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samedi 2 mars 2013

Le yoga, moi et Maguth

J'ai décidé ce matin de me mettre au yoga. Vu que mon état physique est devenu plus lamentable qu'une vieille serviette de bain dans un sauna pour hommes, et que mon niveau de stress est si élevé que quand je vois des avocats dans une série à la télé, je m'empare de ma hache Fiskars en hurlant comme un Tuskens, je me suis dit que ça pouvait pas me faire de mal. 

J'avais lu sur le blog d'Armalite qu'elle faisait une session de 15 min de yoga le matin en suivant ces exercices, et du coup, toute motivée avec encore un peu de dentifrice au bord de lèvres, je m'y suis mise ce matin dans le salon pendant que Maguth surfait dans le bureau.

Au bout de 10 minutes, j'ai aperçu la forme floue de Maguth venir s'appuyer sur le mur du salon et me regarder. Puis il dit:

"T'entendre faire du yoga depuis le bureau c'est assez effrayant. Ça fait CRAC et CROC."

Il faut savoir que mes articulations du genou craquent très souvent, et pas qu'un peu, tout comme mes vertèbres.

Puis, alors que je tentais de finir l'exercice où on lève les jambes et qu'il restait là à me mater avec un sourire sardonique, je lui ai demandé ce qu'il attendait planté là comme ça.

Et là il a dit:

"J'attend que tu craques de nouveau ou que tu pètes".

Je crois que je ne ferai plus de yoga quand il est à la maison.

vendredi 1 mars 2013

Rise of the Guardians

Sun Stars: * * * * *
(Aucune = daube finie / * = mauvais / ** = pas mal / *** = plutôt bon / **** = très bon / ***** = excellent, à ne pas rater!)
Année: 2012
Réalisé par Peter Ramsey
Avec Chris Pine, Hugh Jackman, Alec Baldwin, Isla Fisher, Jude Law
 

Rise of the Guardians fait partie de ces dessins animés sous-estimés qui n'ont pas eu le succès qu'ils méritaient. D'ailleurs, cette critique est la première de trois autres (du moins si je dépasse mon état de larve feignasse) concernant des films d'animation qui n'ont pas eu la chance d'être reconnus pour les petits bijoux qu'ils sont (à savoir, ParaNorman et Hotel Transylvania). Il faut bien avouer que les bandes-annonce de ces trois films n'ont rien fait pour aider non plus.
 
Mais revenons à Rise of the Guardians, ou Les Cinq Légendes en français. Le monde fantastique et légendaire de notre petite planète est en danger: le Père Noël, le Lapin de Pâques, la Tooth Fairy (Fée des Dents, culture US oblige), le Marchand de Sable et un nouveau venu, Jack Frost (qui représente en fait l'hiver et ses joies: la neige pour jouer, le gel pour glisser, la glace pour patiner), vont devoir s'unir pour vaincre Pitch, aussi connu sous le nom de Boogeyman (Croque-Mitaine), revenu d'entre les ombres pour n'inspirer que peur et terreur aux enfants et ainsi faire disparaître nos joyeux lurons colorés.
 
 
Si le pitch (ha ha! le picth, c'est Pitch! heu...) de ce film est assez simpliste, le film regorge par contre de petites perles et surtout d'un humour décapant qui nous a fait rire aux éclats. Déjà, les perso prinicpaux revisités par l'équipe de DreamWorks sont tout bonnement succulents: un Père Noël russe aux bras tatoués nommé North qui brandit deux sabres, mais aux yeux immenses qui ne voient que la beauté et la magie du monde, un Lapin de Pâques australien plutôt maousse appelé tout simplement Bunny se battant au boomerang, la Tooth Fairy en femme-colibri chatoyante, le Marchand de Sable, logiquement appelé Sandy, en doux personnage replet, doré et muet. Une bien belle manière de représenter ici ces personnages mythiques dépoussiérés et sous un nouveau jour. Jack Frost quant à lui à l'allure d'un ado rebelle au beau sweatshirt à motif de givre.
 
 
Ce qui nous a d'emblée frappé dans ce film est son côté comique. Si il s'agit bien d'un film pour enfant, on est loin de les prendre pour des branques et tout s'enchaîne sans temps mort aucun à un rythme soutenu, et la banane ne nous quitte pas un seul instant. Que ce soit les elfes ou les yétis du Père Noël, la "division européenne" de la Tooth Fairy, la grâce avec laquelle est représentée les rêves envoyés aux enfants par Sandy, le pays de Bunny aux oeufs-gardiens en pierre ou encore le givre exploité comme une forme d'art par Jack, tout m'a littéralement enchanté. J'étais redevenue cette gamine de 12 ans qui croyait dur comme fer que le Pays Imaginaire existe et que les adultes étaient juste trop bêtes pour se l'avouer.
 
 
Si le film reste prévisible et certaines scènes (surtout la fin) assez téléphonées, on ne peut s'empêcher de se laisser emporter par la magie et la tendresse qui exude de tous les pores de cette drôle de bande de super héros. Et si nous ne sommes pas ici dans la surenchère graphique de Pixar, la qualité DreamWorks est là et fait bien son boulot.
 
 
Très orienté public familial, Rise of the Guardians réveillera cependant le gosse sommeillant dans nos corps décatis d'adultes stressés et nous donnera envie de croire que toutes ces légendes sont bien vraies et que la magie est bien réelle, mais que pour qu'elle existe, nous devons y croire. De toutes nos forces.

La bande-annonce plein de spoilers...

dimanche 24 février 2013

Tweet Tweet Twaaat

J'ai un compte Twitter depuis un bail. Et je l'utilise tellement souvent que j'en avais oublié le mot de passe. Cette semaine, j'ai donc décidé de relancer la chose et de voir par mes nyeux propres si ce brol est d'une quelconque utilité. Je vous rassure, je ne vais pas commencer à poster des "bonjour, je me suis levée et il fait beau". Encore que ça a l'air tellement viral cette propension à étaler sa vie en une phrase que d'ici à ce que je m'en rende compte, je vous tiendrai au courant de l'achat de mon PQ.

J'ai aussi "hashtaggé" mes photos Instagram et depuis, j'ai une chiée de gens  que je ne connais ni d’Ève ni d'Adam qui aiment mes photos. Internet s'est vraiment fantastique pour connecter des gens qui s'emmerdent. 



Bref, si ça vous botte de me "follow" sur ces deux applications, y a les liens dans le menu à droite (un p'tit tweet zombie et le logo Instagram), ou ci-dessous:



Sur ce, bon dimanche neigeux!

samedi 23 février 2013

Perfect Saturday

Cela faisait longtemps que je n'avais pas déambulé dans les rues de ma ville à la mode Carrie Bradshaw, les Manolo Blanhik aux talons de 10cm, le Chanel et environ 75kg en moins of course. Comme je devais aller faire une fameuse recharge de miel à la Maison du Miel, j'avais décidé d'en profiter pour me balader un brin et prendre Poupouille avec moi vu qu'elle adore la ville.

Alors que je me promenais à mon aise sur la Grand'Place, je me suis demandée ce que les touristes venant pour la première fois à Bruxelles doivent ressentir en foulant les pavés polis de la plus belle place du monde. Parfois, j'essaye de me mettre dans leur peau et de regarder Bruxelles-ma-Belle d'un oeil vierge et de jouer à la vacancière asiat' qui débarque (le chien en bonus). Limite je feins dans ma tête de ne pas parler français. Puis je me dis que je suis vraiment tarée.

Visite en ville oblige, je me suis régalée d'un hot dog de chez Hopdog (merci Ness pour le tip), puis, comme j'ai un moule à gaufre FriFri depuis peu et que je suis à la recherche de la recette des gaufres chaudes vendues rue Neuve par Belgaufra, j'ai sacrifié le bien-être de mon estomac et de mon système cardiovasculaire en mangeant deux gaufres chaudes pas trop cuites comme je les aime. La première pour tenter de "goûter" les ingrédients, la seconde parce que la première n'était en fait pas terrible et que je devais réitérer l'expérience chez un autre vendeur. Quel sacrifice et quelle dévotion n'est-ce pas. 

J'ai terminé la promenade par un grand latte au sirop de noisette de Starbuck, et ce afin de me rappeler que leur café est vraiment nase comparé à celui que je fais à la maison avec ma French Press Bodum et du café bio équitable (bobo moi? Pas du tout...). Starbuck, hormis leur aura de dépaysement américain et leur sigle qu'il fait bon d'arborer une mug à la main, c'est vraiment pas terrible en fait, sauf quand on est en vacances aux States ou au Canada, là ça poutre grave!

Une fois rentrée à la maison, j'ai enveloppé la Pouille dans une couette afin qu'elle se remette de toutes ces émotions, je me suis fait un thé roiboos épicé et j'ai allumé ma bougie Dyptique de Noël 2011 pour me plonger dans un nuage de douceur. C'était un cool samedi relaxant. 



D'habitude, mes samedi se ressemblent tous. En gros: mis à part le ménage qui me prend 3-4 heures parce que je suis Monk, j'en fous pas une, et j'ai l'impression que le temps me file entre les doigts. Je devrais plutôt me botter le fessier et bouger afin d'avoir l'impression d'avoir une journée plus longue et plus remplie, conseil que je devrai par ailleurs appliquer à ma vie en général. Les Big 4-0 étant à portée de mains, je me dis que je devrais réfléchir à ce que je voudrais faire de ces 20 à sans doute 30 années de carrière professionnelle qui m'attendent avant la retraite, parce qu'honnêtement, je ne me vois pas rester dans mon job actuel sans péter une durite dans un futur proche. 

J'envisage d'ailleurs d'acheter un local commercial et de m'installer comme antiquaire comme Jennifer Love Hewitt dans Ghost Whisperer. Ca a l'air cool comme job, elle se casse tout le temps de son mag' pour aller débiter à des gens qu'elle voit les morts qui veulent leur dire qu'ils ont oublier de jeter un sauciflard qui est caché sous un meuble et qui pourri lentement en dégageant une odeur de fermentation... Ouais, ça a a l'air cool.

vendredi 22 février 2013

Deauty Box - février 2013

Protection! Tel est le maître-mot de la boîte de ce mois-ci. Que cachait-elle donc? Des gants en latex? Un K-Way? Un bouclier de viking? Des haches miniatures ani-zack peut-être?? Faudrait peut-être lancer une boîte zombie tiens...

Rien de tout cela, la preuve en image:



Quatre produits. C'est le contenu minimum. Deauty nous ayant habituées à 5-6 goodies, du coup ça fait un peu boîte des Misérables (mais je vous rassure, je ne vais pas chanter "I dreamed a dream") bien que ce soit la norme. On a comme un goût de trop peu en main, mais c'est parce qu'on est des sales gamins.

Qu'ai-je donc reçu en ce mois de février bien gelé? (bon OK, j'arrête de bouffer un sandwich Martino en écrivant le compte-rendu de Deauty en même temps, ça me réussi pas ces rimes à la noix. Argh!!).

L'Oréal Mythic Oil Shampooing
Sur le coup, j'ai vraiment cru qu'on se foutait de nos gueules, vu que celles qui ont eu la chance de recevoir la première boîte Deauty ont eu la L'Oréal Mythic Oil version huile. Puis je me suis rendue compte que c'était un shampooing full size pour rendre les crins luisants comme les corps des candidats à Mister Universe. Puis je me suis re-rendue compte qu'on avait ENCORE reçu un truc pour tifs. *Soupire*

Je suis partagée: d'un côté j'aimerai vraiment qu'on reçoive autre chose que des produits pour cheveux. On en a reçu dans chaques boîtes jusqu'à présent et quite à recevoir un produit full size, cela aurait été nettement plus intéressant de recevoir une nouveauté au lieu d'un nième shampooing.

D'un autre côté, je suis contente parce que depuis ma première boîte Deauty contenant cette petite merveille qu'est l'huile Shu Uemura, je prête un peu plus attention à mes poils de tête et j'ai découvert qu'ils pouvaient briller de 1.000 feux. Et vu que je suis une branque et que j'ai réussi à bloquer le flacon-pompe en mode "ouvert" (ça promet pour le retour à la maison) et que je me suis foutu du shampooing plein la main, je peux dire qu'il sent vachement bon et a de fait une texture assez "riche" vu la présence d'huile d'argan et de graine de coton.


Eucerin Gel Lavant pH5
En format de voyage, ce petit gel est sans paraben et sans savon (youpi youpi) et pour peau sensible (youpi youpi bis) et a une agréable odeur de propre, et j'ai accessoirement aussi réussi à m'en foutre plein les mains. Il rejoindra ses petits camarades des boîtes Deauty précédentes (le gel Bee Nature et celui de l'Occitane) dans le grand canyon de mon sac de sport oublié de tous.


Qui c'est qu'est dans le sac-à-vomi? C'est Eurceri(n)!

 
L'Oréal Super Liner Blackbuster
Un eyeliner en format feutre full size. Deauty nous avait indiqué qu'il y aurait du maquillage dans les boîtes de février et mars. J'avoue que je m'attendais à autre chose qu'un eyeliner, surtout que vu le packaging de celui-ci, j'ai cru que c'était du mascara et que j'ai eu un mal de chien à retenir l'ours en moi pour ne pas exploser dans un rugissement rageur et vengeur. J'aurais préféré recevoir un rouge à lèvre ou un gloss, mais comme je n'ai pas d'eyeliner, ça me donnera l'occasion de tester celui-là, malgré son allure franchement cheap.

Biotherm Biomains
Sur le coup, je me suis dit "Wohaaa! Un gel qui va rendre mes mains bioniques! Ca c'est de la protection!". Puis je me suis rappelée que les Big 4-0 n'étaient plus très loin et que je devrai peut-être commencer à arrêter de délirer. Puis je m'en suis mis une noix sur le dos de la main et j'ai fais comme si une armure venait recevourir ma mimine en faisant des bruits de bouche débiles. On repassera pour la maturité.

Le produit (format voyage) a une teinte légèrement rosée et une odeur que je qualifierai de classique qui me fait penser à ma douce Mamy. C'est un soin jeunesse anti-désséchant et fortifiant ongle, qui a direct rejoint ma magnifique mug au bureau contenant 2 tubes de crèmes pour les paluches, une crème anti-rougeur pour ma tronche et l'échantillon Kiehl's Ultra Bukkake de la Deauty Box de novembre 2012 en cas de grave crise de momification.


L'"extra" de février est une sorte de cadre en carton blanc que l'on peut convertir en cadre photo avec le couvercle de la boîte et un sticker. Un DIY du pauvre.

Conclusion

Je suis dubitative. J'aime bien cette boîte et en même temps je la trouve assez décevante.

Je l'aime bien parce qu'il y a des produits sympa dedans l'air de rien et que je pourrai tous les utiliser. Mais je suis déçue parce que j'estime qu'il n'y a pas de vraies découvertes. On a deux produits L'Oréal alors que cette marque est hyper connue et abordable, dont à nouveau un soin capillaire et un eyeliner qui, de mon avis, ne paye pas de mine.

Je pense que la boîte de février sera ma première déception, j'espère que les suivantes relèvront un peu le niveau.

Feedback de la Deauty box de janvier et de décembre

J'ai enfin testé le shampooing sec Klorane de la Deauty Box de décembre: il marche de fait assez bien mais à condition que mes cheveux ne soient pas hyper gras (après 3 jours max on va dire, mais j'ai des cheveux très gras). Je l'ai aussi essayé deux fois de suite à un jour d'intervalle: ça n'a pas fonctionné. Mes cheveux sont même devenu ternes. Bref, c'est un petit truc sympatique mais à utiliser en appoint uniquement. J'ai aussi acheté le parfum Acqua Di Gio Essenza à Maguth, il sent vraiment très bon et a une petite note sucrée drôlement agréable que l'Acqua Di Gio classique n'a pas (d'ailleurs je m'étais trompetée, c'est le classique que mettait Maguth avant, mais on préfère Essenza tous les deux).

J'avais déjà testé les produits qui m'intéressaient de la Deauty Box de janvier en janvier justement, donc je vous renvoie à mon post de l'époque.

Over and out.

samedi 9 février 2013

Lucha Loco

Loutre Agile et Macaroni sont des amies fantastiques qui me connaissent tellement bien qu'elles entretiennent la douce folie dans laquelle je baigne.

Pour mon anniversaire de 2012, j'ai reçu de leur part le canevas "je suis une princesse et je vous emmerde" en rose pète et or, qui trône à côté de ma hache Fiskars. Ce n'était bien évidemment que la première partie de leurs offrandes pour ma noble et divine personne.

La seconde, je l'ai reçue il y a peu. Dans un joli emballage avec de petits papillons vert scintillants m'attendait ceci:



"Ce livre a été édité pour toi spécifiquement" m'a dit Loutre Agile. Je ne sais pas trop par contre si elles s'étaient souvenues de ce billet (j'en doute), ou si elles ont de fait vu ce livre et se sont alors écriées "ce sera parfait, c'est tout elle".

Mais qu'est-ce donc que cette étrange ouvrage? 

Lucha Loco est un recueil de très belles photos de catcheurs mexicains dont la particularité est de porter un masque. Les luchadores se sont aussi décrit en une seul courte phrase drôle, impertinente ou même touchante.

Si Lucha Loco est certes hilarant en première lecture, c'est aussi une fenêtre ouverte sur ce monde à part qu'est le catch mexicain. Mis à part les pro américains de la WWF, une grosse majorité des combattants ne sont en fait que des personnes comme vous et moi, peut-être juste un peu plus musclées, qui exerce un "vrai" travail et se transforme le temps d'une soirée de folie. Ils deviennent alors ce qu'ils ont toujours voulu être, se prennent pour des super héros, et échappent à la réalité pendant un bref instant de gloire.

L'approche de Malcolm Venville pour les photos a ceci de particulier que contrairement à ce que l'on pourrait croire, il n'a utilisé aucun décors, aucune mise en scène pour shooter ces lutteurs, mais un simple fond gris clair. Cette simplicité fait ressortir d'autant plus la force, la fragilité, la folie, l'humour ou même la violence des luchadores. 

Lucha Loco est en fait un très bel ouvrage touchant et très drôle à la fois, qui va bien plus loin que ce que sa couverture ne suggère. 

Alors encore merci les gonzes, c'est vraiment un super chouette cadeau!

jeudi 7 février 2013

Drive

Sun Stars: CHEF D'OEUVRE
(Aucune = daube finie / * = mauvais / ** = pas mal / *** = plutôt bon / **** = très bon / ***** = excellent, à ne pas rater!)
Année: 2011
Réalisé par Nicolas Winding Refn 
Avec Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston, Albert Brooks, Ron Perlman, Oscar Isaac, Christina Hendricks, Kaden Leos



Je ne qualifie que rarement un film de chef d'oeuvre. Il faut que ledit film me touche très profondément, et ça, ça arrive extrêmement rarement. Ce fut le cas avec The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford, dont j'ai eu énormément de mal à faire la critique. C'est souvent comme ça, au plus un film m'émeut, au plus j'ai du mal à en parler.

Drive, on a pas été le voir au cinéma vu qu'on ne va plus au cinéma. Avec l'installation de pro qu'on a chez nous, braver les hordes de Gens nous parait sado-maso. Du coup, on la pris en Blu-ray, et tout comme Black Swan, ça fait un an qu'il croupit dans nos tiroirs. Mis à part le fait que le film avait gagné bonbon en récompenses, je ne connaissais absolument pas le sujet et je n'avais regardé aucune bande-annonce (ce que je fais de plus en plus souvent pour garder la surprise intacte). Je ne comprenais pas non plus cet engouement pour Gosling que je ne trouvais pas très beau avec ses yeux trop rapprochés. Du coup, je n'étais pas emballée plus que ça à l'idée de regarder Drive hier soir.

Et bien ce fut une claque. 

Parlons déjà de Gosling. Je comprend à présent cette vénération dont il est le sujet. Dans Drive, il ne joue pas, il est. Les émotions toutes en retenues du personnage sont incroyablement rendues par ce brillantissime acteur qui en un regard ou une très légère moue de la bouche, devient un jeune homme énamouré ou un tueur de sang froid. Et ce sourire. Un très léger bonheur qui vient fleurir sur ses lèvres, des yeux timides d'un bleu profond qui feraient fondre n'importe quelle nana, l'expression subtile d'un sentiment intense. Passons s'il vous plait sous silence son corps de divinité grecque, il n'est point nécessaire de baver ici. Le seul à pouvoir tenir la comparaison c'est mon Maguth à moi et son corps de joueur de FPS/MMORPG).



Mais Drive, qu'est-ce donc? De mon point de vue, c'est une très belle histoire d'amour dans un contexte très violent. Gosling interprète un jeune homme dont le nom ou le passé ne sera jamais évoqué. Pilote de voiture d'exception, il met ses talents au service d'Hollywood pour des cascades, travaille dans un garage, mais sert aussi de chauffeur lors de casses, le tout aidé par son employeur et sans doute seul "ami", Shannon, qui s'associe à une sorte de mafia locale pour un projet de voiture de course. Driver est un personnage taiseux, assez noir, avec une éthique bien à lui. La seule source de lumière qui viendra éclairer quelque peu sa vie est Irene, sa douce voisine, mère d'un petit garçon dont le père est en prison. Une étrange relation se tisse alors entre ces trois personnages solitaires, jusqu'au jour où le mari d'Irene sort de prison. La vie de tous ces personnages va alors changer drastiquement et dramatiquement, et la noirceur au coeur de Driver sera leur seul alliée. 



Le film ne sombre jamais dans l'excès, ce qui le sauve de l'étiquette "film de gangster panpan boumboum". La profondeur du personnage principal, sa retenue tout comme sa violence en font un héros atypique. Tout cela s'exprime à la perfection dans la scène de l’ascenseur: une scène d'une beauté inouïe (mise en place des acteurs, éclairage, ralenti), un des plus beau baiser du cinéma, mais aussi et surtout le point charnière de tout le film.



Les personnages secondaires sont bien sûr tout aussi important. Irene (Carrey Mulligan, splendide, j'adore cette actrice depuis que je l'ai vue dans Shame) qui représente la vie et la douceur et ce que Driver pourrait devenir si il était avec elle; Shannon (Bryan Cranston), le pauvre gars qui n'a jamais eu de chance et qui met tous ses espoirs en Driver; Standard (Oscar Isaac), le mari d'Irene, qui espère que cette seconde chance sera la bonne; les truands Nino (vive Ron Perlman!) et Bernie (Albert brooks), ce dernier tuant de manière peu conventionnelle et assez salement.

La mise en scène, le montage, la lumière, la photo et la bande son sont aussi ce qui donne son identité propre à Drive, et ce jusqu'au lettrage du titre du film en rose fluo et en caractère plutôt digne de Flash Dance. Chaque scène a sa propre "existence", sa propre signification, qui apporte sa pierre à l'édifice de ce chef d'oeuvre. La joie de vivre, la tendresse et l'amour que l'on ressent dans la scène où Driver, Irene et son fils, Benecio, jouent dans un bosquet qui se trouve en fait à la sortie des égoûts de LA est incroyable. Le soleil y brille plus, les sacs poubelles pendus aux arbres en reflètent la chaude lumière, l'eau croupie devient un petit étang au bord duquel tout les espoirs sont permis, le tout rythmé par le morceau envoûtant de College & Electric Youth dont les paroles reflètent le moment présent. 

A l'inverse, la descente dans la noirceur, et si je puis m'exprimer ainsi, une des plus belles scènes de violence, est celle où Driver règle ses comptes avec Nino. J'en avais le souffle coupé.

Drive est donc pour moi un des rares film que je qualifie de chef d'oeuvre cinématographique, et un des plus beau film d'amour que j'ai vu (aux côtés de Bridges of Madison et Brokeback Mountain). Le personnage de Driver m'a profondément touché, Gosling m'a éblouie, et j'ai découvert un réalisateur de génie.



Des bonus du Blu-ray, je n'ai pour le moment regardé que le reportage de plus d'une heure sur le réalisateur, Nicolas Winding Refn, qui est de fait un sacré phénomène. On y apprend qu'il a été ruiné et endetté juqu'au cou, qu'il a un toujours voulu être célèbre, et que son égo, auparavant démesuré, a été un peu tempéré par sa défaite cuisante avant le succès de Drive. On y constate aussi que sa femme a un putain de caractère bien trempé. Son prochain film, Only Gods Forgive, avec Gosling également, semble déjà bien parti pour être un succès planétaire.

Bande-annonce de Drive (attention, gros spoiler dedans!)

lundi 28 janvier 2013

Bad Ass - Dead End

Si vous avez un humour que l'on pourrait qualifier d'un peu pourri et d'extrêmement cynique, que les Gens vous répugnent, que les gentils héros qui ne tuent personne vous emmerdent et que vous avez envie de découvrir un comics français vraiment bon (si si, ça existe), Bad Ass sera votre comics de chevet.



Dead End, c'est l'anti-héros par excellence. Ado boutonneux et tête de turc, il deviendra par la suite un assassin hors pair capable de flanquer une pâtée aux meilleurs super-héros colorés et flashy ou aux méga vilains dont le nom générique est "Master of".

Au scénario de cette BD truculente, Herik Hanna, qui mérite un Oscar pour ses dialogues et blagues douteuses et son humour très très noir. Au dessin, Bruno Bessadi, dont j'apprécie beaucoup le style et l'excellence des traits. Avec lui, les détails les plus dégueu deviennent de pures oeuvres d'art. Gaëtan Georges quant à lui donnent plus de profondeur encore aux dessins de Bessadi grâce à une coloration de qualité.

Dès la première page, le ton est donné. Et j'ai su de suite que Dead End serait dorénavant mon super-héros/vilain préféré, chaque page tournée apportant son lot de rire cynique et sadique. Les auteurs s'en donnent qui plus à coeur joie en parodiant nos super-héros connu d'une manière parfois peu révérencieuse. Mais je n'en dirai pas plus de peur de spoiler!

Bad Ass se composera apparemment de 4 volumes, et j'espère que la dynamique de ce premier tome sera présente dans les suivants afin d'assouvir mon "Passager Noir"...

samedi 26 janvier 2013

Deauty Box - janvier 2013

L'hiver s'en va, lentement mais sûrement, à mon grand désespoir. Adieu saine température de -10°C, jolie neige scintillante, joyeux frimas transformant les arbres en bijoux. Adieu Noël et insouciance des fêtes. *gros soupir*

J'ai donc profité des restes de neige pour illustrer les goodies reçus dans la Deauty Box de ce noir janvier 2013, histoire de me souvenir que la neige existe encore.

Le menu nous annonce pour ce mois-ci une "peau radieuse et hydratée, des cheveux [...] brillants, ainsi qu'un parfum délicat et féminin". Et Saint Valentin à l'horizon oblige, la boîte, outre l'habituel petit sac à vomi/cadeau, contient une assez jolie carte et un petit sticker-coeur que j'ai royalement bousillé en les foutant dans la neich'.



Que contenait donc la box de janvier? Etant donné que j'étais au taff quand la boîte a été livrée chez moi, je me suis ruée sur FesseBouc pour lire les comm' des autres Deautistas. Et là, mon sourire a viré à la grimace: "quelle déception", "pas terrible" et ce, à la pelle. Oulà. Aucune description n'étant dispo à ce moment-là, je me suis dit que peut-être, les équipes chargées du remplissage des boîtes avaient confondu Deauty avec des colis découvertes de la marque Hémorroïde-no-more ou encore Fongi-Pied. 

Du coup, une fois à la maison, j'ai ouvert ma boîte à pétasse avec un peu d'appréhension. Voici ce qu'elle contenait:

Huile de douche Amande de l'Occitane (full size)
Je ne suis pas une fan de l'Occitane. Je trouve leurs produits en général trop parfumés et pas assez hydratants. Comme le Body Shop, leur gamme est très sympa, mais ma peau de lézard en pleine mue ne l'aime pas.

J'ai cependant testé l'huile ce matin, elle se transforme en lait/mousse sous l'eau, mais n'hydrate pas mon écorce à boyaux. Son odeur est trop forte à mon goût, mais heureusement, elle ne reste pas sur la peau après la douche. Je l'utiliserai donc quand je vais à la gym. La gym c'est le bien, on y utilise tout ce dont on n'a pas vraiment besoin dans la vie quotidienne, comme les muscles, les poumons ou encore le coeur. 


Daily Microfoliant de Dermalogica (format voyage)
Je ne connaissais absolument pas cette marque. Affichant fièrement un nom à tendance médicale et "developed by the International Dermal Institute", j'ai été plus que désagréablement surprise de constater la présence de paraben dans ce produit alors que la majorité des marques tentent d'éradiquer ce composant à sévère controverse (même constat pour la marque Kiehl's: paraben dans presque tout!).

Cet exfoliant est à base d'enzyme de riz et se présente sous forme de poudre qui mousse au contact de l'eau. Sans parfum (c'est déjà ça de pris), l'odeur du Daily Microfoliant est "pharmaceutique". Une fois sous l'eau, la poudre se transforme de fait en une légère pâte moussante. On ne sent aucun granule contrairement aux exfoliants classiques. 

Verdict: ma peau était de fait plus lisse et douce, mais les zones de mon visage qui sont pour le moment très sèches à cause de l'hiver ont de suite tiraillées. Un produit à utiliser quand ma peau sera moins sensibilisée. Il est clair que je ne l'achèterai pas vu que je suis en train de me débarrasser de tous les produits de beauté qui contiennent du paraben. Dommage, l'idée d'avoir un exfoliant tout doux à base d'un produit naturel me plaisait bien. Ou alors je vais broyer mes sachets de riz basmati et à me frotter la face dessus.

Une petite carte nous invite aussi à prendre RDV dans un centre agréé afin de se faire faire un face mapping grâce à un GPS dermique et à recevoir plein de paraben dans la gueule. Chais pas trop, j'crois qu'j'vais plutôt aller au Quick.


For Her de Narciso Rodriguez (échantillon)
Très contente d'avoir reçu cet échantillon. J'ai toujours voulu tester ce parfum mais à chaque fois que j'allais à l'Inno, mes poignets baignaient déjà dans 2 ou 3 parfums différents. Cocotte power.

Verdict: déception. Ce parfum n'a rien d'original, il est d'un classicisme à faire peur et je le trouve même trop "madame". Je sais que je suis une terroriste des parfums et que je m'éloigne de plus en plus des jus "mainstream" pour m'orienter vers ceux plus "créateurs" (comme à l'Antichambre), mais je m'attendais à autre chose. 


Elnett Lumière de L'Oréal (full size)
La star des laques, la laque des stars! (Dominique Lehmann sors de ce corps!). Je n'utilise de laque que très très rarement, et vu la raideur de mes ch'veux d'asiat', même la plus tenace ne fait son job que pendant 15 minutes. Je testerai donc celle-ci la prochaine fois que je décide de me la jouer Candy en tentant de me faire des boucles au fer à friser. 


Masque pour cheveux Force Vector - L'Oréal (format voyage)
Encore un produit pour poils de tête. Il s'agit d'un masque pour cheveux cassants. Je n'ai pas les cheveux cassants. Vu que j'ai des cheveux hyper gras, ça aide à maintenir tout en place. Comme mon bide.

La variante dans les autres boîtes était un masque pour cheveux colorés, donc je préfère quand même avoir reçu le mien. Je ne pense pas l'utiliser, je vais plutôt le donner à quelqu'un qui a des tiffs qui font "crac".



Conclusion

Deauty avait frappé fort en septembre avec sa première boîte envoyée à quelques blogueuses beauté connues. Les boîtes d'octobre et de novembre étaient aussi fantastiques. Celle de décembre, bien que vraiment sympa, nous avait pas mal déçues, non par la qualité ou le nombre de produits, mais pas les choix faits qui n'étaient pas festifs du tout pour décembre alors que nous nous attendions à des paillettes.

Cette boîte de janvier, moi je la trouve pas mal du tout. Certes, on peut être déçue: il y a encore deux produits capillaires et il est vrai que ça commence à faire beaucoup et à être redondant, et certains produits contiennent du paraben. Mais la découverte est là aussi. J'étais contente de recevoir le parfum For Her même si au final il me déçoit. 

L'un dans l'autre, Deauty rempli bien sa fonction et me fait découvrir pas mal de trucs, même si je n'utiliserai ou n'achèterai jamais certains des produits envoyés.

J'ai reconduit mon abonnement et ce pour un an, j'aime vraiment beaucoup cette boîte noire classieuse et grâce à elle, chaque mois j'ai quelque chose à attendre et pour une fois ce ne sont pas mes règles. 

Feedback de la Deauty Box de décembre

J'utilise le lait pour la douche Bee Nature à la gym. Autant j'aime beaucoup son parfum quand il est dans le flacon, autant sous la douche, il a une sorte d'"arrière-parfum" bizarre qui ne me plait guère. Il ne dessèche par contre pas du tout ma peau craquelée. Son prix en grand format est aussi trop cher pour un simple lait de douche. Dommage.

Comme je le pensais, je ne peux absolument pas utiliser l'Acide Citrique d'Etat Pur Actif Pur sur mon visage, ma peau étant vraiment trop sensible et réactive. La chose est confirmée sur le site de la marque. Je ne sais pas trop à qui refiler ce truc qui fait peur à tout le monde avec son nom. 

J'ai donné l'Elixir de Kérastase à une amie qui a les cheveux très abîmés. Je l'ai cependant testé et hormis son odeur trop "salon de coiffure", elle a rendu mes cheveux très doux et brillants. Ayant déjà la Shu Uemura, comme cela faisait double emploi, j'ai préféré en faire profiter ma cop'... du moins j'espère qu'elle l'utilise...

Je n'ai pas encore pu tester le shampoing sec de Klorane. En fait j'aurais pu mais il aurait fallu que je sorte le chercher dans mon sac de gym qui est dans le coffre de la voiture depuis 3 semaines. Ouais, ça fait 3 semaines que j'ai pas été bouger mes miches, shame on my graisse. Même chose pour le vernis, je n'ai pas pu me le mettre à la gym. C'est pas très pratique quand on est sur le tapis de course.

mercredi 23 janvier 2013

Korean Restaurant

Retour au pays des saveurs coréennes!

Je vous ai déjà parlé du restaurant Seoul qui fut le premier resto de mon pays natal dans lequel je mettais les pieds. Le Seoul, j'y suis donc attachée un peu "sentimentalement". C'est notre cantine à Maguth et moi.

Il y a peu cependant, mon amie Loutre Agile me parlait d'un nouveau resto coréen ayant ouvert il y a peu, et au nom hyper original: le Korean Restaurant. Ça ne s'invente pas. Il nous fallait donc y aller, et vite!

Le Korean restaurant est excentré: il est située en Flamandie, à Tervueren, pas loin du Musée de Tervuren. C'est une petite maison privée avec le restaurant au rez-de-chaussée, et le jardin, et bien, c'est le jardin privé de la famille coréenne qui vous y accueillera avec le sourire et en anglais (et quelques mots de néerlandais). Heureusement, il y a deux enseignes en bord de route pour vous aider à trouver le restaurant (et il y a un parking!).


D'emblée, la différence avec le Seoul est frappante: ici, la salle et le décor sont soignés. Tout est neuf et joli. On a moins l'impression d'être dans une gargote ou un resto du Guide du Routard.


La patronne elle-même s'est occupée de nous et nous a apporté, en guise du panier de pain occidental, une petite coupelle d'algues frites. Étonnant.  Encore plus étonnant fut le fait que les algues étaient saupoudrées de sucre. Le sucre contre-balançait l'amertume des algues, le tout était très équilibré et très agréable en bouche.


La carte du Korean Restaurant est quant à elle plus riche qu'au Seoul, tout en étant assez différente. Le Seoul apparaît vraiment plus comme une cantine du coin, et le Korean Restaurant comme un "vrai" restaurant où on invite des clients.

Lors de notre première visite, nous avons opté en plat pour un bulgogi classique afin de pouvoir comparer avec celui du Seoul. En entrée, Maguth a pris l'omelette coréenne au porc, oignons et soja vert (NocDoo-Bindaetteok) et moi les nouilles coréennes avec boeuf, champignons chinois et oignons (Japchae). 

La texture de l'omelette est différente de celle du Seoul: plus croustillante (ils ont dû la faire revenir dans de l'huile) et moins épaisse. Celle du Seoul est plus grande et plus moelleuse (et uniquement au poireau ou au kimchi). 


Mes nouilles étaient délicieuses, leur texture légèrement gélatineuse, et surtout très copieuses. J'avais pas mal de champignons, ce qui me ravi, et comme d'habitude, les graines de sésame firent leur job et restèrent calées entre mes dents...


Le bulgogi classique au boeuf est servi dans un plat métallique sur un réchaud à gaz, comme au Seoul. La garniture y est cependant plus fine: oignons finement émincés, deux types de champignons et attention: petits piments (non, ce ne sont pas des poivrons, Maguth en a fait les frais). 


Les condiments sont aussi légèrement différents du Seoul: le soja et le kimchi sont bien sûr présent, mais ici, on a une sorte de navet très piquant et des petits poissons vinaigrés (trop à mon goût). 



La patronne coupe la viande à même le plat et la retourne jusqu'à ce qu'elle soit cuite avant de vous servir et... de couper le feu. Au Seoul, le plat restait sous les flammes de la gazinière, ce qui donnait au jus et à la viande le temps de caraméliser, ce que nous apprécions beaucoup.


Verdict bulgogi: la viande du Korean restaurant est nettement supérieure à celle du Seoul: elle fond dans la bouche et est plus goûtue. Le jus de cuisson semble aussi plus "naturel": il est nettement moins sucré et relevé que celui du Seoul. mais cela est peut-être dû au fait que la cuisson est stoppée au lieu de laisser le tout revenir à feu doux. Je dois avouer préférer le jus du Seoul. 


Lors de notre seconde visite, nous avons tous les deux décidé de choisir en entrée des  raviolis coréens frits à la poële (Kun-mandu). Quand la dame est venue nous apporter une assiette de six raviolis, nous avons pensé que c'était pour nous deux. Que nenni! C'était six pièces par personne! Et pas de petites pièces! Les raviolis étaient succulents, farci à la viande et croustillants. Tout à fait différent et plus fin que les raviolis du Seoul qui se rapprochent plus des gyoza japonais.

En plat, nous avons choisi - par erreur parce qu'on avait pas les yeux en face des trous - un bulgogi classique et un Galbi. Le galbi, c'est de la côte de boeuf marinée que l'on fait revenir sur une grille chauffée avec des braises. Un vrai BBQ quoi. Au Seoul, ce type de BBQ s'effectue sur une plaque de métal chauffée au gaz, comme le bulgogi. Le tout était comme d'habitude accompagné de riz et de condiments. Autant Maguth a adoré le galbi (il a failli devenir fou et a rongé les os jusqu'à l'os), autant je préfère nettement le bulgogi que je trouve plus fin (du coup j'étais contente qu'on se soit planté).

Et enfin, au cours de notre troisième visite (on ne pourra pas dire qu'on ne s'est pas sacrifié pour la cause hein), j'ai goûté au Bibimbap, qui était tout à fait pareil à celui du Seoul: pas mauvais mais vraiment pas exceptionnel.  

Conclusion: le Korean Restaurant offre une nourriture nettement plus fine et travaillée que le Seoul. La présentation, le cadre, la qualité de la nourriture y est supérieure. C'est l'endroit où aller par excellence si on a envie de faire découvrir la cuisine coréenne à des amis ou des clients. Les prix tournent autour de 30€ pour une entrée, un plat et un soft. Les entrées sont hyper copieuses, les plats un peu moins (prendre juste un plat pourrait s'avérer un peu juste si on a un bon appétit comme moi). Nous n'avons jamais pris de dessert, en général nous n'avons plus faim et les sucreries asiatiques sont loin d'être ma tasse de thé. Il faut impérativement réserver car le restaurant étant pour le moment une adresse un peu confidentielle, il peut arriver que, sans réservation, il n'ouvre pas faute de clientèle. Lors de notre seconde visite par exemple, le resto avait été ouvert juste pour nous, et a fermé dès notre départ.

Un belle découverte gourmande que je recommande chaudement, bien que Maguth et moi préférons tout de même le Seoul.

Korean Restaurant
Leuvensesteenweg 147A
3080 Tervueren
tel: 02 308 88 92

Bienvenue ici ! Welcome !

Un joyeux bordel et un véritable mic-mac de ce que j'aime (ou pas), avec photo, jeux débiles, sondages navrants, bref, ma vie quoi ;) N'hésitez pas à laisser un p'tit mot!
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