Libellés

Affichage des articles dont le libellé est Ma life. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ma life. Afficher tous les articles

mardi 18 novembre 2014

Et puis y a des weekends comme ça...

Je suis quelqu'un de plutôt casanier. J'aime bien sortir, mais pas plus que ça. Après tout, ça veut dire se laver les cheveux (au lieu de laisser la nature faire son oeuvre de graissage capillaire), s'habiller (au lieu de traîner en robe de nuit en pilou et poils de clebs dans laquelle j'ai l'air d'une folle aux chiens), sortir dans le dehors (hack!) et avoir des contact avec les gens (double hack!). Attention, mes amis ne sont pas des gens! Ce sont mes amis. Détail qui a son importance.

Et pourtant, ce weekend fut riche en événements et sorties! Mais que de joie, de rires, de découvertes, de rencontres, de retrouvailles et de partage! 

Tout compte fait, sortir, ce n'est pas si mal que ça. Et en plus, mes cheveux sont propres maintenant...

De l'avantage d'organiser un lunch entre copines chez soi: non seulement on reçoit de superbes fleurs, mais en plus on hérite des restes! Goinfrages en règle, j'vous dit qu'ça! 

Le splendide bouquet de mon amie Sab
(et mon Bouddha protecteur, cadeau de Dau!)

La magnifique orchidée de mon amie Nat

Le salon du parfum à Woluwé dimanche matin. J'y retrouve mon ami et mentor en parfum, Dau, qui me fait toujours éclater de rire avec ses remarques et m'impressionne toujours autant de par sa connaissance en parfums, et qui m'a présentée à Frédéric Sacone, l'assistant du nez officiel de Guerlain (Thierry Wasser), et son compagnon, Bastien. Très grand moment pour moi, honorée que j'étais de faire la bise à Frédéric! La veille, je sautillais partout à la maison en fredonnant "je vais voir Fred Sacone, lalala, Fred Sacone". Une vraie gamine...

Dau (qui était malade et crevé), Bastien, une dinde au comble de la joie et Fred Sacone

Une très belle rencontre en tout cas. Fred a su rester simple, discret, à l'écoute, bref, une très belle personne qui ne se prend pas la tête et ne l'a pas perdue. Pourtant, travailler en tant que nez chez Guerlain et s'occuper de la gamme des Exclusifs en aurait noyé plus d'un dans son égo. Mais pas lui. C'est aussi, bien évidemment, un passionné, tout comme Bastien. Toujours à l'affût de vieux flacons historiques Guerlain (de préférence avec la fragrance encore intacte dedans), nous avons arpenté les étals du salon en leur compagnie, les yeux brillants devant les flacons de Parure de Guerlain (malheureusement des factices).

Dau, Bastien et Fred à la recherche du flacon perdu 

Haaa ce flacon de Parure! Quelle beauté! 
(mais 80 boules pour un factice, c'est non quoi)

Nous avons fini au Cook & Book devant un cheeseburger avant que Fred et Bastien ne reprennent la route pour Paris, le sac rempli de vieux flacons et le coffre plein des cadeaux que David-au-grand-coeur leur avait fait lors de leur visite à la Haute Parfumerie Place Vendôme.

Fred et Bastien, si vous lisez ces quelques lignes, ce fut un réel plaisir de vous rencontrer! Je vous envoie de la bière belch' bizarre, du sirop de Lièch' et des cuberdons quand vous voulez! 

La journée a continuée sur la lancée des belles surprises par les retrouvailles avec un ami perdu, exilé en Uruguay et de passage à Bruxelles. Rencontré au club d'iaido Yaegaki Kai, Gérard c'est avec une joie sans égale que je t'ai revu. Tu n'as pas changé d'un iota. Ca m'a fait si chaud au cœur de te voir, tu n'as pas idée! 

Un belch' uruguayen, une Loutre folle de domination du monde et une Ourse au poil brillant

Comment finir une journée si riche en rebondissements et en joie? En la passant auprès d'une nouvelle amie qui a intégré mon cercle très fermé de folles-dingo grâce aux Demoiselles de Bruxelles: j'ai nommé la belle Aurore, ma poupée de porcelaine fine. Une belle et douce soirée chez elle à siroter des latté au sirop pumpkin spice accompagné de crêpes au lait d'amandes et à regarder son chat, la petiote Kara, faire l'équilibriste sur le dos d'une chaise. 

Et maintenant, la photo du jour: à quoi vous fait penser cette poire?

a) à une poire vintage
b) à une vieille couille mollassonne
c) au menton bloblotant de Tonton Charlie



samedi 1 juin 2013

Note à moi-même

La prochaine fois que l'idée me prend de lécher de la crème fraîche maison sur le fouet du Kitchen Aid, me souvenir de le faire devant un miroir, histoire que si mon piercing dans la langue se retrouve coincé entre les tiges du fouet, je puisse m'en sortir avec plus de dignité que d'aller demander de l'aide en bavant à Maguth (qui d'ailleurs s'en tape parce qu'il joue à StreetFighter).




samedi 2 mars 2013

Le yoga, moi et Maguth

J'ai décidé ce matin de me mettre au yoga. Vu que mon état physique est devenu plus lamentable qu'une vieille serviette de bain dans un sauna pour hommes, et que mon niveau de stress est si élevé que quand je vois des avocats dans une série à la télé, je m'empare de ma hache Fiskars en hurlant comme un Tuskens, je me suis dit que ça pouvait pas me faire de mal. 

J'avais lu sur le blog d'Armalite qu'elle faisait une session de 15 min de yoga le matin en suivant ces exercices, et du coup, toute motivée avec encore un peu de dentifrice au bord de lèvres, je m'y suis mise ce matin dans le salon pendant que Maguth surfait dans le bureau.

Au bout de 10 minutes, j'ai aperçu la forme floue de Maguth venir s'appuyer sur le mur du salon et me regarder. Puis il dit:

"T'entendre faire du yoga depuis le bureau c'est assez effrayant. Ça fait CRAC et CROC."

Il faut savoir que mes articulations du genou craquent très souvent, et pas qu'un peu, tout comme mes vertèbres.

Puis, alors que je tentais de finir l'exercice où on lève les jambes et qu'il restait là à me mater avec un sourire sardonique, je lui ai demandé ce qu'il attendait planté là comme ça.

Et là il a dit:

"J'attend que tu craques de nouveau ou que tu pètes".

Je crois que je ne ferai plus de yoga quand il est à la maison.

dimanche 24 février 2013

Tweet Tweet Twaaat

J'ai un compte Twitter depuis un bail. Et je l'utilise tellement souvent que j'en avais oublié le mot de passe. Cette semaine, j'ai donc décidé de relancer la chose et de voir par mes nyeux propres si ce brol est d'une quelconque utilité. Je vous rassure, je ne vais pas commencer à poster des "bonjour, je me suis levée et il fait beau". Encore que ça a l'air tellement viral cette propension à étaler sa vie en une phrase que d'ici à ce que je m'en rende compte, je vous tiendrai au courant de l'achat de mon PQ.

J'ai aussi "hashtaggé" mes photos Instagram et depuis, j'ai une chiée de gens  que je ne connais ni d’Ève ni d'Adam qui aiment mes photos. Internet s'est vraiment fantastique pour connecter des gens qui s'emmerdent. 



Bref, si ça vous botte de me "follow" sur ces deux applications, y a les liens dans le menu à droite (un p'tit tweet zombie et le logo Instagram), ou ci-dessous:



Sur ce, bon dimanche neigeux!

samedi 23 février 2013

Perfect Saturday

Cela faisait longtemps que je n'avais pas déambulé dans les rues de ma ville à la mode Carrie Bradshaw, les Manolo Blanhik aux talons de 10cm, le Chanel et environ 75kg en moins of course. Comme je devais aller faire une fameuse recharge de miel à la Maison du Miel, j'avais décidé d'en profiter pour me balader un brin et prendre Poupouille avec moi vu qu'elle adore la ville.

Alors que je me promenais à mon aise sur la Grand'Place, je me suis demandée ce que les touristes venant pour la première fois à Bruxelles doivent ressentir en foulant les pavés polis de la plus belle place du monde. Parfois, j'essaye de me mettre dans leur peau et de regarder Bruxelles-ma-Belle d'un oeil vierge et de jouer à la vacancière asiat' qui débarque (le chien en bonus). Limite je feins dans ma tête de ne pas parler français. Puis je me dis que je suis vraiment tarée.

Visite en ville oblige, je me suis régalée d'un hot dog de chez Hopdog (merci Ness pour le tip), puis, comme j'ai un moule à gaufre FriFri depuis peu et que je suis à la recherche de la recette des gaufres chaudes vendues rue Neuve par Belgaufra, j'ai sacrifié le bien-être de mon estomac et de mon système cardiovasculaire en mangeant deux gaufres chaudes pas trop cuites comme je les aime. La première pour tenter de "goûter" les ingrédients, la seconde parce que la première n'était en fait pas terrible et que je devais réitérer l'expérience chez un autre vendeur. Quel sacrifice et quelle dévotion n'est-ce pas. 

J'ai terminé la promenade par un grand latte au sirop de noisette de Starbuck, et ce afin de me rappeler que leur café est vraiment nase comparé à celui que je fais à la maison avec ma French Press Bodum et du café bio équitable (bobo moi? Pas du tout...). Starbuck, hormis leur aura de dépaysement américain et leur sigle qu'il fait bon d'arborer une mug à la main, c'est vraiment pas terrible en fait, sauf quand on est en vacances aux States ou au Canada, là ça poutre grave!

Une fois rentrée à la maison, j'ai enveloppé la Pouille dans une couette afin qu'elle se remette de toutes ces émotions, je me suis fait un thé roiboos épicé et j'ai allumé ma bougie Dyptique de Noël 2011 pour me plonger dans un nuage de douceur. C'était un cool samedi relaxant. 



D'habitude, mes samedi se ressemblent tous. En gros: mis à part le ménage qui me prend 3-4 heures parce que je suis Monk, j'en fous pas une, et j'ai l'impression que le temps me file entre les doigts. Je devrais plutôt me botter le fessier et bouger afin d'avoir l'impression d'avoir une journée plus longue et plus remplie, conseil que je devrai par ailleurs appliquer à ma vie en général. Les Big 4-0 étant à portée de mains, je me dis que je devrais réfléchir à ce que je voudrais faire de ces 20 à sans doute 30 années de carrière professionnelle qui m'attendent avant la retraite, parce qu'honnêtement, je ne me vois pas rester dans mon job actuel sans péter une durite dans un futur proche. 

J'envisage d'ailleurs d'acheter un local commercial et de m'installer comme antiquaire comme Jennifer Love Hewitt dans Ghost Whisperer. Ca a l'air cool comme job, elle se casse tout le temps de son mag' pour aller débiter à des gens qu'elle voit les morts qui veulent leur dire qu'ils ont oublier de jeter un sauciflard qui est caché sous un meuble et qui pourri lentement en dégageant une odeur de fermentation... Ouais, ça a a l'air cool.

lundi 14 janvier 2013

C'est l'homme de ma vie

C'était en octobre 2011. Le 22 octobre. Un samedi.

J'étais en pleine lecture de Walking Dead, et, comme cela m'arrive de temps en temps, j'évaluais notre système de défense et ce que l'on pourrait faire pour rendre l'appart' plus sécurisé en cas d'invasion de zombies. Non non, je n'ai pas attendu Walking Dead pour ça, j'ai toujours eu dans l'idée qu'il fallait penser à renforcer son chez-soi en cas d'invasion de quelque chose de moche et qui pue (et je ne parle pas ici de la bombe de Febreze dans les chiottes, non). Je ne sais pas pourquoi, j'ai sans doute trop regardé Terminator.

Quoi qu'il en soit, le 22 octobre 2011, j'écrivais ce billet.

Je ne pensais pas vraiment acheter une hache un jour, mais à chaque passage au Brico, je regardais si il n'y en avait pas une qui trainait avec mon nom gravé dessus en lettres elfiques de feu.

Arriva Noël 2012. Ouais je sais, j'ai genre un mois de retard pour ce post mais bon, hein, on va pas pinailler pour ce genre de détail, déjà que quand j'écris quelque chose ici c'est Byzance...

Donc, arriva Noël 2012. Maguth avait mis au pied de notre plus beau sapin du monde deux paquets étranges et "fragiles!"qu'il m'avait dit. Je ne sais trop pourquoi mais je m'étais dit que c'était sans doute des ailes de libellules géantes pour faire un cerf-volant. Allez comprendre.

Quand vint l'heure d'ouvrir les cadeaux, je reçu d'abord un petit haut-parleur portatif BlueTooth JBL pour pouvoir y connecter mon smartphone. Une chouette gadget.

Puis, je pu enfin ouvrir mes ailes de libellules... Et là, je crois que mes yeux sont sorti de mes orbites.

Une hache Fiskars x17 (1570gr, 600mm) brillait comme Excalibur entre mes mains.


Le second paquet contenait quant à lui une autre hache Fiskars plus petite.

Ce jour-là, je sus que Maguth était réellement l'homme de ma vie. Car qui, mis à part lui, aurait eu le culot et les couilles d'aller acheter des haches à sa femme et de les lui offrir pour Noël?

Sans parler du fait qu'il voulait aussi m'offrir une arbalète mais qu'il n'en avait pas trouvé.

Quand on en parle, on nous prend pour des fous. Surtout quand on explique que, voyez-vous, c'est pour se protéger en cas d'attaques de zombies...

mardi 1 janvier 2013

Happy Tourteau 2013!

Hier, on a opté pour un repas de réveillon de fin d'année d'adulte et on a commandé un plateau de fruits de mer en lieu et place de la choucroute devenue habituelle depuis l'année passée.

Ben on le fera plus, parce qu'on est pas encore des adultes j'crois, et que notre palais est plus habitué au repas de foire boudin/croustillons qu'au homard insipide et surtout au tourteau coupé en deux avec tous ses organes cuits qui nous regardent.

Bef, tout ça pour vous souhaitez à tous (oui, vous trois là, qui lisez mon blog en faisant caca) un bon tourteau 2013!




dimanche 16 décembre 2012

Les pas vraiment Plaisirs d'Hiver 2012

J'adore la période de Noël. Je n'ai pas honte de le dire. J'adore les loupiottes partout, les sapins, les déco, les musiques de Noël même. J'aime même faire le shopping de Noël, choisir des cadeaux qui (ne) plairont (pas) à mes proches, me faire bousculer par les Gens (arh, les Gens!) qui tentent d'arriver avant moi à la caisse où une vendeuse livide et surmenée et ayant perdu tout espoir en l'humanité me regardera d'un oeil vitreux, et me saluera d'une "bonjour, 1.559,24€ silvousplaitvousvoulezunemballagecadeau?"* récité sur un ton monocorde.

* Je ne moque aucunement, ayant travaillé dans la vente, je sais ce que c'est, et je salue toujours ces braves collaborateurs de vente chaleureusement en leur souhaitant bien du courage. Même chose en période de solde. Si je faisais les soldes...

Bizarrement, je n'ai par contre jamais accroché aux Plaisirs d'Hiver de Bruxelles que je trouve trop fake, trop industriel, trop blindé de monde, trop surfait. Du coup je n'y vais quasi jamais. Cette année par contre, je voulais aller voir de mes propres noeils si la légende comme quoi des aliens avaient perdu leur chiotte en forme de sapin sur la Grand'Place était vraie. C'est donc avec Poupouille sous le bras (au sens propre comme au figuré vu la populace) que Maguth et moi-même avons pris la courageuse décision de nous rendre sur place en ce doux dimanche soir.

Et bien force est de constater que non seulement en pleine journée, comme en atteste les myriades de photos qui inondent le net, ce sapin est tout bonnement abject, mais en plus, le son et lumière est très loin de rattraper le coup contrairement à ce que j'avais vu sur une vidéo. Les couleurs rendent bien en photo, certes, mais de visu, c'est morne, plat et triste comme les fesses de [insérez ici le nom de votre pire ennemi(e)]. Seule l'illumination de l'Hôtel de Ville rattrape un peu le coup. Bref, je me rallie à la horde de mécontents qui crient au scandale et qui réclament le retour du bon vieux sapin bien burné! Remboursez nos invitations!

HAAAAA!!! 

EEEUUUURRRKKK...

Suite à cette déception de taille, nous avons pris la direction de la Place Ste Catherine, histoire d'aller goinfrer quelque chose de gras qui serait un danger potentiel pour mes artères. A la Bourse, j'ai donc ingurgité un cornet de croustillons en matant les jolies lumières qui habillaient le bâtiment.


En chemin, nous nous sommes arrêté pour écouter quelques instant la musique traditionnelle des Indiens d'Amérique du Nord du Pérou et de leur célèbre flûte de pan bolivienne comanche géante... 

Remarquez le magnifique présentoir à CD artisanal en forme de jeune femme...

Après un arrêt au sacro saint Dragon Toys (qui a bien changé) et un ravitaillement en brols totalement inutiles mais ultra kawaï, nous sommes arrivé à la Place Ste Catherine pour découvrir un manège ahurissant: le Manège d'Andréa. Et là, je dois bien avouer qu'il vaut le détour. Il s'agit d'un manège artisanal hors du commun à la mode steampunk/Jules Vernesque. Il est tout simplement magnifique! Maguth en est resté bouchée bée. Les photos ne lui rendent pas justice donc je ne peux que vous conseiller d'aller le voir. Il est unique en son genre je pense.




Nous avons ensuite traversé le Nuage Bamboo de l'artiste belch' Georges Cuvilliers pour arriver au coeur du marché de Noël des Plaisirs d'Hiver. 

Mikado!

J'ai tenu bon sur la moitié du parcours, puis j'ai abandonné. Je suis ahurie de voir à quel point ce marché est mal foutu. L'espace de circulation, déjà réduit à son minimum, est engorgé tous les 10m par des tentes-bar empiétant sur l'espace de marche disponible. Mais quand on arrive à la zone de la patinoire, mieux vaut ne pas être agoraphobe ou sujet à des crises d'angoisse! Les exposants sont quant à eux variés dans la même gamme de produits industriels. Ce marché n'a aucune âme, aucune identité, aucun charme. Je sais, on a jamais dit qu'il s'agissait d'un marché artisanal, mais je ne peux qu'être déçue de voir qu'un touriste à Bruxelles bouffera des churros au lieu de croustillons et achètera de l'alcool allemand, du fromage de Savoie et des breloques made in China.

Nous sommes donc rentré vite fait à la maison retrouver notre magnifique (vrai) sapin doré fait ce matin, avec un sentiment mitigé de joie (le Manège d'Andréa et les bêtises du Dragon Toys) et de déception (le sapin de la Grand'Place et la confirmation que nous détestons les Gens).

mercredi 20 juin 2012

Tranche de vie du parc

Je promène Princesse Lucy tous les jours au parc du W. pendant au moins une heure après le boulot. Ca me déstresse. On prend l'air toutes les deux. Elle fait pipi pendant que moi sur mon smartphone je vais sur le livre des faces voir qui a commenté mes photos débiles. Elle fait caca, et je prépare le p'tit sac pour cueillir son étron en priant pour qu'il ny ait pas de trou dans le sac, que ses selles ne soient pas trop molles (sinon ça colle à l'herbe) et que ça ne fouette pas sa mère grave parce qu'il n'y a pas de poubelles aux alentours.

En général, je rejoins une amie au parc. "Comment veux-tu que je t'appelle sur mon blog moisi?" lui ai-je demandé. "Ne m'appelle pas" a t'elle répondu. Ne-m'appelle-pas, c'est un peu long à taper, mais bon c'est ce qu'elle voulait.

Ne-m'appelle-pas a un chien elle aussi. Evidemment. Parce que si elle n'en avait pas et qu'elle se pointait tous les jours au parc, par vents et marées, pour se promener avec moi, Lucy et son chien imaginaire, je me poserai des questions sur sa santé mentale. Mais son chien est bien réel, comme en attestera la suite de cette histoire. Pour protéger son anonymat, son chien (un cocker) sera appelé Pas-répondu. Je lui ai aussi demandé comment il aimerait que je le nomme sur mon blog mais il ne m'a pas répondu. Pas-Répondu, c'est aussi pas évident à porter comme nom, et c'est galère à écrire, mais bon.

Ne-m'appelle-pas garde aussi le chien d'une voisine partie en vacances. Un petit truc blanc, plus très jeune, à l'anus proéminant et qui se moque comme d'une guigne des ordres qu'on lui donne. Je nommerai ce chien Oubli. Vous verrez pourquoi plus tard.

Or donc, nous étions au parc hier soir. Il faisait bon, un peu venteux mais doux, nuageux mais pas trop, et les tilleuls exhalaient un parfum doux, fleuri et très légèrement sucré qui enivrait mon pif plat d'asiat' aux lunettes qui glissent. Il n'y avait pas trop de monde et nous savourions le moment présent. Nous étions assises sur un des versants vallonés de ce bel espace vert, moi sur un sac en plastique de la Fnac, et Ne-m'appelle-pas sur un sac à crotte sans crotte pour éviter d'attraper un rhume de cul à cause de l'herbe très légèrement humide.

On discutait de tout et de rien, Pas-répondu aboyait de temps en temps en fourrageant dans les fourrés, Lucy courait après les batons que je lui lançais sans jamais les ramener. Et Oubli, et bien on l'avait l'oublié, fâcheuse tendance que nous avions tant ce chien est discret. Il disparaissait puis réapparaissait lors des promenades, comme si il empruntait un tunnel temporel.

Tout à coup, un jeune golden retriever fit son apparition. Un peu foufou, il se mit à renifler l'orifice à crotte de Lucy, qui, étant stérilisée, n'aime pas du tout ça. Pas-répondu courru à son secours afin de chasser le malotru, mais, encombré d'une branche d'arbre de la taille d'un gosse de 12 ans qu'il voulait absolument ramener avec lui, il finit par abandonner la tâche de garde du corps et se contenta dès lors d'aboyer sur sa bûche, ce qui, vous vous en doutez, ne fit ni chaud ni froid au golden retriever lécheur de trou-de-balle. Ce dernier n'avait pas plus cure des hurlements de sa maîtresse pour le ramener à ses pieds. Quant à Oubli, il tentait de se faire oublier de ce gros chien venu d'il ne savait où.

Vint alors se rajouter à l'équation un cinquième chien, un labrador de bonne taille, les poils de crête tous relevés, ce qui n'est jamais bon signe. S'en suivi un méli-mélo / manège tournicotant de poils, aboiements, queues fouettant l'air et sorties des rectum canin, tout ça à moins de 48.3 cm de nos propres visages à Ne-m'appelle-pas et moi-même, avec Pas-repondu qui continuait à hurler sur la branche qu'il avait ramenée et qui gisait, morte, à ses pattes. Pourquoi les chiens s'obstinent-ils à toujours jouer, courir ou se battre entre nos jambes ou sur nos genoux reste un mystère à éclaircir.

Enfin, le jeune golden retriever se décida à rallier le vaisseau-mère qui avait la forme d'une jeune femme mince aux cheveux tirant légèrement sur le roux et en sandales d'été. Pas-répondu ayant enfin abandonné sa branche morte de 38kg, il se dirigea d'un pas gaillard vers le labrador à crête afin de défier celui-ci en un duel mortel de regard en coin. S'en suivi un défi angoissant de coups d'oeil en oblique et de retroussement de babines, Pas-répondu tentant qui plus est de paraître plus grand que le labrador sans comprendre qu'il lui manquait facilement 14cm au garrot au minimum. Cest à bras-le-corps que dû intervenir la maîtresse du labrador à crête afin de ramener celui-ci dans son giron, tout en s'excusant platement du comportement de son chien. Le calme revint enfin. Pas-répondu pu se consacrer à nouveau à son travail de percheron ardennais dans les fourrés, Lucy pu à nouveau courrir après des bâtons sans les ramener et Oubli fut à nouveau oublié.

C'est alors que la tête chevelue d'une dame connue de tous les maîtres de chiens mâles apparu au sommet de la pente sur laquelle nous étions sises (en fait, c'était dans notre dos mais on l'a vue en se retournant). Une dame possédant trois chiens, dont une chienne en châleur. Une dame qui s'obstine à venir au parc avec cette chienne, et qui du coup, rend tous les mâles fous d'excitation. Cela fait deux semaines que l'on essaye d'expliquer à cette dame que non, vraiment, venir au parc avec une chienne en pleine chasse, c'est pas le mieux à faire, surtout à l'heure où l'on peut lâcher les chiens. Deux semaines que cette dame nie totalement le bien-être de tous les autres promeneurs et de tous les autres chiens. Une dame à abattre quoi.

Pas-répondu ne fut bien évidemment pas insensible aux charmes sanglants de la chienne de cette pauv' dame un peu ramollie de partout mais surtout du bulbe. La solution trouvée par cette charmante imbécile: porter sa chienne dans ses bras. Pas-répondu n'en fut pour le moins pas dupe et entrepris de sauter sur la dame dans l'espoir vain d'apercevoir la rose plapitante d'amour de cette chaudasse de chienne. Tout comme le jeune chien d'un autre promeneur par ailleurs. Dans ma tête, je voyais déjà quel sorte de tableau cela pourrait donner: imaginez le style de La Dame à la Licorne, mais en lieu et place d'une donzelle, placez une grosse dame de +/- 60 ans à la chevelure filasse et en même temps bouffante, portant une chienne à la vulve gonflée et légèrement tachée de sang, avec aux pieds de la grosse dame deux chiens, un cocker et un petit chien mince et noir debout sur leurs pattes arrières, faisant le beau en quelque sorte, la langue au vent et le pénis humide à l'air. Voilà, vous avez "La Connasse du Parc", un chef d'oeuvre malheureusement pas rare du tout et gratis qui plus est.

Ne-m'appelle-pas n'eut pas d'autre choix que d'aller chercher Pas-répondu par la peau du cou et de le tenir pendant que la décérébrée faisait son tour, laissant sa chienne uriner partout, ce qui, en langage chien, est l'équivalent des petits mots laissés sur les cloisons des chiottes publiques, genre "je baiz pour un choco - apèllle moi au 0123456".

Une fois la dame disparue dans le petit bois jouxtant les plaines du parc, Ne-m'appelle-pas lacha son chien qui fonça droit lire le petit mot laissé par la cette chaudasse de chienne qui "baiz pour un choco". Ne-m'appelle-pas resta donc debout pendant 15 min, les yeux rivés sur son chien pour empêcher celui-ci d'aller échanger son Kinder Bueno contre une partie de pattes en l'air. Je suggérais alors de déplacer nos trônes de plastiques et de nous asseoir à proximité de l'endroit où Pas-répondu commençait à décryptre la lettre d'amour urinaire de la chienne, histoire que mon amie ne reste pas debout pendant une heure et qu'elle puisse intervenir si son chien décidait de fuguer pour retrouver sa belle (ce qu'il tenta d'ailleurs de faire plusieurs fois).

Nous étions à peine assise qu'une effluve nauséabonde vint titiller nos narines. Une sorte de mélange de prout marinée dans du vinaigre avec une touche de fermentation de viande rouge. De la merde en d'autre terme. "Je savais bien que j'avais marché dans quelque chose de mou" dit alors mon amie d'un ton peiné. Ayant décidé de porter ses bottes à semelles crantées pour la promenade, c'est avec horreur que nous avons constaté que toutes les rainures de sa botte droite étaient pleines de matières fécales (mal)odorantes. Nous maudîment sur plusieurs générations le/la maître(sse) de chien qui n'avait pas ramassé les déjections de son clebs.

Vint se rajouter à cette découverte le sadisme de Pas-répondu qui, nous voyant occupées à contempler une masse de caoutchouc collée au pied de sa maîtresse, fainta retourner fourrager dans les buissons avant de tenter une fuite vers les bois dans lesquels avait disparue l'élue de son sperme. Fuite vaine car Ne-m'appelle-pas pu l'intercepter à temps, faisant voltiger dans les airs des particules odorantes de merde canines tel le pollen au printemps à chaque pas qu'elle fit.

Je suggérais alors à mon amie de lever le camp et de faire le tour du parc au lieu de rester statique afin de distraire Pas-répondu. Le stratagème fonctionna plutôt bien, et nous pensions pouvoir clôre la promenade de manière plus calme. De plus, cela permis à Ne-m'appelle-pas de frotter sa botte dans le gravier et l'herbe afin de la nettoyer. Nous avons même sauté de joie en apercevant un résidu de flaque d'eau boueuse dans laquelle elle pu faire patuager son pied aux remugles d'étron.

Nous marchions depuis à peine 10 minutes lorsque, ayant retrouvé Oubli que nous avions à nouveau/encore (biffez la mention inutile) oublié, Ne-m'appelle-pas  chercha soudain Pas-répondu. Il était en fait tout près, dans de hautes herbes, quand soudain, un bruit étrange sorti de sa gueule, une sorte de "RaakkkkGAAaaarrrggh" rauque et mouillé. Pas-répondu venait de vomir.

Ne-m'appelle-pas resta d'un calme olympien. Elle sorti le seul et unique mouchoir en papier qu'elle avait en sa possession et entrepris de nettoyer le museau nauséeux de son chien. Heureusement, à quelques mètres de là se situe une petite baraque en brique qui n'ouvre qu'en été, abritant un monsieur-pipi faisant aussi office de vendeur de glaces, boissons, chocolat etc, mélange commercial pour le moins étrange grâce auquel nous pouvons maintenant avoir le chocolat au bord des lèvres de multiples façons. A l'extérieur de cette baraque a été installé un robinet afin d'abreuver les chiens et tout récemment, nous y avons trouvé un évier au ras du sol, fixé au mur (je le croyais déposé là comme un déchet), et qui fait en fait office d'abreuvoir. Amis du design et de la grande classe, bonjour! Outre le look abominable de la chose, l'évier en question était plein d'eau, de feuilles mortes, de brindilles, de cailloux, bref, il était clairement hors de question que nos chiens s'abreuvent là-dedans.

Ne-m'appelle-pas y plongea donc sa botte crottée en fronçant le nez avant de refaire couler de l'eau pour tenter de nettoyer l'évier. Quant à moi, je réprimais un brusque haut-le-coeur. La vue de ce lavabo dégueulasse accroché au mur me révulsant au plus haut point. J'ai toujours eu un souci avec la saleté. Au point que je me demande si je n'acheterai pas des lingettes pour mes mains. Monk a raison tout compte fait, ce monde est si sale.

Heureusement, rien de bien notable ne nous arriva par la suite. Nous ralliâmes la sortie du parc sans autres incidents ormis l'oubli de Oubli que nous retrouvâmes de suite. La promenade se clôtura par les salutations de rigueur à un autre habitué du parc qui nous lâcha une blague d'une finesse de la taille d'une enclûme.

C'était un jour au parc comme un autre, après tout.

mercredi 9 mai 2012

Heu...

C'est quoi cette assiette de garnitures? Il est où le steak? Les frites? La sauce?

Comment ça chuis au régime!? J'étais même pas au courant!



lundi 7 mai 2012

Ha!

J'ai eu une semaine de congé. C'était drôlement bien! On a vécu la vraie vie: se lever quand on veut, bouffer ce qu'on veut quand on veut (mon tour de taille en atteste), sortir quand on veut (on est pas sorti beaucoup) et glander quand on veut (on a beaucoup glandé), faire des siestes avec Poupouille couchée sur le ventre, aller dormir tard sans devoir se dire qu'on va pas pouvoir se lever à l'heure le lendemain, et balader Poupouille partout avec nous. La vraie vie quoi, comme elle devrait être sans même avoir bu de Coke Zero. Trop bien.

En vacances, Lucy a la lippe molle.

On avait pensé faire un city trip alors on est allé à Bruxelles, code postal 1000. Nous on est au 1180. Ben quoi!?

On a quand même eu le courage d'aller au Kinépolis en Cambio voir The Avengers mercredi soir. On aurait pu appelé ça "l'expédition" tellement on était fébriles à l'idée de sortir de l'appart'. On aurait dû éviter. Maguth a bien aimé le film, moi je l'ai trouvé mou et pas original (non, j'vous ferais même pas de critique, pas envie). Mais le pire était à venir. On est sorti de la salle à 23.45, le sac plein de bonbons, plutôt content, et on estimait être de retour à la maison pour minuit. On est rentré à 02.00 du mat'. L'autoroute était fermée pour cause de travaux, et on s'est retrouvé coincé dans un embout' mortel pendant 2 heures. 2 HEURES. A minuit! Mais c'est quoi ce monde dans lequel même à minuit en pleine semaine y a des files de gueux sur les routes!? Je vous parle même pas du self-control de ouf qu'il m'a fallu pour ne pas me transformer en Hulk. Celui de Avengers aurait paru mollasson à côté de moi. Même Maguth a failli exploser, mais je l'avais même pas remarqué vu qu'une arme nucléaire de destruction massive était en construction dans mon corps graisseux et que des moines bouddhistes coréens venus des profondeurs de mes origines asiatiques tentaient de calmer le jeu.



Mis à part ça, on a été mangé un burger au Balmoral et le milkshake du jour était au Nutella. Une Tuerie hyper spatiale! Sans parler du cupcake au cuberdon de Lilicup. Un véritable orgasme buccal.

Et aujourd'hui c'est le premier jour de retour au turbin, à se demander ce qu'on fout là bordel de merde. Ca pue le désespoir et les rêves brisés dans ce bureau...

Heureusement que Super Poupouille vole à mon secours dans sa cape mauve et rouge!

samedi 10 décembre 2011

Le Noël des Animaux

Le 10 et 11 décembre 2011, c'est le Noël des Animaux dans la majorité des refuges pour chiens et chats. C'est l'occasion ou jamais de laisser parler son cœur et d'offrir un peu d'attention aux animaux abandonnés et souvent désespérés qui sont hébergés chez Veeweyde, Animaux en Péril, La Croix Bleue ou tout autre refuge près de chez vous: un jouet, un vieux coussin ou un panier, un sac de croquette, un petit geste à défaut de ne pouvoir les adopter tous.



Cette année, j'avais décidé d'apporter quelques coussins de Lucy, et d'acheter des sacs de croquettes pour les protégés de Veeweyde. Lucy venant de ce refuge, cela me paraissait naturel. 

Pour qui n'a jamais été dans ce genre d'endroit, il s'agit d'un grand bâtiment où environ une centaine (!!!!) de chiens et chats abandonnés sont mis en cage en attendant qu'une famille vienne les adopter et les sauve de ce désespoir dans lequel leurs maîtres précédents les ont plongés. Imaginez des cages dans lesquelles des chiots d'à peine quelques semaines sommeillent l'un contre l'autre dans un vieux panier. Imaginez des vieux chiens de plus de 10 ans (l'équivalent de 70 ans pour un homme), complètement déboussolés et perdus, pleurant leur maître. Imaginez des jeunes chiens de 3 mois ne comprenant pas ce qui leur arrive, ou des chiens adultes ayant vécu soit un enfer de maltraitance soit même un foyer heureux, se retrouvant là, ne comprenant rien à ce qui se passe, pleurant, implorant, jappant, aboyant, afin d'attirer l'attention des humains qui passent. Visiter un refuge, c'est un brise-cœur. Je n'en ressors jamais indemne. J'en chiale devant ces cages. Je conchie ses hommes et ses femmes indignes et d'un égoïsme tel qu'ils préfèrent abandonner leurs compagnons au lieu de tenter de trouver une solution. 

Au milieu de cet océan de tristesse et de désespoir travaillent des hommes et des femmes en pull bleu. Ce sont les anges sauveurs et protecteurs de ces pauvres êtres perdus. Sans relâche, 7 jours sur 7, ils nettoient, brossent, nourrissent, soignent et accueillent les animaux que des connards viennent larguer car devenus "indésirables" ou "trop encombrants". Je les admire. Je les aime. Jamais je ne pourrai faire ce qu'ils font. Comment se retenir de ne pas frapper ou insulter un maître violent envers son animal de compagnie? Comment rester calme quand une famille vient déposer son chien parce qu'"on part en vacances et qu'on ne peut pas le prendre avec nous"? Comment mettre fin à une vie quand on sait qu'il n'y a plus d'autre issue parce que le chien a plus de 16 ans et que personne, jamais, ne l'adoptera? Comment résister à ces centaines de paires d'yeux suppliant des caresses, ne fut-ce qu'une. Juste une. Pour se sentir aimer ne fut-ce qu'une seconde, encore? Ces gens en pull bleu, nous leur devons un respect immense.

Cette année donc, j'avais décidé d'apporter au moins 30kg de croquettes à Veeweyde. Puis me vint l'idée d'en parler aux gens du parc du Wolvendael où je promène Lucy.Tout ceux qui ont un chien ont bien un vieux coussin, de vieilles couvertures, un jouet ou un collier qui traîne. Je décidais donc de demander l'aide de mes "potes de promenade", en particulier de Georges, figure de proue du parc que tout le monde connaît, et maître de Marshall, un splendide chien provenant lui aussi de Veeweyde. Enchanté, Georges fit plus que m'aider: il souleva les masses! Dans mon rêve le plus fou, je m'imaginais débarquer à Veeweyde avec une bagnole pleine à craquer, leur remettant une carte avec toutes les photos des chiens et des gens ayant participer à la collecte. Mais je me disais que ce serait trop beau.

Le dimanche 4 décembre, Georges et moi-même étions sur le pied de guerre: la collecte avait lieu ce jour-là, le matin chez Georges et l'après-midi chez moi. Georges avait pour l'occasion sorti le grand jeu: vin rosé et fromage s'il vous plait! A 13.00, Maguth et moi étions chez lui, armés de nos sacs de rando de 30L chacun et d'un body bag monstrueux. Georges avait récolté l'équivalent d'un petit magasin d'articles pour chiens et chats: litière pour chats, croquette, paniers, coussins, jouets, laisses, colliers, harnais, nous n'en revenions pas! J'aurai bel et bien ma voiture bourrée de matos!

Ce samedi 10 décembre, c'est en Cambio que je pénétrais dans mon garage afin de remplir la voiture de tous les généreux dons. Julie était venue m'aider, et grâce à son esprit super analytique de l'espace en 3 dimension, elle réussi l'exploit de tout mettre dans la voiture tout en me laissant un espace pour la vision dans le rétroviseur! Cette fille est une perle. Je n'en revenais pas.



Après 30 min passée à tout empaqueter et étiqueter, c'est à 11.00 que nous nous sommes mises en route pour l'Avenue d'Itterbeek.  Arrivées devant Veeweyde, c'est dans un parking plein que nous avons intercalé notre petite voiture pleine comme un œuf avant de prendre la carte faite avec les photos des chiens et leur maître et un petit pot de poissons séchés. Ainsi légèrement chargées, nous nous sommes dirigées vers le centre d'accueil pris d'assaut par des couples et des familles venus déposer eux aussi leurs cadeaux et/ou adopter un petit chien/chat. 

Nous remettons la carte et le petit pot de poissons au premier ange bleu que nous voyons:

"Bonjour. Nous vous apportons ce petit don de la part des amis de Veeweyde du Parc de Wolvendael".

L'ange bleu saisit le petit pot en nous remerciant et le place au pied du sapin, avant de regarder la carte.

"Maintenant si vous voulez bien nous suivre, on a une voiture pleine! Ce serait bien si vous aviez une brouette!"

Là, l'ange bleu, un peu dubitatif et interloqué, harangue un collègue et c'est ainsi que nous nous dirigeons vers notre coffre au trésor...

Au moins 10 aller-retour furent nécessaire pour vider la voiture!




Une fois à l'intérieur, une jeune femme, sans doute une responsable, nous remercie encore, passablement abasourdie par la quantité de nos dons, alors que le journaliste de Veeweyde me demande de lui envoyer mes photos du déchargement ainsi que la carte afin que, peut-être, nous puissions apparaître dans le magasine de janvier.

Julie et moi sommes aux anges. Notre mission est accomplie. 

 Notre ange bleu

Transportées par cet élan de joie, nous nous dirigeons vers le chenil. Cela fait un petit moment que Maguth et moi nous demandons si Lucy n'aimerait pas un petit frère ou une petite sœur. Dès les premières cages, mon cœur se serre. Les larmes se bousculent à nouveau dans mes yeux. Tant de tristesse. Pourquoi, ai-je envie de demander? Comment? A côté de ça, nos cadeaux ont l'air au mieux de pis-aller. J'aimerais tant tous les prendre, tous les aimer, leur faire comprendre qu'ils ne sont pas seuls. Que tous les humains ne sont pas des sales cons. Un petit chien mâle, à peine âgé de 4 mois, maigre à faire peur et ressemblant à Lucy mais en noir vient me voir. Ses grands yeux semblent me demander de lui expliquer ce qu'il fait là. Il ne comprend pas. Moi non plus.Je ravale un sanglot.

Julie et moi sortons, totalement retournées, les yeux humides. Nous discutons quelques instants dans la voiture. Dois-je prendre ce petit chien? J'appelle Maguth. Prends-le me dit-il. Oui mais Lucy? Je doute. L'équilibre que nous avons avec elle est parfait, j'ai peur de tout foirer en apportant un élément extérieur en plus. Je vais devoir y penser. D'ici-là, peut-être que ce petit chien aura trouver une famille.

Avant de partir, nous avons discuté un peu avec l'ange bleu qui nous a accueillies. Je lui demande comment il fait pour travailler ici. Il me dit que les premiers mois sont très durs. Après, il faut se faire une carapace. Cela fait plus de 20 ans qu'il travaille à Veeweyde. J'ai envie de le serrer dans mes bras lui aussi.

Nous partons, un sentiment de joie et d'"avoir fait ce qu'il faut" nous envahit mêlé à une tristesse extrême. Le regard de ce petit chien noir me hante encore maintenant. Peut-être que demain...

En attendant, c'est avec une très grande fierté que je remercie tous les amis de Veeweyde du parc du Wolvendael et d'ailleurs pour leurs dons. Grâce à eux, les chiens du refuge auront quelques coussins en plus, de la nourriture, des jouets, des couvertures chaudes.

Je n'y serais jamais arrivée sans vous tous. 

Merci Marshall, Yucca, Henri, Yana, Inouk, Flora, Spirou, Xena, Teddy, Syrius, Zoé, Cerise, Louise, Milou, Lola, Gizmo, Djodjo, Lana, Bronco, Nyuki, Arthur, Nemo, Max, Dida et tous les autres.

Merci à Georges pour son aide incroyable et le cœur qu'il a mis dans cette récolte.

Merci à Julie d'être venue avec moi à Veeweyde et d'avoir su tout mettre dans la Cambio. 

Merci à vous, les anges bleus. Surtout.

Merci. Pour Lucy. Car comme j'aime à le dire: avant, j'avais un trou dans mon cœur qui avait la forme de Lucy. Maintenant, ce trou est comblé par de l'amour pur.




Voici maintenant le listing de tous les dons - c'est énorme:


 



jeudi 3 novembre 2011

Panses vertes

Aujourd'hui j'ai reçu ma commande Zooplus. Dedans il y avait des blancs de poulet séchés et des anchois séchés dont Lucy raffole.

Mais il y avait aussi des panses vertes de bœuf séchées.

Les critiques étaient très bonnes. Donc j'en ai acheté.



C'est abominable.

Non seulement ma petite sultane rousse ne les aime pas...

Mais en plus...

Ça fouette la merde. La chiasse même pour être précise. La chiasse de bœuf!
Je ne sais pas quoi faire...

Help.

jeudi 25 août 2011

Je suis Colère. Je suis Haine.

Hier soir je me suis retourné l'ongle du pouce. Ça fait un mal de chien. Je m'étais jamais retourné un ongle. Ça fait vraiment un mal de chien. Et après, le coeur se dit que ce serait bien d'aller voir ce qui se passe dans cette zone endommagée et hop, il migre de la poitrine vers l'endroit blessé, ce sale concierge, en l'occurrence l'ongle du pouce. Et ça pulse. Ça pulse encore et encore. Du coup j'ai passé la soirée avec le pouce en l'air, histoire de renvoyer mon coeur à sa place. J'avais l'air de dire "ouais, top cool!" tout le temps mais il suffisait de jeter un oeil à ma gueule pour vite déchanter.

Ce qui m'amène à ceci:  que faites-vous quand vous vous faites mal? Je veux dire, une fois passée la phase "ARGH la vache, j'me suis coincé l'doigt entre le coussin et la couette"? Vous écrasez une larme? Vous vous réfugiez dans les bras de Bèbère ou de Cunégonde en mode "bébé cadum a trop mal"? Vous passez dessus parce [...] la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale? Vous regardez la zone blessée et poussez dessus en riant et en bavant?

Je croyais avoir un comportement normal quand je me blesse. Mais cela a changé hier quand Maguth m'a dévoilé la vérité. Quand je me fais mal, apparemment je rentre dans une rage folle. Bon, ceux qui me connaissent savent déjà que je ne suis pas une geisha petite fleur mais plutôt un ours berserk en armure de plate armé d'une hache à double tranchant. Mais il semblerait que la douleur décuple cet état déjà pas très gracieux.

Ors donc, hier soir, après le retournement d'ongle suite à un combat acharné contre une horde de gobelins affamés (lire: avoir tenté d'ouvrir un paquet de jambon de Parme) et le cri "HA putAIN!! Mais s'pas vrai!!", j'ai vu Maguth accourir mais s'arrêter à un mètre de moi. Comme si une barrière invisible l'empêchait d'approcher plus avant. Je vous passe les vociférations, insultes et malédictions des paquets de jambon de Parme jusqu'à la chaîne de production, la pause du sparadrap tendu par la main hésitante de Maguth, tenté de me le poser lui-même mais n'osant pas trop quand même, la finalisation de mon sandwich et surtout le nuage noir et orageux qui a flotté au-dessus de ma tête pendant au moins une heure.
  • Maguth: Ça va? T'as pas trop mal?
  • Ourse berserk: Nan, ça va. De toute façon je suis tellement en colère que je sens pas la douleur, même si je sais que je devrais.
Une fois calmée, Maguth m'a soudain avoué que, quand je me faisais mal, il ne savait jamais vraiment quoi faire tant je ne suis que Colère et Haine. Il n'ose pas m'approcher de peur de s'en prendre une, ne peut me toucher tant la bulle de haine est énorme, et a surtout peur que, vu la violence de ma furie, je me fasse mal ailleurs. J'ai ricané un coup et laché un "ben quoi, c'est normal non?".

Non, m'a t'il laché platement.

Quand les gens se font mal, ils crient puis se résignent et/ou se morfondent sur leur pauvre sort. Ils ne rentrent pas dans une colère noire, ne veulent pas éradiquer toute vie sur Terre et évitent en général de s'emparer d'un couteau tranchant alors que le pouce, qui a quand même un rôle prépondérant dans la tenue d'outils, est H.S. Et surtout, ils ressentent la douleur, qui n'est pas, je répète, pas anesthésiée par la colère de manière générale.

Beuh.

Bienvenue ici ! Welcome !

Un joyeux bordel et un véritable mic-mac de ce que j'aime (ou pas), avec photo, jeux débiles, sondages navrants, bref, ma vie quoi ;) N'hésitez pas à laisser un p'tit mot!
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...