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vendredi 17 juillet 2015

Seino, une rencontre, une chance

Oui, je sais, ma photo n'est pas bien cadrée. Nafout.

Fuuuuuuuuusion! Disaient Son Goten et Trunks dans Dragon Ball avant de justement fusionner en un guerrier super puissant. Si il est cependant bien question de fusion ici, il s'agit d'une toute autre catégorie: la gastronomie!

C'est grâce à ma 'Tite Loutre que j'ai découvert un nouveau petit resto à la déco sobre et reposante, niché au cœur du quartier Bailli-Châtelain-rue Américaine. L'épicentre bobo de Bruxelles quoi. Seino, c'est un restaurant de fusion franco-japonaise, du nom de son propriétaire et chef, Minoru Seino, qui a fait ses armes dans des établissements plus que réputés en France et en Belgique avant de poser ses couteaux à Ixelles. Remarquez bien le "franco" avant le "japonaise", car cela à son importance. 

Au Seino, vous avez le choix entre un menu du soir de 3 ou 5 services à 35€ et 45€ respectivement, ou à deux formules lunch, dont je ne parlerai pas ici vu que nous avons testé le menu du soir 5 services, que je recommande chaudement. A savoir: le menu change tous les jours! C'est donc une surprise à chaque fois, et je pense que je retournerai au Seino au moins une fois par saison afin de découvrir ce que l'esprit génial du chef peut imaginer avec les produits locaux et donc de saisons!

Moi qui suis un trou noir en matière de bouffe, j'avais un peu peur de ne pas avoir assez. Ce ne fut heureusement point le cas, car même si les portions peuvent au premier coup d’œil sembler fort "nouvelle cuisine" (tu vois comment? Genre le petit pois tout seul dans une assiette de 100 cm de diamètre), le chef sait calculer son coup afin de ne pas laisser sa clientèle sortir en ayant la dalle. 

Autre détail, nous étions avec Gecko, qui a une légère intolérance au gluten, mais il suffit de prévenir à l'avance et le chef change les plats en fonction, retirant l'aliment gluténeux (ouais, gluténeux si je veux!) et le remplaçant par un légume tout aussi savoureux. Car ici, le chef veille à ce que l'équilibre des saveurs soit respecté: vous n'aurez donc pas "juste" une carotte en lieu et place d'un truc gluténeux, mais une carotte cuisinée, aromatisée, bien préparée, bref, le chef du Seino ne vous prend pas un(e) branque quoi. 

Notre premier plat fut un joli assortiment de poisson (des sardines si mes souvenirs sont bons) et de (gros) bulots et un petit gaspacho maison absolument délicieux. Tout était hyper savoureux, subtilement épicé ou mariné, un vrai régal! Une entrée en matière plutôt drôlement réussie quoi!

 Oui, tu vois l'échelle avec la petite cuillère? C'est pour ça que j'ai eu peur de pas avoir assez au début...


Nous avons ensuite continué notre voyage au pays des saveurs avec une petite salade et une tomate "à l'ancienne" toute douce et incroyablement goûtue (une cœur-de-bœuf je pense) accompagnant des maatjes aux oignons rouges et ... à la pêche! Si l'association pêche-maatjes vous fait l'effet de l'antéchrist, je peux vous dire qu'en fait, ces deux-là étaient fait pour s'entendre! Et que dire du maatjes choisi par le chef? Un vrai petit bijou qui fond en bouche. Rien à voir avec les horreurs vendus au Carrefour.


Le plat suivant, toujours du poisson, était un petit pavé de saumon accompagné de moules et de carottes. Là je vous avoir que rien que de revoir la photo, j'ai la bave aux lèvres. Les petites moules étaient charnues à souhait, et ce saumon! Cuisson juste parfaite, grillé en dehors et mi-cuit au centre, légèrement caramélisé... J'arrête, c'est trop douloureux de parler de lui, il me manque tellement vous comprenez?


La suite de notre aventure gustative et gastronomique (désolée mais mes photos étaient juste trop naze pour illustrer la suite) se poursuivi avec une pièce de viande rouge - très bonne mais un peu trop nerveuse à mon goût - et se termina par une glace au chocolat intense infusée au saké. Votre serviteuse ne tolérant pas l'alcool, je ne pu malheureusement faire honneur au dessert du menu, mais je puis vous dire que pour quelqu'un aimant le chocolat et le saké, cela devait être un vrai délice tant les deux goûts étaient fort présents. Ne pouvant se décider à me laisser repartir sans une note sucrée, le chef me fit la surprise de m'apporter un granité de pamplemousse rose accompagné de quartiers de petites figues vertes. Non seulement l'attention me toucha au plus haut point, mais ce petit dessert fait sur le pouce était juste merveilleux: hyper frais (on sortait à peine de la première canicule estivale ce jour-là) et vraiment bon! Cette petite figue assortie au granité d'agrume et zeste était juste... Mmmmmmmh quoi! 

Au final, le Seino est juste une petite perle, un petit resto un peu extraterrestre de par sa carte et sa philosophie (nouveau menu tous les jours avec produits locaux et de saison), mais surtout un endroit où vos papilles gustatives pourront savourer des associations uniques et vraiment originales! Bref, vraiment un super restaurant à découvrir vite vite vite!

Restaurant Seino
Rue du Mail, 81
1050 Bruxelles
Tel: 02 538 84 76
Page Facebook: Seino
Pas de site officiel pour le moment
Ouvert du lundi au samedi de midi à 14h et de 19h à 21h30
Fermé le dimanche

mercredi 22 avril 2015

Quand les parfums percutent la gastronomie: la Maison Michèle Gay



Le tableau: nous sommes fin 2014, tout près des fêtes. Le temps est humide et gris. Le temps est belch'. Soudain, je reçois un appel de mon pote Stève, rédac chef du magazine Wolvendael pour lequel j'écris de temps en temps, qui me sort de ma torpeur canapé-esque. Il me demande si j'ai envie de l'accompagner dans une excursion semi-journalistique. Semi parce qu'on ne sait pas encore si on va écrire sur le sujet. Et aussi parce qu'on y va par curiosité sans savoir dans quoi on va mettre nos semelles en caoutchouc (celles de Stève étaient peut-être en cuir, je ne sais plus). 

C'est donc ensemble que nous avons poussé la porte d'une petite boutique toute mimi dans le quartier très prisé du Châtelain/rue du Page: la Maison Michèle Gay, parfumerie culinaire.



"Mais nomdedjos, c'est quoi encore que ce truc" que je me suis dit, pas vraiment à l'aise à l'idée de goûter des machins bizarres mélangé à des trucs encore plus spéc'. Il faut savoir que si je suis de nature très curieuse, les expériences culinaires me font en général assez peur, parce que quand on aime pas, ben une fois en bouche, on a pas des masses de choix...

Une fois dans la boutique, Stève et moi-même avons été accueilli par Michèle Gay elle-même, un petit brin de femme au sourire contagieux et aux yeux plein de bonne humeur, habillée d'une salopette et d'une casquette style cheminot. De suite, elle nous a mis à l'aise: chez elle, pas de chichi, nous sommes chez nous. 



La boutique offre un petit espace détente avec un gros fauteuil confortable et un banc en bois orné de coussins, un espace de dégustation avec une table en bois et des tabourets, et une cuisine-atelier pleine de vaisselle chinée sur les brocantes et datant de +/- 1950 à 1970. Un mélange hétéroclite mais plein de charme, qui me rappela le service de ma Mamy.



Michèle nous guide à travers cette boutique qu'elle a faite sienne il y a peu de temps de cela (elle a ouvert en novembre 2014), boutique qui était son rêve depuis longtemps et pour laquelle elle a abandonné une vie et un salaire confortables à Paris pour tout parier sur sa parfumerie-culinaire, et sur Bruxelles. 

C'est assez émerveillée que je découvre ses créations, et ma peur du "par odin ça va être dégueu c'est trop spéc'" est vite remplacée par une envie pressante de tout sentir et tout goûter. Michèle a d'ailleurs l'air aussi enchantée que nous, et nous passons de son petit-beurre rose au vétiver* (et à la cannelle) à ses poudres-parfum, sans oublier sa sélection de thés-parfum à infuser à froid et à déguster dans un verre ballon comme un grand cru, et ses poivres rares et uniques.
Au final, ma première visite chez Michèle Gay se solda par mon article "Chez Michèle Gay" dans le Wolvendael (p.42), et un sac bien rempli de petit-beurre au vétiver, de poivres, et de quelques un de ses thés qui firent de magnifiques cadeaux de Noël très appréciés.


Mais l'histoire ne s'arrête pas là.

Ma seconde visite chez Michèle Gay, je la fis il y a de cela à peine une semaine. C'était un vendredi midi, et, accompagnée de ma 'tite Loutre (la seule de mes amies suffisamment tarée que pour ne pas craindre les expériences culinaires hors du commun), nous y étions conviées par Michèle elle-même pour un lunch.

Ce fut un véritable feu d'artifice gustatif, et une expérience absolument fantastique.


Tout d'abord, l'accueil de Michèle, fidèle à elle-même, qui nous mis à l'aise de suite. "Vous êtes ici chez vous", et le sourire est franc et honnête. Après avoir fait le tour du propriétaire à 'tite Loutre, nous nous installâmes à table afin de commencer notre voyage culinaire. Et Michèle pris nos papilles et les emmena avec elle découvrir des endroits secrets et merveilleux.


Nous commençâmes par une soupe épaisse et veloutée, la coco-cacao, à base de haricots blanc et de cacao. Harmonie étonnante au parfum de chocolat, servie avec un fin filet d'huile d'olive. C'est vrai, cela semble vraiment étrange, mais en bouche, tout devint une évidence. La magie de Michèle était en marche.





Pour accompagner ce potage à la fois exotique et moderne, quelques tranches de pain frais, du beurre et un assortiment de sels et de poudres-parfum de Michèle.



Comment dire...

Je vais être franche: ben putain, YOOHOOOOO CA ROXE DU PONEY! Et rien que de repenser à ce que nous a servi Michèle, je bave et ai envie de me précipiter chez elle pour y vivre. 

Reprenons notre calme et poursuivons...

Les sels-parfum de Michèle présentés étaient ceux au pain d'épice, au cuir fumé, au vétiver et au bourgeon de cassis. Les poudres-parfums, celles au chypre et à la lavande. Le tout servi avec une eau délicatement et subtilement parfumée d'une saveur florale toute douce.


Ce n'était plus un feu d'artifice buccal, mais carrément les fêtes nationales du monde entier réunies tant tout explosait en bouche, libérant des notes jamais goûtées auparavant, faisant briller nos yeux agrandis par le plaisir et sourire nos lèvres qui n'en revenaient pas d'avoir eu accès à ces trésors gourmands.

Suivi alors le fromage parfumé au vétiver et sa petite salade de jeunes pousses et d'orange au poivre rose, parfait en rafraîchissement de fin de repas.




Et enfin, le dessert: un cake parfumé, dernière création de Michèle qui va lancer bientôt des mélanges afin que nous puissions les refaire chez nous, et une compote de pommes tiède avec de la chapelure de petit-beurre au vétiver.




Au final, non seulement nous avons mangé un repas divin, magnifique, unique, mais avons pu aussi bénéficier de la présence de Michèle qui est une hôtesse parfaite et aux petits soins pour nous. 

J'ai aussi totalement craqué pour ses sels-parfum, surtout le cuiré qui est absolument magnifique, très riche et profond en bouche, et le pain d'épice, mélange assez unique de sucré-salé. Je ne peux que vous conseiller de les goûter sur une simple tranche de pain beurré afin qu'ils se révèlent à vous dans toute leur beauté avant de les ajouter à vos plats. La poudre-parfum chyprée à quant à elle volé mon cœur, et que dire de la chapelure de petit-beurre sur une compote si ce n'est que c'est une passerelle vers le paradis des gourmands.



Je ne vous conseille donc pas d'aller chez Michèle Gay, je vous l'ordonne! 

Si il est vrai que les prix peuvent sembler un peu haut de gamme "juste" pour un peu de sel ou une dizaine de biscuits (6€ pour les petits-beurres au vétiver, 14€ pour les poudres), ils en valent vraiment l'investissement tant l'expérience que vous vivrez en les goûtant n'a elle pas de prix. 


Michèle offre aussi, sur réservation uniquement, des ateliers-lunch (30€ pp sans minimum de participants requis) ou des soupers-parfum (50€ pp et à partir de 6 personnes) lors desquels elle vous fera découvrir son univers. A faire au moins une fois dans sa vie, et à faire découvrir à ses amis tant cela beau et bon. 

Maison Michèle Gay
Rue du Tabellion, 82
1050 Bruxelles
tel: 02 538 46 38

Site: Maison Michèle Gay
Facebook: Maison Michèle Gay
Instagram: MaisonMichèleGay


* vétiver: plante dont on utilise la racine pour en faire un parfum vert, boisé et un peu fumé.

dimanche 8 mars 2015

Bon et Bon les bonbons


A chaque fête ou anniversaire, on me demande ce que je veux comme cadeaux. Vous devez connaître ça vous aussi. Je pense sincèrement que selon l'âge, on demandera une chose matérielle (pour les djeunz) ou immatérielle (pour les vioques). Et je pense avoir atteint cet âge canonique où l'immatériel prend le pas sur le superficiel. Je suis plus en demande de moments, de souvenirs, que de machins-trucs qui prendront la poussière chez moi. Bien sûr, un cadeau bien choisi qui prouve que la personne a réfléchi à ce qu'elle allait m'offrir en pensant plus à mes goûts qu'aux siens me touche au plus haut point, parce qu'on a tous déjà reçu un cadeau qui faisait plus plaisir à celui/celle qui offre qu'à nous-même, moment de gêne extrême, poker face obligatoire.  

Cependant, quand quelqu'un veut réellement m'offrir un présent composé de matières chimiques et physiques, je demande souvent, d'un air plus qu'emballé: "DE LA BOUFFE!". On pense souvent que je plaisante, mais non, je veux vraiment de la bouffe! Parce que ça me rend heureuse, en bonne et pure épicurienne que je suis, et parce que ça me permet de découvrir des goûts et des saveurs que je n'aurais sans doute pas eu la chance de tester autrement.

Du coup, quand à ma grande surprise, ma gentille factrice sonna à ma porte pour me déposer un colis surprise composé de petites boîtes colorées, avec un petit mot m'informant que le tout m'était royalement envoyé par ma copine Cécile, exilée en Ardennes depuis peu, je fus joie d'en découvrir le contenu: 

DES BONBONS!


Et pas n'importe lesquels, ceux de chez Bon et Bon!

Bon et Bon, c'est une petite boîte toute jeunette créée par des p'tits belch' qui ont eu l'envie de relancer les confiseries d’antan tout en respectant les recettes originales, le tout fait par des artisans locaux. Du coup, on (re)découvre des bonbons oubliés ou peu connus, tout comme de grands classiques, le tout joliment conditionné dans de petites boîtes en carton recyclé, avec une petite note explicative sur chacune de ces délicatesses culinaires et gourmandes.

Mon amie Cécile ayant fait des folies, j'ai eu droit au pack "découverte" composé de cuberdons, caramels, coquelicots de Nemours, cassissines de Dijon et de niniches de Quiberon.

A moins que vous ne soyez pas belch', on ne présente plus les cuberdons, petit délice fondant dont j'aime aspirer l'intérieur avec délectation. Attention à ne pas les laisser se cristalliser sinon l'intérieur du cône devient tout dur. Si mes cuberdons préférés ont été pendant longtemps les Léopold (qui coûtent un rein et un œil gauche), ceux de Bon et Bon ont à présent atteint un niveau de délice, de gourmandise et de perfectitude (ouais, si je veux!) inégalable. Il est clair qu'à partir de dorénavant, je ne me mangerai plus que ceux de Bon&Bon! Et ce n'est pas mon Bouddha protecteur qui dira le contraire!


Second grand classique, les caramels au beurre salé d'Isigny. Gaffe à vos plombages et aux dents branlantes! Ils sont fabriqués dans de grandes cuve en cuivre, à l'ancienne, avec le beurre salé fait sur la petite île d'Isigny.


Passons maintenant aux découvertes que j'ai faites! Moi qui ne suis en général pas très bonbons durs à suçoter, je suis pourtant tomber raide dingue en amour des Coquelicots de Nemours! Fabriqués à partir d'arômes naturels de pétales de coquelicots sauvages, ils fondent doucement en bouche en libérant un subtil arôme de grenadine, de cassis, de fruits rouges. Un pur délice, à suçoter ou à croquer (je fais les deux!). De plus, l'association qui se charge de la production et de la récolte des coquelicots bio subventionne un projet de construction d'écoles en Afrique. 



Seconde surprise de taille: les Niniches de Quiberon. Une sorte de sucette au caramel dur et au goût prononcé et totalement addictif! Heureusement que c'est une grande boîte parce que je sens qu'elle ne va pas durer longtemps... Restez bien connecté à la page Facebook de Bon&Bon car un arrivage de niniches au goût varié va très bientôt arrivé! 



Et enfin, last but not leats, les Cassissine de Dijon. Je pensais que les cassissines seraient une sorte de bonbons durs aromatisés au cassis, mais, ô joie ultime, il s'agit en fait de pâte de fruits! Et J'ADORE les pâtes de fruits! Si le cœur fondant à la liqueur de cassis m'a un peu effrayée (je ne tolère pas l'alcool, gène asiatique oblige), on ne goûte absolument pas l'alcool, juste de la pure douceur. Et tout comme les cuberdons, c'est un délice que de croquer la croûte de sucre et de savourer la suavité du cœur de cette friandise gourmande!


Voilà! Je remercie encore 1.000 fois Cécile pour ce très joli et très attentionné cadeau que je savoure un peu chaque jour! Je pense tester plus tard la violette, l'angélique et bien sûr les pâtes de fruits (mais pas les calissons, berk berk!).

L'avantage avec les produits artisanaux de qualité est que le goût est plus prononcé, les saveurs plus concentrées, et donc, on a moins l'envie d'en manger plein et plus envie de savourer!

Je conseille donc Bon et Bon à quiconque veut faire un cadeau original, ou à tous les amoureux des sucreries, confiseries et bonbons de part de là le monde! Le packaging est trop choupi, et écologique par-dessus le marché, et c'est une toute petite firme belch' avec une vraie éthique, à taille humaine et où tout est fait à la main, du montage des boîtes au collage des étiquettes colorées et du petit confetti qui sert à ouvrir ces petites merveilles (oui, ils sont fous chez Bon&Bon). Les prix des packs varient de 19.99€ à 49.99€ et le prix des boîtes de bonbons uniques de 5€ à 15€. Faites-vous plaisir! 


mercredi 23 janvier 2013

Korean Restaurant

Retour au pays des saveurs coréennes!

Je vous ai déjà parlé du restaurant Seoul qui fut le premier resto de mon pays natal dans lequel je mettais les pieds. Le Seoul, j'y suis donc attachée un peu "sentimentalement". C'est notre cantine à Maguth et moi.

Il y a peu cependant, mon amie Loutre Agile me parlait d'un nouveau resto coréen ayant ouvert il y a peu, et au nom hyper original: le Korean Restaurant. Ça ne s'invente pas. Il nous fallait donc y aller, et vite!

Le Korean restaurant est excentré: il est située en Flamandie, à Tervueren, pas loin du Musée de Tervuren. C'est une petite maison privée avec le restaurant au rez-de-chaussée, et le jardin, et bien, c'est le jardin privé de la famille coréenne qui vous y accueillera avec le sourire et en anglais (et quelques mots de néerlandais). Heureusement, il y a deux enseignes en bord de route pour vous aider à trouver le restaurant (et il y a un parking!).


D'emblée, la différence avec le Seoul est frappante: ici, la salle et le décor sont soignés. Tout est neuf et joli. On a moins l'impression d'être dans une gargote ou un resto du Guide du Routard.


La patronne elle-même s'est occupée de nous et nous a apporté, en guise du panier de pain occidental, une petite coupelle d'algues frites. Étonnant.  Encore plus étonnant fut le fait que les algues étaient saupoudrées de sucre. Le sucre contre-balançait l'amertume des algues, le tout était très équilibré et très agréable en bouche.


La carte du Korean Restaurant est quant à elle plus riche qu'au Seoul, tout en étant assez différente. Le Seoul apparaît vraiment plus comme une cantine du coin, et le Korean Restaurant comme un "vrai" restaurant où on invite des clients.

Lors de notre première visite, nous avons opté en plat pour un bulgogi classique afin de pouvoir comparer avec celui du Seoul. En entrée, Maguth a pris l'omelette coréenne au porc, oignons et soja vert (NocDoo-Bindaetteok) et moi les nouilles coréennes avec boeuf, champignons chinois et oignons (Japchae). 

La texture de l'omelette est différente de celle du Seoul: plus croustillante (ils ont dû la faire revenir dans de l'huile) et moins épaisse. Celle du Seoul est plus grande et plus moelleuse (et uniquement au poireau ou au kimchi). 


Mes nouilles étaient délicieuses, leur texture légèrement gélatineuse, et surtout très copieuses. J'avais pas mal de champignons, ce qui me ravi, et comme d'habitude, les graines de sésame firent leur job et restèrent calées entre mes dents...


Le bulgogi classique au boeuf est servi dans un plat métallique sur un réchaud à gaz, comme au Seoul. La garniture y est cependant plus fine: oignons finement émincés, deux types de champignons et attention: petits piments (non, ce ne sont pas des poivrons, Maguth en a fait les frais). 


Les condiments sont aussi légèrement différents du Seoul: le soja et le kimchi sont bien sûr présent, mais ici, on a une sorte de navet très piquant et des petits poissons vinaigrés (trop à mon goût). 



La patronne coupe la viande à même le plat et la retourne jusqu'à ce qu'elle soit cuite avant de vous servir et... de couper le feu. Au Seoul, le plat restait sous les flammes de la gazinière, ce qui donnait au jus et à la viande le temps de caraméliser, ce que nous apprécions beaucoup.


Verdict bulgogi: la viande du Korean restaurant est nettement supérieure à celle du Seoul: elle fond dans la bouche et est plus goûtue. Le jus de cuisson semble aussi plus "naturel": il est nettement moins sucré et relevé que celui du Seoul. mais cela est peut-être dû au fait que la cuisson est stoppée au lieu de laisser le tout revenir à feu doux. Je dois avouer préférer le jus du Seoul. 


Lors de notre seconde visite, nous avons tous les deux décidé de choisir en entrée des  raviolis coréens frits à la poële (Kun-mandu). Quand la dame est venue nous apporter une assiette de six raviolis, nous avons pensé que c'était pour nous deux. Que nenni! C'était six pièces par personne! Et pas de petites pièces! Les raviolis étaient succulents, farci à la viande et croustillants. Tout à fait différent et plus fin que les raviolis du Seoul qui se rapprochent plus des gyoza japonais.

En plat, nous avons choisi - par erreur parce qu'on avait pas les yeux en face des trous - un bulgogi classique et un Galbi. Le galbi, c'est de la côte de boeuf marinée que l'on fait revenir sur une grille chauffée avec des braises. Un vrai BBQ quoi. Au Seoul, ce type de BBQ s'effectue sur une plaque de métal chauffée au gaz, comme le bulgogi. Le tout était comme d'habitude accompagné de riz et de condiments. Autant Maguth a adoré le galbi (il a failli devenir fou et a rongé les os jusqu'à l'os), autant je préfère nettement le bulgogi que je trouve plus fin (du coup j'étais contente qu'on se soit planté).

Et enfin, au cours de notre troisième visite (on ne pourra pas dire qu'on ne s'est pas sacrifié pour la cause hein), j'ai goûté au Bibimbap, qui était tout à fait pareil à celui du Seoul: pas mauvais mais vraiment pas exceptionnel.  

Conclusion: le Korean Restaurant offre une nourriture nettement plus fine et travaillée que le Seoul. La présentation, le cadre, la qualité de la nourriture y est supérieure. C'est l'endroit où aller par excellence si on a envie de faire découvrir la cuisine coréenne à des amis ou des clients. Les prix tournent autour de 30€ pour une entrée, un plat et un soft. Les entrées sont hyper copieuses, les plats un peu moins (prendre juste un plat pourrait s'avérer un peu juste si on a un bon appétit comme moi). Nous n'avons jamais pris de dessert, en général nous n'avons plus faim et les sucreries asiatiques sont loin d'être ma tasse de thé. Il faut impérativement réserver car le restaurant étant pour le moment une adresse un peu confidentielle, il peut arriver que, sans réservation, il n'ouvre pas faute de clientèle. Lors de notre seconde visite par exemple, le resto avait été ouvert juste pour nous, et a fermé dès notre départ.

Un belle découverte gourmande que je recommande chaudement, bien que Maguth et moi préférons tout de même le Seoul.

Korean Restaurant
Leuvensesteenweg 147A
3080 Tervueren
tel: 02 308 88 92

mardi 1 janvier 2013

Happy Tourteau 2013!

Hier, on a opté pour un repas de réveillon de fin d'année d'adulte et on a commandé un plateau de fruits de mer en lieu et place de la choucroute devenue habituelle depuis l'année passée.

Ben on le fera plus, parce qu'on est pas encore des adultes j'crois, et que notre palais est plus habitué au repas de foire boudin/croustillons qu'au homard insipide et surtout au tourteau coupé en deux avec tous ses organes cuits qui nous regardent.

Bef, tout ça pour vous souhaitez à tous (oui, vous trois là, qui lisez mon blog en faisant caca) un bon tourteau 2013!




dimanche 18 novembre 2012

Seoul


Les restaurants coréens ne sont pas légion en Belgique. C'est le moins qu'on puisse dire. Autant tout le monde connait les sushis (et pense à tort qu'il s'agit d'un plat de tous les jours au Japon) ou le canard laqué chinois, autant peu de gens ont déjà eu le plaisir d'émoustiller leurs papilles avec les saveurs d'un bon kimchi bien relevé ou d'un bulgogi savoureux.

Je connais le restaurant Seoul depuis très très longtemps. C'est le premier restaurant coréen dans lequel je suis allée. Je devais avoir à peine 12 ans quand mon Papa nous y a emmené mon frère et moi. Je me souviens encore de la saveur de cette viande juteuse et sucrée emballée dans une feuille d'algue avec un peu de riz. Un souvenir mémorable.



Le Seoul, c'est un petit restaurant qui ne paye vraiment pas de mine situé près de la Toison d'Or. Il y a deux petites salles, et la déco tout comme le mobilier et la vaisselle sont usés et vieillots. Les nappes ont vécu, les assiettes aussi, les posters sont jaunâtres et l'aération de la salle très capricieuse (cela à son importance, vous verrez pourquoi plus bas). Heureusement, tout est toujours propre, même si pas forcément lavé avec un super détachant. Clairement, le Seoul peut être considéré plus comme une "gargote" que comme un super restaurant où on emmène sa nouvelle copine pour l'impressionner. Mais gage de qualité, ce restaurant est toujours blindé d'asiatiques. De businessmen coréens et japonais pour être exacte. 



En général, la patronne est toujours là et vient nous saluer à chaque visite. Une très gentille dame japonaise d'ailleurs (ou coréenne et ça fait des années que je me goure). Le staff quant à lui varie et change comme les saisons: nous avons rarement eu deux fois la même serveuse, et en général elle ne pète pas un mot de français et parle difficilement anglais (mieux vaut montrer ce que l'on veut sur la carte). Mais nous n'avons jamais eu de problème à nous faire comprendre, et le service a toujours été très bon (j'ai lu des critiques sur le net comme quoi certaines personnes auraient eu des mauvaises expériences au Seoul, j'en ai été fort étonnée). 

La carte du Seoul est assez simple et nous prenons en général toujours la même chose: en entrée, une omelette coréenne au poireau/carotte pour moi et des tempura de scampi pour Maguth. Le panier de pain occidental est ici remplacé par de petits carrés de pommes de terre dans une sauce piquante dont Maguth raffole.

L'omelette est énorme et hyper moelleuse. La sauce qui l'accompagne est un délice et on finit son assiette plutôt rapidement. J'ai déjà pris l'omelette au kimchi: un peu trop relevé à mon goût je dois dire. 


Le bulgogi, ou barbecue coréen, se constitue de fines lamelles de boeuf, d'oignons et de champignons que l'on fait cuire sur un dôme en métal chauffé par une petit réchaud à gaz apporté à table. La plaque chauffante possède une petite rigole dans laquelle mijote un jus sucré et poivré à tomber par terre et dans lequel nous plaçons la viande une fois cuite afin qu'elle s'imbibe de ce jus de cuisson. 



Au Seoul, le tout cuit aussi longtemps que vous le désirez, le feu n'étant coupé qu'en fin de repas. En général, nous nous occupons nous-même de retourner la bidoche et d'en remettre, mais la serveuse peut aussi s'en occuper quand elle passe près de votre table. 


Le tout est accompagné de petites coupelles de soja, d'épinards à l'huile et aux graines de sésame, de shiitakés et de kimchi (du chou mariné dans une sauce très relevée), et bien sûr de riz. D'un point de vue tout à fait personnel, je commande toujours des algues séchées afin de me faire un petit rouleau  d'algue farci avec la viande et le riz. Les saveurs m'explosent alors en bouche, tout comme le bouton de mon jeans.


Bon, ben ouais, j'avais déjà goinfré les champi...

L'autre plat coréen bien connu est le bibimbap: servi dans un bol en pierre très chaud, on y trouve une base de riz recouvert de viande, de légumes et d'un oeuf sur le plat, le tout accompagné d'une sauce très piquante. Ce plat est assez comique car il arrive à table tout frichtouillant. Je l'ai déjà pris au Seoul et je dois bien admettre ne pas avoir été très convaincue.

Mais revenons à ma remarque sur l'aération de la salle du Seoul: outre le bulgogi et le bibmbap, ce que prenne en général les businessmen asiatiques au Seoul est une autre sorte de BBQ coréen: la plaque en métal plutôt plate du bulgogi fait ici place à une plaque de forme conique ou légèrement bombée et grillagée sur laquelle on fait revenir des quartiers de bidoche énorme. Un vrai BBQ en quelque sorte. Le tout se mange avec du riz et roulé dans une feuille de salade. Ce plat fume énormément, et du coup, on ressort du Seoul en sentant assez fort le BBQ épicé. En général, je vais au Seoul avant de me laver les cheveux et les fringues partent de suite à la lessive :p Nous n'avons jamais pris ce plat là, notre amour pour le bulgogi et sa sauce sucrée étant sans borne et ne tolérant que de rares infidélités aussitôt regrettées (cf le bibimbap).

Une fois le bulgogi fini, il n'est pas rare que nous nous battons pour savoir qui aura l'ultime privilège de finir la sauce avec le riz tout en raclant les morceaux de viande caramélisés sur la plaque métallique...




Si vous désirez découvrir la cuisine coréenne, que manger dans un resto style gargote ne vous gêne pas et que parfumer vos cheveux et vos fringues d'un fumet délicat de viande grillée ne vous fait ni chaud ni froid, je vous conseille le Seoul les yeux fermés. Budget moyen: comptez 60€ pour deux personnes avec entrée, plat et soft drink.

Restaurant Seoul
Rue Capitaine Crespel, 14
1050 Bruxelles
Tel: 02 513 17 25
Fermé dimanche et mardi midi

dimanche 7 octobre 2012

Un délice de petit chèvre

Aujourd'hui je vais être cruelle, car je vais vous parler de quelque chose sur lequel vous ne pourrez pas mettre la main avant le printemps 2013: les délices de la Chèvrerie de la Machine.


Crédit photo: Chèvrerie de la Machine

Depuis la mi-juillet (je crois) de cette année se tient tous les dimanches, de 11h00 à 18h00, un nouveau petit marché bio au Parc du Wolvendael où nous promenons Poupouille: le Marché du Parc. Plutôt habituée au marché - bio lui aussi - du parvis St Pierre qui se tient également le dimanche, c'est par un beau (et trop chaud) jour d'été, profitant de de la promenade pipi de l'après-midi de Lucy, que nous avons été jeter un zoeil à ce marché et à ce qu'il avait à offrir : des paniers bio avec des légumes zarbi que je sais même pas si ça se mange, de très bons cakes aux légumes et/ou à la viande accompagnés de salade et de taboulé pour 6€ le tout, des cookies et autres douceurs, un artisan boucher vendant des salaisons fumées (Maguth est devenu fou), une petite fromagère, bref, sympa et plutôt classique. Parait par contre que j'ai raté les bonbons bio, les savons au lait d'ânesse, un brasseur artisanal et un boulanger/laitier, et que bientôt viendra une madame spécialisée es confiot.

Je ne pense pas vous avoir déjà parlé de mon amour pour le fromage. Etant asiatique, il y avait pas mal de chance que je ne puisse pas digérer le lactose ou tolérer l'alcool. Heureusement pour moi, c'est l'enzyme nécessaire à l'assimilation de l'alcool qui me fait défaut (et vu que je n'en bois pas parce que je trouve pas ça bon, ce n'est pas une perte). Du coup, je peux m’empiffrer de produits laitiers sans craindre de crampes stomacales, et je ne m'en prive pas, au grand dam de mon tour de taille...

Lors de notre petit tour, donc, j'ai vite repéré la petite fromagère. Il faisait étouffant de chaud ce jour-là et elle était venue avec un petit comptoir réfrigérant. Il n'y avait que du fromage de chèvre, et, guidée uniquement par mon esprit scientifique et aventurier et pas du tout par ma gourmandise crasse, je me suis poliment ruée sur les fromages en dégustation, à savoir le petit chèvre frais au miel et au thym, et une bûche. 

Ce fut ma fin.

Une explosion de saveurs d'une douceur incroyable et d'une finesse exquise m'emplit la bubuche. Ce fut comme si un feu d'artifice éclatait dans chacune de mes papilles. Je n'avais jamais mangé de fromage de chèvre avant, tout cela n'était qu'un mensonge. Ce que j'avais sous les yeux, ÇA, c'était du VRAI fromage de chèvre.

Il ne restait plus grand chose déjà à la petite fromagère, mais je reparti avec un petit frais miel/thym et une bûche, qui disparurent mystérieusement le jour-même...

Toute heureuse de ma découverte, le dimanche suivant je pris le chemin du parc quasiment en courant afin de m'acheter "ma dose". Ainsi que le dimanche d'après, et celui d'encore après, et encore, et encore. Malheureusement, ma petite fromagère (oui, parce que c'était déjà MA fromagère) n'était plus là. Je pleurais à chaudes larmes chaque dimanche qui passait et menaçait de mettre fin à mes jours en me jetant du canapé sans la couette. Qui plus est, je n'avais pas gardé les emballages de mes petits miracles et ne savais donc pas du tout comment trouver ma fromagère. 

Ma vie était foutue.

Heureusement que parfois mon cerveau se réveille, et je pris ainsi contact avec la demoiselle qui organise le marché, et je lui soutirai sous la torture (un email poli et désespéré) le nom de ma fromagère.

La Chèvrerie de la Machine. HA haaa! J'avais retrouvé mon messie, ma déesse, ma nouvelle religion, mon élue électorale! Une lumière divine me tomba dessus alors que, fébrilement, je cliquais sur le site et découvrais des photos de chèvres immaculées à la pogne aussi mignonne que celle de Lucy (faut le faire).


Crédit photo: Chèvrerie de la Machine

Ni une ni deux, je leur envoyais en email dans lequel je les suppliais de revenir à Uccle ou ma santé mentale allait en pâtir et ils auraient sur la conscience mon internement à l'asile Arkham (mon nom de super vilain aurait été Goat Cheese Girl, ça poutre du Batman ça). 

Je reçu une réponse le jour-même. Ce que je ne savais pas était que la Chèvrerie de la Machine est une petite exploitation située dans les Ardennes  (tout près de chez ma Môman! Si j'avais su!) et que leur production est de ce fait réduite. Ils ne peuvent donc faire le déplacement sans avoir suffisamment de produits (logique). Bonne nouvelle: pas besoin de me faire lobotomiser, ma fromagère allait venir ce dimanche 7 octobre au Marché du Parc, et je pu qui plus est lui passer commande, histoire d'être sûre de pouvoir avoir mon "fix". Joie j'étais! Ce dimanche étant de plus mon dernier jour de vacance, c'était une bonne manière de clôturer mes trois semaines de "'vraie vie" avant de retourner dans la noirceur du bureau. 

Le marché débutant à 11h, je me rendis avec Maguth et Poupouille au parc vers 11h20, histoire de ne pas sauter sur ma fromagère dès son arrivée. Je dû me retenir fortement de ne pas le faire, mais bon, je suis une ourse civilisée après tout... Contrairement à la horde de bobo qui se pressaient contre son stand!

NAAAOOONN tout est à moi!! Dû-je me retenir de hurler. A la place, je fis un sourire poli à la dame ultra bècebèg de 65 ans qui tentait discretos de me piquer ma place en me toisant du regard (faut dire que j'étais fringuée "parc", c'est à dire avec mon froc de jogg' pourri et raccommodé, mon sweat Assassin's Creed délavé sous ma veste de rando en gore tex qui n'a été lavée qu'une seule fois en 15 ans et mes bottes Aigle roulottées car mon gros mollet rentre pas dedans, top classe. Nan mais vous verrez si un jour vous devez promener un chien au parc: y a pas moyen de rester propre). 

Ma petite fromagère était avec son compagnon qui faisait goûter leurs délices (Naooon! A moi! Tout!) à un public vorace et très propre sur lui. Je faisais clairement tache avec mon costume de parc, mais lorsqu'enfin je reparti chargée de deux sacs rempli de bonheur, je n'aurais pas échangé un seul fromage contre un Vuitton. Sachant qu'en plus je ne reverrai plus ma fromagère avant le printemps, leurs chèvres n'étant plus traites pendant l'hiver (je ne me souviens plus du terme exact utilisé pour décrire cette phase de l'élevage de chèvres), je m'étais fortement lâchée sur les quantités (mais y en a pour les potes, si si!).

Voici donc mon butin délicieux:

Le petit crottin. La pâte est (très) dure, il a du caractère mais reste tendre (aime moi tendre, aime moi vrai)



Le Brin d’Épices: un chèvre ferme tout doux tout frais dans un habit d'herbes aromatiques.



Le camembert. Je croyais que l'appellation camembert n'était que pour les fromages au lait de vache. Tort j'avais. J'adore la croûte un peu collante (oui je suis bizarre). Plus doux que son cousin au lait de vache, il ne coule pas et est succulent avec un bout de pain frais et du raisin blanc.


Les Tomes. Un nature et un à l'origan. Une tuerie intergalactique, l'un comme l'autre. Je les mange sans pain, histoire de savourer pleinement leur goût.


Et mes préférés: les Petits Frais. Ils sont roulés dans divers mélanges d'herbes. Ici de gauche à droite et de haut en bas: frais au gingembre, frais miel/thym, frais grec, frais au poivre et frais au paprika.

Le frais au miel/thym reste de loin mon préféré. Je le mange carrément à la petite cuillère et je ne m'arrête que quand le pot est vide. 

Le frais au gingembre est délicat et subtil. Je craignais un peu que le gingembre ne prenne le pas sur le fromage, mais les deux se marient étonnement bien et forment un couple... délicieux.

Les autres frais aux épices et aux herbes sont tout aussi bons, mais j'avoue leur préférer le miel/thym et gingembre pour leur finesse et l'alliance juste et équilibrée des saveurs. 


Remarquez le souci du détail et de la présentation: le frais au gingembre est délicatement décoré de fleurs séchées colorées. On a presque pas envie de l'abîmer. Presque. 


 Le frais aux truffes du Périgord!


Le fromage ci-dessous, je l'ai reçu en cadeau et je ne sais plus comment il se nomme. Ne sachant pas si  le bleu de la croûte se mange (je pense que oui), je l'ai raclé. Il est goûtu, un peu piquant (juste comme j'aime), et onctueux. J'adore.



Il n'y avait malheureusement pas de bûche, l'affinage de cette dernière n'étant pas encore terminé (Ouin je dis). 

Je vais donc devoir tenir bon et faire une cure de désintox forcée jusqu'au printemps avant de pouvoir à nouveau me régaler de ces petits miracles de la gastronomie. Je sais aussi dorénavant que ma fromagère ne pourra venir qu'un dimanche sur deux, histoire d'avoir suffisamment de trésors à nous proposer lors du marché. Mais je sais aussi maintenant où les trouver si mon désir se fait trop fort. 

Il m'en coûte - vu que tout est à moi - mais bon, je ne vais pas être égoïste et je vais quand même aussi vous donner les coordonnées de la Chèvrerie de la Machine. Parce que vraiment, des petits exploitants aussi respectueux de leurs produits et de leur cheptel qui font tout simplement les meilleurs fromages de chèvre au monde, ça mérite de se savoir. 

Carole Riche et Dany Bosseaux
Chèvrerie de la Machine
Rue de la Machine, 25
5600 Jamiolle
tel: 071 66 63 90
GSM: 0478 74 10 56


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