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jeudi 27 juin 2013

Once Upon a Time

Il était une fois... une critique de série télé tellement en retard qu'elle paru à peine deux jours avant la diffusion de ladite série à la télé. Ce samedi soir, RTL-TVI va en effet diffuser "Once Upon a Time", et je ne peux que vous conseiller de la regarder (ce sera doublé en français mais bon).


Once Upon a Time, c'est une ré-interprétation des contes de fées et légendes qui ont bercés notre enfance, et ce d'une manière plutôt originale: Blanche Neige, le Prince Charmant, la Méchante Reine, Jimminy Criquet, Pinocchio, les Sept Nains, le Petit Chaperon Rouge et sa grand-mère, Belle, tous sont ici réunis dans une petite ville des Etats Unis, Storybrook, et sans aucun souvenir de qui ils sont réellement. Chacun vaque à des occupations aussi réelles que les nôtres. Plus de magie, plus de féerie.

Blanche Neige et son neuneu de Prince dans leur monde féerique

Pourquoi sont-ils tous ici, dans notre monde gris et triste, au lieu d'être en train de courir et de cueillir des fleurs avec les fées? C'est ce qu'Emma Swan, arrivée à Storybrook un peu comme un cheveu dans la soupe, devra découvrir et ce bien malgré elle.

Il faut savoir que la première saison de Once Upon a Time souffre d'effets spéciaux franchement pourrave. On voit que la chaîne télé n'a pas osé injecter trop de moyens dans ce qui aurait pu être une série casse-gueule. Mais ce tout petit défaut est très vite rattrapé par l'excellente interprétation des acteurs principaux.

Dans le rôle d'Emma Swan, on retrouve Jennifer Morrison qui avait supporté le Dr House pendant plusieurs saisons. Morrison incarne à la perfection cette jeune femme blasée qui ne croit plus en rien mais qui sacrifiera tout pour son fils qu'elle avait abandonné des années auparavant et qui se trouve être le fils adoptif de la Méchante Reine, aujourd'hui maire de Storybrook et connue sous le nom de Regina.


La Méchante Reine justement est parfaite sous les très jolis traits de Lana Parrilla qui a une des bouches les plus sexy du monde. Quant à Ginnifer Goodwin que j'avais découverte dans Big Love, elle ne joue pas Blanche Neige, elle l'est. Le prince Charmant a trouvé chaussure à son pied en la personne de Josh Dallas qui affiche la gueule parfaite du mec neuneu à souhait. N'oublions pas bien évidemment Jared Gilmore qui joue Henry, le petit garçon d'Emma, et de Regina.


La vraie star de la série pour moi est cependant Robert Carlyle dans le rôle de Tracassin (Rumpelstilskin), ou Mr Gold dans notre monde. On ne peut nier le fait qu'incarner ce personnage étrange et multifacette a dû réjouir cet acteur de génie que l'on ne voit pas assez souvent.


La force de Once Upon a Time tient cependant dans son scénario, qui est non seulement extrêmement original, mais aussi incroyablement surprenant. Oubliez ce que vous pensiez connaître des contes de fées; ici, tout est remanié avec brio et il arrivera fréquemment qu'un "ha la vache, pas mal!" vous échappe. J'ai eu un peur peur en apprenant que les scénaristes de Once Upon a Time étaient les mêmes que ceux de Lost, mais il semblerait que ces derniers ont appris à renforcer leurs scénarios et savent maintenant où ils vont (oui, j'ai pas aimé Lost, ça partait trop en gonades).

Je dois cependant avouer que si la saison 1 était vraiment jouissive, riche en retournements de situation et en surprises, la saison 2, pourtant clairement pourvue de plus de moyens financiers, n'arrive pas à la cheville de la saison 1. L'arrivée de nouveaux personnages tout sauf charismatiques et une intrigue un peu trop longuette et faiblarde en fait une saison un peu mollassonne.  La preuve, nous l'avons commencée il y a de cela plusieurs mois, mais nous ne l'avons toujours pas finie.

Ne boudez cependant pas votre plaisir si vous avez la télé et installez-vous confortablement ce samedi soir devant RTL pour vous plongez dans l'univers fantastique et étonnant de Once Upon a Time.

mardi 25 juin 2013

Hatfields & McCoys

Suite à tous ces derniers posts vraiment girly, il était temps que je revienne à mes bases, à savoir, un truc qui sent la poussière, le bois, la sueur, le cheval, la poudre de fusil et le sang.

Hatfields & McCoys fera donc amplement l'affaire.


Il s'agit d'une mini série en trois épisodes de deux heures chacun de la chaîne américaine History Channel, et qui relate l'histoire vraie et absolument incroyable d'une dispute entre deux familles qui va salement dégénérer au point de quasi déclencher une guerre civile entre deux états.

"Devil" Anse (Anderson) Hatfield et Randall McCoy, respectivement originaires de la Virginie Occidentale et du Kentucky et proches voisins, se soutiennent mutuellement lors de la Guerre de Sécession.  Mais Randal McCoy, fatigué et à bout, prend la décision de déserter afin de rejoindre sa famille, au grand désespoir de son ami. Ce dernier se retrouvera enfermé pendant de longs mois dans un camp de prisonniers avant de pouvoir rejoindre les siens à la fin de la guerre.

La famille McCoy

Hatfield, plein de ressentiment envers McCoy de l'avoir abandonné, lui tire la gueule sec à son retour. Mais les choses se corsent lorsqu'un membre des McCoy se fait assassiner par un Hatfield. Vont alors s'enchaîner malentendus, disputes, ressentiments et vengeances meurtrières entre ses deux grandes familles dont tous les membres, même les plus innocents, vont en pâtir sérieusement.

La Famille Hatfield

Il s'agit ici d'une grande fresque à l'américaine, une histoire absolument improbable qui ne pouvait qu'arriver aux States. Pour interpréter ces deux très impressionnants personnages, History Channel frappa fort en castant Kevin Costner pour jouer Devil Anse Hatfield, et Bill Paxton pour Randall McCoy. Deux acteurs à fortes gueules avec une telle présence à l'écran qu'ils le phagocytent. Il est aussi intéressant de voir de quelle manière ces deux hommes vont aussi se faire influencer par leur femme, qui ne sont pas du tout en reste dans le secteur de la vengeance. 

Il est clair que le costume d'époque sied à la perfection à Costner qui retrouve là un rôle fait à sa mesure. Mais j'ai surtout été bluffée par la prestation de Paxton, bien loin de son rôle de gentil mari polygame de Big Love. Ses deux-là réussissent à nous faire grincer des dents tant la tension entre leurs personnages est grande dès qu'ils doivent partager la même pièce.

Vu la taille des familles Hatfield et McCoys, le casting est bien sûr énorme mais excellent, et on y retrouve des vieilles connaissances comme Tom Berenger, parfait dans le rôle du vicieux oncle Jim Vance.


On sent aussi que la chaîne History Channel a mis le paquet en matière de décors, costumes et moyens car nous sommes véritablement plongé dans cette atmosphère et cette ambiance si propre au western. La bande originale est un vrai régal à écouter, et elle comporte qui plus est des morceaux composés et chantés par Costner himself.

Hatfields & McCoy est, pour les aficionados des western mais aussi ceux des bons polars qui vous font rentrer le slip dans la raie, une très bonne série qui vaut le détour.

mardi 11 septembre 2012

Gods of the Arena

Surfant sur la vague de 300 (et nom de Zeus, j'ai même pas fait de critique de ce supair film!), nous avons eu droit à la série Spartacus en 2010. C'était pas mal, plutôt sympathique. Y avait de la fesse, du full frontal masculin (OUAIIIS!!) et du faux sang au litre virtuel. Malheureusement, l'acteur principal, Andy Whitfield, atteint d'un terrible cancer, a quitté ce monde fin 2011. Spartacus aura donc un autre visage dans la saison 2. Entre-temps, il y a eu Gods of the Arena. Et cette série là, elle poutre nettement plus que la première saison de Spartacus.


Dans Spartacus, nous suivions, ben, justement, Spartacus (ça tombe bien quand même). Fraîchement balancé en tant que gladiateur dans le ludus (école de gladiateur) de Batiatus et de sa femme Lucretia, il fera son petit chemin avant de décider que non, vraiment, c'est pas pour lui, c'est mieux d'être libre. Alors avec ses potes en slip pouilleux qui ressemblent à des bleu-blanc belch' (les potes, pas les slips), il décide de tuer ceux qui se mettent sur son chemin et de se tirer vite fait. 

Mais qui était donc Batiatus? Et Crixus, le champion de Batiatus avant l'arrivée de Spartacus, comment est-il arrivé là, et pourquoi fornique t'il avec Lucretia? Et pourquoi Batiatus se dispute t'il avec ce bon Solonius? Et comment Oenomaus est-il devenu Doctore et Ashur détesté de tous?

Tout cela, et encore plus, est révélé dans Gods of the Arena, une préquel à Spartacus en 6 épisodes qui dépotent de la rondelle. 

Tout commence alors que les combats de gladiateurs se passent dans une arène minuscule et vétuste de Capoue, alors que Batiatus tente désespérément d'attirer l'attention de la fine fleur de la ville sur son ludus afin d'obtenir de meilleurs combats, et donc plus de sous et surtout de gloire. Son champion, Gannicus, reste invaincu et profite des joies de ses victoires: sexe et alcool coule à flots, tandis que son ami Oenomaus, blessé lors d'un combat épique, se morfond en espérant un jour pouvoir refouler sable et sang au cœur de l'arène. Afin de s'attirer les bonnes grâces de Tullius, personnage important décidant de qui figurera au panel des combats de l'arène, et espérer ainsi imposer ses gladiateurs lors de combats plus importants, Batiatus achète à prix d'or un des esclave récalcitrant de ce dernier, Crixus. Mais ses manigances sont loin d'être payantes. Entre-temps, sa femme, Lucretia, accueille dans leur demeure une de ses anciennes amies, Gaia, veuve nymphomane, qui n'hésitera pas à leur prêter main (et poitrine) forte.

Les décors sont plantés, et contrairement à Spartacus qui a eu besoin de 2-3 épisodes avant de vraiment démarrer, nous n'avons aucun mal à nous laisser happer dans l'histoire de Gods of the Arena dès le départ.

Tout d'abord, c'est un réel plaisir que de revoir John Hannah camper cet abominable Batiatus que l'on aime tant  détester. Ce type porte littéralement la série sur ses épaules. Il réussit à ne jamais être agaçant ou lourdingue alors que son personnage est ignoble. Au contraire: on se prend à l'aimer, ce saligaud!

John Hannah auditionnant pour un rôle dans Basic Instinct. C'est Sharon Stone qui a eu le contrat...

Mais derrière tout grand homme, il y a une femme encore plus grande. Et pas n'importe laquelle dans ce cas-ci: Lucy Lawless, aka Xena la Guerrière, ou encore D'Anna Biers, la Cylon anorexique dans Battlestar Galactica. Elle bouffe littéralement l'écran par sa présence, sa voix, sa grâce et même sa fragilité. Elle incarne cette fois une Lucretia plus en nuance que dans Spartacus, encore un peu réservée, pas aussi flamboyante, mais chaque épisode la façonne un peu plus et l'on assiste avec joie à la naissance de cette femme puissante.

Le fantasme de tout nerd/geek: dans Spartacus, Xena enlève le haut. Alors oui, vous pouvez hululer comme elle.

Comme le petit Spartacus n'est pas encore de la maison, nous faisons connaissance avec Gannicus (Dustin Clare), le seul homme qui, à mon sens, réussi à porter des tresses blondes avec virilité. Sourire arrogant vissé à la face, il évolue sur le sable rouge des arènes avec aisance et exhibe son corps plein de boules bizarres pour notre plus grand plaisir... C'est son parcours que nous suivons dans Gods of the Arena, en paralèlle avec celui de Batiatus et de Lucretia.

Je suis torse nu pour mieux détourner l'attention de mon paquet 3 Suisses

Crixus (le bô Manu Bennette) a un rôle plutôt secondaire si pas même carrément tertiaire (ça se dit ça, un rôle tertiaire?) dans cet opus-ci de la série. On découvre un Crixus peu sûr de lui qui doit encore faire ses preuves et qui en chie des barres pour y arriver. On sait bien sûr que cela payera, mais en attendant, il est assez comique de le voir tout chevelu en train de se prendre des sacrées tatanes.

Mais oui, Manu, toi aussi tu pourras nous servir ton service trois pièces.

On retrouve aussi un autre personnage que j'aime particulièrement: le magnifique Oenomaus (Peter Mensah), qui jouait le rôle du pauv' messager dans 300 (sa ligne phare: "this is madness!"), et un autre qui nous inspirait aussi bien de la pitié que du dégoût dans Spartacus: Ashur (Nick Tarabay), qui maintenant ne nous inspire plus que du dégoût.

Le bô Oenomaus portant un sarouel. Pour cacher ses atouts majeurs?

Au final, Gods of the Arena surpasse de loin Spartacus: Blood and Sand, tout en apportant une brouette d'explications pour comprendre comment tel ou tel personnage est devenu tel qu'il est dans la série. Le scénario regorge de trouvailles et de plans machiavéliques, mais aussi et surtout de fesses, de bites et de sang. Faut le savoir: il y a autant de scènes de pèt que de combats, et les deux sont épiques, si pas carrément glauques parfois.

La photo et les éclairages sont tout bonnement magnifiques, sans parler des costumes qui sont splendides (peut on dire que le corps des gladiateurs est un costume?). Les effets spéciaux sont aussi plus soignés que dans Spartacus ou ils étaient parfois très faiblards.

L'un dans l'autre, Gods of the Arena est une excellente série qui est clairement à voir si vous avez aimé Spartacus, et même surtout si vous n'avez pas aimé Spartacus. Mais par la bite de Jupiter, autant vous le dire: ça nichone à mort là-dedans, mais y a aussi du FFM*! Wohooo!!

Point de vue bonus, le Blu-Ray en offre une belle pelletée, allant du faux reportage "on suit Lucy Lawless, hihihahahuhu que c'est drôle", aux explications émaillées d'interview des acteurs sur les décors, les costumes, les combats, etc, le tout plutôt formaté grand public mais pas mal quand même.

* FFM: full frontal masculin. Enfin on pense aux gonzesses! Vive Manu Bennett zapwoal!


vendredi 3 août 2012

Blood will be spilled. Lives will be lost. Men will be ruined.

Quand Maguth et moi avons des désaccords qui virent en crise politique dûe au fait qu'il a utilisé l'éponge pour la vaisselle pour nettoyer le plan de travail (nous avons deux éponges et deux essuis: un pour la vaisselle, un autre pour le plan de travail, et non, on n'utilise pas l'un à la place de l'autre!) et que s'en suit un embargo de paroles, le lendemain, une fois qu'il s'est rendu compte que j'avais raison et que je dominais le monde, il ne m'offre pas des fleurs (parce que c'est périssable) ou de la bouffe (ça c'est quand je suis de mauvais poil), mais des Blu-Ray qui ont de fortes chances d'atténuer ma folie tyranique. C'est ainsi que "Hell on Wheels" a atteri entre mes doigts dodus.


Hell on Wheels est une série de la géniallissime chaîne AMC qui, après nous avoir fait redécouvrir les années '60 avec le flamboyant Don Draper des Mad Men, nous fait maintenant trembler avec The Killing (voir ce billet) - on passera sous silence l'abominable Walking Dead que je considère comme une trahison par rapport à l'oeuvre originale. Bref, une digne concurrente de la superpuissante HBO qui m'a plutôt déçue ces derniers temps (Games of Trone, Treme, Boardwalk Empire, séries encensées par la critique mais qui m'ont laissée de glace, si pas carrément emmerdée, ou encore True Blood avec son atroce cross-over de vampire-meet-fairy). Mais surtout, Hell on Wheels se passe en 1865, aux Etats Unis. Faites l'addition des deux et vous obtenez: Western! Le mot magique pour faire briller des étoiles dans mes nyeux de myope. Après Red Dead Redemption, Deadwood ou encore le magnifique The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford, j'étais en manque!

Hell on Wheels, c'est une ville, ou plutôt une ville-campement. Mais pas n'importe laquelle: une ville nomade, qui se déplace en fonction de l'avancée de la première voie ferrée transcontinentale des States. Une ville de tentes, de boue, d'anciens escalves, d'immigrés de tous horizons, de putes, de soldats. C'est au milieu de tout ce foutoir que débarque Cullen Bohannan (Anson Mount), ancien soldat confédéré (grey back comme ils disent) en quête de vengeance suite au meurtre crapuleux de sa famille par des soldats de l'Union. La trace de l'un de ces soldats l'ayant mené jusqu'à Hell on Wheels, il se mêlera à cette soupe humaine afin de le débusquer.


On comprend vite que l'histoire d'Hell on Wheels sera plus qu'une simple soif de vengeance d'un vigilente à chapeau de cowboy. Les relations tendues entre les anciens esclaves noirs affranchis et les blancs. Le rêve américain qui a poussé des immigrés à venir se perdre au mileu de plaines désertes en espérant devenir riche. La corruption qui fait avancer le chemin de fer tout en le menaçant, corruption présente du bas de l'echelle au plus haut niveau. Le bordel qui côtoie l'église dans laquelle le pasteur tente en vain de sauver les âmes perdues de ce campement boueux. La toute-puissance de l'armée américaine qui chasse les indiens natifs de leurs terres sans aucun respect. Tout cela se mélange et s'entre-croise pour former une histoire plutôt riche et intéressante sur fond de rail et de wagon.

La Benetton Team de l'époque, manque juste un blanchisseur chinois avec une longue tresse...

Point de vue casting, il n'y avait que Colm Meaney que je connaissais. Il jouait le rôle de Chief O'Brian dans la série Star Trek DSN et Next Generation. Il incarne ici le rôle de Thomas "Doc" Durant, l'homme sans scrupules qui finança l'avancée du rail (personnage ayant réellement existé) par tous les moyens.

Comment je suis trop sex depuis que j'ai tombé le pyjama de trekkies

Anson Mount, qui incarne Cullen Bohannan, est une sorte de Viggo Mortensen encore plus saxay malgré la crasse qui recouvre son visage et ses cheveux. Et quel regard! Bien évidemment, les costumes aident beaucoup à rendre classieux un pauv' mec dégueu. Surtout que j'adore la mode de l'époque, quelle soit masculine ou féminine.

Graou!

Mais la vraie révélation fut Christopher Heyerdahl dans son rôle du Suédois (the Swede) - alors que son personnage est norvégien. Chacune de ses apparitions est un chef d'oeuvre. Il mériterait un spin-off à lui tout seul.


Le Néo du Matrix Western

Common, ancien rappeur, joue avec assurance le rôle d'Elam Ferguson, ancien esclave ambitieux qui ne veut plus se faire marcher sur les pieds. Tom Noonan brille en révérend cherchant à sauver ses pauvres âmes perdues avant de perdre lui-même la raison (choose hate!), et nous retrouvons bien évidemment Wes Studi, l'acteur Native American incontournable, en tant que Chief Many Horses.

The circus is in town! Venez voir la dame aux seins géants!

T'as pété? 
Oui, désolé, c'est sorti tout seul... 

Hey how are you! (@President Baxter Harris)

Côté féminin, Dominique McElligott incarne la veuve (et géomètre!) Lily Bell, "the fair-haired maiden of the West", avec grâce et endurance, perdue au milieu de ce monde masculin et violent. Mais c'est surtout Robin McLeavy qui incarne la prostituée Eva, ancienne captive des indiens qui lui ont offert un tatouage classieux sur le menton, qui nous a beaucoup plue. Son tatouage est par ailleurs le même que celui d'Olive Oatman ayant réellement existée et dont Eva est fortement inspirée.

CAT FIGHT!

Hell on Wheels aurait pu être excellent. Malheureusement, soit le monteur est manchot et borgne, soit la qualité de l'image absolument bluffante n'arrive pas à boucher les lacunes scénaristiques. Les scènes jour-nuit se succèdent sans logique: un gars se fait choper à la nuit tombée, mais ce n'est que le lendemain matin qu'il est trainé dans le saloon pour se faire pendre, sans avoir subit de passage à tabac. On imagine mal la bande de rustres faire plusieurs fois le tour de la ville en trainant ce pauv' mec en attendant l'aube, tout ça en chantant "Dixie's land". Je ne vais pas spoiler les épisodes ici mais ce n'est pas le seul exemple.

On a aussi l'impression d'être parfois entraîné dans une direction pour revenir au point de départ avant de repartir en arrière. Comme si, lors de l'élaboration du scénario, une idée géniale avait été trouvée qu'il fallait absolument intégrer à la série mais qui, en un sens, risquait aussi de trop changer le fil de l'histoire. Du coup, l'idée était retenue, réalisée mais la finalité de l'épisode en prenait un coup, comme un soufflé au fromage qui dégonfle en une fois en faisant "pffrout". Ou alors les épisodes sont juste trop courts.

L'un dans l'autre, Hell on Wheels est une bonne série qui remplit bien sa fonction de divertissement et de dépaysement, rythmée qui plus est par une B.O. à damner un nichon. Elle donne une bonne idée aussi de ce que devait être la vie à cette époque: difficile, dure, sale, violente. La saison deux ne débutera que sous peu aux Etats Unis, et je suis curieuse de voir ce qui adviendra de Bohannan, Eva, du révérand Cole et de son protégé indien mais aussi et surtout du Swede.


Un petit jeu maintenant - reconnaissez-vous cet acteur de Hell on Wheels?


samedi 14 juillet 2012

The Killing


Il parait que le Danemark a sorti il y a de ça quelques années une série que le monde entier s'arrache. Une série tellement excellentissime que les 'ricains n'ont pas su s'en empêcher et qu'ils en ont fait un remake. Et que ce remake ne serait pas si mauvais que ça.

Cette série, c'est The Killing. Ou Forbrydelsen en danois.

J'en avais entendu parler sans jamais y prêter grande attention jusqu'à ce que Maguth se pointe à la maison avec la première saison du remake US. Et tout ce que j'ai trouvé à dire fut "Ha. T'as pas pris la série originale suédoise?". Sympa, non? Déjà c'est danois en plus.

Soit. On reviendra plus tard sur mon grand manque de romantisme, de gratitude et de connaissance des origines profondes des séries nordiques.

Quoi qu'il en soit, c'est ce lundi dernier, vers 21.00 alors qu'il douchait dehors, que nous nous sommes installés devant la téloch pour juger de la chose. Et là, putain la claque qu'on s'est prise! The Killing, version US donc, est une tuerie absolue. La mise en scène, la lumière, la narration, mais aussi et surtout les acteurs - mais alors, quels acteurs! - tout est d'un niveau d'excellence rarement atteind, même pour un film. Cela faisait longtemps que nous n'avions pas été à ce point scotchés et ébranlés devant une série.

[Edit: en regardant un peu mieux sur IMDb, j'ai constaté que les producteurs danois étaient aussi de la partie pour la série US. Idem pour la musique grave et envoûtante, c'est le même compositeur.]

Mais commençons par le commencement.


Sarah Linden est mère d'un ado et inspecteur de police, section homicide. C'est son dernier jour de boulot. Bientôt, elle s'envolera pour la Californie pour épouser Rick. Un grand changement. Fini la pluie incessante de Seattle et les cadavres. Mais à quelques heures à peine de la fin de son service, son chef l'envoie sur une scène de crime: un vêtement féminin taché de sang a été retrouvé en pleine nature, mais pas trace de corps. Sarah, guidée par un flair hors du commun, se laissera malgré elle emporter dans cette enquête qui va très vite s'avérer extrêmement difficile, jonchées de fausses pistes et de vies brisées en cours de route.

The Killing commence et déjà, on remarque que le grain de l'image n'est pas celui auquel les américains nous ont habitué. Il s'agit en fait ici d'un grain d'image "à l'européenne". Vous avez sûrement dû noter cette différence en zappant par exemple des Experts à une série policière allemande. Les séries américaines ont en général une image extrêmement clean, parfois saturée de couleurs, presque aseptisée. Tandis que les séries européennes ont une image plus proche du réel, un peu comme si le tout était filmé par Tonton Charles avec sa caméra HD toute neuve. Du coup, ça rend la chose moins glam' et plus réaliste.

Et puis il y a cette ambiance. La pluie, encore et toujours. On sent presque l'humidité sur soi. Le ciel gris. Pas un rayon de soleil. On retrouvait ce même type d'ambiance dans le film "Seven", avec cette pluie constante et cette lumière basse et grise qui sappe tout espoir. Une lumière captée avec brio et utilisée judicieusement dans chaque scène. Il est clair que le Seattle de The Killing n'est pas le même, joyeux et lumineux, de Grey's Anatomy.

Et surtout il y a Sarah, une femme encore jeune, pas très jolie, sapée avec des pulls jacquards immondes qui ont l'air constemment humides, et qui semble souhaiter ce changement de vie, partir sous le soleil, épouser l'homme qu'elle aime, mais qui est aussi obsédée par ses enquêtes. Et celle-ci, la dernière, se complique et se ramifie de manière exponentielle, repoussant ce nouveau départ. A ses côtés, son remplaçant, Holder, un ancien flic des stup' en qui elle n'a que peu confiance, et qui tente de faire son nid pendant que celle qu'il devait remplacer semble la championne en ratage de vols à destination du soleil.

Joel Kinnaman (Holder) et Mireille Enos (Linden)

Entrent alors en scène la famille de la victime, et l'équipe d'un homme politique se battant pour être élu maire. Tout semble lié, mais par qui, comment, et pourquoi?

Michelle Forbes (Mitch Larsen) et Brent Sexton (Stan Larsen)

Les acteurs de The Killing sont tous simplement époustouflants. J'ai rarement vu une telle justesse de jeu, une telle subtilité dans un geste, un regard, une intonation de voix ou une simple posture. La détresse de certains personnages est telle qu'elle ne peut que vous toucher. Tous les membres du casting de cette série méritent tout simplement toutes les récompenses possibles et imaginables. Le plus incroyable étant que nous les avons presque tous vu dans d'autres séries sans jamais vraiment leur prêter d'attention.


Kristin Lehman (Gwen Eaton), Billy Campbell (Darren Richmond) et Eric Ladin (Jamie Wright)


Le scénario de The Killing est d'une richesse et d'une complexité incroyable. Bien sûr, on sent certaines petites choses venir, mais d'une manière générale, on se laisse facilement surprendre, et la série nous balade à gauche et à droite, joue avec nos nerfs, avec nos préjugés. Chaque épisode se conclu de la même façon: un cliffhanger monstrueux rythmé par une musique prenante et dramatique. Et à ce moment vous vous rendez compte que vous n'avez presque pas cligné des yeux pendant près de 50min, que vous serrez compulsivement une patte de votre chien dans votre main et que, d'un coup d'oeil, on comprend que oui, clairement, on enchaîne avec l'épisode suivant, même si il est passé minuit et qu'il faut aller bosser aux aurores demain.

En prime, la musique de Frank Bas (c'est apparemment la même pour la série originale danoise que pour l'américaine)


mardi 10 juillet 2012

Sherlock

J'étais encore plutôt petiote quand j'ai lu pour la première fois un Sherlock Holmes, c'était "Le Chien des Baskerville". Je m'en souviens encore parce que juste après j'avais lu "Docteur Jekyll & Mister Hyde" suivi de "Faust" de Goethe. Ouais, j'aimais déjà frapper fort et y aller à fond. Même que pendant que je lisais Docteur Jekyll j'étais toute rouge tellement j'étais dedans. Je ne me souviens pas bien de l'âge que j'avais mais je portais encore des robes de nuit que ma Maman m'avait acheté, des trucs roses avec un chien jaune dessus (ha non ça c'est celle que je porte maintenant, oups), donc je ne devais pas avoir dépassé 14 ans. Je suis un peu passée de la Bibliothèque Verte et Rose à Faust, en passant par Colette qu'un de mes profs pensait que j'aimerais parce que ça parlait d'animaux. Mouais. La pédagogie, ça devait pas être son fort.

J'ai tout de suite aimé Sherlock Holmes. Mais en même temps, qui n'aime pas Sherlock Holmes? J'adorais déjà le dessin animé de Miyazaki quand j'étais encore plus petiote, je trouvais le Sherlock version canine trop beau et je voulais qu'il tombe amoureux de moi (après ce fut le tour de Shiryu avec ses cécités récurrentes, mais ça c'est une autre histoire). Puis je connu la version du Sherlock plus adulte, sous les traits d'un homme dans la quarantaine au visage aquilin portant une casquette étrange et une pipe au bec, que j'ai sûrement dû voir dans un film/série anglais quelconque.

Puis vint la version Guy Richie, à laquelle j'adhérais moyennement.

Et enfin, celle de la série anglaise portant le simple nom de "Sherlock", dont je vais vous parler ici si vous le voulez bien (et si vous voulez pas, c'est le même prix).


Premier élément novateur: les enquêtes se passent de nos jours. Exit donc chevaux, épées et vêtements classieux. Bienvenue smartphones, internet, taxi anglais et jeans. Est-ce donc possible de transposer Sherlock en l'an 2012? Et bien je dirais que oui ma bonne dame! Avec une bonne dose d'idées géniales et d'incorporations des nouvelles technologies dans le tableau, on arrive parfaitement à oublier que le Sherlock original ne connaissait pas Google. Et pourtant, j'étais vraiment dubitative, pour ne pas dire réfractaire.

Second élément novateur: Sherlock est jeune. Enfin, il a pas 16 ans non plus (comme dans Young Sherlock Holmes, et oui, je voulais aussi qu'il tombe amoureux de moi), mais il a pas passé quarante ans non plus.

Troisième élément qui m'a interloquée: Moriarty. Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais disons qu'il est très loin de ressembler à celui que j'ai habituellement en tête.

Et enfin, quatrième élément, la série revisite les différents livres de Sir Conan Doyle en leur apportant un twist moderne.

Mais qui donc endosse le rôle tant convoité et casse-gueule de Holmes? Un gars au nom et au physique improbable, Benedict Cumberbacht, une sorte de grande perche chevelue qu'on a pu voir dans plein de films sans s'en souvenir (Thinker Taylor Soldier Spy, War Horse). Mais autant vous dire qu'à partir de dorénavant, on va en bouffer du Concomberbacht.

Quant à Waston, c'est Martin "The Hobbit" Freeman, qu'on a déjà pu voir dans des chefs d'oeuvre (et ce dit sans ironie) tels que Love Actually, The Hitchhiker's Guide to the Galaxy ou encore Hot Fuzz et Shaun of the Dead, qui endosse le rôle du pauvre docteur faire-valoir du détective.

Et l'alchimie entre ces deux acteurs fonctionne on ne peut mieux. Déjà, on peut voir qu'ils s'amusent à interpréter de tels personnages mythiques à la sauce moderne. Sherlock/Concomberbacht est à la fois fascinant et insupportable, alors que Watson/Freeman est parfait en médecin/soldat désabusé, maltraité par ce Sherlock intolérablement supérieur intellectuellement parlant à la moyenne - même supérieure - des gens.



Et la série alors, ça donne quoi?

Je suis un peu partagée à vrai dire. D'abord, il faut savoir que les épisodes durent 1h30. Ce qui explique sans doute que chaque saison ne comporte que 3-4 épisodes. Mais du coup, quand un des épisodes est un peu mou du genou, ben tout d'suite ça fait un peu longuet. Et justement, c'est un peu ce que je repproche à Sherlock: je trouve la série inégale. Attention, elle reste d'un excellent niveau, mais autant l'épisode "A Scandal in Belgravia" était un véritable petit bijou, autant certains autres épisodes m'ont laissée, si pas de glace, plutôt sur ma faim: le rythme était parfois un peu mou, l'histoire ne me bottait pas ou je n'étais tout simplement pas "dedans". Point de vue tout à fait personnel évidemment.

Ce n'est évidemment pas une raison pour bouder son plaisir, car Sherlock offre de très bons et beaux moments de divertissements, le tout rondement mené par Concomberbacht et Freeman, mais aussi par tous les seconds rôles, tels que celui Mycroft Holmes, de Mrs Hudson, du bon Lestrade, d'un Moriarty étonnant, mais aussi et surtout d'une Irene Adler à tomber. Et puis bon, ça fait du bien de voir autre chose que la licence lobotomisante des CSI (Les Experts en français dans le texte) dont les intrigues policières sortent directement des caniveaux hollywoodiens.

A vous de tester vos méninges et de voir si vous êtes un Holmes dans l'âme. Moi clairement, j'ai le niveau de Mrs Hudson...
   

dimanche 25 septembre 2011

Critique de (télé)film - Rani

Mes grands-parents ont toujours acheté le Télé Moustique (rebaptisé Moustique assez récemment). C'est un hebdo sympathique avec des articles variés et surtout une grille du programme télé très claire et détaillée, avec deux page d'intro chaque jour sur les émissions qui ont attirées l'attention de la rédac. Du coup, moi aussi je l'achète, pour poursuivre la tradition et parce que ça fait passer le temps de le lire au bureau quand y a qued' à faire, dans le tram quand on s'emmerde ou aux chiottes pendant le popo. Bien qu'en général je ne sois pas du tout du même avis que les journalistes sur les films visionnés, parfois, par curiosité, il m'arrive de regarder les émissions qu'ils ont aimé. 

Il y a donc de cela 4 semaines (je crois), je lisais qu'un téléfilm-fleuve français allait être diffusé en exclu belch' sur La deux: Rani. Le gars du Moustique avait eu l'air de trouver ça pas mal et comparait la série à la saga mythique Angélique, Marquise des Anges, précisant que la prod' n'avait pas lésiné sur les moyens. 

Je dois bien l'avouer, malgré mon côté plus que garçon manqué, à chaque fois qu'un Angélique passe à la télé, faut que je le regarde. C'est plus fort que moi. C'est hyper culcul la praline, c'est kitch, gniangnian, tout ce que vous voulez, je ne le nie absolument pas. Et pourtant, pourtant... Mon épisode préféré est celui où Angélique est prisonnière - enfin, elle est tout le temps prisonnière aussi - de vilains arabes qui la vendent sur un marché aux esclaves. Et là, le marchand de bidoche la fout à poil devant l'assistance exclusivement saucissesques à boulettes et tous les mecs avalent de travers et font une bosse dans leur froc tellement elle est trop bonnasse c'te chaudasse de Michelle Mercier.

La preuve:


Du coup, quand j'ai lu que Rani était une nouvelle Angélique, j'ai pas hésité une minute. 

Rani est réalisé par Arnaud Sélignac dont je n'ai vu aucun film (je ne suis pas très "films français" non plus). Le téléfilm est aussi une adaptation de la BD de Jean Van Hamme dont voici la couverture:


Je n'ai pas lu la BD, je n'en connaissais même pas l'existence.

Le téléfilm fut divisé en 8 épisodes de +/- 50min chacun et diffusé par deux le samedi soir. Pour le casting, il n'y avait que Jean-Hugues Anglade que je connaissais, et à ma grande surprise, Lio! Le rôle principal étant tenu par Mylène Jampanoï, totalement inconnue au bataillon, que nous appellerons "Mimi J.". 

Après 10 minutes, mes yeux saignaient déjà et mes oreilles me hurlaient de devenir sourdes. C'était catastrophique. Rien n'était naturel, tout était sur-exagéré, et Anglade semblait en faire des tonnes. A un moment, j'ai même pensé à regarder un des épisodes enregistré du Mentalist, série dans laquelle les acteurs sont de vrais pro au moins, y compris les gosses de 3 ans... Pourquoi ai-je continué à regarder cette chose? Je ne saurais le dire. Mon côté rebelle sans doute...


 Pour une fois j'ai un rôle de badass alors j'vais me donner à fond et m'appliquer: j'ai pris exemple sur David Caruso qui joue Horatio Caine dans CSI Miami! 

Quand apparu l'actrice principale, l'héroïne, la nouvelle Angélique, j'ai haussé un sourcil: elle était clairement eurasienne. Tiens ben en v'là une surprise. Deuxième haussement de sourcil: on la voit à poil souvent. Très souvent. Très très souvent. Serait-ce pour attirer l'attention sur autre chose que le jeu pitoyable des acteurs de cette série? Bien évidemment, la jeune demoiselle est plutôt appétissante et extrêmement bien faite de sa personne: tout ce qu'il faut où il faut sans être anorexique comme la majorité des actrices de nos jours. A chaque fois qu'on la voyait, un seul mot venait prendre toute la place libre dans ma tête: salooooooope. Jalousie pure? Je veux mon n'veu!


Me love you long time!

Bon du coup j'me rend compte que je n'ai même pas fait un résumé de ce téléfilm! Rani ça se passe au XVIIIème siècle, et c'est en gros l'histoire de *saloooope* Jolanne de Valcourt (Mimi J.), fille naturelle d'un riche noble français mourant qui, voyant son fils dilapider sa fortune et déshonorer son nom, lègue quasi tout à sa fille et la reconnait comme son héritière légitime. Le frère, Philippe de Valcourt (JH Anglade), ça le fait pas rire des masse, alors il tue son géniteur et s'arrange pour cacher le testament avec l'aide de son nouveau pote, un policier ambitieux et avide de richesse, Laroche (Pascal Demolon). Entre-temps, comme c'est un peu aussi la guerre entre la France et l'Angleterre, on apprend que le vilain frérot est aussi un traître à sa patrie car il vend des plans stratégiques à un espion anglais, Craig Walker (Rémi Bichet). Alors que la pauvre *saloooope* Jolanne tente de se suicider parce que son frère est vraiment trop un vilain méchant qui joue vraiment trop mal, elle est sauvée in extremis par ledit espion english, qui comme par hasard est en plus jeune et pas moche. Du coup ben ils jouent à touche-pipi, elle découvre que son frère est vraiment un vilain méchant traître qui, après avoir été payé pour la vente du plan, tente de faire tuer son p'tit copain et lui met tout sur son dos de bonasse aux nichons fermes. Je vous passe les détails mais en gros, elle va être condamnée à mort pour trahison à la place de son frangin, va réussir à s'échapper et rejoindre un groupe de hors-la-loi style Robin des Bois, va se refaire emprisonner par Laroche, recondamnée, exilée en Inde, devenir péripatétipute sous la houlette de Lio - qui d'ailleurs est une de celle qui joue le mieux! - puis devenir gérante de la maison close avant d'encore foutre le camp pour perdre la mémoire, retrouver Walker, le reperdre, se refaire capturer par Laroche, se refaire condamner, se refaire sauver pour devenir la femme d'un puissant râja plutôt très agréable à regarder (rani signifiant femme de râja), encore frôler la mort avant de se refaire condamner, de revenir en France pour enfin [attention spoiler!] retrouver Craig Walker. Ouf, j'ai plus de souffle après avoir tapé tout ça! 


 Bonne année Mémé. Voici mon nouveau copain. Il s'appelle Râja et est très gentil. Il a 5 autres femmes et est un peu mou du bulbe mais qu'est-ce qu'il est riche! Bisous. Mimi J. 

Il ne fait pas oublier que, entre toutes ses fuites, condamnations, sauvetages et autres galopades, *saloooope* Jolanne est tellement belle que même les chênes en descendent leurs glands trop tôt quand elle s'approche. Du coup, elle séduit tout le monde sans le faire exprès, y compris les femmes et les chatons. En gros, tout le monde veut se l'enfiler grave. 

Mimi J., tu m'apportes 4 dim sum et un bol d'eau froide pour mon eunuque à qui tu as réussi à faire ériger la tresse. T'es pénible à la longue.

Le parallèle avec Angélique est fait: bonnasse qu'a vraiment pas de bol, qui court partout en criant le nom de son mec, en général avec les nichons à l'air, et qui est tellement magnifique que même le méchant il tombe un peu amoureux d'elle.

Mais pourquoi donc ai-je regardé cette série jusqu'au bout? Je ne me l'explique pas, surtout que j'ai failli m'endormir pendant le dernier épisode. Certes les costumes étaient sympa, surtout les tenues indiennes dans la phase "rani de râja". Les décors aussi étaient pas trop mal, vu que la partie se passant en Inde a vraiment été filmée sur place et pas dans un studio parisien en carton pâte. Quant au jeu des acteurs, j'ai l'impression qu'à force de regarder cette série, on s'habitue à leurs prestations abominable. Les mimiques d'Anglade deviennent comiques, les émotions plates (à contrario de sa poitrine aux tétons érigés de 5cm de haut) de Mimi J. deviennent quasi mignonnes, on a vraiment envie que le vilain méchant Laroche lâche la grappe à notre *saloooope* d'héroïne, et quand Craig Walker tente de parler anglais en cachant son accent français, on a presque envie de le croire.


- Je t'aime à te tuer!
- C'est ça, fais la file mon gars, t'es pas l'seul.

On ne peut de fait s'empêcher de comparer Rani avec Angélique car le thème est le même et les aventures quasi pareilles, avec un personnage féminin fort qui en bave quand même pas mal. Je ne suis par contre pas sûre que Rani marquera les esprits autant qu'Angélique, pour une raison simple: Angélique bénéficie de cet effet de nostalgie que porte en eux les vieux films avec ce côté pauvre femme perdue au caractère fort mais qui n'arrive pas à se débrouiller sans homme. Rani, mélangeant le côté femme moderne sachant se battre et se débrouiller - un peu - toute seule, avec le côté nunuche d'Angélique, est un mix qui a parfois du mal à prendre, avec des rebondissements qui n'en sont pas, des situations franchement nawakesques et un scénar un brin brouillon, le tout saupoudré d'acteurs qui jouent honnêtement pas franchement bien. 

Rani reste cependant une distraction plutôt agréable si vous réussissez à le regarder au deuxième degré sans trop tenter de chercher la logique de la chose. On peut facilement le regarder en surfant sur son smartphone par exemple. On en s’empiffrant de Tofifee. Ou en faisant les trois à la fois en fait...

mercredi 17 mars 2010

Supporting actors

C'est ainsi que l'on nomme les seconds rôles en English. Les rôles "de support". Souvent regardés comme la 5ème roue du carrosse, les seconds rôles, et même les troisièmes et quatrièmes, rendent très souvent un film ou une série moins chiante et apportent un brin de débilité ou de légèreté à l'ambiance générale. Attention je ne parle pas ici des sidekicks qui eux sont plutôt casse-burnes (souvenez-vous: Jar Jar Binks...).

Prenons par exemple le lieutenant Randy Disher de la série Monk.


Rien qu'avec sa tronche de dernier chiot de la portée, on a compris que c'était le neuneu absolu, le mec que personne ne prend jamais au sérieux, hyper naïf, plein de (trop) bonne volonté. L'intérêt apporté par Randy tient dans ses répliques totalement à l'ouest qui n'ont ni queue ni tête, genre son analyse du "tueur inversé" qui n'a rien d'inversé ou encore son "flèche-rang" démontrant qu'une fléchette empoisonnée a pu tuer sa cible pour ensuite revenir vers le tueur: flèche + boomerang = flèche-rang. Vous suivez?

Ça, c'est le gentil second rôle qui vous fait sourire et vous donne envie de l'adopter.

Passons maintenant à quelqu'un de plus lourd: Kimball Cho de la série The Mentalist.


Cho est inspecteur et agent du Bureau Californien d'Investigation. Patrick Jane, le perso principal, bouffe l'écran de par ses capacités d'observation hors du commun mais surtout grâce à sa chevelure en plastique tant elle est  impeccable. Heureusement, la série a une ribambelle de seconds rôles tous aussi succulents les uns que les autres: la jument Van Pelt, le néandertal Rigsby et Lisbon l'anorexique à la culotte de cheval. Mais Cho, haaa Cho c'est autre chose. Déjà matez ses bras: on dirait des cuisses de coureuse de fond, il a toujours l'air trop serré dans ses chemises. Son regard de murène en fait aussi le favori de ses dames. Mais à nouveau, ce sont ses répliques à pisser de rire qui en font un indispensable à la série: "vous saviez que votre frère baisait votre femme à couilles rabattues?". Ou encore, lors d'un interrogatoire avec une huile qui le menace:

- grosse huile qui menace Cho: il suffit que je passe un coup de téléphone et votre carrière est finie.

- Cho: impressionnant. Moi tout ce que je peux avoir d'un coup de fil c'est une pizza.

J'en passe et des meilleures! Cho est définitivement un de mes seconds rôles favoris. Il mériterait un spin off à lui!

Nous restons dans la police mais nous nous dirigeons maintenant vers le labo des Experts (CSI) pour rendre visite à David Hodges.

 

Dans l'inoubliable et géniallissime épisode " A Space Oddity", on le découvre en Trekkies passionné en compagnie de Wendy, sa collègue mais surtout impossible amour. Ce fut le meilleur épisode de CSI à ce jour,aucun n'arrivera jamais à le dépasser. OK l'histoire était nase mais les délires de Trekkies étaient plus que jouissif! Voir Wendy tenter gauchement une danse du ventre ornée de faux cils aussi long qu'un balais-brosse face à Hodges en capitaine Kirk à l'uniforme déchiré par un matheux ayant calculé l'angle exact  selon lequel le tissu devrait se fendre aussi nettement qu'une coupe au laser, le tout saupoudré d'Archie déguisé en calife à 2 balles... Succulent!

Toujours dans la police (ben ouais je mate beaucoup de séries ou meurtres et sévices sont légion), je vous présente l'inspecteur John Munch, le mec le moins glamour qui ait jamais existé à l'écran.


Le gars est terrible: croyant au théorie du complot, il en lâche parfois des finaudes et a une vision de certains évènements plutôt contraire à ce que son statut de flic lui impose. Ce que j'adore aussi ce sont ses lunettes a verres photochromiques qui s'assombrissent même à l'intérieur de leur bureau déprimant et aussi sombre que dans le trou de fondement d'un gnou - merci les spots éclairants du plateau!

Je me rend compte qu'aucune femme ne vient illustrer cet article. Peut-être parce que les femmes ont toujours les premiers rôles :p Je ne peux donc conclure cette entrée sans vous parler de Penelope Garcia de Criminal Minds.


Loin d'être une bombe, c'est pourtant le personnage féminin le plus charmant qui existe en ce moment. Mais aussi le plus taré. La gonze se fringue comme si elle avait encore 12 ans, mais avec des décolleté dans lequel on pourrait coincer 3 bébés et avec des couleurs à vous donner envie de vous arracher les globes oculaires en hurlant. Sans parler de ses accessoires (de bureau ou de mode): crayon à plumes, pince à cheveux à fleur, bijou dégoulinant. Un vrai magasin de breloque à elle toute seule. Mais on l'adore telle qu'elle est notre Penelope!

Voilà. Je pense avoir fait le tour des seconds rôles marquants du moment, bien qu'ils ne méritent pas ce titre tant ils finissent par éclipser les rôles principaux, tellement barbants et prévisibles ;) La suite avec de nouvelles séries peut-être!

mardi 24 novembre 2009

Stargate Universe - soulfood for sci-fi addict

Depuis que je suis avec l'Ôm, Trekkies patenté, mon intérêt pour la sci-fi a fait un bond de plusieurs années-lumières. Ces dernières années ont de plus vu naître sur nos écrans, petits et grands, de très bons films et séries de sci-fi, tels que Battlestar Galactica et Sunshine pour ne citer qu'eux. Il est cependant une série sur laquelle je n'aurai à l'époque jamais parié un sous mais qui a pourtant fait son petit bonhomme de chemin jusqu'à arriver à une saison ultime: la série des Stargate, dont Stargate Universe semble être l'enfant divin, plus sérieux, plus sombre, plus adulte (enfin, c'est l'Ôm qui le dit).

Quoi qu'il en soit, cette petite vidéo amateur me donner l'eau à la bouche, le tout sur la terrible musique de Sunshine. For your eyes only.

samedi 7 mars 2009

Torchwood - Découverte d'une super méga chouette série!

Et dire qu'après ma grippe de janvier je pensais avoir donné point de vue crasse virale de l'hiver. C'était trop beau pour être vrai. V'là t'y pas que depuis mercredi je me ballade avec de petits virus bien pénibles dans mon petit corps grassouillet. Résultat: 39°C de fièvre mercredi, tremblements, état pitoyable, afflux de morve digne des chutes du Niagara, bref la totale. Je ne cesse cependant d'être émerveillée, quelque part, de l'effet qu'une petite chose microscopique peut faire à mon corps de 1m64. Je suis à genou, d'impuissance et d'admiration, devant le pouvoir dévastateur des affections virales.

Et comme à chaque fois que je suis malade, je me mate des films et séries en boucle, m'endormant parfois, terrassée par l'invasion de mes chers virus de rhume. Mais pas cette fois, ho non! Car ce vendredi après-midi, Maguth a ramené de la chasse les premiers épisodes de Torchwood, une série anglaise de la puissante BBC, spin-off du célèbre Dr Who. N'ayant jamais vraiment accroché au mythique Dr Who, un brin trop loufoque et par trop loin de ma logique quasi vulcaine, je ne savais trop quoi attendre de Torchwood, mais j'étais loin de me douter que j'allais en devenir fan!

La fine équipe de Torchwood devant leur QG caché à Cardiff (une colonne d'eau au centre d'une place qui doit sûrement voir défiler bon nombre de fans à présent)

La série raconte donc les histoires d'un groupuscule opérant en dehors du gouvernement anglais portant le nom de Torchwood. Enquêtant sur des évènements hors du commun et protégeant la Terre des extra-terrestres, Torchwood aurait comme mission première de nous préparer à un évènement catastrophique qui devra survenir au XXIème sicèle. Quoi, nous ne le savons pas encore, si ce n'est que ce ne sera pas l'invasion des mousakas géantes... Basé à Cardiff, Torchwood est composé de 5 membres: Owen Harper (le doc), Toshiko Sato (la mathématicienne et informaticienne), Ianto Jones (sorte de majordome à la Alfred de Batman), mais surtout Gwen Cooper, l'ancienne fliquette recrutée récemment et le mystérieux et séduisant Capitaine Jack Harkness, au charisme tellement débordant que vous aurez envie de lui, femme ou homme confondu. D'ailleurs, la sexualité des personnages est poussée à fond et nous offrira quelques beaux moments romantiques ;)

Ianto, Gwen, Jack Harkness (vous pouvez vous évanouir quand on prononce son nom, personne ne vous en tiendra rigueur), Tosh et Owen

Torchwood c'est un peu les X-Files du début, mais à l'anglaise et de notre époque, c'est à dire avec des trucs qu'on verra rarement si pas jamais dans une série américaine, comme des décisions prisent par les héros qui s'avèrent peu conventionnelles et parfois amorales pour notre société. C'est aussi assez libre point de vue cul et homosexualité (moi qui adore les manga yaoi, cette série fut un régal!). Un subtil mélange de sci-fi, de thriller, d'horreur parfois, d'humour et d'érotisme, bref, un cocktail assez détonnant, frais et vif à savourer sans modération, mais à regarder impérativement en V.O. pour ne pas perdre le fun des accents des acteurs!

La saison trois est en ce moment diffusée sur la BBC, et je pense que ma pulsion de consommatrice aura bientôt raison de moi et me poussera à aller acheter la saison un que je viens de m'enfiler en deux jours, ainsi que la saison deux pour encore plus de bonheur!

Je clos cette entrée sur cette image d'une sensualité insoutenable du Capitaine Jack Harkness (raaah lovely) en pleine action... Et d'après les images que j'ai vue de la saison trois, je sens que je vais encore hurler et frapper des mains comme une folle... *énorme soupir langoureux*

"notre" Jack Harness est à droite - pour plus d'information, regardez la série bon dieu!!!
 


Bienvenue ici ! Welcome !

Un joyeux bordel et un véritable mic-mac de ce que j'aime (ou pas), avec photo, jeux débiles, sondages navrants, bref, ma vie quoi ;) N'hésitez pas à laisser un p'tit mot!
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