensible (Marv, Hartigan).

Il en va de même pour le dessin animé réalisé l'année passée. Si le graphisme est certes plus moderne, l'histoire a été très scrupuleusement respectée et l'animation très bien réalisée.


La réédition de Batman Année Un contient donc cet excellent film, mais aussi des exemples de planches en devenir avec le script de Miller et les annotations de Mazzuchelli, et des explications sur le comment du pourquoi. Pourquoi, par exemple, Batman doit être vu comme un superhéros et non pas comme un vengeur masqué (voir mon billet sur le sujet où justement je me demandais ce qu'était Batman). Certes, Batman veut sa revanche sur celui qui a commandité le meutre de ses parents, mais c'est aussi et surtout parce qu'il ne veut plus qu'un enfant subisse ce qu'il a subit qu'il veut nettoyer Gotham City de sa fange.

Un bien bel album pour un superhéros mythique mais aussi sur celui qui est trop souvent en second rang: Gordon.

Au fait, Monsieur Miller, la prochaine fois, j'aimerais bien un album sur Alfred aussi, parce qu'après tout, c'est lui le vrai héros...

jeudi 5 juillet 2012

Toby mon ami

Repérée dans la rubrique BD du Télémoustique de cette semaine, achetée le soir même, commencée alors que j'étais en attente au téléphone pour passer une commande de sushi, et relue à mon aise deux fois le même soir, une banane monstrueuse sur la gueule et une main sur Poupouille, voilà ce que j'appelle une très chouette BD.


Toby mon ami, c'est l'histoire d'un p'tit chien de campagne qui aime son maître, court après les chats, mange à toute vitesse avant d'aller mendier encore un peu de bouffe, renifle le cul des autres chiens, reste parfois seul à la maison, bref, une vie de p'tit chien quoi.

Réalisé par Grégory Panaccione, Toby mon ami est une BD tout bonnement géniale. Aucun texte ne vient ici ponctuer les planches, la trame narrative passant uniquement par les dessins emprunt de tendresse, de poésie et de fraicheur de l'auteur. Pas besoin de plus tant le talent de Grégory Panaccione est grand: on entend Toby aboyer, renifler, manger, ronfler, japper. On sent sur sa peau le doux vent d'été en pleine campagne et on entend le bruit du vent dans les arbres, ponctué du meuglement des vaches. On est trempé par l'orage, par la mer aussi...


Mais tout ça n'est rien face aux mimiques de Toby qui sont tout bonnement incroyables car criantes de vérité. D'ailleurs je retrouvais ma Lucy dans presque toutes les planches. Que ce soit les postures corporelles, les grands yeux implorants, le "sourire" de Toby quand il joue, ou son comportement face à son maître ou lors de l'absence de celui-ci, tout ici est incroyable de justesse. Les planches dans lesquelles Toby finit le contenu de sa gamelle pour ensuite aller mendier un bout du repas de son maître, celles où il reste seul et angoisse et celles dans lesquelles il joue avec son maître sont mes préférées tant elle font écho à Lucy.

Une BD pour tous car elle respire le bonheur et vous fera sourire, même si vous n'avez pas de chien. Mais surtout une BD à mettre entre toutes les mains de maîtres de chiens qui ne manqueront pas d'y retrouver certaines attitudes de leur compagnon. Une bien belle découverte! Merci M. Panaccione!

PS: et si vous avez compris pourquoi le maître de Toby prend une douche tout habillé, chaussures incluses, et qui est le grand chien noir qui semble enseigner des trucs à Toby, faites moi signe!

jeudi 26 janvier 2012

La Page Blanche

Non, il ne s'agit pas ici d'un mea culpa parce que je n'écris que 3 fois par mois sur mon blog - et encore, ça c'est quand je suis en forme...

La Page Blanche, c'est le bébé de Pénélope Bagieu et de Boulet (dont j'ai déja parlé ici et là, comme tant d'autres sur la toile). Et pour en parler, on en parle de cette BD. Et il semble qu'il y ait deux camps bien distincts avec aucune neutralité: ceux qui aiment, et ceux qui ont (vraiment) pas aimé.

Autant afficher la couleur tout de suite: je fais partie de ceux qui ont beaucoup aimé (tout comme Maguth, grand fan de Boulet devant l'Eternel).


L'histoire tient en une ligne: une jeune fille, assise sur un banc et passablement perdue, se rend compte qu'elle a perdu la mémoire. 

Nous suivons donc Eloïse dans la recherche effrénée de sa propre vie. Qui est-elle? Qu'aimait-elle? Qui sont ses amis? Ses parents? Et que faisait-elle sur ce banc? Là, comme ça, ça parait un peu plat comme histoire, limite drame à la française. Mais n'oublions pas que Boulet signe ici le scénario et quon y retrouve sa patte et ses délires.


Ce qui aurait donc pu être une sorte de BD grave et triste devient ici une succession de planches toutes aussi drôles les une que les autres. Car Eloïse a une imagination débordante. Vous vous souvenez quand je disais que je regardais trop la télé? Et bien on dirait de même d'Eloïse: entre ses premiers pas dans son appart', son délire sur sa piqure de moustique, son histoire d'amour imaginaire avec [prénom américain], sans parler de sa boîte à marottes qui résonne un peu trop avec ma propre réalité, je me suis presque retrouvée dans ce personnage paumé mais sérieusement à l'ouest. Sans oublier le passage "répondre aux clients, c'est pas dur" qui m'a fait penser à ce que subit Maguth tous les jours...

Pénélope et Boulet réussisent donc à rendre l'histoire somme toute assez angoissante d'Eloïse en une bonne tranche de rire, tout en distillant de-ci de-là quelques passages dans lesquels suinte un certain mal-être, pour ne pas dire malaise (la soirée au pub qui est brillament illustrée).


La fin de l'histoire semble être le point majeur qui a déplu aux lecteurs. Difficile d'en parler sans vous spoiler, mais sachez que moi qui aime avoir des explications pour tout, j'ai trouvé cette fin franchement pas mal du tout alors qu'elle allait à l'encontre de toute explication.

Il s'agit d'une fin qui, en à peine quelques cases, vous fait réfléchir sur vous-même: qui vous voudriez devenir et ce que vous êtes réellement; ce que vous aimez vraiment, et ce qu'on vous fait aimer.

Une très chouette BD faussement innocente somme toute!

mercredi 12 octobre 2011

Walking Dead

Haaaa les zombies! On en mangerait à toutes les sauces tant le sujet est propice aux idées les plus farfelues. Qui ne s'est jamais demandé ce qu'il/elle ferait si un jour nous devions faire face à une attaque de zombies? Avez-vous une lampe de poche ou des bougies? Suffisemment de conserves et d'eau? Une petite hache? Un générateur? Parce qu'il faut parer à toute éventualité à notre époque. On a connu l'ère du nucléaire avec sa mode des abris nucléaires dans le jardin. Aujourd'hui, c'est celle des zombies.

(The) Walking Dead, vous en avez sans doute entendu parler. En tant que série téloch à succès (que je n'ai pas encore vue). Mais saviez-vous qu'il s'agissait en fait d'une adaptation d'un comics américain par Robert Kirkman et Charlie Adlard (qui remplaça Tony Moore au dessin)?


Maguth ayant mis la patte sur la série il y a quelques jours de ça, c'est par pure curisosité que je me suis emparée du tome 1 pour le lire dans le tram, histoire de choquer les gens assis à côté de moi. Je pensais le feuilleter vite fait et le replacer dans la biblio le soir même, m'imaginant qu'il serait parfait à lire quand je dois aller faire caca. Je n'aurais pu être plus dans le faux. Une fois commencé, la tension contenue dans les planches vous prend aux tripes, un peu comme si un zombie avait attrapé votre gros intestin pour le tordre. Du coup, je me suis retrouvée accrochée à cette BD de la station STIB du boulot jusqu'à ma porte d'entrée.


La force de Walking Dead réside cependant ailleurs que dans une histoire thriller-esque de sacs à bidoche (les humains) versus zombies tout pétés. Ce que font ici Kirkman et Adlard, c'est une plongée dans la noirceur humaine, qui fait furieusement penser au livre The Road de Cormac McCarthy (voir mon billet à ce sujet). Comment l'être humain peut changer lorsqu'il est confronté à une situation qu'il ne gère pas. Parfois, on l'a vu lors de catastrophes naturelles, la générosité l'emporte. Mais que ce passerait-il si les êtres que nous aimons se voient menacés par un danger externe, mais aussi interne: notre propre comportement envers les autres en cas de crise.

C'est ce qui arrive à Rick et à sa famille. D'un bon flic sympatoch, Rick va se transformer et franchir les limites que l'on appelle "acceptables" pour protéger ses proches et amis. A t'il raison? A t'il tort? Tout dépend du caractère de chacun. De sa personnalité.


Tueriez-vous pour sauver la vie de votre femme, mari, soeur, frère, enfant, ami? Et si oui, où sera votre limite?
C'est un peu ce que nous pose comme question Kirkman et Adlard. Et la réponse, seul vous la connaissez. Et comme dans The Road, elle peut s'avérer effrayante, si pas monstrueuse...


Une BD choc à lire de toute urgence, pour sa qualité graphique mais aussi et surtout scénarstique (14 tomes pour le moment, toujours en cours).

jeudi 5 août 2010

Si l'Âge de Pierre nous était conté...

Si on m'avait dit que dans le futur, je serai émue quasi aux larmes par une BD relatant les aventures d'une tribu de l'âge de pierre, je n'en aurais pas cru un seul mot. Comme quoi, il ne faut jamais dire "fontaine, je ne boirai pas de ton coca". Parce que bon, avec un background comme Rahan, c'est dur à faire avaler. 

Pourtant c'est le pari réussi de Ben Haggarty, conteur anglais, et Adam Brockbank aux dessins somptueux (et qui n'est pas n'importe qui, jetez un oeil à son site...). Je marche assez fort à l'attrait des couvertures des livres - oui je sais c'est nul, je suis comme ça depuis que je suis petiote, mais je me soigne - et je dois bien avouer que la couverture de la version française de Mezolith ne m'aurait vraiment pas accroché le noeil si l'Ôm ne me l'avait pas foutu sous les yeux.

La couverture française

La couverture anglaise

Perso, la couverture anglaise me parle nettement plus (plus contemplative sans doute), mais soit...

Mezolith est en fait un recueil de petites histoires-bijoux. La première sert d'introduction aux personnages qui deviendront nos guides à travers cet âge de pierre si rude et où la vie ne tenait qu'à un fil. Nous rencontrons donc Poika, jeune garçon fougueux qui ne demande qu'à devenir un homme afin de prouver sa valeur aux yeux de son père, le méga classieux "Main Gauche", et de sa tribu.



Haggarty nous dévoile ici ses talents de conteur hors pair en mêlant au quotidien de cette tribu du mésolithique quelques histoires et légendes de toute beauté. Brockbank lui, nous noie les yeux de joie par un dessin fouillé, précis, et à une coloration absolument magnifique.

Au fur et à mesure que l'on tourne les pages de Mezolith, la magie du conteur et des illustrations nous emporte loin, aussi loin que Talja parti à la recherche de sa belle épouse-cygne.



Nous nous laissons emporter sur les ailes de Korppi Velho, la chamane de la tribu aux pouvoirs étranges, nous tremblons quand la tribu des Hiboux s'en prend à celle de Poika et l'émotion nous submerge à la fin de l'album, quand, d'une seule case, Brockbank fait passer une tonne de sentiments: fierté, joie, courage, sagesse, famille, amour. Les mots me manque mais j'ai des mouillettes dans les nyeux quand je regarde cette case.

Une très très belle BD à mettre dans toutes les mains, et dont j'attends le volume deux avec grande impatience.

dimanche 25 juillet 2010

L'envers du décor

On sait aujourd'hui que la vie de mangaka (dessinateur de manga) est loin d'être de tout repos. On s'imagine souvent que les auteurs à succès peuvent se reposer sur leurs lauriers, hors il n'en est rien! Au Japon, c'est marche ou crève, et rare sont les mangaka qui ont fait fortune au point de ne plus rien sortir et de vivre de leurs rentes. Il faut dire aussi que les manga qui nous parviennent ne sont qu'une goutte d'eau dans la mer manga-esque au Japon, et que du coup, on s'imagine moins la concurrence hyper rude que se livrent les dessinateurs.

Et bien maintenant on ne pourra plus dire qu'on ne savait pas, un peu comme avec le nucléaire, la pédophilie des prêtres et le fait que la tomate soit un fruit et pas un légume. Parce que Bakuma nous sort de notre ignorence crasse.


Alors bien sûr, le fait que ce petit manga sympa soit réalisé par les fous géniaux de Death Note (Tsugumi Oba au scénar et Takeshi Obata au dessins) a sans nul doute aidé à sa parution extra-nippone. Mais ici, plus d'anges de la mort, d'ado vigilante et de surdoués qui se baffrent de chocolat habillés en cuir style SM avec la coiffure de Mathilde. 

Dans Bakuman, nous suivons deux p'tits d'jeuns d'à peine 14 berges, Moritaka Mashiro et Akito Takagi, qui décident de suivre leur rêve et de devenir mangaka, aidé par leur éditeur au regard de flétan crevé et à la bouche de poulpe style Gunnm. Mais la route est longue, difficile et semée d'embuches, alors quand se dresse sur leur chemin un petit génie encore plus jeune qu'eux, que vont-ils bien pouvoir faire pour atteindre leur but: faire publier une série entière et la voir porter à la télévision, et ce afin que l'amour de Mashiro, Miho Azuki, puisse aussi réaliser son rêve et devenir doubleuse de leur série?



Un petit manga bien sympa à lire, avec les dessins sublimes d'Obata-san, et qui dévoile les dessous de la réalisation d'un manga.

mercredi 30 juin 2010

Summer time

En une semaine nous sommes passé d'un climat digne d'un début de mois de mars à un été tropical, ce qui a eu pour effets de:
  1. rendre mala't pas mal de monde;
  2. diversifier les tenues: entre vestes d'hiver et t-shirt d'été, on a vu de tout en une journée vu que plus personne ne savait quoi se foutre sur le dos;
  3. savoir avec exactitude qui est allergique aux douches le matin;
  4. me rendre encore plus misérable parce les petites pépé sont de sortie dans leur micro-short avec leurs cuisses fines et galbées et leur petit débardeur avec leurs bras tout fins et leur jeunes nichons arrogants qui niquent la gravité.

Perso, je préférais le temps de début de mois de mars. La chaleur et moi ça fait un peu quatre. Le soleil, oui, mais pas avec des températures au-dessus de 24°C (oui je suis hyper précise).

Ce qui me rassure, c'est que je ne suis pas la seule. Avant, les Gens (avec un grand G, si si) me prenaient pour une folle-dingo quand je disais que le soleil c'était berk et qu'en plus un jour il nous pètera à la gueule et que là ils riraient moins.

Puis aujourd'hui, j'ai découvert que Boulet, ben il est comme moi: la chaleur et lui, c'est pas le grand amour. La preuve avec "Chaud!". A la différence près que lui, il l'exprime bien mieux que moi et que lui, quand il le dit avec sa petite note, on lui dit sûrement "bravo Monsieur Boulet, très chouette note!" alors que moi on me regarde juste avec un air navré...

Merci Boulet, de partager cette douleur avec moi...


mercredi 19 mai 2010

L'homme le plus grand du monde

Quoi de mieux après avoir passé une journée d'étron (plus poli que "journée de merde" non?) que de recevoir de l'Ôm plein de petits cadeaux comiques pour me redonner le sourire?

Hier soir, après avoir fait un repas gargantuesque préparé par l'Ôm (j'en profite pour dire que les Knacki à poêler c'est super bon en entrée!), je me suis donc plongée dans une petite BD toute en douceur et nostalgie offerte par mon zamoureux (oui je sais, je suis vernie avec un homme pareil) : "Wadlow - La trop courte destinée de l'homme le plus grand du monde" par Christophe Bec et Nicolas Sure.



Robert Waldlow est l'homme le plus grand du monde. Il mesure 2m72. Il nait un beau jour de février en 1918 et passera sa courte vie à parcourir les Etats Unis, passant d'une apparition publique à une autre, étant devenu une véritable célébrité.

Intrigué depuis toujours par ce personnage hors du commun, Christophe Bec, aidé par la main et le talent artistique de Nicolas Sure, nous livre ici une très belle BD biographique (à 95% vraie comme il le souligne lui-même) d'une jeune homme à qui la vie a joué un drôle de tour mais qui restera pourtant une homme sage, calme, modeste et très cultivé.

 

La gageur pour Bec fut de scénariser la vie de Waldlow. Comment en effet raconter qu'un homme d'une taille hors du commun passa "simplement" sa vie à parcourir les Etats Unis d'apparition publique en apparition publique sans autre forme de procès ou acte héroïque? Car Wadlow n'a pas cambriolé une banque, sauvé un bâteau plein de bébés du naufrage ou révolutioné le système des pensions. C'était un homme comme les autres, juste avec un mètre en trop, qui voyageait avec son père, tout simplement.

Au final on se retrouve avec une belle histoire humaine, magnifiquement illustrée, intimiste. La phrase qui m'aura le plus marquée sera sans doute celle-ci, alors que l'on demande à Wadlow si les gens ne sont pas trop méchants avec lui: "La plupart des gens sont gentils. Les autres sont juste ignorants, alors pourquoi est-ce que cela me causerait du souci?". Il avait à peine 20 ans...



Robert Wadlow décedera très jeune, à 22 ans seulement. On le voit ici avec son père, qui le protègera toute sa vie durant, et ce même après son décès.

jeudi 6 mai 2010

Un Jour Sans

Y a des jours comme ça où on ferait mieux de rester au lit et de ne pas se lever. Y a des gens comme ça qu'on prend plaisir à haïr et on se repaît des malheurs qui leur arrivent. Y a des BD comme ça qui réunissent les deux en un cocktail plutôt réussi et étonnant.                


C'est "un jour sans" pour Roland, petit seigneur arrogant, égocentrique, violent et violeur. Et pourtant, tout commençait si bien : en partance pour les Croisades, qu'il voit comme une virée entre potes avec beuveries, mises à sac de villages, viols et autres joyeusetés, c'est le coeur libéré de la présence de sa femme froide et distante qu'il quitte ses terres. 

Mais au fur et à mesure que le voyage avance, le sort s'acharne sur lui : ses épaules semblent être devenues la cible idéale pour les chiures d'oiseaux, il perd son cheval, des hommes et tout ça avant même que les combats ne commencent... 


Roland, on peut pas le blairer, et malgré tous les malheurs qui s'abattent sur lui, aussi glauque et morbide que devienne sa vie, on ne le prend jamais en pitié. Cette petit histoire de Pero et Benjamin vous laissera comme un goût bizarre en bouche. C'est à la fois drôle et malsain, on ricanne quand Roland se prend une branche dans la face, mais au fur et à mesure que l'histoire avance, une atmosphère un peu lourde fait place au simple ricannement du "bien fait pour ta gueule pauv' con", pour se terminer sur un final plutôt étrange qui vous fera faire "gloups".

Comme d'habitude, on reconnaît le talent des artistes (Pero au dessin et Benjamin à la colorisation) quand, sans qu'une ligne de dialogue soit écrite, on saisi tout en un clin d'oeil: l'état d'esprit du personnage principal, l'humeur de son entourage, l'atmosphère d'un bois éclairé par un petit feu, la tension au sein d'un groupe.

Une terrible BD un peu sadique, un peu drôle, mais surtout un peu beaucoup excellente qui ne vous laissera pas de marbre.

jeudi 22 avril 2010

Lydie

Déjà coupables de nous avoir ému aux larmes avec "La vielle dame qui n'avait jamais joué au tennis", Zidrou et Lafebre rempilent avec ce petit bijou paru il y a peu, au titre simplissime: Lydie.


Lydie nait un beau jour de 1932, dans la petite maison de Camille, jeune fille simple d'esprit élevée seule par son père, Papa Tchou Tchou. Malheureusement, Lydie ne dira rien en sortant du ventre de sa maman, car Lydie est déjà au ciel. Accablée de chagrin, Camille ne s'en remet pas.

Puis un jour, Camille retrouve le sourire et la joie de vivre : son bébé est revenu, les anges le lui ont rendu! Tous les habitants de son quartier, l'"impasse du bébé à moustache", n'en reviennent pas et regardent Camille bercer un nourrisson imaginaire, lui parler, l'embrasser et même le nourrir. Que faire, car elle a l'air si heureuse? La replonger dans sa tristesse? Dans un élan de solidarité, de compassion, et on peut le dire, d'amour, tous les habitants de l'impasse du bébé à moustache décident alors de rentrer dans le jeu, pour aider Camille. Mais Lydie est-elle vraiment imaginaire?

Si vos yeux ne s'embuent pas un brin à la fin de ce magnifique album, c'est que vous n'avez pas de coeur. L'histoire de Zidrou, bien que simpliste, nous transporte dans ce petit coin de rue où tout le monde se serre les coudes. On peut aussi dire que Lafebre se confirme comme étant un dessinateur "de gueules" : ses personnages sont tout bonnement uniques. Il croque les visages, expressions et sentiments mieux que quiconque, sans parler de l'atmosphère qu'il insufle dans chaque case en quelques coups de crayon et de pinceaux. 

Un très beau livre.


mardi 20 avril 2010

Super héros ou vigilante?

L'autre jour, alors que je rangeais notre superbe bibliothèque toute neuve, je suis tombée sur la collection de vieux comics américains aux couleurs criardes de Maguth. En les rangeant aux côtés des nouvelles BD récentes exploitant le même sujet inépuisable, je me suis demandée ce qui différencie vraiment un super héro d'un vigilante (ou personne appliquant sa propre justice, en général en réponse à une agression qu'elle a subie).

Prenons Superman. Lui c'est le super héros par excellence. Il est beau, fort, gentil tout plein (je parie qu'il embrasse les chatons qu'il sauve), il vole la cape au vent et porte un slip rouge moule-burnes sur une combi bleue plus que près-du-corps. Donc déjà, faut être passablement sûr de soi pour oser sortir comme ça. Je suis même sûre qu'il ne fait jamais caca et ne rote pas. Les méchants, il les frappe juste un peu pour les empêcher de se faire du mal à eux-mêmes avant de les remettre entre les mains de la police, en général incarnée par deux agents mou du bulbe qui le regarde d'un air ahuri alors qu'il s'envole en leur adressant un p'tit salut militaire, le sourire pepsodent plaqué sur son visage de bon américain venu de Krypton. Ça c'est un super héros.

1. Coiffure complexe avec bouclettes, crolles et lissage arrière et regard inquiet mais bienveillant du berger sur son troupeau de moutons égarés
2. Super musculature extra-terrestre
3. Slip moule-rien passé au-dessus la tenue hyper près-du-corps
4. La cape. Haaa la cape!

Regardons maintenant The Punisher. Ça c'est un vigilante pur et dur. Tout débuta lorsqu'il perdit sa p'tite famille, non pas au centre commercial parce qu'ils étaient aller chercher de la barbe-à-papa sans lui, mais plutôt froidement et vilement abattue par de méchants vilains pas bô qui sentent de la bouche. Laissé pour mort, The Punisher se relèvera d'entre les cadavres pour appliquer sa justice personnelle, à grand renforts de flingues et sans l'aide de nos deux mou du bulbe déjà mentionné ci-dessus. La tenue d'un vigilante, si l'on en croit The Punisher, se doit d'être noire et bien sûr moulante, accessoirisée d'une ceinture métallique de bad-ass, avec parfois un long manteau pour l'air mystérieux (parce que la cape, ça fait vraiment trop super héros) et surtout, il ne faudra pas négliger d'aller à la gym soulever quelques poids afin de bien remplir le t-shirt (un rien troué pour montrer qu'il a souffert) moulant ses biceps, abdo et pecto. Touche perso: le regard ténébreux et dangereux (les yeux un peu plissés, le visage un rien baissé, les sourcils froncés), qui attire les damoiselles en détresse et effraie les criminels de bas étage.


1. Super musculature aux stéroïdes
2. Regard "fais moi pas chier et apporte moi mes charentaises" (vous remarquerez que le Punisher a une vilaine implantation de cheveux qui indique qu'il sera chauve sous peu)
3. Top graphique seconde peau
4. Giga ceinture faite avec des rouleaux d'alu, pour emballer les tartines pas mangées du midi
5. Guns, guns, guns

Maintenant, il y a ceux qui flirte avec les deux catégories. 

Exemple: Batman. Voici la check list:

- Cape. Super héros.
- Regard ténébreux. Vigilante.
- Armes: uniquement défensives et plutôt McGyver-esques. Super héros.
- Traumatisme (parents tués sous ses nyeux). Vigilante.
- Ne tue pas les méchants. Super héros.
- Tenue: noire et en une sorte de latex moulant. Vigilante.
- Masque: mmmm… Spiderman est un super héros et porte un masque. Flash aussi. Donc super héros?
- Milliardaire. … En général les mauvais sont riches (cf Lex Luthor)


1. Masque pour cacher son identité de honteux milliardaire aux couilles en or
2. Regard ténébreux sans pupilles - trop ouf!
3. La cape. Haaa la cape!
4. La ceinture McGyver-esque, ou Agence Tout Risque-esque
5. Le collant hypra moulant et le slip passé par-dessus, un must!


Ou encore Wolverine (Serval) des X-Men.

- Regard vraiment dangereux (même pas ténébreux). Vigilante.
- Armes: franchement mortelles!!! Vigilante.
- Traumatisme (expérience sur et dans son petit corps pas vraiment dodu et maigrelet). Vigilante.
- Parfois, tue pas les méchants, parfois ne les tue pas mais collabore peu ou prou avec la police. Super héros et vigilante.
- Tenue: du lycra moulant et jaune avec le slibard passé par-dessus? Super héros!!
- Masque: super héros mais ce n'est pas pour cacher son identité, c'est juste pour le look.

Il y a plus de vigilante, mais pourtant, on le considère comme un super héros.

 1. Le masque pour le look "oreilles de Legolas mais j'ai pas tout compris"
2. Regard méchant avec rictus de circonstance
3. La combi en lycra jaune - moulante (ça devient lassant)
4. Les bô musc' (et pas d'épilation!)
5. Les armes mortelles
6. Le manque total de réaction de sa nouille malgré la bonnasse bleue qui lui colle au dos - ça c'est un super héros!

Vous constaterez donc d'après cette petite analyse très complexe et digne d'un prix Nobel de super héros qu'il y a des points communs aux deux catégories. Le côté moulant de leur vêtements semblant être l'élément prédominant par ailleurs, avec comme spécificité pour les super héros de porter  le calebute par-dessus le collant seyant (et on trouve Lady gaga olé olé)… Sans doute une expression criant au monde que leur corps est un temple?

Quoi qu'il en soit, je suis pour ma part plutôt vigilante. Qu'on en vienne a toucher à ceux que j'aime et ma moralité foutra le camp aussi vite que la vertu d'Angélique Marquise des Anges, sans parler de la montée de violence digne de l'éruption d'Eyjafjallajokull qui émanera de moi telle les gaz d'un corps en putréfaction. Puis bon, semer la terreur parmi ses ennemis d'un regard, porter une super combi-short en latex par 30°C qui moulera bien mes poignées d'amuuuur et jouer avec des couteaux et des shuriken a toujours été un fantasme inavoué (j'ai quand même envisagé la carrière de tueur à gages pendant un temps!).

mercredi 3 février 2010

Ma vie est tout à fait fascinante...

Et bien en fait oui, elle l'est! Mais nan pas la mienne, moi je suis qu'une geek qui bave devant Ezio, personnage qui ne vit que via ma PS3, et qui déblatère des idioties sur le net en espérant être lue par deux ou trois âmes égarées du web, mais bien celle de Pénélope Bagieu, le génial esprit derrière les albums de "Joséphine".

Je n'ai découvert le blog de Pénélope, "ma vie est tout à fait fascinante" que récemment, en suivant comme d'habitude un lien qui me mena à un autre lien qui me mena à... enfin bref, vous avez saisi quoi. Pénélope avait à ce moment là entamé un voyage vers les States, à Portland, Oregon pour être précise, en compagnie d'une de ses amies, elle aussi bloggeuse de talent (je vous en parlerai une autre fois, faisons durer le plaisir :p). Et je me suis très vite prise à me connecter chaque jour sur son site, espérant une nouvelle entrée sur la vie qu'elles menaient là-bas, une nouvelle anecdote racontée en image avec un humour décapant. Car ce que Pénélope nous relate via ses aventures sent tellement le vécu, est si réel, que cela en devient de fait fascinant! Ce qui lui arrive nous est sans doute déjà arrivé, mais le voir traité d'une manière aussi légère et si humoristique devient vite addictif.

La planche que je préfère entre toutes doit être celle intitulée "mon petit basset" - qui m'a vraiment fait éclater de rire, tant cela m'est arrivé souvent, tant cela m'arrive encore, genre pas plus tard que ce matin même en m'habillant, avant de me voir dans cette saloperie de miroir grossissant tout droit sorti d'une foire aux monstres.

Alors je dis un grand "merci" à Pénélope pour cette planche et pour tout son blog qui est devenu l'un de mes favoris et qui égaille mes journées, un peu comme un petit paquet de frites bien grasses quand on est au régime depuis 2 heures...



mercredi 18 novembre 2009

La vieille dame qui n'avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien

L'autre jour, l'Ôm a couru la ville pour me ramener une BD qui, disait-il, devrait me plaire. Je me méfie toujours un peu du "ça devrait te plaire" vu que la dernière fois, je me suis retrouvée avec le manga yaoi  "Gakuen Heaven" entre les pattes (que j'ai apprécié à sa juste valeur cela dit en passant, parce que de fait, l'Ôm sait ce qui me plait!). C'est donc avec une certaine surprise que j'ai découvert la couverture de "La vieille dame qui n'avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien" de Zidrou, un p'tit scénariste bien de chez nous qui plus est!


Cette BD est en fait un magnifique recueil de tranches de vies aussi diverses et variées que peut l'être chacun d'entre nous. Chaque histoire y a son lot de joie, de peine, de beauté, mais aussi de nostalgie, et de tristesse. On passe du sourire aux larmes et vice versa sans même s'en rendre compte, si pas les deux en même temps parfois. Une fois terminée, on referme cette BD avec douceur, le sourire aux lèvres avec encore dans la tête plein d'images marquantes douce-amère. Et on se prend à rouvrir souvent ce livre pour se replonger dans cet univers composé de vies qui pourraient bien être les notres ou celle de quelqu'un qui nous entoure.


Zidrou s'est entouré de petits génies pour mettre en image ses beaux scénarios: pas moins de neufs dessinatrices et dessinateurs de talents: Colombo, Cordoba, Gili, Homs, Hureau, Lafebre, Sempere, Siri et Van Beughen. Choisir laquelle des nouvelles est ma préférée revient à demander à un enfant si il préfère sa maman ou son papa, mais celles qui m'ont définitivement marquées sont sans conteste Coltrane et la vieille dame qui n'avait jamais joué au tennis de Lafebre, les brûlures et Arthur de Hureau, et l'intimité (première scène) de Homs.

D'ailleurs, une phrase me revient en mémoire qui me fait monter les larmes aux yeux: "Arthur, petit chevalier sans armure, qui, jamais n'aura sa photo dans le couloir de la maternité... Pour toi, je ferai brûler des feux de camp à en rendre jaloux tous les soleils du ciel".

Voilà, je chiale, s'malin...

Putain mais allez acheter cette BD au lieu de me regarder en ricanant, et prenez un paquet de Kleenex en passant parce que c'est juste beau, tout simplement.

Bienvenue ici ! Welcome !

Un joyeux bordel et un véritable mic-mac de ce que j'aime (ou pas), avec photo, jeux débiles, sondages navrants, bref, ma vie quoi ;) N'hésitez pas à laisser un p'tit mot!
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