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mardi 28 juillet 2015

Partir loin juste avec son pif

L'été. Cette saison que je hais plus que tout. Pour quelqu'un comme moi qui ne supporte pas la chaleur, la moiteur, la touffeur, l'été est synonyme de torture. Et ce même si l'été belge est encore franchement supportable. Bref, je ne suis pas une personne qui est attirée par les tropiques. Donnez moi une photo de plage avec cocotier, je fais la grimace. Donnez moi une photo de montagne aux pics acérés envahis par la neich', et je souris. Et pourtant, pour nos premières vacances ensemble, Maguth et moi sommes parti à l'Ile de la Réunion. Et j'ai adoré ça. Faut dire que cette île est un vrai bijou et que, en randonnée dans les hauteurs des différents cirques de l'île, les températures descendent très vite. 


Les meilleures bananes que j'ai jamais mangée, à la Réunion, y a 100 ans de ça...
Pourtant, cela va faire maintenant environ deux semaines que je ne rêve que d'îles exotiques à la végétation luxuriante. Si j'entretiens une nostalgie très forte de nos vacances à la Réunion, cette envie de tropiques vient de tout autre chose: un produit de beauté. De soin pour être plus exacte.   

Ma relation avec les produits de soin a toujours été très simple: je suivais les conseils de ma dermato, et utilisais exclusivement Avène pour ma tronche à la peau hyper réactive et sensible, et La Roche Posay pour mon petit corps grassouillet à la peau sèche comme le désert du Gobi. Cependant, je suis, et ce depuis un petit moment à présent, à la recherche de produits plus naturels, moins pétés de chonstreux chimico-pouet-pouet, et évidemment non testés sur zanimô. Et bien je peux vous dire que c'est pas évident à trouver.

Trouver un gel de douche ou un shampoing clean (c'est à dire sans sulfate) s'avère en fait être une mission quasi impossible. D'ailleurs, je pense sérieusement à revenir au simple pain de savon en lieu et place du gel de douche. Et encore, faut pas prendre n'importe quel savon. Pour le shampoing, franchement j'ai arrêté de chercher. 

Pour ma tronche, après des essais infructueux avec des produits sans silicones et plus naturels que Avène, le résultat fut catastrophique: ma peau a vraiment souffert, était encore plus sèche et a même commencé à peler. Du coup, je sais que pour ma face de lune, je doit rester avec Avène.

Mais pour ce qui est de mon body de nounours confortable, je pense avoir trouvé ZE solution: le beurre de karité pur (non parfumé), mais aussi et surtout, le monoï de Tahiti!

Mais qu'est-ce donc que le monoï? Et bien c'est de l'huile raffinée de noix de coco (Cocos Nucifera) dans laquelle va trempouiller une flopée de fleurs fraîches de tiaré de Tahiti (Gardenia Taitensis). Il faut savoir que ces deux ingrédients doivent impérativement être présent afin d'être sûr d'avoir affaire à un véritable monoï de Tahiti. De même, ce dernier doit indiquer au moins 90% de monoï de Tahiti AO (Appellation d'Origine), les 10 autres pourcents sont en général des parfums de synthèses, des extraits de fleurs ou de fruits, et du tocopherol (de la vitamine E, conservateur naturel). Faites donc bien attention à ce que vous achetez!


Monoï Tiki composé à 98% de monoï AO. Le VRAI monoï de Tahiti. Et mes confuses pour la photo un peu floue, mon vieil appareil n'arrivait pas à faire le focus.
Si vous avez moins de 51% de monoï de Tahiti, qu'il n'y a pas de Gardenia Taitensis ou que d'autres huiles végétales ont été ajoutées, on parle alors d'huile de monoï. Exemple typique: la "coco & monoï" de la marque Floressance/Léa Nature. Sur la liste des ingrédients, on y lit bien "huile de coco et huile de monoï". Il y a donc bien de la Cocos Nucifera et de la Gardenia Taitensis, mais aussi de l'huile de graines de tournesol. 


L'huile végétale coco&monoï de Floressance. Il y a bien de la noix de coco et de la fleur de tiaré, mais aucune mention du pourcentage de monoï
Nous avons donc à faire à un produit hybride, mais qui n'est pas mauvais pour autant cela dit en passant (je le sais, je l'ai acheté avant de découvrir le vrai monoï de Tahiti). Cependant, pour le prix (10€ en grande surface pour 100ml), autant s'offrir un véritable monoï de Tahiti, avec ou sans parfum, comme le monoï Tiki Tahiti Tiaré à 8,90€ pour 120ml sur La Boutique du Monoï!

Parlons-en justement de cette e-boutique! C'est en cherchant du vrai monoï que je suis tombée dessus. 



Si le côté un peu "supermarché du monoï" de la e-boutique m'a au début un peu perturbée, ne sachant pas si je pouvais commander sans me faire avoir, c'est en lisant les retours des clients mais aussi la mine d'information sur le monoï donnée sur le site que je me suis lancée. Il est clair qu'ils savent de quoi ils parlent, qu'ils ont testé tous les produits et qu'ils aiment réellement le monoï et veulent protéger le consommateur mais aussi le produit de la contrefaçon. 

A savoir: ils sont juste adorables, et leur SAV est juste parfait! Voilà pourquoi je le sais: vu que Bpost a décidé unilatéralement que, comme mon adresse ne comportait pas le numéro de ma boîte aux lettres - boîte donc avec une fente de 10cm de long sur 3cm de haut - il a été décidé par le facteur que la livraison ne se ferait pas et que le colis serait renvoyé à l'expéditeur sans même une tentative de livraison. Un colis de +/- 2kg, avec remise contre signature en prime, donc le facteur doit sonner chez moi de toute façon. Dans le genre politique du moindre effort et grande nawakrie, on fait pas mieux! Voilà donc mon colis plein de rêve tropicaux qui s'envole. C'est là que je contacte La Boutique du Monoï qui non seulement me répond en moins de 2h, accepte de me renvoyer ma commande, mais qui en prime, décide de ne pas me faire attendre jusqu'au retour du colis chez eux mais bel et bien de me renvoyer un colis tout neuf directement afin que je puisse recevoir mes petits flacons de bonheur plus rapidement. Et ce avant même d'avoir reçu la preuve que je leur avais bien fait un virement pour payer les frais de livraison (que je devrai d'ailleurs réclamer à Bpost!).

Franchement, moi je dis: nom de Zeus, ça c'est du service client! Donc vraiment, je conseille cette petite e-boutique à 200%, commandez-y les nyeux fermés.

Passons maintenant à la revue des produits! 

Je vais commencer par la marque Tiki Tahiti, la plus connue, créée en 1942, qui fabrique et conditionne ses monoï à Tahiti. On trouve dans chaque flacon de 120ml une fleur séchée de tiaré, qui donna naissance au slogan de la marque, "le monoï avec la fleur". 

Pure Tiki Naturel - Monoï de Tahiti
Comme je suis une accro aux parfums, j'ai commandé en priorité le monoï naturel, c'est-à-dire sans parfum ajouté, afin de pouvoir hydrater ma peau de lézard séché tout en me permettant de porter mes parfums, et ce sans que les deux ne virent au cauchemar olfactif. Il s'agit donc là de la forme la plus pure du monoï. Ce monoï a cependant bel et bien une odeur. En flacon je détecte une note que je qualifierai de lait caillé, qui heureusement change sur ma peau pour devenir hyper discrète et qui évoque plutôt la noix de coco fraîche et même un peu verte. 


Oui, je sais, c'est une orchidée, mais les fleurs de tiaré ça se trouvent pas au fleuriste du coin à Bruxelles
Monoï Tiki Tahiti Tiare
Il s'agit là du monoï le plus populaire. Je l'ai testé sur moi, mais aussi sur ma Maman. Autant sur moi le parfum tiaré n'était pas génial du tout (assez chimique et pas doux du tout), autant sur la peau de ma tendre mère, il s'est révélé absolument merveilleux: gourmand, fleuri, un vrai délice! Je savais que ma peau changeait très fort certains parfums, à mon grand désarroi d'ailleurs, je sais donc maintenant que même les fragrances contenues dans le monoï peuvent être sujettes à altération. J'ai juste une peau de mert' ouais! 

Monoï Tiki Tahiti Coconut
Ce monoï là doit être mon préféré. Non seulement la senteur est assez légère et pas du tout agressive (on la sent si on approche son nez vraiment près de la peau), mais elle est aussi vraiment agréable. Le parfum a été bien réalisé, il n'est donc pas envahissant et ne fait que booster l'odeur naturelle du monoï. Et donc à nouveau, dans le flacon je sens cette odeur lactée de lait caillé, alors que sur moi ne reste qu'une odeur de coco vraiment jolie, et surtout très addictive!


My precious!

Monoï Tiki Tahiti Tipanie
Tipanié c'est en fait le frangipanier. On confond souvent la fleur de tiaré (toute blanche, aux pétales en étoile et allongés) à la fleur de frangipanier (cinq larges pétales blancs avec un centre jaune beurre), mais l'odeur n'est pas la même. Je parle ici bien sûr des parfums synthétiques vu que je n'ai malheureusement jamais senti ni la fleur de tiaré ni celle de frangipanier en vrai (ça court pas vraiment les rues à Bruxelles-les-Bains tu vois). Le monoï Tiki tipanié est d'une douceur exquise, suave même dirais-je. Je me vois bien me lover dedans le soir pour un moment détente ultime.

Monoï Tiki Tahiti Vanille
Cela doit être celui que j'aime le moins. Malgré la présence d'huile de vanille (Vanilla Tahitensis oil) et pas uniquement d'ajout de parfum, je trouve la senteur malheureusement très (et trop) synthétique.


Le joli pack découverte cinq parfums de la marque Tiki. Vous apercevez aussi les différents degrés de solidification du monoï

Je me suis également offert le petit pack découverte rikiki de Monoï Tiki Tahiti composé des senteurs tiaré, coco, vanille, santal et ylang ylang (et livré avec une carte postale, histoire de nous faire rêver encore plus) car je voulais tester toutes les senteurs. Au final, mes préférés restent vraiment le monoï naturel brut et celui à la noix de coco. 


Le pack découverte Rikiki Monoï Tiki Tahiti, l'idéal pour découvrir la gamme.
Vu que l'abandon des gels de douche bourrés de sulfates me guette, j'ai commandé également le lot de quatre savons Tiki Tahiti composé de 30% de monoï. Malheureusement, ces savons sont constitués d'huile de palme, ce à quoi je n'avais pas fait attention, et vu que je ne sais pas si l'huile de palme utilisée provient de cultures responsables, j'ai contacté la marque afin d'avoir, bientôt je l'espère, une réponse honnête. 




L'autre marque que j'ai voulu tester est Hei Poa. Il s'agit cette fois d'une marque française qui importe du monoï de Tahiti (AO) afin de le conditionner en France. La marque décline aussi le monoï sous forme de gel de douche et de shampooing (avec sulfates, pas de bol), et tous leurs monoï sont parfumés. Chaque année est édité une fragrance en édition limitée, mais on les retrouve toutes sur La Boutique du Monoï. Ne sachant quelles senteurs choisir, j'ai craqué mon slip et tout commandé... 

Hei Poa Monoï 1.000 Fleurs (édition limitée 2012)
Je qualifierai ce parfum "1.000 fleurs" de fleuri classique. Joli et doux, un parfum enivrant de fleurs blanches avec bien sûr, une pointe d'exotisme! Il est un peu trop féminin pour moi, je m'en mettrai plutôt en hiver ou en diluerai dans mon bain en faisant attention aux doses car je pense qu'il peut vite devenir très envahissant.


Les parfums des monoï Hei Poa sont tous bien réussis. Il s'agit juste de choisir son monoï Hei Poa en fonction de son humeur!

Hei Poa Monoï Pamplemousse (édition limitée 2013)
Il pétille, rafraîchit, limite j'ai envie de le mettre dans un verre avec des glaçons pour le boire (et non, le monoï n'est pas comestible). Si on peut le qualifier de plus "masculin", il est tout à fait unisexe, et vu que les températures vont remonter la semaine prochaine, je sens que je vais en user et en abuser! Prendre soin de son gras tout en se parfumant, c'est tof non? 

Hei Poa Elixir d'Amour (édition limitée 2014)
Et bien je dois dire qu'il porte bien son nom ce petit là! Sa senteur est de fait assez sensuelle, très parfum de peau. Parfait pour réchauffer une journée froide et grise comme Bruxelles en a le secret.

Hei Poa Ode à l'Audace (édition limitée 2015)
Ode à l'Audace est en fait un monoï à la vanille plutôt original. Il a un départ extrêmement épicé, presque médicinal, et ce n'est que très lentement (mais sûrement) qu'une vanille à peine gourmande fait son apparition, tirant d'ailleurs plus sur le côté chaud cacaoté que vanillé sur ma peau. Très étrange, bizarre et original. Donc je valide! 


Portant bien son nom, ce monoï au parfum audacieux ne plaira sans doute pas à tous 
En conclusion, je dirai que les parfums de la marque Hei Poa sont plus réussis et aboutit que ceux de la marque Tiki, qui peuvent parfois avoir un côté trop synthétique qui me dérange un peu. 

Et enfin, je ne pouvais pas passer commande à La Boutique du Monoï sans justement me prendre leur propre monoï, Le Monoï de la Boutique - Parfum de paradis, fabriqué à Tahiti par la parfumerie Tiki. La senteur de ce monoï m'évoque cependant plus un parfum d'ambiance que corporel, sans doute lié au fait que le parfum a d'abord été confectionné pour des bougies justement. La fragrance est cependant discrète, chaude et très jolie une fois sur peau.




En conclusion, je suis vraiment heureuse d'avoir trouvé un produit hydratant quasi à 100% naturel, et je compte bien commander le monoï naturel non parfumé de Tiki en format d'un litre pour un usage quotidien. Le seul côté un rien pénible du monoï est le fait qu'il se fige sous des températures inférieures à 20-25°C. Autant dire qu'à Bruxelles, il sera en format solide très souvent et me servira de thermomètre (si il est à l'état huileux naturellement, c'est qu'il fait trop chaud pour moi!). Il faut donc le réchauffer pour pouvoir l'appliquer avec facilité. Perso, je le fous dans un bol d'eau chaude bien avant de prendre ma douche, et je pense que je remplirai de petits flacons de 30ml plus facilement réchauffables que ceux de 120ml.


A gauche, du monoï figé. A droite, du monoï réchauffé
Je préciserai aussi que point de vue parfum, ne vous fiez pas à ce que vous sentez dans la bouteille. Le monoï parfumé est, je pense, clairement fait pour être senti sur peau, et non au goulot d'un flacon, car j'ai remarqué de grandes différences entre les deux. De même, une peau n'est pas l'autre et un monoï splendide sur une personne (comme ça, par hasard, ma mère et le monoï Tiki tiaré, hein...) ne le sera peut-être pas forcément sur une autre (genre, moi, nom de Zeus).

Parlons-en justement du parfum, vu que j'ai demandé à recevoir un échantillon du parfum Tiare Tahiti de la parfumerie Tiki. Il s'agit bien ici d'une fragrance inspirée de la fleur de tiaré uniquement, et non du monoï. Bien évidemment, n'ayant jamais senti les effluves d'une vraie fleur de tiaré en pleine floraison, je ne peux pas vous dire si le parfum le reproduit fidèlement. Le jus est joli, un fleuri un peu rond et solaire, mais la tenue n'est pas exceptionnelle et le fond a un côté fleuri-sucré synthétique (oui je sais, encore) un peu pouet-pouet qui ne me plaît pas trop. Si ce dernier ne m'a pas réellement convainque, je vais cependant demander la prochaine fois un échantillon du parfum Tiki à la noix de coco. Pour 9,90€ les 30ml, franchement, autant se faire plaisir si il me plaît! 

Si j'ai réussi à vous donner l'envie de tester le monoï, le vrai de Tahiti, je ne peux que vous recommander plus que chaudement
La Boutique du Monoï, autant pour les produits, les prix, la rapidité de préparation et d'expédition du colis, la communication (réponse endéans les deux heures pour mon cas), les petites attentions (petit mot de remerciement manuel sur la facture, les fascicules informatifs, les échantillons) et le SAV. Un seul mot: PAR-FAIT! Je suis déjà impatiente de repasser commande chez eux tant l'ouverture du colis est un petit moment de plaisir plein d'exotisme qui nous fait voyager un peu.

Sur ce, moi je vais aller me mettre le DVD de La Taverne de l'Irlandais, histoire de rester encore un peu dans les îles de Polynésie et de me rappeler par la même occasion les bons moments passés avec mon Papy devant ce chouette film.

vendredi 17 juillet 2015

Seino, une rencontre, une chance

Oui, je sais, ma photo n'est pas bien cadrée. Nafout.

Fuuuuuuuuusion! Disaient Son Goten et Trunks dans Dragon Ball avant de justement fusionner en un guerrier super puissant. Si il est cependant bien question de fusion ici, il s'agit d'une toute autre catégorie: la gastronomie!

C'est grâce à ma 'Tite Loutre que j'ai découvert un nouveau petit resto à la déco sobre et reposante, niché au cœur du quartier Bailli-Châtelain-rue Américaine. L'épicentre bobo de Bruxelles quoi. Seino, c'est un restaurant de fusion franco-japonaise, du nom de son propriétaire et chef, Minoru Seino, qui a fait ses armes dans des établissements plus que réputés en France et en Belgique avant de poser ses couteaux à Ixelles. Remarquez bien le "franco" avant le "japonaise", car cela à son importance. 

Au Seino, vous avez le choix entre un menu du soir de 3 ou 5 services à 35€ et 45€ respectivement, ou à deux formules lunch, dont je ne parlerai pas ici vu que nous avons testé le menu du soir 5 services, que je recommande chaudement. A savoir: le menu change tous les jours! C'est donc une surprise à chaque fois, et je pense que je retournerai au Seino au moins une fois par saison afin de découvrir ce que l'esprit génial du chef peut imaginer avec les produits locaux et donc de saisons!

Moi qui suis un trou noir en matière de bouffe, j'avais un peu peur de ne pas avoir assez. Ce ne fut heureusement point le cas, car même si les portions peuvent au premier coup d’œil sembler fort "nouvelle cuisine" (tu vois comment? Genre le petit pois tout seul dans une assiette de 100 cm de diamètre), le chef sait calculer son coup afin de ne pas laisser sa clientèle sortir en ayant la dalle. 

Autre détail, nous étions avec Gecko, qui a une légère intolérance au gluten, mais il suffit de prévenir à l'avance et le chef change les plats en fonction, retirant l'aliment gluténeux (ouais, gluténeux si je veux!) et le remplaçant par un légume tout aussi savoureux. Car ici, le chef veille à ce que l'équilibre des saveurs soit respecté: vous n'aurez donc pas "juste" une carotte en lieu et place d'un truc gluténeux, mais une carotte cuisinée, aromatisée, bien préparée, bref, le chef du Seino ne vous prend pas un(e) branque quoi. 

Notre premier plat fut un joli assortiment de poisson (des sardines si mes souvenirs sont bons) et de (gros) bulots et un petit gaspacho maison absolument délicieux. Tout était hyper savoureux, subtilement épicé ou mariné, un vrai régal! Une entrée en matière plutôt drôlement réussie quoi!

 Oui, tu vois l'échelle avec la petite cuillère? C'est pour ça que j'ai eu peur de pas avoir assez au début...


Nous avons ensuite continué notre voyage au pays des saveurs avec une petite salade et une tomate "à l'ancienne" toute douce et incroyablement goûtue (une cœur-de-bœuf je pense) accompagnant des maatjes aux oignons rouges et ... à la pêche! Si l'association pêche-maatjes vous fait l'effet de l'antéchrist, je peux vous dire qu'en fait, ces deux-là étaient fait pour s'entendre! Et que dire du maatjes choisi par le chef? Un vrai petit bijou qui fond en bouche. Rien à voir avec les horreurs vendus au Carrefour.


Le plat suivant, toujours du poisson, était un petit pavé de saumon accompagné de moules et de carottes. Là je vous avoir que rien que de revoir la photo, j'ai la bave aux lèvres. Les petites moules étaient charnues à souhait, et ce saumon! Cuisson juste parfaite, grillé en dehors et mi-cuit au centre, légèrement caramélisé... J'arrête, c'est trop douloureux de parler de lui, il me manque tellement vous comprenez?


La suite de notre aventure gustative et gastronomique (désolée mais mes photos étaient juste trop naze pour illustrer la suite) se poursuivi avec une pièce de viande rouge - très bonne mais un peu trop nerveuse à mon goût - et se termina par une glace au chocolat intense infusée au saké. Votre serviteuse ne tolérant pas l'alcool, je ne pu malheureusement faire honneur au dessert du menu, mais je puis vous dire que pour quelqu'un aimant le chocolat et le saké, cela devait être un vrai délice tant les deux goûts étaient fort présents. Ne pouvant se décider à me laisser repartir sans une note sucrée, le chef me fit la surprise de m'apporter un granité de pamplemousse rose accompagné de quartiers de petites figues vertes. Non seulement l'attention me toucha au plus haut point, mais ce petit dessert fait sur le pouce était juste merveilleux: hyper frais (on sortait à peine de la première canicule estivale ce jour-là) et vraiment bon! Cette petite figue assortie au granité d'agrume et zeste était juste... Mmmmmmmh quoi! 

Au final, le Seino est juste une petite perle, un petit resto un peu extraterrestre de par sa carte et sa philosophie (nouveau menu tous les jours avec produits locaux et de saison), mais surtout un endroit où vos papilles gustatives pourront savourer des associations uniques et vraiment originales! Bref, vraiment un super restaurant à découvrir vite vite vite!

Restaurant Seino
Rue du Mail, 81
1050 Bruxelles
Tel: 02 538 84 76
Page Facebook: Seino
Pas de site officiel pour le moment
Ouvert du lundi au samedi de midi à 14h et de 19h à 21h30
Fermé le dimanche

mardi 23 juin 2015

Anatole Lebreton, ou les parfums-poètes



L'apprentissage des parfums ne se fait pas sans erreur. Ayant commencée à m'intéresser à ce monde des senteurs il y a peu de temps de cela (il y a deux ans très exactement, cf ce poste poussiéreux), je m'étais d'abord ensevelie dans des effluves de parfums de grandes distribution, squattant les rayons de l'Inno, collectionnant les touches de papiers dans des classeurs (que je n'ai plus jamais ressenties et que j'ai d'ailleurs foutues à la poubelle il n'y a pas si longtemps de ça) et jouant mon experte en reniflant les nouveautés et en trouvant tout très "intéressant" ou "innovant".

Bref, j'avais un pif de mert', et en plus, je faisais de mon nez (depuis le temps que je voulais la placer celle-là, ha ha!).

Puis j'ai passé un niveau, comme dans les jeux vidéos, mais sans tuer aucun monstre armée d'une épée mythique donnant +22 en force mais -13 en charisme (pour ça mes 15kg superflus font très bien leur job). J'ai donc poussé la porte des parfumeries de niches, et j'y ai découvert, toutes écoutilles ouvertes, des parfums plus riches, plus amples, plus profonds. Mais ne soyons pas sectaire: j'y ai aussi senti de belles merdes. Parce que y a pas à dire: tout le monde à un moment ou un autre, fait son petit caca.  

Pour ne pas me perdre dans des élucubrations de néophytes qui trouve tout "maaaagggnifico", je me suis alors mise à fréquenter des sites sur le parfum. J'y ai lu beaucoup de critiques, découvert que les vintages étaient des trésors que l'on chérit, que l'on ne jette pas dans l'évier et qu'on peut acheter sur ebay à des sommes dingues, et que c'est en sentant le plus de choses que l'on se forge un nez digne de perfumista. Grâce à tout cela, j'ai aussi eu la chance de rencontrer des personnes uniques qui m'ont guidées (parfois sans le savoir) et qui ont fait de cette étrange passion qu'est le parfum quelque chose de vraiment merveilleux.

Et c'est au fil de mes expériences (mais aussi et surtout grâce à mon cher Dau) que je découvris Anatole Lebreton, aussi connu sous le nom de Civette au bois dormant dans la blogosphère. De la distribution quasi sous le manteau entre passionnés de parfums à la reconnaissance de ses pairs via des prix et des nominations (Olfactorama, Adjumi Awards), et, enfin, son site officiel en ligne depuis à peine quelques jours, Anatole a su gagner le cœur (et le nez) des amateurs de belles choses qui se sniffent.

Mon tout premier parfum d'Anatole Lebreton fut en fait sa seconde création: L'Eau Scandaleuse. Vous pouvez d'ailleurs lire son propre article sur le sujet sur son blog. 


Ce fut l'amour au premier sniff! En grande fan de tubéreuse que je suis devenue, je ne pouvais que succomber à ce parfum vraiment unique et franchement merveilleux. Pour décrire sa seconde création, Anatole parle d'une femme très charnelle entrant dans une boutique d'antiquité dans laquelle l'air est saturé par l'odeur du cuir de vieux fauteuils. 

Pour moi, il vous faut imaginer une fleur (type lys) dont les larges pétales se transforment petit à petit en un cuir luisant que l'on a envie de toucher du bout des doigts. Une sorte de lutte s'engage alors entre la tubéreuse et le cuir, mais il n'y aura aucun vainqueur, car ne pouvant conquérir la fleur, le cuir décidera d'en devenir l'amant.

Certes mon évocation est digne du lyrisme d'un mauvais Barbara Cartland, et pourtant c'est cette guerre que ce livre la luxuriance exacerbée des deux protagonistes qui rend ce parfum si unique et hors du commun. 

L'Eau Scandaleuse est un parfum intensément sensuel au sillage qui fera se pâmer quiconque sera prit dedans et qui fera de celui ou de celle qui le porte un être d'un érotisme absolu!

Mon second deal avec Anatole (on dirait presque que je lui ai acheté son parfum dans une ruelle sombre, humide et inquiétante) fut pour son troisième parfum, Bois Lumière, dont il parle dans cet article sur son blog.


Enthousiasmée par la présence d'immortelle, que j'aime beaucoup, et de miel, cette création-ci ne fut pas pour moi un coup de cœur comme le fut L'Eau Scandaleuse. Pourquoi? Et bien c'est simple: il arrive que certains composants dans un parfum - un peu comme en cuisine - vous rebute, ou vous rappelle des souvenirs peu agréables. Ceci n'étant évidemment lié qu'à votre propre petite personne. Ce fut le cas pour Bois Lumière qui, sur moi (je le précise hein!), me rappelle trop l'odeur de pipi. Ben ouais. De fait, dès qu'un parfum présente du miel dans sa composition, mon nez se fronce de suite car l'odeur qui s'exhale alors de ma peau me projette dans des toilettes, en générale pas très propres. Tof hein? Et pourtant j'adore le miel. Allez comprendre... 

Pourtant sur touche, qu'il est beau et riche ce Bois Lumière! En le sentant, je vois une vieille souche d'arbre, sèche et très noire, qui, soudain éclairée par un rayon de soleil, révèle la présence d'une ruche bourdonnante donc le miel épais et onctueux coule doucement sur ce bois sombre. Soleil, miel, bois. Un trio absolument divin. Malheureusement pas sur mon gras. Ne me reste plus qu'à en vaporiser sur mes t-shirts.

Bois Lumière, c'est un parfum gourmand sans l'être, un dessert au goût profond et intense. Personnellement, je sens plus le miel que l'immortelle, mais cela est sûrement dû au fait que le pif détecte souvent plus vite les senteurs qui nous gênent de celles qui nous plaisent.

Anatole voit en Bois Lumière un parfum d'été, que l'on ne porte que quand il fait très chaud et sec. Et je ne suis on ne peut plus d'accord avec lui. Tout comme Sables d'Annick Goutal, aussi à base d'immortelle (mais qui a lui un côté curry), que je ne porte que lors des canicules très sèches (surtout pas par temps lourd).

Et puis voilà qu'un jour, Anatole eu l'excellente idée de relancer la production, et ce de ses propres petites mimines vu qu'il fait tout cela tout seul comme un grand (passionné), de sa toute première création: L'Eau de Merzhin. Vous pouvez lire son article sur son blog également.


L'eau de Merzin, c'est la Bretagne au printemps telle qu'Anatole la connu enfant. On découvre alors un parfum joyeux, pétillant, délicatement vert et avec une petite note aqueuse hyper rafraîchissante pour contre balancer le coté un peu plus sec du foin coupé et mis à sécher. Et puis, il y a cet aspect très légèrement poudré qui apporte un brin de nostalgique. 

Sur ma peau, L'Eau de Merzin, après un moment, a cependant aussi une touche un peu moins verte et fraîche. Elle devient comme, disons, un peu "sale". Comme si après m'être roulée avec délectation dans le foin et les herbes, j'avais aussi par mégarde écrasé une motte de boue pas très fraîche. On peut voir cela de deux façons: soit on est rebuté par cet aspect de la fragrance, soit on y voit un côté plus animal qui rend ce parfum pas aussi innocent qu'il n'en a l'air.

L'Eau de Merzin, c'est ce que j'appelle un faux parfum simple, car il y a en lui tant de choses à découvrir au fil des heures qu'il vous étonne tout au long de la journée! 

Et enfin, destinée à n'être distribué qu'en quantité extrêmement limitée, Anatole nous offrit, à nous les élus (enfin, merci à Dau de m'avoir prévenue!), cette si jolie petite chose, ce qu'il appelle joliment un "parfum éphémère": En mai fait ce qu'il te plait


En mai fait ce qu'il te plait, c'est au premier pschiiit un énorme bouquet de fleurs printanières, en pleine floraison et donc en pleine exhalaison! On a le lilas qui bouscule le muguet qui lui même pousse la jacinthe, etc. C'est du catch floral en plein! 

Et puis, quand tout ce petit monde en pétale à fini son "pousse-toi d'là que j'm'y mette la corolle", on a un moment de sérénité ultime, comme si, une fois posé sur la peau, ce petit monde végétal avait décidé, fatigué, qu'il allait doucement s'endormir et se faner avec élégance. 

Voilà! Si je ne devais garder qu'un seul parfum d'Anatole Lebreton, ce serait sans hésiter L'Eau Scandaleuse tant cette fragrance fut un véritable coup de foudre. Mais là, c'est à vous de découvrir ces petits joyaux olfactifs!

Vous pouvez vous offrir les parfums Anatole Lebreton via sa boutique en ligne, il ne vous en coûtera "que" 90€ pour 50ml, ce qui reste un prix extrêmement raisonnable pour un parfum de niche, et pour de si belles créations sorties tout droit du nez d'un vrai passionné. 

mercredi 22 avril 2015

Quand les parfums percutent la gastronomie: la Maison Michèle Gay



Le tableau: nous sommes fin 2014, tout près des fêtes. Le temps est humide et gris. Le temps est belch'. Soudain, je reçois un appel de mon pote Stève, rédac chef du magazine Wolvendael pour lequel j'écris de temps en temps, qui me sort de ma torpeur canapé-esque. Il me demande si j'ai envie de l'accompagner dans une excursion semi-journalistique. Semi parce qu'on ne sait pas encore si on va écrire sur le sujet. Et aussi parce qu'on y va par curiosité sans savoir dans quoi on va mettre nos semelles en caoutchouc (celles de Stève étaient peut-être en cuir, je ne sais plus). 

C'est donc ensemble que nous avons poussé la porte d'une petite boutique toute mimi dans le quartier très prisé du Châtelain/rue du Page: la Maison Michèle Gay, parfumerie culinaire.



"Mais nomdedjos, c'est quoi encore que ce truc" que je me suis dit, pas vraiment à l'aise à l'idée de goûter des machins bizarres mélangé à des trucs encore plus spéc'. Il faut savoir que si je suis de nature très curieuse, les expériences culinaires me font en général assez peur, parce que quand on aime pas, ben une fois en bouche, on a pas des masses de choix...

Une fois dans la boutique, Stève et moi-même avons été accueilli par Michèle Gay elle-même, un petit brin de femme au sourire contagieux et aux yeux plein de bonne humeur, habillée d'une salopette et d'une casquette style cheminot. De suite, elle nous a mis à l'aise: chez elle, pas de chichi, nous sommes chez nous. 



La boutique offre un petit espace détente avec un gros fauteuil confortable et un banc en bois orné de coussins, un espace de dégustation avec une table en bois et des tabourets, et une cuisine-atelier pleine de vaisselle chinée sur les brocantes et datant de +/- 1950 à 1970. Un mélange hétéroclite mais plein de charme, qui me rappela le service de ma Mamy.



Michèle nous guide à travers cette boutique qu'elle a faite sienne il y a peu de temps de cela (elle a ouvert en novembre 2014), boutique qui était son rêve depuis longtemps et pour laquelle elle a abandonné une vie et un salaire confortables à Paris pour tout parier sur sa parfumerie-culinaire, et sur Bruxelles. 

C'est assez émerveillée que je découvre ses créations, et ma peur du "par odin ça va être dégueu c'est trop spéc'" est vite remplacée par une envie pressante de tout sentir et tout goûter. Michèle a d'ailleurs l'air aussi enchantée que nous, et nous passons de son petit-beurre rose au vétiver* (et à la cannelle) à ses poudres-parfum, sans oublier sa sélection de thés-parfum à infuser à froid et à déguster dans un verre ballon comme un grand cru, et ses poivres rares et uniques.
Au final, ma première visite chez Michèle Gay se solda par mon article "Chez Michèle Gay" dans le Wolvendael (p.42), et un sac bien rempli de petit-beurre au vétiver, de poivres, et de quelques un de ses thés qui firent de magnifiques cadeaux de Noël très appréciés.


Mais l'histoire ne s'arrête pas là.

Ma seconde visite chez Michèle Gay, je la fis il y a de cela à peine une semaine. C'était un vendredi midi, et, accompagnée de ma 'tite Loutre (la seule de mes amies suffisamment tarée que pour ne pas craindre les expériences culinaires hors du commun), nous y étions conviées par Michèle elle-même pour un lunch.

Ce fut un véritable feu d'artifice gustatif, et une expérience absolument fantastique.


Tout d'abord, l'accueil de Michèle, fidèle à elle-même, qui nous mis à l'aise de suite. "Vous êtes ici chez vous", et le sourire est franc et honnête. Après avoir fait le tour du propriétaire à 'tite Loutre, nous nous installâmes à table afin de commencer notre voyage culinaire. Et Michèle pris nos papilles et les emmena avec elle découvrir des endroits secrets et merveilleux.


Nous commençâmes par une soupe épaisse et veloutée, la coco-cacao, à base de haricots blanc et de cacao. Harmonie étonnante au parfum de chocolat, servie avec un fin filet d'huile d'olive. C'est vrai, cela semble vraiment étrange, mais en bouche, tout devint une évidence. La magie de Michèle était en marche.





Pour accompagner ce potage à la fois exotique et moderne, quelques tranches de pain frais, du beurre et un assortiment de sels et de poudres-parfum de Michèle.



Comment dire...

Je vais être franche: ben putain, YOOHOOOOO CA ROXE DU PONEY! Et rien que de repenser à ce que nous a servi Michèle, je bave et ai envie de me précipiter chez elle pour y vivre. 

Reprenons notre calme et poursuivons...

Les sels-parfum de Michèle présentés étaient ceux au pain d'épice, au cuir fumé, au vétiver et au bourgeon de cassis. Les poudres-parfums, celles au chypre et à la lavande. Le tout servi avec une eau délicatement et subtilement parfumée d'une saveur florale toute douce.


Ce n'était plus un feu d'artifice buccal, mais carrément les fêtes nationales du monde entier réunies tant tout explosait en bouche, libérant des notes jamais goûtées auparavant, faisant briller nos yeux agrandis par le plaisir et sourire nos lèvres qui n'en revenaient pas d'avoir eu accès à ces trésors gourmands.

Suivi alors le fromage parfumé au vétiver et sa petite salade de jeunes pousses et d'orange au poivre rose, parfait en rafraîchissement de fin de repas.




Et enfin, le dessert: un cake parfumé, dernière création de Michèle qui va lancer bientôt des mélanges afin que nous puissions les refaire chez nous, et une compote de pommes tiède avec de la chapelure de petit-beurre au vétiver.




Au final, non seulement nous avons mangé un repas divin, magnifique, unique, mais avons pu aussi bénéficier de la présence de Michèle qui est une hôtesse parfaite et aux petits soins pour nous. 

J'ai aussi totalement craqué pour ses sels-parfum, surtout le cuiré qui est absolument magnifique, très riche et profond en bouche, et le pain d'épice, mélange assez unique de sucré-salé. Je ne peux que vous conseiller de les goûter sur une simple tranche de pain beurré afin qu'ils se révèlent à vous dans toute leur beauté avant de les ajouter à vos plats. La poudre-parfum chyprée à quant à elle volé mon cœur, et que dire de la chapelure de petit-beurre sur une compote si ce n'est que c'est une passerelle vers le paradis des gourmands.



Je ne vous conseille donc pas d'aller chez Michèle Gay, je vous l'ordonne! 

Si il est vrai que les prix peuvent sembler un peu haut de gamme "juste" pour un peu de sel ou une dizaine de biscuits (6€ pour les petits-beurres au vétiver, 14€ pour les poudres), ils en valent vraiment l'investissement tant l'expérience que vous vivrez en les goûtant n'a elle pas de prix. 


Michèle offre aussi, sur réservation uniquement, des ateliers-lunch (30€ pp sans minimum de participants requis) ou des soupers-parfum (50€ pp et à partir de 6 personnes) lors desquels elle vous fera découvrir son univers. A faire au moins une fois dans sa vie, et à faire découvrir à ses amis tant cela beau et bon. 

Maison Michèle Gay
Rue du Tabellion, 82
1050 Bruxelles
tel: 02 538 46 38

Site: Maison Michèle Gay
Facebook: Maison Michèle Gay
Instagram: MaisonMichèleGay


* vétiver: plante dont on utilise la racine pour en faire un parfum vert, boisé et un peu fumé.

dimanche 8 mars 2015

Bon et Bon les bonbons


A chaque fête ou anniversaire, on me demande ce que je veux comme cadeaux. Vous devez connaître ça vous aussi. Je pense sincèrement que selon l'âge, on demandera une chose matérielle (pour les djeunz) ou immatérielle (pour les vioques). Et je pense avoir atteint cet âge canonique où l'immatériel prend le pas sur le superficiel. Je suis plus en demande de moments, de souvenirs, que de machins-trucs qui prendront la poussière chez moi. Bien sûr, un cadeau bien choisi qui prouve que la personne a réfléchi à ce qu'elle allait m'offrir en pensant plus à mes goûts qu'aux siens me touche au plus haut point, parce qu'on a tous déjà reçu un cadeau qui faisait plus plaisir à celui/celle qui offre qu'à nous-même, moment de gêne extrême, poker face obligatoire.  

Cependant, quand quelqu'un veut réellement m'offrir un présent composé de matières chimiques et physiques, je demande souvent, d'un air plus qu'emballé: "DE LA BOUFFE!". On pense souvent que je plaisante, mais non, je veux vraiment de la bouffe! Parce que ça me rend heureuse, en bonne et pure épicurienne que je suis, et parce que ça me permet de découvrir des goûts et des saveurs que je n'aurais sans doute pas eu la chance de tester autrement.

Du coup, quand à ma grande surprise, ma gentille factrice sonna à ma porte pour me déposer un colis surprise composé de petites boîtes colorées, avec un petit mot m'informant que le tout m'était royalement envoyé par ma copine Cécile, exilée en Ardennes depuis peu, je fus joie d'en découvrir le contenu: 

DES BONBONS!


Et pas n'importe lesquels, ceux de chez Bon et Bon!

Bon et Bon, c'est une petite boîte toute jeunette créée par des p'tits belch' qui ont eu l'envie de relancer les confiseries d’antan tout en respectant les recettes originales, le tout fait par des artisans locaux. Du coup, on (re)découvre des bonbons oubliés ou peu connus, tout comme de grands classiques, le tout joliment conditionné dans de petites boîtes en carton recyclé, avec une petite note explicative sur chacune de ces délicatesses culinaires et gourmandes.

Mon amie Cécile ayant fait des folies, j'ai eu droit au pack "découverte" composé de cuberdons, caramels, coquelicots de Nemours, cassissines de Dijon et de niniches de Quiberon.

A moins que vous ne soyez pas belch', on ne présente plus les cuberdons, petit délice fondant dont j'aime aspirer l'intérieur avec délectation. Attention à ne pas les laisser se cristalliser sinon l'intérieur du cône devient tout dur. Si mes cuberdons préférés ont été pendant longtemps les Léopold (qui coûtent un rein et un œil gauche), ceux de Bon et Bon ont à présent atteint un niveau de délice, de gourmandise et de perfectitude (ouais, si je veux!) inégalable. Il est clair qu'à partir de dorénavant, je ne me mangerai plus que ceux de Bon&Bon! Et ce n'est pas mon Bouddha protecteur qui dira le contraire!


Second grand classique, les caramels au beurre salé d'Isigny. Gaffe à vos plombages et aux dents branlantes! Ils sont fabriqués dans de grandes cuve en cuivre, à l'ancienne, avec le beurre salé fait sur la petite île d'Isigny.


Passons maintenant aux découvertes que j'ai faites! Moi qui ne suis en général pas très bonbons durs à suçoter, je suis pourtant tomber raide dingue en amour des Coquelicots de Nemours! Fabriqués à partir d'arômes naturels de pétales de coquelicots sauvages, ils fondent doucement en bouche en libérant un subtil arôme de grenadine, de cassis, de fruits rouges. Un pur délice, à suçoter ou à croquer (je fais les deux!). De plus, l'association qui se charge de la production et de la récolte des coquelicots bio subventionne un projet de construction d'écoles en Afrique. 



Seconde surprise de taille: les Niniches de Quiberon. Une sorte de sucette au caramel dur et au goût prononcé et totalement addictif! Heureusement que c'est une grande boîte parce que je sens qu'elle ne va pas durer longtemps... Restez bien connecté à la page Facebook de Bon&Bon car un arrivage de niniches au goût varié va très bientôt arrivé! 



Et enfin, last but not leats, les Cassissine de Dijon. Je pensais que les cassissines seraient une sorte de bonbons durs aromatisés au cassis, mais, ô joie ultime, il s'agit en fait de pâte de fruits! Et J'ADORE les pâtes de fruits! Si le cœur fondant à la liqueur de cassis m'a un peu effrayée (je ne tolère pas l'alcool, gène asiatique oblige), on ne goûte absolument pas l'alcool, juste de la pure douceur. Et tout comme les cuberdons, c'est un délice que de croquer la croûte de sucre et de savourer la suavité du cœur de cette friandise gourmande!


Voilà! Je remercie encore 1.000 fois Cécile pour ce très joli et très attentionné cadeau que je savoure un peu chaque jour! Je pense tester plus tard la violette, l'angélique et bien sûr les pâtes de fruits (mais pas les calissons, berk berk!).

L'avantage avec les produits artisanaux de qualité est que le goût est plus prononcé, les saveurs plus concentrées, et donc, on a moins l'envie d'en manger plein et plus envie de savourer!

Je conseille donc Bon et Bon à quiconque veut faire un cadeau original, ou à tous les amoureux des sucreries, confiseries et bonbons de part de là le monde! Le packaging est trop choupi, et écologique par-dessus le marché, et c'est une toute petite firme belch' avec une vraie éthique, à taille humaine et où tout est fait à la main, du montage des boîtes au collage des étiquettes colorées et du petit confetti qui sert à ouvrir ces petites merveilles (oui, ils sont fous chez Bon&Bon). Les prix des packs varient de 19.99€ à 49.99€ et le prix des boîtes de bonbons uniques de 5€ à 15€. Faites-vous plaisir! 


mercredi 26 novembre 2014

De la difficulté de rompre les sceaux


On a tous connu ça, le jour où l'on a reçu le cadeau de ses rêves: une paire de chaussures, un bijou ou une belle robe. Je parle de la difficulté à déballer ce présent et à le porter, de peur de l'abîmer dès le premier jour. On met ce beau cadeau de côté pour "des occasions spéciales", mais rien n'est suffisamment spécial en fin de compte. Et on se retrouve parfois, des mois si pas des années après, à retrouver par exemple cette robe splendide toujours dans sa boîte, inutilisée, magnifique, et de trois taille trop petite parce qu'on a pris 10kg depuis, sans parler du fait qu'elle est devenue complètement démodée.

Si j'ai réussi à plus ou moins enrayer cette tendance pour les fringues (vu que je ne m'offre que des hoodies, ha ha!), les shoes (les baskets de skater se font de plus en plus rares j'vous l'dis moi) et les bijoux (les quoi?), je dois bien avouer une chose: j'ai nettement plus de mal à le faire pour les parfums! Encore plus lorsqu'il s'agit d'extraits ou de flacons exceptionnels scellés. L'idée de briser le seau, de couper ce cordon quasi ombilical entre le flacon et son bouchon ciselé, de perdre ce qui rend cette oeuvre de verrerie ou de cristal entière, si délicate et d'une telle valeur me fait avoir des sueurs froides. Et si je le coupe mal? Et si ça ressemble plus à rien? Et si je n'ouvrais jamais ce flacon! Et si je ne me mettais pas ce parfum si beau parce que son flacon l'est tout autant? Et si et si et si... 

Non mais sérieux, n'importe quoi.

Du coup, tout récemment, j'ai pris une grande décision, sorti la paire de ciseau la plus affûtée que j'ai, et aligné les boîtes de parfums scellés. Certains depuis plus d'un an. Ben ouais. J'ai pris une grande inspiration, et clac! 

Et bien quelle bonheur que de sentir ces merveilles! Certes, couper le fil d'or de Chamade, Sous le Vent ou Véga fut difficile, mais remplir de petits vapo de sacs et sentir les effluves magiques de ces fragrances en valait vraiment la peine.

Avant de commettre "l'irréparable", j'ai cependant pris soin de prendre des clichés de quelque unes de ces beautés scellées, afin de me souvenir de leur belle "virginité"...







Bienvenue ici ! Welcome !

Un joyeux bordel et un véritable mic-mac de ce que j'aime (ou pas), avec photo, jeux débiles, sondages navrants, bref, ma vie quoi ;) N'hésitez pas à laisser un p'tit mot!
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