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jeudi 7 février 2013

Drive

Sun Stars: CHEF D'OEUVRE
(Aucune = daube finie / * = mauvais / ** = pas mal / *** = plutôt bon / **** = très bon / ***** = excellent, à ne pas rater!)
Année: 2011
Réalisé par Nicolas Winding Refn 
Avec Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston, Albert Brooks, Ron Perlman, Oscar Isaac, Christina Hendricks, Kaden Leos



Je ne qualifie que rarement un film de chef d'oeuvre. Il faut que ledit film me touche très profondément, et ça, ça arrive extrêmement rarement. Ce fut le cas avec The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford, dont j'ai eu énormément de mal à faire la critique. C'est souvent comme ça, au plus un film m'émeut, au plus j'ai du mal à en parler.

Drive, on a pas été le voir au cinéma vu qu'on ne va plus au cinéma. Avec l'installation de pro qu'on a chez nous, braver les hordes de Gens nous parait sado-maso. Du coup, on la pris en Blu-ray, et tout comme Black Swan, ça fait un an qu'il croupit dans nos tiroirs. Mis à part le fait que le film avait gagné bonbon en récompenses, je ne connaissais absolument pas le sujet et je n'avais regardé aucune bande-annonce (ce que je fais de plus en plus souvent pour garder la surprise intacte). Je ne comprenais pas non plus cet engouement pour Gosling que je ne trouvais pas très beau avec ses yeux trop rapprochés. Du coup, je n'étais pas emballée plus que ça à l'idée de regarder Drive hier soir.

Et bien ce fut une claque. 

Parlons déjà de Gosling. Je comprend à présent cette vénération dont il est le sujet. Dans Drive, il ne joue pas, il est. Les émotions toutes en retenues du personnage sont incroyablement rendues par ce brillantissime acteur qui en un regard ou une très légère moue de la bouche, devient un jeune homme énamouré ou un tueur de sang froid. Et ce sourire. Un très léger bonheur qui vient fleurir sur ses lèvres, des yeux timides d'un bleu profond qui feraient fondre n'importe quelle nana, l'expression subtile d'un sentiment intense. Passons s'il vous plait sous silence son corps de divinité grecque, il n'est point nécessaire de baver ici. Le seul à pouvoir tenir la comparaison c'est mon Maguth à moi et son corps de joueur de FPS/MMORPG).



Mais Drive, qu'est-ce donc? De mon point de vue, c'est une très belle histoire d'amour dans un contexte très violent. Gosling interprète un jeune homme dont le nom ou le passé ne sera jamais évoqué. Pilote de voiture d'exception, il met ses talents au service d'Hollywood pour des cascades, travaille dans un garage, mais sert aussi de chauffeur lors de casses, le tout aidé par son employeur et sans doute seul "ami", Shannon, qui s'associe à une sorte de mafia locale pour un projet de voiture de course. Driver est un personnage taiseux, assez noir, avec une éthique bien à lui. La seule source de lumière qui viendra éclairer quelque peu sa vie est Irene, sa douce voisine, mère d'un petit garçon dont le père est en prison. Une étrange relation se tisse alors entre ces trois personnages solitaires, jusqu'au jour où le mari d'Irene sort de prison. La vie de tous ces personnages va alors changer drastiquement et dramatiquement, et la noirceur au coeur de Driver sera leur seul alliée. 



Le film ne sombre jamais dans l'excès, ce qui le sauve de l'étiquette "film de gangster panpan boumboum". La profondeur du personnage principal, sa retenue tout comme sa violence en font un héros atypique. Tout cela s'exprime à la perfection dans la scène de l’ascenseur: une scène d'une beauté inouïe (mise en place des acteurs, éclairage, ralenti), un des plus beau baiser du cinéma, mais aussi et surtout le point charnière de tout le film.



Les personnages secondaires sont bien sûr tout aussi important. Irene (Carrey Mulligan, splendide, j'adore cette actrice depuis que je l'ai vue dans Shame) qui représente la vie et la douceur et ce que Driver pourrait devenir si il était avec elle; Shannon (Bryan Cranston), le pauvre gars qui n'a jamais eu de chance et qui met tous ses espoirs en Driver; Standard (Oscar Isaac), le mari d'Irene, qui espère que cette seconde chance sera la bonne; les truands Nino (vive Ron Perlman!) et Bernie (Albert brooks), ce dernier tuant de manière peu conventionnelle et assez salement.

La mise en scène, le montage, la lumière, la photo et la bande son sont aussi ce qui donne son identité propre à Drive, et ce jusqu'au lettrage du titre du film en rose fluo et en caractère plutôt digne de Flash Dance. Chaque scène a sa propre "existence", sa propre signification, qui apporte sa pierre à l'édifice de ce chef d'oeuvre. La joie de vivre, la tendresse et l'amour que l'on ressent dans la scène où Driver, Irene et son fils, Benecio, jouent dans un bosquet qui se trouve en fait à la sortie des égoûts de LA est incroyable. Le soleil y brille plus, les sacs poubelles pendus aux arbres en reflètent la chaude lumière, l'eau croupie devient un petit étang au bord duquel tout les espoirs sont permis, le tout rythmé par le morceau envoûtant de College & Electric Youth dont les paroles reflètent le moment présent. 

A l'inverse, la descente dans la noirceur, et si je puis m'exprimer ainsi, une des plus belles scènes de violence, est celle où Driver règle ses comptes avec Nino. J'en avais le souffle coupé.

Drive est donc pour moi un des rares film que je qualifie de chef d'oeuvre cinématographique, et un des plus beau film d'amour que j'ai vu (aux côtés de Bridges of Madison et Brokeback Mountain). Le personnage de Driver m'a profondément touché, Gosling m'a éblouie, et j'ai découvert un réalisateur de génie.



Des bonus du Blu-ray, je n'ai pour le moment regardé que le reportage de plus d'une heure sur le réalisateur, Nicolas Winding Refn, qui est de fait un sacré phénomène. On y apprend qu'il a été ruiné et endetté juqu'au cou, qu'il a un toujours voulu être célèbre, et que son égo, auparavant démesuré, a été un peu tempéré par sa défaite cuisante avant le succès de Drive. On y constate aussi que sa femme a un putain de caractère bien trempé. Son prochain film, Only Gods Forgive, avec Gosling également, semble déjà bien parti pour être un succès planétaire.

Bande-annonce de Drive (attention, gros spoiler dedans!)

lundi 28 janvier 2013

Bad Ass - Dead End

Si vous avez un humour que l'on pourrait qualifier d'un peu pourri et d'extrêmement cynique, que les Gens vous répugnent, que les gentils héros qui ne tuent personne vous emmerdent et que vous avez envie de découvrir un comics français vraiment bon (si si, ça existe), Bad Ass sera votre comics de chevet.



Dead End, c'est l'anti-héros par excellence. Ado boutonneux et tête de turc, il deviendra par la suite un assassin hors pair capable de flanquer une pâtée aux meilleurs super-héros colorés et flashy ou aux méga vilains dont le nom générique est "Master of".

Au scénario de cette BD truculente, Herik Hanna, qui mérite un Oscar pour ses dialogues et blagues douteuses et son humour très très noir. Au dessin, Bruno Bessadi, dont j'apprécie beaucoup le style et l'excellence des traits. Avec lui, les détails les plus dégueu deviennent de pures oeuvres d'art. Gaëtan Georges quant à lui donnent plus de profondeur encore aux dessins de Bessadi grâce à une coloration de qualité.

Dès la première page, le ton est donné. Et j'ai su de suite que Dead End serait dorénavant mon super-héros/vilain préféré, chaque page tournée apportant son lot de rire cynique et sadique. Les auteurs s'en donnent qui plus à coeur joie en parodiant nos super-héros connu d'une manière parfois peu révérencieuse. Mais je n'en dirai pas plus de peur de spoiler!

Bad Ass se composera apparemment de 4 volumes, et j'espère que la dynamique de ce premier tome sera présente dans les suivants afin d'assouvir mon "Passager Noir"...

samedi 26 janvier 2013

Deauty Box - janvier 2013

L'hiver s'en va, lentement mais sûrement, à mon grand désespoir. Adieu saine température de -10°C, jolie neige scintillante, joyeux frimas transformant les arbres en bijoux. Adieu Noël et insouciance des fêtes. *gros soupir*

J'ai donc profité des restes de neige pour illustrer les goodies reçus dans la Deauty Box de ce noir janvier 2013, histoire de me souvenir que la neige existe encore.

Le menu nous annonce pour ce mois-ci une "peau radieuse et hydratée, des cheveux [...] brillants, ainsi qu'un parfum délicat et féminin". Et Saint Valentin à l'horizon oblige, la boîte, outre l'habituel petit sac à vomi/cadeau, contient une assez jolie carte et un petit sticker-coeur que j'ai royalement bousillé en les foutant dans la neich'.



Que contenait donc la box de janvier? Etant donné que j'étais au taff quand la boîte a été livrée chez moi, je me suis ruée sur FesseBouc pour lire les comm' des autres Deautistas. Et là, mon sourire a viré à la grimace: "quelle déception", "pas terrible" et ce, à la pelle. Oulà. Aucune description n'étant dispo à ce moment-là, je me suis dit que peut-être, les équipes chargées du remplissage des boîtes avaient confondu Deauty avec des colis découvertes de la marque Hémorroïde-no-more ou encore Fongi-Pied. 

Du coup, une fois à la maison, j'ai ouvert ma boîte à pétasse avec un peu d'appréhension. Voici ce qu'elle contenait:

Huile de douche Amande de l'Occitane (full size)
Je ne suis pas une fan de l'Occitane. Je trouve leurs produits en général trop parfumés et pas assez hydratants. Comme le Body Shop, leur gamme est très sympa, mais ma peau de lézard en pleine mue ne l'aime pas.

J'ai cependant testé l'huile ce matin, elle se transforme en lait/mousse sous l'eau, mais n'hydrate pas mon écorce à boyaux. Son odeur est trop forte à mon goût, mais heureusement, elle ne reste pas sur la peau après la douche. Je l'utiliserai donc quand je vais à la gym. La gym c'est le bien, on y utilise tout ce dont on n'a pas vraiment besoin dans la vie quotidienne, comme les muscles, les poumons ou encore le coeur. 


Daily Microfoliant de Dermalogica (format voyage)
Je ne connaissais absolument pas cette marque. Affichant fièrement un nom à tendance médicale et "developed by the International Dermal Institute", j'ai été plus que désagréablement surprise de constater la présence de paraben dans ce produit alors que la majorité des marques tentent d'éradiquer ce composant à sévère controverse (même constat pour la marque Kiehl's: paraben dans presque tout!).

Cet exfoliant est à base d'enzyme de riz et se présente sous forme de poudre qui mousse au contact de l'eau. Sans parfum (c'est déjà ça de pris), l'odeur du Daily Microfoliant est "pharmaceutique". Une fois sous l'eau, la poudre se transforme de fait en une légère pâte moussante. On ne sent aucun granule contrairement aux exfoliants classiques. 

Verdict: ma peau était de fait plus lisse et douce, mais les zones de mon visage qui sont pour le moment très sèches à cause de l'hiver ont de suite tiraillées. Un produit à utiliser quand ma peau sera moins sensibilisée. Il est clair que je ne l'achèterai pas vu que je suis en train de me débarrasser de tous les produits de beauté qui contiennent du paraben. Dommage, l'idée d'avoir un exfoliant tout doux à base d'un produit naturel me plaisait bien. Ou alors je vais broyer mes sachets de riz basmati et à me frotter la face dessus.

Une petite carte nous invite aussi à prendre RDV dans un centre agréé afin de se faire faire un face mapping grâce à un GPS dermique et à recevoir plein de paraben dans la gueule. Chais pas trop, j'crois qu'j'vais plutôt aller au Quick.


For Her de Narciso Rodriguez (échantillon)
Très contente d'avoir reçu cet échantillon. J'ai toujours voulu tester ce parfum mais à chaque fois que j'allais à l'Inno, mes poignets baignaient déjà dans 2 ou 3 parfums différents. Cocotte power.

Verdict: déception. Ce parfum n'a rien d'original, il est d'un classicisme à faire peur et je le trouve même trop "madame". Je sais que je suis une terroriste des parfums et que je m'éloigne de plus en plus des jus "mainstream" pour m'orienter vers ceux plus "créateurs" (comme à l'Antichambre), mais je m'attendais à autre chose. 


Elnett Lumière de L'Oréal (full size)
La star des laques, la laque des stars! (Dominique Lehmann sors de ce corps!). Je n'utilise de laque que très très rarement, et vu la raideur de mes ch'veux d'asiat', même la plus tenace ne fait son job que pendant 15 minutes. Je testerai donc celle-ci la prochaine fois que je décide de me la jouer Candy en tentant de me faire des boucles au fer à friser. 


Masque pour cheveux Force Vector - L'Oréal (format voyage)
Encore un produit pour poils de tête. Il s'agit d'un masque pour cheveux cassants. Je n'ai pas les cheveux cassants. Vu que j'ai des cheveux hyper gras, ça aide à maintenir tout en place. Comme mon bide.

La variante dans les autres boîtes était un masque pour cheveux colorés, donc je préfère quand même avoir reçu le mien. Je ne pense pas l'utiliser, je vais plutôt le donner à quelqu'un qui a des tiffs qui font "crac".



Conclusion

Deauty avait frappé fort en septembre avec sa première boîte envoyée à quelques blogueuses beauté connues. Les boîtes d'octobre et de novembre étaient aussi fantastiques. Celle de décembre, bien que vraiment sympa, nous avait pas mal déçues, non par la qualité ou le nombre de produits, mais pas les choix faits qui n'étaient pas festifs du tout pour décembre alors que nous nous attendions à des paillettes.

Cette boîte de janvier, moi je la trouve pas mal du tout. Certes, on peut être déçue: il y a encore deux produits capillaires et il est vrai que ça commence à faire beaucoup et à être redondant, et certains produits contiennent du paraben. Mais la découverte est là aussi. J'étais contente de recevoir le parfum For Her même si au final il me déçoit. 

L'un dans l'autre, Deauty rempli bien sa fonction et me fait découvrir pas mal de trucs, même si je n'utiliserai ou n'achèterai jamais certains des produits envoyés.

J'ai reconduit mon abonnement et ce pour un an, j'aime vraiment beaucoup cette boîte noire classieuse et grâce à elle, chaque mois j'ai quelque chose à attendre et pour une fois ce ne sont pas mes règles. 

Feedback de la Deauty Box de décembre

J'utilise le lait pour la douche Bee Nature à la gym. Autant j'aime beaucoup son parfum quand il est dans le flacon, autant sous la douche, il a une sorte d'"arrière-parfum" bizarre qui ne me plait guère. Il ne dessèche par contre pas du tout ma peau craquelée. Son prix en grand format est aussi trop cher pour un simple lait de douche. Dommage.

Comme je le pensais, je ne peux absolument pas utiliser l'Acide Citrique d'Etat Pur Actif Pur sur mon visage, ma peau étant vraiment trop sensible et réactive. La chose est confirmée sur le site de la marque. Je ne sais pas trop à qui refiler ce truc qui fait peur à tout le monde avec son nom. 

J'ai donné l'Elixir de Kérastase à une amie qui a les cheveux très abîmés. Je l'ai cependant testé et hormis son odeur trop "salon de coiffure", elle a rendu mes cheveux très doux et brillants. Ayant déjà la Shu Uemura, comme cela faisait double emploi, j'ai préféré en faire profiter ma cop'... du moins j'espère qu'elle l'utilise...

Je n'ai pas encore pu tester le shampoing sec de Klorane. En fait j'aurais pu mais il aurait fallu que je sorte le chercher dans mon sac de gym qui est dans le coffre de la voiture depuis 3 semaines. Ouais, ça fait 3 semaines que j'ai pas été bouger mes miches, shame on my graisse. Même chose pour le vernis, je n'ai pas pu me le mettre à la gym. C'est pas très pratique quand on est sur le tapis de course.

mercredi 23 janvier 2013

Korean Restaurant

Retour au pays des saveurs coréennes!

Je vous ai déjà parlé du restaurant Seoul qui fut le premier resto de mon pays natal dans lequel je mettais les pieds. Le Seoul, j'y suis donc attachée un peu "sentimentalement". C'est notre cantine à Maguth et moi.

Il y a peu cependant, mon amie Loutre Agile me parlait d'un nouveau resto coréen ayant ouvert il y a peu, et au nom hyper original: le Korean Restaurant. Ça ne s'invente pas. Il nous fallait donc y aller, et vite!

Le Korean restaurant est excentré: il est située en Flamandie, à Tervueren, pas loin du Musée de Tervuren. C'est une petite maison privée avec le restaurant au rez-de-chaussée, et le jardin, et bien, c'est le jardin privé de la famille coréenne qui vous y accueillera avec le sourire et en anglais (et quelques mots de néerlandais). Heureusement, il y a deux enseignes en bord de route pour vous aider à trouver le restaurant (et il y a un parking!).


D'emblée, la différence avec le Seoul est frappante: ici, la salle et le décor sont soignés. Tout est neuf et joli. On a moins l'impression d'être dans une gargote ou un resto du Guide du Routard.


La patronne elle-même s'est occupée de nous et nous a apporté, en guise du panier de pain occidental, une petite coupelle d'algues frites. Étonnant.  Encore plus étonnant fut le fait que les algues étaient saupoudrées de sucre. Le sucre contre-balançait l'amertume des algues, le tout était très équilibré et très agréable en bouche.


La carte du Korean Restaurant est quant à elle plus riche qu'au Seoul, tout en étant assez différente. Le Seoul apparaît vraiment plus comme une cantine du coin, et le Korean Restaurant comme un "vrai" restaurant où on invite des clients.

Lors de notre première visite, nous avons opté en plat pour un bulgogi classique afin de pouvoir comparer avec celui du Seoul. En entrée, Maguth a pris l'omelette coréenne au porc, oignons et soja vert (NocDoo-Bindaetteok) et moi les nouilles coréennes avec boeuf, champignons chinois et oignons (Japchae). 

La texture de l'omelette est différente de celle du Seoul: plus croustillante (ils ont dû la faire revenir dans de l'huile) et moins épaisse. Celle du Seoul est plus grande et plus moelleuse (et uniquement au poireau ou au kimchi). 


Mes nouilles étaient délicieuses, leur texture légèrement gélatineuse, et surtout très copieuses. J'avais pas mal de champignons, ce qui me ravi, et comme d'habitude, les graines de sésame firent leur job et restèrent calées entre mes dents...


Le bulgogi classique au boeuf est servi dans un plat métallique sur un réchaud à gaz, comme au Seoul. La garniture y est cependant plus fine: oignons finement émincés, deux types de champignons et attention: petits piments (non, ce ne sont pas des poivrons, Maguth en a fait les frais). 


Les condiments sont aussi légèrement différents du Seoul: le soja et le kimchi sont bien sûr présent, mais ici, on a une sorte de navet très piquant et des petits poissons vinaigrés (trop à mon goût). 



La patronne coupe la viande à même le plat et la retourne jusqu'à ce qu'elle soit cuite avant de vous servir et... de couper le feu. Au Seoul, le plat restait sous les flammes de la gazinière, ce qui donnait au jus et à la viande le temps de caraméliser, ce que nous apprécions beaucoup.


Verdict bulgogi: la viande du Korean restaurant est nettement supérieure à celle du Seoul: elle fond dans la bouche et est plus goûtue. Le jus de cuisson semble aussi plus "naturel": il est nettement moins sucré et relevé que celui du Seoul. mais cela est peut-être dû au fait que la cuisson est stoppée au lieu de laisser le tout revenir à feu doux. Je dois avouer préférer le jus du Seoul. 


Lors de notre seconde visite, nous avons tous les deux décidé de choisir en entrée des  raviolis coréens frits à la poële (Kun-mandu). Quand la dame est venue nous apporter une assiette de six raviolis, nous avons pensé que c'était pour nous deux. Que nenni! C'était six pièces par personne! Et pas de petites pièces! Les raviolis étaient succulents, farci à la viande et croustillants. Tout à fait différent et plus fin que les raviolis du Seoul qui se rapprochent plus des gyoza japonais.

En plat, nous avons choisi - par erreur parce qu'on avait pas les yeux en face des trous - un bulgogi classique et un Galbi. Le galbi, c'est de la côte de boeuf marinée que l'on fait revenir sur une grille chauffée avec des braises. Un vrai BBQ quoi. Au Seoul, ce type de BBQ s'effectue sur une plaque de métal chauffée au gaz, comme le bulgogi. Le tout était comme d'habitude accompagné de riz et de condiments. Autant Maguth a adoré le galbi (il a failli devenir fou et a rongé les os jusqu'à l'os), autant je préfère nettement le bulgogi que je trouve plus fin (du coup j'étais contente qu'on se soit planté).

Et enfin, au cours de notre troisième visite (on ne pourra pas dire qu'on ne s'est pas sacrifié pour la cause hein), j'ai goûté au Bibimbap, qui était tout à fait pareil à celui du Seoul: pas mauvais mais vraiment pas exceptionnel.  

Conclusion: le Korean Restaurant offre une nourriture nettement plus fine et travaillée que le Seoul. La présentation, le cadre, la qualité de la nourriture y est supérieure. C'est l'endroit où aller par excellence si on a envie de faire découvrir la cuisine coréenne à des amis ou des clients. Les prix tournent autour de 30€ pour une entrée, un plat et un soft. Les entrées sont hyper copieuses, les plats un peu moins (prendre juste un plat pourrait s'avérer un peu juste si on a un bon appétit comme moi). Nous n'avons jamais pris de dessert, en général nous n'avons plus faim et les sucreries asiatiques sont loin d'être ma tasse de thé. Il faut impérativement réserver car le restaurant étant pour le moment une adresse un peu confidentielle, il peut arriver que, sans réservation, il n'ouvre pas faute de clientèle. Lors de notre seconde visite par exemple, le resto avait été ouvert juste pour nous, et a fermé dès notre départ.

Un belle découverte gourmande que je recommande chaudement, bien que Maguth et moi préférons tout de même le Seoul.

Korean Restaurant
Leuvensesteenweg 147A
3080 Tervueren
tel: 02 308 88 92

vendredi 18 janvier 2013

World War Z

Vous allez penser que je fais une fixette sur les zombies, après les haches de Noël et tout ça. Détrompez-vous, je ne suis pas obsédée à ce point. Mais quand on me met un bon bouquin sur le sujet entre les main, ben je prends quoi.

C'est comme ça que j'ai lu World War Z de Max Brooks.



J'ai entendu parler de World War Z pour la première fois via le site de People vu que c'est le prochain film de Brad Pitt. Ne connaissant absolument pas le sujet à l'époque et me souciant comme d'une guigne du dernier film de Mr Jolie, je pensais qu'il s'agissait d'un nième film de guerre/espionnage classique. Heureusement que Maguth est là pour palier à mon manque d'éducation zombiesque.

Le livre de Brooks (qui est le fils de Mel Brooks!) est tout simplement génial. Nous sommes loin du roman d'horreur/aventure banal dans lequel une bande de survivants de tout âges et races mélangées doit faire face à une horde de goules dans un centre commercial. Brooks surprend ici par une approche tout à fait différente, très prenante et très intelligente.

Synopsis: la terre fait face à un cauchemar: une invasion de zombies. L'humanité est menacée d'extinction, et une guerre mondiale sans précédent va éclater contre un ennemi sans âme et sans peur. Autour du globe, diverses stratégies se mettent en place, certaines impliquant des sacrifices et des pertes humaines intolérables pour certains, justifiées pour d'autres.

La sujet est ici abordé sous un angle journalistique. La guerre est quasi finie, le genre humain est sauvé, mais il reste encore beaucoup à faire. Commandité par les Nations Unies pour établir un rapport sur la guerre, World War Z est en fait un condensé des interviews menées par l'auteur mais considérées comme "trop humaines" par l'ONU et donc non-retenues pour leur rapport.

C'est avec effroi, terreur, curiosité morbide, espoir et désespoir que nous lisons les divers témoignages recueillis par l'auteur tout autour du globe. 

Chaque interview se compose d'à peine quelques pages, et, en parfois même pas deux pages, Brooks réussi à insuffler à son récit une force incroyable. En lisant World War Z, on voyage à travers le monde et on découvre comment les différentes populations ont réagi face à cette guerre impensable. Des personnages très forts en ressortent, comme Paul Redecker,  le général Raj-Singh ou Tomonaga Ijiro. 

World War Z est composé de 9 parties différentes qui relatent chacune un aspect spécifique de la guerre contre Zack ou contre les G comme le disent si bien les militaires: comment sont apparu les premiers zombies, pourquoi a t'il fallu attendre aussi longtemps avant que les gouvernements ne prennent les mesures adéquates, pourquoi les offensives de l'armée se sont révélées foireuses, comment les différents pays ont réagi, comment des gens comme vous et moi ont pu survivre, etc. 

Je dois dire avoir été happée dans ce monde terrible et terrifiant avec une délicieuse horreur. Peut-être est-ce parce que Brooks traite le sujet avec un un tel réalisme que j'ai vraiment eu l'impression de lire des interviews de vétérans, d'hommes politiques, de civils qui ont vécus quelque chose d'inacceptable. La diversité des entretiens et des personnages créés par Brooks rend ce livre à la fois atroce et incroyablement divertissant. Atroce car le côté réaliste du récit qui fait froid dans le dos, et divertissant car nous avons affaire ici à l'un des monstres préférés du genre: le zombie qui ne court pas mais qui, inexorablement, avance vers sa proie sans rien ressentir. 

World War Z est donc bien plus qu'une simple histoire de goules. Les récits des témoins m'ont pris aux tripes, et j'en ressors comme lessivée. 

Je ne peux que vous conseiller de lire ce livre, même si ce n'est pas vraiment votre genre de prédilection (nous sommes très loin de Stephen King). Et surtout de le lire avant d'aller voir le film qui, d'après le trailer, m'a l'air d'être une trahison totale et complète de l'oeuvre originale.

mardi 15 janvier 2013

Critique de film: Rurouni Kenshin: Meiji kenkaku roman tan

Sun Stars: * * * *
(Aucune = daube finie / * = mauvais / ** = pas mal / *** = plutôt bon / **** = très bon / ***** = excellent, à ne pas rater!)
Année: 2012
Réalisé par Keishi Ohtomo
Avec Takeru Sato, Emi Takei, Yu Aoi, Teruyuki Kagawa, Yosuke Eguchi, Munetaka Aoki, Koji Kikkawa, Ayano Go, Genki Sudou









Transposer un manga en film peut s'avérer être une aventure pleine de dangers et de foirages en puissance. Alors transposer un manga hyper connu devient encore plus ardu. Heureusement, le passage du papier à la chair et au sang pour le célebrissime Kenshin fut une réussite totale et intégrale. Pourtant, trouver un acteur japonais pouvant interpréter un samouraï aux cheveux roux et à la cicatrice en forme de X sur la joue, c'était clairement pas gagné. Le mérite en est d'autant plus grand pour Rurouni Kenshin: Meiji kenkaku roman tan.


Le film démarre alors que le Japon subit un grand bouleversement: l'ère des shoguna (et donc des samouraï) est révolue, le pays met fin à sa politique d'isolement volontaire et s'ouvre au modernisme ainsi qu'aux manières de vivre à l'occidentale. A la fin de cette guerre interne qui instaura l'ère Meiji, Kenshim Himura, célèbre assassin connu sous le surnom de "Battousai the manslayer" (ou slayer ou slasher, c'est selon), abandonne son statut de tueur, fatigué d'avoir fait couler autant de sang. Le samouraï vagabond jure alors de défendre son prochain et de ne plus jamais tuer, portant pour se faire un sabre inversé.

Son chemin croisera celui de la jeune et courageuse Kaoru Kamiya qui tente de garder le dojo de son père intact, s'opposant ainsi au gang du baron de l'opium local, Kanryu Takeda. Fuyant le même vilain méchant et trouvant refuge dans le dojo de Kaoru arrive la belle Megumi Takani, jeune doctoresse obligée de travailler à l'élaboration d'un opium puissant et hyper addictif pour Takeda. Afin de protéger tout ce petit monde, Kenshin trouvera aide et amitié en la personne de Sanosuke, et d'un ancien ennemi devenu flic mais toujours un peu ennemi, Saito Hajime.

Ceux qui connaissent le manga retrouveront dans le film les principaux personnages: Kaoru Kamiya, Megumi Takani, mais aussi bien sûr Sanosuke et son épée de 15 mètres de long, Saito Hajime, le flic à la pose de frimeur et aux longues antennes de cheveux et le jeune Yahiko.


Les vilains gangsters sont ici Udo Jin-e, Inui Banjin, l'hyper classieux Gein et Kanruy Takeda, aussi présents dans le manga. Pour une comparaison des perso papier/acteurs, allez jeter un oeil à ce site écrit en je ne sais quelle langue obscure. Vous constaterez que le casting est tout simplement bluffant tant il est respectueux des personnages du manga.

Takeru Sato est l'incarnation même de Kenshin. Il est parfait. Sa manière de se déplacer, son regard, sa coiffure, et cette fameuse cicatrice. Rien n'est fake, tout est hyper soigné. On en oublie même que le film s'inspire d'un manga. Sans oublier le passage où sa chevelure, éclairée par un beau soleil éclatant, nous apparaît bien comme rousse, chose que j'aurais crue impensable transposée en "vrai".


Mention spéciale à Teruyuki Kagawa qui interprète le baron de l'opium Takeda Kanryuu et sa coupe de cheveux à la Anton Chigurh de No Country for Old Men. Caricatural à souhait, son personnage n'en reste pas moins totalement barge et jouissif.


Les scènes de combat sont, tout comme le casting, hyper soignées. Les passes d'armes sont nerveuses, rapides et les déplacements de l'agile Kenshin sont représentées avec brio. 

L'autre élément important dans le film est bien sûr l'humour. Le rire est souvent apporté par des sidekicks, et Kenshin ne fait pas exception ici vu que c'est sous les traits de Sanosuke (joué par Aoki Munetaka) que nos zygomatiques ont fait leur muscu. Son combat contre Inui Banjon (joué par Genki Sudou) est tout simplement un pur bonheur.



Qui dit manga dit bien sûr méchants hyper classieux. Pour contre-balancer l'autre taré de Takeda "Chigurh" Kanryuu aux chaussures à plateau, nous retrouvons en "boss de fin" Udo Jin-e (joué par Kouji Kikkawa) qui me faisait trop penser à Gambit avec sa sorte de cagoule soutien-visage. Remarquez le kimono en cuir!



Mon coup de coeur fut bien sûr pour Gein (joué par Ayano Go), plus-classieux-que-lui-tu-meurs. Son combat contre Kenshin était tout bonnement hallucinant, d'une vitesse et d'une agilité telle que mes yeux en étaient tout fatigués et que j'en avais le souffle court. Déjà masqué il est était übber trop beau, mais alors sans masque, il poutre sa race!


Parlons maintenant des deux gonzesses du film: dans les mangas, les filles sont souvent cantonnées à des rôles de cruches pleurnichardes, jolies à regarder mais qu'il faut protéger parce qu'incapables de se défendre. Si le personnage de Megumi rentre dans cette catégorie, Kaoru sort un peu du lot. Certes, Kenshin devra la secourir, mais elle n'hésite pas à prendre son bokken en main et à filer des roustes. Kenshin étant par essence un manga shonen, le profil caricatural des personnages féminins ne m'a pas offusquée plus que cela, même si j'aurais voulu que Kaoru fasse un peu plus parler son sabre.


Les décors et costumes du film sont eux aussi tout simplement splendides et très respectueux de l'allure des divers perso du manga. Kenshin aura donc bien droit à sa veste de kimono mauve/bordeaux qui jure si bien avec sa chevelure de rouquin.

Le film ne souffre d'aucun temps mort. Certes il regorge de lignes de dialogue ou de scènes assez prévisibles (le discours de Kaoru à Kenshin à la fin étant le pire de tous) mais cela n'entache en rien la qualité du film ni le plaisir que nous avons eu à le regarder.

On espère maintenant que l'OAV relatant le passé de Kenshin sera peut-être mis sur pied avec le même acteur, ou qu'un autre film avec le même casting verra le jour.

Sur ce, je vais aller sortir mon iaito (voir ici pour l'explication) histoire de me la péter un coup toute seule.

La bande-annonce:


Et en prime, le clip du top rock band japonais One OK Rock - merci à mon pote Taku pour leur CD, j'adore!


lundi 14 janvier 2013

C'est l'homme de ma vie

C'était en octobre 2011. Le 22 octobre. Un samedi.

J'étais en pleine lecture de Walking Dead, et, comme cela m'arrive de temps en temps, j'évaluais notre système de défense et ce que l'on pourrait faire pour rendre l'appart' plus sécurisé en cas d'invasion de zombies. Non non, je n'ai pas attendu Walking Dead pour ça, j'ai toujours eu dans l'idée qu'il fallait penser à renforcer son chez-soi en cas d'invasion de quelque chose de moche et qui pue (et je ne parle pas ici de la bombe de Febreze dans les chiottes, non). Je ne sais pas pourquoi, j'ai sans doute trop regardé Terminator.

Quoi qu'il en soit, le 22 octobre 2011, j'écrivais ce billet.

Je ne pensais pas vraiment acheter une hache un jour, mais à chaque passage au Brico, je regardais si il n'y en avait pas une qui trainait avec mon nom gravé dessus en lettres elfiques de feu.

Arriva Noël 2012. Ouais je sais, j'ai genre un mois de retard pour ce post mais bon, hein, on va pas pinailler pour ce genre de détail, déjà que quand j'écris quelque chose ici c'est Byzance...

Donc, arriva Noël 2012. Maguth avait mis au pied de notre plus beau sapin du monde deux paquets étranges et "fragiles!"qu'il m'avait dit. Je ne sais trop pourquoi mais je m'étais dit que c'était sans doute des ailes de libellules géantes pour faire un cerf-volant. Allez comprendre.

Quand vint l'heure d'ouvrir les cadeaux, je reçu d'abord un petit haut-parleur portatif BlueTooth JBL pour pouvoir y connecter mon smartphone. Une chouette gadget.

Puis, je pu enfin ouvrir mes ailes de libellules... Et là, je crois que mes yeux sont sorti de mes orbites.

Une hache Fiskars x17 (1570gr, 600mm) brillait comme Excalibur entre mes mains.


Le second paquet contenait quant à lui une autre hache Fiskars plus petite.

Ce jour-là, je sus que Maguth était réellement l'homme de ma vie. Car qui, mis à part lui, aurait eu le culot et les couilles d'aller acheter des haches à sa femme et de les lui offrir pour Noël?

Sans parler du fait qu'il voulait aussi m'offrir une arbalète mais qu'il n'en avait pas trouvé.

Quand on en parle, on nous prend pour des fous. Surtout quand on explique que, voyez-vous, c'est pour se protéger en cas d'attaques de zombies...

mardi 1 janvier 2013

Happy Tourteau 2013!

Hier, on a opté pour un repas de réveillon de fin d'année d'adulte et on a commandé un plateau de fruits de mer en lieu et place de la choucroute devenue habituelle depuis l'année passée.

Ben on le fera plus, parce qu'on est pas encore des adultes j'crois, et que notre palais est plus habitué au repas de foire boudin/croustillons qu'au homard insipide et surtout au tourteau coupé en deux avec tous ses organes cuits qui nous regardent.

Bef, tout ça pour vous souhaitez à tous (oui, vous trois là, qui lisez mon blog en faisant caca) un bon tourteau 2013!




mercredi 19 décembre 2012

Deauty Box - Décembre 2012

On a fait un super top biche sapin cette année. On était pas sûr de ce que ça donnerait parce que cette fois on a opté pour des déco dorées, mais au final, c'est le plus beaudre sapin qu'on ait jamais eu. Il brille, scintille, chante et danse et fait même des cookies.

Malheureusement, je ne peux pas en dire autant de la Deauty Box de ce mois-ci. On l'attendait toutes avec impatience cette boîte de fin d'année. On imaginait des paillettes, des étoiles, des diamants et des cookies aussi. Je me voyais déjà passer l'aspirateur après avoir ouvert la boîte tant tout cela m'aurait pété à la gueule grave, un peu comme une boîte avec un clown miniature sur ressorts qui fait peur dedans. Mais non. A vrai dire, je suis un peu mitigée car cette boîte de décembre est plutôt drôlement sympa, mais j'estime personnellement qu'elle n'illustre pas la période des fêtes. Du coup, pour pallier au manque, j'ai flanqué les produits dans l'sapin pour les photos. Trop bien. J'ai pas regardé McGyver pendant des années pour rien non plus hein.

Après une autopsie de plusieurs heures, voici ce que renfermait son estomac, et non, elle n'a pas subit de violences sexuelles:

Le menu de décembre ne fait effectivement aucunement référence aux fêtes mis à part nous souhaiter une bonne bourre. Il se focalise plutôt sur "la pointe des tendances" (non, y avait pas de smartphone dedans).

Lait de douche Bee Nature (format voyage)
D'abord, c'est bio. Puis c'est belch'. Enfin, y a du miel dedans. Trio gagnant pour moi. Et en prime, ça sent méga trop bon! Une odeur fraîche et légèrement sucrée à la fois (y a de la verveine et du citron dedans, rajoutez le miel en plus dans la liste des ingrédients et hop, limite je bois ce lait le matin quoi!). Je ne connaissais absolument pas la marque, je vais donc tester ce lait de douche quand j'irai à la salle de sport. Oui parce que pour tous les jours, je dois utiliser un produit La Roche-Posay spécial eau supra calcaire et peau atopique (comprenez: peau de momie). 


Etat Pur Actif Pur Acide Citrique (full size)
Tiens, un produit pour nettoyer les plaques de cuisson... "Avec Etat Pur Actif Pur, vos plaques de cuisson retrouveront leur brillance. Les molécules actives riches en acide citrique leur redonneront leur pureté originelle et parfumeront agréablement votre cuisine d'une délicate senteur d'agrume. Avec Etat Pur Actif Pur, dites adieu au terne de vos plaques. Aussi pour plaques en vitrocéramique." Ha mais on me dit dans l'oreillette que c'est pour ma face de citron. Heu. Honnêtement, vu l'état de ma peau en ce moment (le désert du Gobi fait pâle figure à côté de ma joue droite), je n'oserai pas essayer ce machin. Peut-être plus tard. Beaucoup plus tard.


Klorane shampoing sec au lait d'avoine (format voyage)
Ça, c'est une bonne idée. J'ai toujours douté des shampoings secs. Je trouve ça bizarre, un peu comme si j'allais me mettre de la farine sur la tête. Mais vu que je pourrais graisser une poêle avec mes ch'veux (peut-être que Etat Pur Actif Pur peut nettoyer les poêles?), et qu'après une séance de sport je ressemble à un blob sortit d'une marre, c'est le moment c'est l'instant pour tester la chose! 


Vernis Essie - brooch the subject (full size)
Un vernis "nuuuddeehaaaaheuuu". J'en avais pas, ça tombe bien. Celui que j'avais (un OPI chais plus quoi) ayant plutôt une couleur "caca d'après choucroute", je pense que l'Essie devrait être plus joli. Bon allez, j'vais faire ma chieuse, je sais que certaines gonzes ont reçu un Essie gris ou bleu. Ben j'aurais préféré ça. Mais s'pas graff', c'est pas comme si y avait un tig' sous ma tab' hein.  


Kérastase Elixir Ultime pour cheveux fins et sensibilisés (format voyage)
Et hop, encore une huile pour les crins! Décidément, je n'aurais jamais fait aussi attention à mes trois poils sur le caillou que depuis que je me suis abonnée à Deauty! Elle est censée faire briller mon opulente crinière. Elle sent comme le salon de coiffure, c'est la meilleure description que je peux donner. A tester et à comparer avec le Shu Uemura et le set Kérastase du mois dernier.


Echantillon de parfum Giorgio Armani - Aqua Di Gio Essenza
Une micro bouteille pour donner à un couillu. Je trouve ça sympa moi. Bon, OK, c'est pas le parfum le plus original qui soit, mais j'ai comme l'impression que Deauty a aussi comme esprit d'offrir à l'autre ce que l'on utilisera pas, et pas forcément à une trompe de fallope. Puis ça tombe bien, Maguth porte parfois ce parfum. 


Goodies
Deux planches de stickers pour le rangement, un pin's Deauty avec le colibri et un bon "livraison à l'oeil" pour le nettoyant à plaques de cuissons et poêles.


Conclusion

J'aime bien cette boîte, mais je la trouve tout à fait déplacée par rapport à la saison. Je m'attendais à des produits de fête, comme de nombreuses autres abonnées, je ne comprends pas bien les choix de ce mois festif. 

Feedback de la Deauty Box de novembre

Le shampoing et le lait Cristalliste de Kérastase sont absolument géniaux. Mes tifs sont réellement plus brillants et n'ont pas regraissés plus rapidement qu'avant. Je n'ai pas combiné le tout avec l'huile Shu Uemura mais je crois que si je le faisais, je serais la Edward Cullen des cheveux tant je brillerais. Par contre, j'ai remarqué que le shampoing ne lave pas bien, c'est à dire que quand mes cheveux sont fort gras et sales (après le sport par exemple), il a du mal à les rendre propre. Je dois donc utiliser ce shampoing sur cheveux pas trop crades. Je me tâte pour savoir si je vais acheter ces deux soins capillaires...

Kiehl's Ultra "Bukkake" Cleanser et Cream: le nettoyant est trop agressif pour ma peau, vraiment. Je l'ai essayé 3 fois et à chaque fois il a totalement asséché mon épiderme. Une catastrophe. La crème est assez basique, mais pas assez hydratante pour moi. Je l'utilise en appoint au bureau quand l'air devient tellement sec que je me transforme en lézard.

Je n'ai pas encore testé le stylo correcteur à vernis ou le mascara, et je vais donner le sérum L'Oréal Youth Code à ma jolie Sylvie qui l'utilisait déjà auparavant. Devant faire hyper attention aux produits avec lesquels je me tartine la tronche (j'ai une peau hyper réactive et hyper sensible et hyper sèche), je pense que peu de crèmes ou de sérum trouveront leur chemin dans mon armoire malheureusement.

***

Je trouve que les produits respectent plutôt bien mon profil jusqu'à présent. J'ai reçu des produits pour peau sèche et pour cheveux longs et fins, de ce côté-là c'est un sans faute.

J'espère par contre que Deauty va se calmer sur les huiles pour cheveux parce que là si ça continue je vais pouvoir ouvrir un magasin "Oil&Vinegar" capillaire (je suis sûre que le Etat Pur Actif Pur peut servir de vinaigre et qu'il peut décalcariser un chauffe-eau!). 

Mon abonnement se termine en janvier, je pense le poursuivre, malgré la petite déception de la boîte de décembre qui me semblait totalement "hors saison". 


dimanche 16 décembre 2012

Les pas vraiment Plaisirs d'Hiver 2012

J'adore la période de Noël. Je n'ai pas honte de le dire. J'adore les loupiottes partout, les sapins, les déco, les musiques de Noël même. J'aime même faire le shopping de Noël, choisir des cadeaux qui (ne) plairont (pas) à mes proches, me faire bousculer par les Gens (arh, les Gens!) qui tentent d'arriver avant moi à la caisse où une vendeuse livide et surmenée et ayant perdu tout espoir en l'humanité me regardera d'un oeil vitreux, et me saluera d'une "bonjour, 1.559,24€ silvousplaitvousvoulezunemballagecadeau?"* récité sur un ton monocorde.

* Je ne moque aucunement, ayant travaillé dans la vente, je sais ce que c'est, et je salue toujours ces braves collaborateurs de vente chaleureusement en leur souhaitant bien du courage. Même chose en période de solde. Si je faisais les soldes...

Bizarrement, je n'ai par contre jamais accroché aux Plaisirs d'Hiver de Bruxelles que je trouve trop fake, trop industriel, trop blindé de monde, trop surfait. Du coup je n'y vais quasi jamais. Cette année par contre, je voulais aller voir de mes propres noeils si la légende comme quoi des aliens avaient perdu leur chiotte en forme de sapin sur la Grand'Place était vraie. C'est donc avec Poupouille sous le bras (au sens propre comme au figuré vu la populace) que Maguth et moi-même avons pris la courageuse décision de nous rendre sur place en ce doux dimanche soir.

Et bien force est de constater que non seulement en pleine journée, comme en atteste les myriades de photos qui inondent le net, ce sapin est tout bonnement abject, mais en plus, le son et lumière est très loin de rattraper le coup contrairement à ce que j'avais vu sur une vidéo. Les couleurs rendent bien en photo, certes, mais de visu, c'est morne, plat et triste comme les fesses de [insérez ici le nom de votre pire ennemi(e)]. Seule l'illumination de l'Hôtel de Ville rattrape un peu le coup. Bref, je me rallie à la horde de mécontents qui crient au scandale et qui réclament le retour du bon vieux sapin bien burné! Remboursez nos invitations!

HAAAAA!!! 

EEEUUUURRRKKK...

Suite à cette déception de taille, nous avons pris la direction de la Place Ste Catherine, histoire d'aller goinfrer quelque chose de gras qui serait un danger potentiel pour mes artères. A la Bourse, j'ai donc ingurgité un cornet de croustillons en matant les jolies lumières qui habillaient le bâtiment.


En chemin, nous nous sommes arrêté pour écouter quelques instant la musique traditionnelle des Indiens d'Amérique du Nord du Pérou et de leur célèbre flûte de pan bolivienne comanche géante... 

Remarquez le magnifique présentoir à CD artisanal en forme de jeune femme...

Après un arrêt au sacro saint Dragon Toys (qui a bien changé) et un ravitaillement en brols totalement inutiles mais ultra kawaï, nous sommes arrivé à la Place Ste Catherine pour découvrir un manège ahurissant: le Manège d'Andréa. Et là, je dois bien avouer qu'il vaut le détour. Il s'agit d'un manège artisanal hors du commun à la mode steampunk/Jules Vernesque. Il est tout simplement magnifique! Maguth en est resté bouchée bée. Les photos ne lui rendent pas justice donc je ne peux que vous conseiller d'aller le voir. Il est unique en son genre je pense.




Nous avons ensuite traversé le Nuage Bamboo de l'artiste belch' Georges Cuvilliers pour arriver au coeur du marché de Noël des Plaisirs d'Hiver. 

Mikado!

J'ai tenu bon sur la moitié du parcours, puis j'ai abandonné. Je suis ahurie de voir à quel point ce marché est mal foutu. L'espace de circulation, déjà réduit à son minimum, est engorgé tous les 10m par des tentes-bar empiétant sur l'espace de marche disponible. Mais quand on arrive à la zone de la patinoire, mieux vaut ne pas être agoraphobe ou sujet à des crises d'angoisse! Les exposants sont quant à eux variés dans la même gamme de produits industriels. Ce marché n'a aucune âme, aucune identité, aucun charme. Je sais, on a jamais dit qu'il s'agissait d'un marché artisanal, mais je ne peux qu'être déçue de voir qu'un touriste à Bruxelles bouffera des churros au lieu de croustillons et achètera de l'alcool allemand, du fromage de Savoie et des breloques made in China.

Nous sommes donc rentré vite fait à la maison retrouver notre magnifique (vrai) sapin doré fait ce matin, avec un sentiment mitigé de joie (le Manège d'Andréa et les bêtises du Dragon Toys) et de déception (le sapin de la Grand'Place et la confirmation que nous détestons les Gens).

Bienvenue ici ! Welcome !

Un joyeux bordel et un véritable mic-mac de ce que j'aime (ou pas), avec photo, jeux débiles, sondages navrants, bref, ma vie quoi ;) N'hésitez pas à laisser un p'tit mot!
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