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vendredi 18 avril 2014

Pélerinage à la Côte d'Azur - Jour 4

Vendredi 27 septembre

Nous nous réveillons tôt: aujourd'hui, nous allons découvrir l'île de Port-Cros. Au réveil, je constate que mon petit corps dodu a à nouveau servi de resto "all you can eat" pour les insectes du coin. En deux jours, je cumule plus de 15 piqûres éléphantesques qui me démangent atrocement.

Après nous être goinfrés au petit déj' (correction: je me suis goinfrée, Maguth étant plus raisonnable), nous nous rendons au port du Lavandou pour y prendre le bâteau pour Port-Cros, déjà envahi par une horde de randonneurs du 3ème âge aux mollets burinés par le soleil du Sahara et aussi secs que des bâtons de réglisse périmés. Moi, à côté, avec mes basket et mon teint un peu rougeaud, j'ai l'air d'être moi. 

Il y a trois îles dans la région: Port-Cros, qui est une réserve naturelle, l'Île du Levant, qui appartient à 85% à l'armée et à 15% aux nudistes, et l'Île de Porquerolle qui est la plus touristique. 

Après un trajet de 30 min durant lesquelles ni Maguth ni moi n'avons le mal de mer tant redouté, nous atteignons Port-Cros, illuminé par quelques rares rayons de soleil tant le ciel est nuageux ce matin.





Le port de Port-Cros pourrait être le port que l'on voit dans la série "Death in Paradise" tant il est beau et exotique. Il est cependant constitué uniquement de restaurants, d'un magasin d'articles de plage, d'un B&B, de la capitainerie et de l'office du tourisme. 



Nous décidons de suivre le Sentier des Plantes: non seulement cela m'intéresse, mais c'est aussi le plus court. Il est clair que les groupes de vieux briscards qui étaient avec nous sur le bateau ont plutôt opté pour le chemin de rando le plus long et le plus ardu. Si la Sun Jae d'il y a 15 ans me voyait, je crois qu'elle m'engueulerait pour avoir perdu mon âme de randonneuse qui aime souffrir. 

Le sentier est absolument magnifique: je mitraille à tout va tant les couleurs et les textures m'impressionnent. Le petit fascicule informatif sur les plantes se révèle moyennement intéressant mais me permet de faire des pauses pour essayer de retrouver le souffle de mes 20 ans qui c'est fait la malle. 

Attention, gros paquet de photos!




Le cimetière de Port-Cros est réservé aux habitants de l'île qui y sont décédés. Ce qui explique la petite taille de ce joli cimetière perdu au milieu de toute cette végétation, et l'ancienneté des tombes. 






















Le sentier prend fin alors que nous arrivons à une petite crique: la plage de la Palud, d'où l'on peut explorer les fonds marins translucides armés d'un simple masque de plongée. N'ayant pris ni maillot ni matos de plongé, nous nous contentons de nous reposer à l'ombre d'un tamaris et d'écouter bien malgré nous le rapport qu'une grosse dame en monokini fait à tout le monde sur ce qu'elle voit dans l'eau. 


La plage commençant à être prise d'assaut par des gens se foutant à poil sous notre nez, nous décidons de rejoindre le port via le Vallon Noir (zone boisée et riche en araignées plutôt costaudes) et la Route des Forts. 








Une fois au port, nous nous restaurons et savourons de délicieux cocktails sans alcools avant de nous offrir une excursion en Sea Scope. N'ayant pas pu plonger, c'est la bonne alternative. Nous sommes les deux seuls clients pour ce petit Sea Scope local et je passe 15 min à m'extasier sur le nombre de poissons que nous voyons et les 15 autres min à essayer de ne pas vomir tant j'ai le mal de mer (il faut dire que l'odeur de gasoil du bateau n'aide pas).







Notre petite aventure sous marine prend fin juste à temps pour que nous puissions reprendre le bateau vers Le Lavandou. Nous sombrons tous les deux dans les bras de Morphée sur la passerelle et en profitons pour prendre une belle couleur cuivrée, chose à laquelle nous ne sommes absolument pas accoutumés.

Une fois rentrés à Massacan, nous savourons le melon acheté hier et les figues avant d'aller donner les peaux des fruits aux ânes. Kathy et Patrick n'étant pas là ce soir, nous nous relaxons et faisons une grosse sieste à Massacan avant d'aller à Hyères pour souper. Nous optons pour le restaurant La Taverne Royale à l'ambiance médiévale. 



En entrée j'opte pour des moules au curry gratinées et je suis bien étonnée de voir arrivé une cassolette de sauce curry très épaisse dans laquelle nage une tonne de moules. Moi qui m'attendais un à une simple assiette de moules saupoudrées de curry et passées au four, je me retrouve avec un des plats les plus lourdingues que j'ai jamais mangé. Je crains pour la suite mais le poisson du jour, du loup grillé, est une véritable tuerie. La serveuse est de plus adorable, avec sa petite toge de croisés. Nous déplorons tout de même l'absence du voyant tireur de tarot: le restaurant propose en effet un menu tarot tous les vendredi. Pour 40€, nous avons droit à un menu 3 services et au tarot. Nous apprenons que le voyant n'a cependant pas prévu l'accrochage qu'il a eu avec sa voiture ce soir...

Nous faisons une courte promenade digestive à Hyères avant de rejoindre Massacan où nous nous effondrons comme des masses.

jeudi 17 avril 2014

Pélerinage à la Côte d'Azur - Jour 3

Jeudi 26 septembre. 

Nous nous réveillons vers 08.00 après avoir dormi par à-coups. Nous avons fait une incursion nocturne sur la terrasse pour voir un ciel constellé d'étoiles, et j'en ai profité pour offrir mon corps aux insectes piqueurs-suceurs qui ont fait un buffet de moi. Résultat: 8 piqûres maousses sur les pieds et les jambes.

Kathy nous apporte un copieux petit déj' avec les chiens pour ma grande joie. Nous pouvons enfin goûter aux confitures maison faites par Patrick: orange (ma préférée car il ne s'agit pas d'une marmelade), poire-citron et fruits rouges. 




Nous partons à 09.30 pour la Presqu'Île de Giens. Le chemin jusqu'au parking de la Tour Fondue rappelle de nombreux souvenirs à Maguth, qui constate tout de même que les maisons ont poussées comme des champignons. 

Arrivés à la Tour Fondue (qui depuis a été restaurée et n'est plus fondue), nous décidons de suivre le Sentier du Littoral après avoir acheté à prix d'or de la crème solaire dans un magasin pour touristes. 




Le sentier est facilement praticable: nous "randonnons" (et le mot est exagéré) en slash. Il ne fait pas trop chaud (dans les 23°C) mais vu que je suis une ourse polaire, la crème solaire achetée au prix d'un rein ne me sert à rien vu qu'elle s'écoule avec ma sueur.

Entre deux épongeages de trans', je ne manque pas de donner à mes yeux un festin de paysages idylliques. Je suis sous le charme: une mer turquoise, de petites criques magnifiques, des rochers et des pins. C'est peut-être un paysage caricatural, mais c'est une bien belle caricature. 




Nous croisons quelques personnes plutôt âgées mais j'imagine bien vite à quel point la zone peut devenir cauchemardesque en été, envahie par des familles accompagnées de petites choses rougeaudes et criardes. Les petites criques faciles d'accès sont squattées par de vieux couples ou quelques rares familles. Nous pensons être perdu après 30 min de marche car nous nous retrouvons sur le domaine Belambra qui s’étend sur une superficie assez impressionnante de la zone. Belambra c'est un peu le Godzilla de la région. Nous passons sur une petite plage Belambra-isée sur laquelle une fête a été organisée sur le thème "blanc et rose" comme en atteste les reste de ballons et de plumes synthétiques de boas. J'imagine aisément la super teuf que ça a dû être: des quinqua et sexa en manque de sesque buvant des cocktails en gigotant leur graisse dans des t-shirt blanc trop étroits, le tout sur Lady Gaga. Trop. Top. 




Je confirme que nous sommes en vacances vu que je me pète la gueule un nombre incalculable de fois (bien que je ne me sois pas encore fait pipi dessus, qui est la seconde confirmation des vacances). 










Nous faisons une petite halte sur une plage où Maguth avait l'habitude de venir avec sa famille avant de rejoindre une plage plus étendue où des dames de 80 ans passés font du monokini. Je vous épargne les photos, voici un bois flotté pour pallier à ce manque:


Nous restons là à savourer le moment avant de rejoindre la route pour retourner la Tour Fondue. Nous faisons halte dans une pizzeria (la seule qui existait à l'époque de Maguth) et tentons de terminer chacun une pizza de la taille d'une roue de camion avant de reprendre la route vers le village de Giens. 


Le meilleur coussin: les fesses et la culotte de cheval d'une épouse dévouée

"Tu verras, il y a une super vue de là-haut" me dit Maguth m'emmenant vers un point de vue à l'entrée de Giens. Je m'esclaffe quand Maguth, tout déconfit, constate que la vue n'est plus ce qu'elle était il y a 25 ans: les arbres ont bien poussés depuis, une seule une petite portion de mer est encore visible. 

Le village de Giens est tout petit et plutôt charmant mais aussi très orienté tourisme bien évidemment. L'avantage d'être hors saison étant qu'il y a très peu de monde. 



Nous nous rendons au petit jardin botanique que la grand-mère de Maguth aimait beaucoup. Il est de fait très beau, respire le calme et invite à la relaxation et à la contemplation.








De là-haut, nous avons une belle vue sur la Presqu'Île de Giens avec ses deux côtes si différentes: celle offerte aux vents, paradis des kite surfeurs et des planches à voiles, et celle à l'abris des vents, avec au milieu des deux, les marais salants (non exploités et protégés) abritant des flamands roses. 


Nous achetons des cartes postales aux dessins rétro à Giens et décidons de prendre le bus pour retourner à la voiture vu que nous ne sommes plus dans notre prime jeunesse (d'ailleurs, nos prochaines vacances seront au village Belambra. A moi les fêtes "blanc et rose"!). Ayant mal lu les horaires, quand le bus arrive, nous réalisons que celui que nous devons prendre ne passera pas avant une heure. La conductrice nous propose de nous déposer à l'arrêt suivant gratuitement, et une dame nous donne son fascicule d'horaire de bus. Nous sommes étonnés de la gentillesse des gens, chose qu'on ne voit pas souvent à Bruxelles.

Nous remontons la route à patte vers le parking de la Tour Fondue et faisons un arrêt là où Maguth avait l'habitude de loger avec sa famille. Le complexe de bungalows est à présent privé mais les souvenirs sont là. Un peu plus loin, nous faisons une halte au magasin d'objets en bois d'olivier tenu par une dame aussi sympathique qu'une mormone monogame et achetons des cuillères en bois aux dessins splendides et une coupelle pour l'entrée chez nous.

Nous reprenons la voiture vers 16.00 et décidons de rejoindre Hyères via la côte venteuse. Nous faisons un arrêt sur cette plage balayée par les vents et regardons les kyte surfeurs faire des sauts en espérant secrètement être témoins d'une attaque de requin. 



En chemin pour retourner à Massacan, nous décidons d'aller acheter de l'eau pétillante (ma drogue) à un Casino du coin. Voir un parking de supermarché décoré de palmiers me semble si incongru, tout comme les fruits (melon et figues) que nous achetons et qui se révéleront être de vraies tueries. Dire que les gens de la région ont accès à ces merveilles tous les jours à un prix encore plus bas que ceux, dégueu, vendus au Carrefour chez nous! 

Une fois rentré, nous nous relaxons sur notre terrasse avant de rejoindre Kathy et Patrick pour manger. Au menu ce soir cake aux olives et aux lardons, côte de porc aux champignon et pommes de terres au romarin, et moelleux au chocolat et framboise. Un régal. Le tout accompagné de Coca. Patrick nous a percé à jour!

Nous admirons les étoiles avant d'aller nous coucher vers 23.00. 

Photos de surfaces rocheuses le long du sentier









Bienvenue ici ! Welcome !

Un joyeux bordel et un véritable mic-mac de ce que j'aime (ou pas), avec photo, jeux débiles, sondages navrants, bref, ma vie quoi ;) N'hésitez pas à laisser un p'tit mot!
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