Libellés

samedi 24 avril 2010

Poupouille - ça fait un an!

Il y a exactement un an de cela, notre vie connu un bouleversement majeur: Poupouille (aussi connue sous le nom de Lucy) entrait dans notre quotidien pour notre plus grande joie. Cela fait un an qu'elle arpente avec nous les vallées herbeuses des parcs bruxellois, bave devant notre bouffe, perd des poils partout tout le temps et surtout, nous rend encore plus heureux que nous l'étions auparavant. 

A Poupouille donc, le meilleur chien du monde! ;) Célébrons donc ça avec des bulles! Haha!

jeudi 22 avril 2010

Lydie

Déjà coupables de nous avoir ému aux larmes avec "La vielle dame qui n'avait jamais joué au tennis", Zidrou et Lafebre rempilent avec ce petit bijou paru il y a peu, au titre simplissime: Lydie.


Lydie nait un beau jour de 1932, dans la petite maison de Camille, jeune fille simple d'esprit élevée seule par son père, Papa Tchou Tchou. Malheureusement, Lydie ne dira rien en sortant du ventre de sa maman, car Lydie est déjà au ciel. Accablée de chagrin, Camille ne s'en remet pas.

Puis un jour, Camille retrouve le sourire et la joie de vivre : son bébé est revenu, les anges le lui ont rendu! Tous les habitants de son quartier, l'"impasse du bébé à moustache", n'en reviennent pas et regardent Camille bercer un nourrisson imaginaire, lui parler, l'embrasser et même le nourrir. Que faire, car elle a l'air si heureuse? La replonger dans sa tristesse? Dans un élan de solidarité, de compassion, et on peut le dire, d'amour, tous les habitants de l'impasse du bébé à moustache décident alors de rentrer dans le jeu, pour aider Camille. Mais Lydie est-elle vraiment imaginaire?

Si vos yeux ne s'embuent pas un brin à la fin de ce magnifique album, c'est que vous n'avez pas de coeur. L'histoire de Zidrou, bien que simpliste, nous transporte dans ce petit coin de rue où tout le monde se serre les coudes. On peut aussi dire que Lafebre se confirme comme étant un dessinateur "de gueules" : ses personnages sont tout bonnement uniques. Il croque les visages, expressions et sentiments mieux que quiconque, sans parler de l'atmosphère qu'il insufle dans chaque case en quelques coups de crayon et de pinceaux. 

Un très beau livre.


mardi 20 avril 2010

Super héros ou vigilante?

L'autre jour, alors que je rangeais notre superbe bibliothèque toute neuve, je suis tombée sur la collection de vieux comics américains aux couleurs criardes de Maguth. En les rangeant aux côtés des nouvelles BD récentes exploitant le même sujet inépuisable, je me suis demandée ce qui différencie vraiment un super héro d'un vigilante (ou personne appliquant sa propre justice, en général en réponse à une agression qu'elle a subie).

Prenons Superman. Lui c'est le super héros par excellence. Il est beau, fort, gentil tout plein (je parie qu'il embrasse les chatons qu'il sauve), il vole la cape au vent et porte un slip rouge moule-burnes sur une combi bleue plus que près-du-corps. Donc déjà, faut être passablement sûr de soi pour oser sortir comme ça. Je suis même sûre qu'il ne fait jamais caca et ne rote pas. Les méchants, il les frappe juste un peu pour les empêcher de se faire du mal à eux-mêmes avant de les remettre entre les mains de la police, en général incarnée par deux agents mou du bulbe qui le regarde d'un air ahuri alors qu'il s'envole en leur adressant un p'tit salut militaire, le sourire pepsodent plaqué sur son visage de bon américain venu de Krypton. Ça c'est un super héros.

1. Coiffure complexe avec bouclettes, crolles et lissage arrière et regard inquiet mais bienveillant du berger sur son troupeau de moutons égarés
2. Super musculature extra-terrestre
3. Slip moule-rien passé au-dessus la tenue hyper près-du-corps
4. La cape. Haaa la cape!

Regardons maintenant The Punisher. Ça c'est un vigilante pur et dur. Tout débuta lorsqu'il perdit sa p'tite famille, non pas au centre commercial parce qu'ils étaient aller chercher de la barbe-à-papa sans lui, mais plutôt froidement et vilement abattue par de méchants vilains pas bô qui sentent de la bouche. Laissé pour mort, The Punisher se relèvera d'entre les cadavres pour appliquer sa justice personnelle, à grand renforts de flingues et sans l'aide de nos deux mou du bulbe déjà mentionné ci-dessus. La tenue d'un vigilante, si l'on en croit The Punisher, se doit d'être noire et bien sûr moulante, accessoirisée d'une ceinture métallique de bad-ass, avec parfois un long manteau pour l'air mystérieux (parce que la cape, ça fait vraiment trop super héros) et surtout, il ne faudra pas négliger d'aller à la gym soulever quelques poids afin de bien remplir le t-shirt (un rien troué pour montrer qu'il a souffert) moulant ses biceps, abdo et pecto. Touche perso: le regard ténébreux et dangereux (les yeux un peu plissés, le visage un rien baissé, les sourcils froncés), qui attire les damoiselles en détresse et effraie les criminels de bas étage.


1. Super musculature aux stéroïdes
2. Regard "fais moi pas chier et apporte moi mes charentaises" (vous remarquerez que le Punisher a une vilaine implantation de cheveux qui indique qu'il sera chauve sous peu)
3. Top graphique seconde peau
4. Giga ceinture faite avec des rouleaux d'alu, pour emballer les tartines pas mangées du midi
5. Guns, guns, guns

Maintenant, il y a ceux qui flirte avec les deux catégories. 

Exemple: Batman. Voici la check list:

- Cape. Super héros.
- Regard ténébreux. Vigilante.
- Armes: uniquement défensives et plutôt McGyver-esques. Super héros.
- Traumatisme (parents tués sous ses nyeux). Vigilante.
- Ne tue pas les méchants. Super héros.
- Tenue: noire et en une sorte de latex moulant. Vigilante.
- Masque: mmmm… Spiderman est un super héros et porte un masque. Flash aussi. Donc super héros?
- Milliardaire. … En général les mauvais sont riches (cf Lex Luthor)


1. Masque pour cacher son identité de honteux milliardaire aux couilles en or
2. Regard ténébreux sans pupilles - trop ouf!
3. La cape. Haaa la cape!
4. La ceinture McGyver-esque, ou Agence Tout Risque-esque
5. Le collant hypra moulant et le slip passé par-dessus, un must!


Ou encore Wolverine (Serval) des X-Men.

- Regard vraiment dangereux (même pas ténébreux). Vigilante.
- Armes: franchement mortelles!!! Vigilante.
- Traumatisme (expérience sur et dans son petit corps pas vraiment dodu et maigrelet). Vigilante.
- Parfois, tue pas les méchants, parfois ne les tue pas mais collabore peu ou prou avec la police. Super héros et vigilante.
- Tenue: du lycra moulant et jaune avec le slibard passé par-dessus? Super héros!!
- Masque: super héros mais ce n'est pas pour cacher son identité, c'est juste pour le look.

Il y a plus de vigilante, mais pourtant, on le considère comme un super héros.

 1. Le masque pour le look "oreilles de Legolas mais j'ai pas tout compris"
2. Regard méchant avec rictus de circonstance
3. La combi en lycra jaune - moulante (ça devient lassant)
4. Les bô musc' (et pas d'épilation!)
5. Les armes mortelles
6. Le manque total de réaction de sa nouille malgré la bonnasse bleue qui lui colle au dos - ça c'est un super héros!

Vous constaterez donc d'après cette petite analyse très complexe et digne d'un prix Nobel de super héros qu'il y a des points communs aux deux catégories. Le côté moulant de leur vêtements semblant être l'élément prédominant par ailleurs, avec comme spécificité pour les super héros de porter  le calebute par-dessus le collant seyant (et on trouve Lady gaga olé olé)… Sans doute une expression criant au monde que leur corps est un temple?

Quoi qu'il en soit, je suis pour ma part plutôt vigilante. Qu'on en vienne a toucher à ceux que j'aime et ma moralité foutra le camp aussi vite que la vertu d'Angélique Marquise des Anges, sans parler de la montée de violence digne de l'éruption d'Eyjafjallajokull qui émanera de moi telle les gaz d'un corps en putréfaction. Puis bon, semer la terreur parmi ses ennemis d'un regard, porter une super combi-short en latex par 30°C qui moulera bien mes poignées d'amuuuur et jouer avec des couteaux et des shuriken a toujours été un fantasme inavoué (j'ai quand même envisagé la carrière de tueur à gages pendant un temps!).

jeudi 15 avril 2010

Cupcakes et déménagement

Cela fait un bout de temps que je voulais vous parler de Lilicup.

Lilicup, je l'ai découvert grâce à Fab, qui m'a innocemment envoyé un email me disant "tu connais? A tester" avec un article joint au mail sur cette petite merveille. Lilicup, c'est un écrin de douceur au sens propre comme au figuré. Un endroit comme dans un rêve gourmand et moelleux à l'odeur de sucre et de thé parfumé. Lilicup, c'est, et je cite: "la première fabrique artisanale de cupcakes et de pâtisseries anglo-saxonnes made in Belgique".


Mais c'est quoi un cupcake exactement? Vulgairement, c'est un p'tit cake avec une couche de glaçage parfumé et un peu de déco. Ca peut être à tomber (comme chez Lilicup) ou franchement dégueu et écœurant si c'est mal fait. Et ça doit aussi être joli à regarder. 

Perso, j'étais pas vraiment fan de cupcakes à la base. Je trouvais ça gnagnan et dégoulinant de mièvrerie. Puis, constatant que Lilicup était tout près de mon ancien chez moi (à St Gilles/Ixelles), je me suis dis un samedi matin, bah, autant y aller voir un coup! 

Lilicup c'est tout petit, c'est blanc et rose, et de gentilles jeunes filles en tablier blanc vous accueillent d'un sourire chaleureux, un petit cake dans une main, un couteau à glaçage de l'autre. Y a pas à dire, c'est frais du moment chez eux! Puis, devant un tout petit comptoir, s'étalent sous vos yeux ébahis les plus jolis petits cupcakes que vous avez jamais vu! On sent l'amour de la cuisine bien faite, de la décoration et de l'envie de faire plaisir aux papilles comme aux yeux.

Afin d'éviter d'avoir à faire un choix difficile entre les différents goûts lors de ma première visite, j'ai demandé un cupcake de chaque sorte (ou presque)... Oui je fais jamais dans la demi-mesure. Je suis donc repartie avec 6 cupcakes... Une fois à la maison, Lucy bavant à mes pieds, j'ai tout d'abord regardé cette jolie petite chose sous toutes les coutures avant de m'attaquer au cupcake à la violette. Comment vous décrire un orgasme gustatif? Mes yeux se sont arrondis, mes narines palpitaient, mes mains tremblaient presque en reposant sur l'assiette cette splendeur. D'ailleurs, rien que d'en parler, je salive là. Vous l'aurez compris, ce fut une expérience incroyable (et non, je n'ai pas mangé les 6 cupcakes en une fois, parce que l'air de rien, ils sont pas si petits que ça les petits cupcakes de Lilicup)! 

Depuis, chaque semaine ou presque, je me dois d'aller chercher des cupcakes chez Lilicup afin de pourvoir à ce désir secret et envoûtant de sentir ce glaçage doux et parfumé à la perfection (ni trop ni trop peu) et fondant sur ma langue, accompagné du moelleux du petit cake nature ou lui-aussi aromatisé subtilement. 

Les goûts que je vous recommande vivement sont les cupcakes à la violette (mes préférés), à la lavande (même couleur que la violette mais très différents évidemment), à la rose (raaaahhhhh lovely), au beurre de cacahuète (avec confiture au cœur du cake), et à la noix de coco. Il y en a bien sûr plein d'autres mais ceux-ci sont mes préférés; étrangement ceux que j'aime le moins sont ceux au chocolat.

Autant vous dire que pendant le déménagement, il m'a fallu ma dose de cupcakes pour survivre. Et comme c'était Pâques, les cupcakes étaient tous adorablement décorés de petits œufs ou de poussins colorés ^_^


Trop top les photos sur les caisses de déménagements, non? :p

Lilicup
65 rue du Page
1050 Bruxelles
Ouvert du mardi au vendredi de 10h à 17h, et le samedi de 10h à 18h. 

Copyright: la bannière rose et les 2 premières photos proviennent du site de Lilicup.

lundi 12 avril 2010

Six creuses s'il vous plait

La semaine dernière fut riche en courbatures, engueulades typique de couple qui déménage, sommeil perturbé et journées trop courtes. Mais pourquoi garde t'on autant de brol d'abord?!

Vu que je suis un peu beaucoup têtue et qu'une fois lancée dans une tâche je n'arrête que lorsqu'elle est terminée à 100% - sans oublier mon côté "Monk" qui fait que je nettoie tout 3 fois, sans oublier la vérification ultime avec un linge blanc - il m'est arrivé trés fréquemment d'oublier de manger la journée. Hier cependant, exténuée par notre semaine de forçat, j'ai capitulé et nous sommes allé manger au Globe, resto de quartier très connu à Uccle dont la nouvelle salle est juste à côté de chez nous.

Le menu 3 services à €26 m'a tout de suite fait de l'oeil, surtout que figurait en entrée les "6 creuses de Zélande". Et vu que ça faisait des mois que je me disais que je me ferais bien une assiette d'huîtres pour voir si vraiment je trouve ça dégueulasse, j'ai foncé tête baissée et commandé les huîtres!


Et bien je peux vous le dire, je trouve toujours ça dégueulasse. En bouche ça goûte la mer, point barre. La texture est gélatineuse, visqueuse avec des morceaux un peu plus charnus et plus caoutchouteux. Et à l'oeil, c'est juste infâme. Je me suis forcée à en manger 5, mais j'ai laissé la sixième, je n'en pouvais plus. Maguth, qui me connait bien, s'est bien sûr régalé de me voir me forcer à avaler ce pauvre mollusque qui n'avait rien demandé à personne, me faisant remarquer en riant entre deux bouchées de sa croquette aux crevettes, que ma micro-expression de dégoût était subtile mais que me connaissant bien, elle ne lui était pas passée inaperçue.

La prochaine fois, je prendrai le duo croquettes au fromage et crevettes...


samedi 3 avril 2010

Words...

La construction d'un nouveau centre commercial sur l'Avenue de la Toison d'Or se faisant attendre, le terrain pour l'instant vide a servi à plusieurs expositions plutôt sympathiques, comme la structure de bois Cityscape d'Arne Quinze.

Il y a peu étaient exposés ces mots, porteurs d'espoir, de poésie et d'amour. Il s'agissait de l'expo City Words, de l'artiste Alessandro Filippini. Une expo évolutive car parmi les mots de l'artiste figuraient aussi des cercles de couleurs qui furent remplacés par des mots suggérés par les passants.

J'aurai dû vous parler de cette très jolie et apaisante œuvre bien plus tôt vu que cela fait un bail qu'elle a disparue (2 mois, oups), mais les photos sont là pour ceux qui l'ont ratée ou veulent s'en souvenir ;)


Sur une autre note, ne vous étonnez pas si les entrées de mon blog se font à nouveau rares: nous sommes en plein déménagement!

lundi 29 mars 2010

Ama ama...

Ca y est, on fait les cartons de déménagement! Et ce soir justement, l'Ôm était en train de remplir une caisse de DVD lorsqu'il me dit "quand on aura déménagé, je rangerai les DVD par ordre alphabétique et ça commencera avec celui-là!". Celui-là c'était le film Amadeus de 1984 - très bon film par ailleurs si mes souvenirs sont bons...

Du coup ça m'a fait repenser à ça.

Ne me remerciez pas, je sais, ma bonté est sans égale...

vendredi 26 mars 2010

Happy happy B...

Voilà, je viens de me rendre compte que ce blog a 2 ans! Je l'ai commencé le 20 mars 2008. Force est de constater qu'il n'est pas lu très souvent, du moins si je dois me baser sur le nombre de commentaires. Ma seule et unique lectrice assidue étant Sylvie, que j'embrasse très fort!

Alors à toi, l'internaute qui est venu s'échouer ici sans doute par erreur, merci d'être passé. Car après tout, j'écris avant tout pour moi, ce blog étant devenu comme une sorte de journal de bord foutoir dans lequel je peux laisser des traces de photos, humeurs, avis, etc.

Merci à ceux qui me suivent en silence depuis le début ou depuis à peine 30 secondes, bon weekend à tous et à la prochaine entrée débile! :)

Motor Mania

Quand j'étais plus jeune et moins fat, j'ai vu à la télé "Motor Mania" de Disney. Ce petit dessin animé de 1950 mettait Goofy (Dingo en français) en vedette dans une histoire démontrant qu'un personnage sain d'esprit, poli, courtois, gentil - M. Walker (M. "Piéton") - pouvait, une fois installé à la place d'un conducteur de voiture, devenir un être abjecte, hyper agressif et méchant - M. Wheeler (M. "Voiture"). Mes parents n'ayant jamais été agressifs au volant (mon père étant plutôt du genre à laisser passer les gens et ma mère a prendre 10.000 petites ruelles inconnues de tous pour éviter la circulation), sur le coup j'avais trouvé le dessin animé comique mais pas très réaliste...

Jusqu'à ce que je devienne moi-même conductrice.

Vu que notre déménagement approche à grands pas, je loue une Cambio beaucoup plus souvent, et donc me retrouve plus fréquemment confrontée aux alléas de la circulation en capitale. Une fois passé la phase du "je vais conduire doucement car après tout je conduis pas tous les jours", je me suis rendue compte que très vite, moi aussi je revêtais le costume de M. Wheeler. Je jure énormément, je tape sur le volant, je dépasse en ronchonnant et en fusillant du regard le conducteur qui vient de me priver de 3 secondes capitale de ma vie, bref, il n'y a que le klaxon que je n'utilise pas. Un constat plutôt médiocre et pas vraiment flatteur (et dire que je rêve d'un road trip!).

Je pense qu'une fois le déménagement fait, je devrai reprendre le vélo. Non seulement ça me fait faire du sport, mais aussi et surtout les voitures devront faire beaucoup plus attention à moi, petit être de chair, de sang et d'os :D

Le vilain M. Wheeler

mardi 23 mars 2010

Est-ce assez?

Ces derniers temps je me prends à très souvent rêver d'un méga road trip américain. Une grande envie de liberté sans doute. Un besoin de vivre pleinement, sans contrainte de temps, de tâches à accomplir. Vivre pour la joie de vivre pour soi.

Je me souviens que quand j'étais étudiante, les "adultes" me disaient souvent: profitent bien de cette période de nonchalance, parce qu'une fois adulte, tu verras tu la regretteras. Et moi je me disais que ces vieux cons n'avaient rien captés, qu'une fois débarassée de ces études, de ces blocus, de ces travaux pratiques et autres brols inventés juste pour nous faire chier, nous les pauv' students, ce serait la fête! On ferait ce qu'on veut, on aurait un super job qu'on adorerait, comme dans les films. On aurait une vie splendide avec pleins de potes riches et célebres, une maison de 250m² super design, une chouette bagnole, un cheval, et blablabla.


Puis je suis devenue une adulte. Et j'ai déchanté. Et j'ai compris. J'aime pas mon job, mais ça paye bien, les horaires sont cool et les collègues sympa. Je vais avoir un appart' de 95m² que j'aurais jamais pu me payer si ce n'était une possession familiale. J'ai une voiture Cambio qui appartient à tout Bruxelles. J'ai des amis, des vrais, mais on est pas riches, ni beaux, ni minces et célebres. J'ai même pas de cheval, merde! Et je ne fais pas vraiment ce que je veux. Et pourtant ma vie me convient, à quelques détails près (c'est-à-dire quelques millions d'Euro manquants). Alors pourquoi ai-je parfois l'impression que je passe à côté de quelque chose, que ma vie est creuse? Est-ce parce que je n'ai pas de mioches? Parce que je ne m'épanoui pas dans mon travail? Ou parce que je suis juste une occidentale typique qui n'est jamais contente et toujours râleuse?

Quoi qu'il en soit, je me dis souvent qu'un road trip pourrait peut-être me satisfaire, m'ouvrir les yeux sur ce que j'ai, me changer. Ou juste me faire respirer. Voir autre chose, vivre autre chose, faire quelque chose juste pour moi, pas parce qu'on me l'a demandé ou parce que ça fait partie d'un plan pré-établi, mais le faire très égoïstement parce que MOI je le veux, putain! Je me mets à rêver être derrière le volan d'une belle américaine, avec l'Ôm à côté de moi, en bermuda et pieds nu, et Lucy à l'arrière avec le nez au vent, alors que nous parcourons les routes légendaires américaines, nous arrêtant pour déguster un hamburger dégoulinant de ketchup dans un diners où une serveuse à queue de cheval et en tenue des années '50 nous servira en nous appelant "honey" ou "sweetie".

C'est pas compliqué pourtant. Tu prends congé pendant quelques mois, tu te casses, tu vis, y en a plein qui l'ont fait. Ouais, OK. Mais déjà faut que l'employeur soit d'accord, et ça c'est pas gagné. Et quand on revient, y a quoi? Un appart qui a pris la poussière, le réveil le lendemain qui savouera sa victoire de nous sortir du lit pour au mieux, retourner à notre saloperie de bureau, au pire aller pointer au chômage, sans oublier le compte en banque qui nous fera mal au trouffion parce que nom de dieu, t'as oublié de l'approvisionner pendant tout ce temps, et la même question, toujours: qu'est-ce que je fous ici, bordel?

Peut-être que je me pose bien trop de questions, peut-être suis-je une éternelle insatisfaite, mais peut-être suis-je aussi terriblement banale. Car mes rêves doivent être les mêmes que le reste du monde, ou presque. Tout le monde ne rêve sans doute pas de conduire une Buick sur le Route 66, mais l'idée y est.

Alors je me demande si pour finir, ma vie telle qu'elle est, est-ce assez? Car l'appel de l'asphalte ricain se fait de plus en plus fort, alors que j'ai tant de choses à faire ici...
 

Bienvenue ici ! Welcome !

Un joyeux bordel et un véritable mic-mac de ce que j'aime (ou pas), avec photo, jeux débiles, sondages navrants, bref, ma vie quoi ;) N'hésitez pas à laisser un p'tit mot!
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...