Libellés

jeudi 18 avril 2013

Fleur de Tonnerre

L'une de mes plus proches amies est partie en vacances au Sénégal à Pâques. Et pendant ce court séjour riche en dépaysement et en crises d'adolescence de ses deux garçons, elle n'eut le temps de lire qu'un seul livre: "Fleur de Tonnerre" de Jean Teulé. Inspiré d'une histoire vraie, celle d'Hélène Jégado, née en Bretagne en 1801 et empoisonneuse de profession, mon amie m'avoua que bien que cette histoire l'horrifia, elle ne pu poser le livre tant elle voulait savoir jusqu'où allait la folie meurtrière du personnage principal. Persuadée d'être l'Ankou (la Mort), elle tuait sans distinction de classes sociales, d'âges ou de sexe, mettant fin à la vie de personnes aimables ou détestables sans aucune pitié.


Vu que j'ai un côté un peu macabre (je rappelle que certains de mes livres préférés sont tout de même World War Z et Dieu et nous seuls pouvons), et que mon amie, encore un peu sous le choc de ce livre, me proposait de me le prêter, je ne pu refuser et plongeais dedans tête baissée.

Jean Teulé n'a pas une écriture que je qualifierais de limpide, et ce n'est pas du tout mon genre habituel. Mais il est bon de sortir des sentiers battus et de découvrir de nouvelles choses. Et ce fut le cas avec Fleur de Tonnerre. J'entrepris bien vite de lire ce livre lentement comme s'il était un conte breton que l'on se raconte le soir devant la cheminée, à la lueur des bougies faisant danser les ombres sur les murs d'une petite ferme, tout comme celle dans laquelle la Hélène Jégado de Teulé grandit.

Riche en croyances bretones et en descriptions un peu tarabiscotées mais ô combien poétiques, Fleur de Tonnerre relate le chemin de cette tueuse en série au fil de ses déplacements de villes en villages bretons, laissant dans son sillage moult cadavres au ventre plein d'arsenic. La plume de Teulé transforme cette histoire franchement glauque en un roman fascinant, émaillé d'humour grâce à des sidekicks (si si) qui croisent le chemin d'Hélène à diverses étapes de son parcours mortel.

J'ai absolument adoré l'écriture de Teulé, pourtant si éloigné des styles plus francs que j'apprécie habituellement. Certes, certains passages sont un peu trop mystiques à mon goût, mais sa façon de décrire et de voir les choses sous un angle lumineux et presque magique est hypnotisante, alors même qu'il s'agit de l'histoire d'une des plus grande serial killer de notre temps.

lundi 8 avril 2013

La vérité sort de la bouche de Maguth - part 6

Hier, vu que le Balmo était fermé, nous sommes aller nous repaître d'une crêpe bretonne au Triskell. Maguth a donc pris une crêpe champi-lardons-fromage-crème, et moi une crêpe plus digeste saumon-chèvre-miel. 

Comme ma crêpe était plus légère que la sienne, il me restait un petit trou à combler à la fin du repas. Et comme il n'avait pas pu finir la sienne, très riche vu les ingrédients, je me suis dévouée pour finir les trois bouchées restantes. Puis vint l'heure du dessert et je ne pu résister à la crêpe pommes-caramel au beurre salé.

Sur le chemin du retour, alors que je disais à Maguth que les restes de sa crêpe étaient justement ce qu'il me fallait pour boucher le petit trou qui me restait après avoir fini la mienne, il me répondit:

"Tu veux dire le trou qui restait avant que tu n'en ais un autre pour le dessert?"

Là dessus, nous nous esclafâmmes bruyamment avant qu'il ne rajoute:

"Ton estomac c'est comme Tetris: y a toujours un trou à combler, puis quand c'est fait, la barre disparaît et tu peux recommencer à manger".

Je crois que j'ai dis un truc comme "mais dis!" après ça...

jeudi 4 avril 2013

Deauty box - mars 2013

Ouais, je sais, on est en avril, et c'est plus une surprise ni même un méga spoiler, la Deauty box de mars 2013 ayant été dévoilée sous toutes les coutures par la blogoshpère depuis perpette. Donc je suis la dernière. Mais pour une bonne raison: je n'avais pas reçu ma boîte, ce qui m'a permis de tester le service clientèle de Deauty.

Suite à un changement d'adresse de livraison, l'équipe Deauty s'est un peu emmêlée les pinceaux et a mélangé la rue de mon bureau avec le code postal de ma maison. Du coup, échec de livraison. J'ai patiemment attendu les 3 jours ouvrables après l'envoi des boîtes avant de contacter la team de deautysta. Et je dois avouer une chose: ils sont hyper efficaces! Suite au mail envoyé le vendredi après-midi, j'ai reçu une réponse... le dimanche! Auraient-ils engagés des gamers coréens qui n'ont pas besoin de dormir, de manger ou de boire? Deauty a de suite constaté et reconnu l'erreur et s'en est excusé et ma boîte (qui leur était revenue) a été livrée en 24h à mon bureau. Comme j'étais en vacances, je n'ai pu ouvrir ma box à tassepé qu'aujourd'hui.

Voyons donc z'en détails le contenu de ma boîte printanière:

Revitalash
C'est un engrais à cils, format échantillon (1ml au lieu de 2, ça va quoi). Il faut en appliquer une infime quantité à la base des cils sans toucher la peau, et ce tous les soirs. Vu que j'ai des cils d'asiatiques, c'est-à-dire quasi inexistants, je suis vraiment curieuse de tester ce produit. Je m'imagine déjà avec des cils soyeux comme une crinière de petit poney. Seul hic: vu ma face plate et le fait que je porte des lunettes (je ne supporte pas les lentilles), si mes cils poussent un peu, je vais avoir de belles traces de skieur sur les verres de mes lunettes (déjà que).


Lotion vitalisante pour le corps Babor - Khanya of Africa
Format voyage. Je ne connais absolument pas cette marque. La composition de ce lait pour le corps a l'air plutôt pas mal (huile d'amande, de noix de macadamia et d'un autre truc au nom imprononçable, extraits de thé vert, aloé vera). L'odeur, sucrée, est trop forte à mon goût mais pas désagréable. A ne pas porter en plus d'un parfum car l'odeur est tenace, genre à ne mettre que sur les jambes. Je l'ai testé sur ma main et ma peau est très douce après application. Hop, dans le sac de gym, trou noir dédié aux gels de douche et lotions hydratantes en test!


L'Oréal Nude Magic CC Cream
En full size. C'est la suite des BB Cream. CC comme Color Correction. J'ai reçu la CC Cream anti-fatigue à la couleur abricot. Dommage, vu ma peau à rougeurs, la verte aurait été plus adaptée. Une très petite quantité de produit suffit car le produit est fort orangé. Cela remplacera bien l'Embelisseur Abricot dont j'étais fan du Club des Créateurs de Beauté depuis qu'ils ne livrent plus en Gelbique. A mélanger à la crème de jour, comme conseillé par la Deauty Team.


Crème Forever Youth Liberator de YSL
Format échantillon de parfumerie (5ml). Le produit le plus critiqué vu que l'on s'attendait à du maquillage YSL et non pas à un microscopique échantillon d'un anti-ride. "Résultat visible dès sept jours". Ouais, mais pour ça faudrait avoir assez de produit pour tenir sept jours p'têt...


Goodies
Un bon de réduction de 10% à l'achat d'un produit Babor ou 15% de réduc' sur un soin visage dans un salon Babor. Plutôt sympa. Et trois petits oeufs de Pâques pour fêter le printemps que Jack Frost retient en otage.

Conclusion

Tout comme pour la box de février, je suis dubitative. Je suis super contente d'avoir reçu le Revitalash et non pas un nième savon à cheveux pour décorer le bord de la baignoire, mais je suis aussi vraiment déçue de ne pas avoir reçu l'Huile Prodigieuse de Nuxe alors que Deauty semblait nous la promettre à toutes via Facebook. Je connais l'huile Nuxe vu que je l'utilise fréquemment, et je me réjouissais déjà à l'idée de recevoir un petit flacon à glisser dans mon sac de voyage ou de sport. La déception n'a même pas besoin d'être décrite lorsque j'ai constaté que je ne l'avais pas.

J'aurais aussi préféré avoir la CC Cream anti-rougeurs qui correspond mieux à mon profil beauté Deauty, mais comme j'avais aussi rempli la case "peau claire", je ne peux pas leur en vouloir de m'avoir envoyé celle abricot qui fera un bon embellisseur de teint.

Enfin, il est assez déplorable d'apprendre sur le net qu'il existait une troisième boîte contenant le Revitalash ET l'huile Nuxe. Il semblerait que cette boîte-là ait été envoyée aux nouvelles abonnées en priorité, un peu comme les opérateurs mobiles qui font des offres génialisimes aux nouveaux clients mais qui ignorent superbement les clients fidèles depuis des années.


J'utilise la crème pour les mains de Biotherm au bureau, après avoir été faire pipi ou après avoir mangé un panini comme une truie. Elle pénètre facilement et n'est pas grasse, ce qui est plutôt bien quand on utilise un clavier. Son odeur est discrète et agréable.

Maguth a testé le shampooing Mythic Oil et est venu secouer son opulente chevelure de 2cm de long sous mon pif hier soir, tout fier. Rien à redire là-dessus.

Je n'ai pas encore eu l'occasion de tester le gel de douche Eucerin ni l'eyeliner.

samedi 2 mars 2013

Le yoga, moi et Maguth

J'ai décidé ce matin de me mettre au yoga. Vu que mon état physique est devenu plus lamentable qu'une vieille serviette de bain dans un sauna pour hommes, et que mon niveau de stress est si élevé que quand je vois des avocats dans une série à la télé, je m'empare de ma hache Fiskars en hurlant comme un Tuskens, je me suis dit que ça pouvait pas me faire de mal. 

J'avais lu sur le blog d'Armalite qu'elle faisait une session de 15 min de yoga le matin en suivant ces exercices, et du coup, toute motivée avec encore un peu de dentifrice au bord de lèvres, je m'y suis mise ce matin dans le salon pendant que Maguth surfait dans le bureau.

Au bout de 10 minutes, j'ai aperçu la forme floue de Maguth venir s'appuyer sur le mur du salon et me regarder. Puis il dit:

"T'entendre faire du yoga depuis le bureau c'est assez effrayant. Ça fait CRAC et CROC."

Il faut savoir que mes articulations du genou craquent très souvent, et pas qu'un peu, tout comme mes vertèbres.

Puis, alors que je tentais de finir l'exercice où on lève les jambes et qu'il restait là à me mater avec un sourire sardonique, je lui ai demandé ce qu'il attendait planté là comme ça.

Et là il a dit:

"J'attend que tu craques de nouveau ou que tu pètes".

Je crois que je ne ferai plus de yoga quand il est à la maison.

vendredi 1 mars 2013

Rise of the Guardians

Sun Stars: * * * * *
(Aucune = daube finie / * = mauvais / ** = pas mal / *** = plutôt bon / **** = très bon / ***** = excellent, à ne pas rater!)
Année: 2012
Réalisé par Peter Ramsey
Avec Chris Pine, Hugh Jackman, Alec Baldwin, Isla Fisher, Jude Law
 

Rise of the Guardians fait partie de ces dessins animés sous-estimés qui n'ont pas eu le succès qu'ils méritaient. D'ailleurs, cette critique est la première de trois autres (du moins si je dépasse mon état de larve feignasse) concernant des films d'animation qui n'ont pas eu la chance d'être reconnus pour les petits bijoux qu'ils sont (à savoir, ParaNorman et Hotel Transylvania). Il faut bien avouer que les bandes-annonce de ces trois films n'ont rien fait pour aider non plus.
 
Mais revenons à Rise of the Guardians, ou Les Cinq Légendes en français. Le monde fantastique et légendaire de notre petite planète est en danger: le Père Noël, le Lapin de Pâques, la Tooth Fairy (Fée des Dents, culture US oblige), le Marchand de Sable et un nouveau venu, Jack Frost (qui représente en fait l'hiver et ses joies: la neige pour jouer, le gel pour glisser, la glace pour patiner), vont devoir s'unir pour vaincre Pitch, aussi connu sous le nom de Boogeyman (Croque-Mitaine), revenu d'entre les ombres pour n'inspirer que peur et terreur aux enfants et ainsi faire disparaître nos joyeux lurons colorés.
 
 
Si le pitch (ha ha! le picth, c'est Pitch! heu...) de ce film est assez simpliste, le film regorge par contre de petites perles et surtout d'un humour décapant qui nous a fait rire aux éclats. Déjà, les perso prinicpaux revisités par l'équipe de DreamWorks sont tout bonnement succulents: un Père Noël russe aux bras tatoués nommé North qui brandit deux sabres, mais aux yeux immenses qui ne voient que la beauté et la magie du monde, un Lapin de Pâques australien plutôt maousse appelé tout simplement Bunny se battant au boomerang, la Tooth Fairy en femme-colibri chatoyante, le Marchand de Sable, logiquement appelé Sandy, en doux personnage replet, doré et muet. Une bien belle manière de représenter ici ces personnages mythiques dépoussiérés et sous un nouveau jour. Jack Frost quant à lui à l'allure d'un ado rebelle au beau sweatshirt à motif de givre.
 
 
Ce qui nous a d'emblée frappé dans ce film est son côté comique. Si il s'agit bien d'un film pour enfant, on est loin de les prendre pour des branques et tout s'enchaîne sans temps mort aucun à un rythme soutenu, et la banane ne nous quitte pas un seul instant. Que ce soit les elfes ou les yétis du Père Noël, la "division européenne" de la Tooth Fairy, la grâce avec laquelle est représentée les rêves envoyés aux enfants par Sandy, le pays de Bunny aux oeufs-gardiens en pierre ou encore le givre exploité comme une forme d'art par Jack, tout m'a littéralement enchanté. J'étais redevenue cette gamine de 12 ans qui croyait dur comme fer que le Pays Imaginaire existe et que les adultes étaient juste trop bêtes pour se l'avouer.
 
 
Si le film reste prévisible et certaines scènes (surtout la fin) assez téléphonées, on ne peut s'empêcher de se laisser emporter par la magie et la tendresse qui exude de tous les pores de cette drôle de bande de super héros. Et si nous ne sommes pas ici dans la surenchère graphique de Pixar, la qualité DreamWorks est là et fait bien son boulot.
 
 
Très orienté public familial, Rise of the Guardians réveillera cependant le gosse sommeillant dans nos corps décatis d'adultes stressés et nous donnera envie de croire que toutes ces légendes sont bien vraies et que la magie est bien réelle, mais que pour qu'elle existe, nous devons y croire. De toutes nos forces.

La bande-annonce plein de spoilers...

dimanche 24 février 2013

Tweet Tweet Twaaat

J'ai un compte Twitter depuis un bail. Et je l'utilise tellement souvent que j'en avais oublié le mot de passe. Cette semaine, j'ai donc décidé de relancer la chose et de voir par mes nyeux propres si ce brol est d'une quelconque utilité. Je vous rassure, je ne vais pas commencer à poster des "bonjour, je me suis levée et il fait beau". Encore que ça a l'air tellement viral cette propension à étaler sa vie en une phrase que d'ici à ce que je m'en rende compte, je vous tiendrai au courant de l'achat de mon PQ.

J'ai aussi "hashtaggé" mes photos Instagram et depuis, j'ai une chiée de gens  que je ne connais ni d’Ève ni d'Adam qui aiment mes photos. Internet s'est vraiment fantastique pour connecter des gens qui s'emmerdent. 



Bref, si ça vous botte de me "follow" sur ces deux applications, y a les liens dans le menu à droite (un p'tit tweet zombie et le logo Instagram), ou ci-dessous:



Sur ce, bon dimanche neigeux!

samedi 23 février 2013

Perfect Saturday

Cela faisait longtemps que je n'avais pas déambulé dans les rues de ma ville à la mode Carrie Bradshaw, les Manolo Blanhik aux talons de 10cm, le Chanel et environ 75kg en moins of course. Comme je devais aller faire une fameuse recharge de miel à la Maison du Miel, j'avais décidé d'en profiter pour me balader un brin et prendre Poupouille avec moi vu qu'elle adore la ville.

Alors que je me promenais à mon aise sur la Grand'Place, je me suis demandée ce que les touristes venant pour la première fois à Bruxelles doivent ressentir en foulant les pavés polis de la plus belle place du monde. Parfois, j'essaye de me mettre dans leur peau et de regarder Bruxelles-ma-Belle d'un oeil vierge et de jouer à la vacancière asiat' qui débarque (le chien en bonus). Limite je feins dans ma tête de ne pas parler français. Puis je me dis que je suis vraiment tarée.

Visite en ville oblige, je me suis régalée d'un hot dog de chez Hopdog (merci Ness pour le tip), puis, comme j'ai un moule à gaufre FriFri depuis peu et que je suis à la recherche de la recette des gaufres chaudes vendues rue Neuve par Belgaufra, j'ai sacrifié le bien-être de mon estomac et de mon système cardiovasculaire en mangeant deux gaufres chaudes pas trop cuites comme je les aime. La première pour tenter de "goûter" les ingrédients, la seconde parce que la première n'était en fait pas terrible et que je devais réitérer l'expérience chez un autre vendeur. Quel sacrifice et quelle dévotion n'est-ce pas. 

J'ai terminé la promenade par un grand latte au sirop de noisette de Starbuck, et ce afin de me rappeler que leur café est vraiment nase comparé à celui que je fais à la maison avec ma French Press Bodum et du café bio équitable (bobo moi? Pas du tout...). Starbuck, hormis leur aura de dépaysement américain et leur sigle qu'il fait bon d'arborer une mug à la main, c'est vraiment pas terrible en fait, sauf quand on est en vacances aux States ou au Canada, là ça poutre grave!

Une fois rentrée à la maison, j'ai enveloppé la Pouille dans une couette afin qu'elle se remette de toutes ces émotions, je me suis fait un thé roiboos épicé et j'ai allumé ma bougie Dyptique de Noël 2011 pour me plonger dans un nuage de douceur. C'était un cool samedi relaxant. 



D'habitude, mes samedi se ressemblent tous. En gros: mis à part le ménage qui me prend 3-4 heures parce que je suis Monk, j'en fous pas une, et j'ai l'impression que le temps me file entre les doigts. Je devrais plutôt me botter le fessier et bouger afin d'avoir l'impression d'avoir une journée plus longue et plus remplie, conseil que je devrai par ailleurs appliquer à ma vie en général. Les Big 4-0 étant à portée de mains, je me dis que je devrais réfléchir à ce que je voudrais faire de ces 20 à sans doute 30 années de carrière professionnelle qui m'attendent avant la retraite, parce qu'honnêtement, je ne me vois pas rester dans mon job actuel sans péter une durite dans un futur proche. 

J'envisage d'ailleurs d'acheter un local commercial et de m'installer comme antiquaire comme Jennifer Love Hewitt dans Ghost Whisperer. Ca a l'air cool comme job, elle se casse tout le temps de son mag' pour aller débiter à des gens qu'elle voit les morts qui veulent leur dire qu'ils ont oublier de jeter un sauciflard qui est caché sous un meuble et qui pourri lentement en dégageant une odeur de fermentation... Ouais, ça a a l'air cool.

vendredi 22 février 2013

Deauty Box - février 2013

Protection! Tel est le maître-mot de la boîte de ce mois-ci. Que cachait-elle donc? Des gants en latex? Un K-Way? Un bouclier de viking? Des haches miniatures ani-zack peut-être?? Faudrait peut-être lancer une boîte zombie tiens...

Rien de tout cela, la preuve en image:



Quatre produits. C'est le contenu minimum. Deauty nous ayant habituées à 5-6 goodies, du coup ça fait un peu boîte des Misérables (mais je vous rassure, je ne vais pas chanter "I dreamed a dream") bien que ce soit la norme. On a comme un goût de trop peu en main, mais c'est parce qu'on est des sales gamins.

Qu'ai-je donc reçu en ce mois de février bien gelé? (bon OK, j'arrête de bouffer un sandwich Martino en écrivant le compte-rendu de Deauty en même temps, ça me réussi pas ces rimes à la noix. Argh!!).

L'Oréal Mythic Oil Shampooing
Sur le coup, j'ai vraiment cru qu'on se foutait de nos gueules, vu que celles qui ont eu la chance de recevoir la première boîte Deauty ont eu la L'Oréal Mythic Oil version huile. Puis je me suis rendue compte que c'était un shampooing full size pour rendre les crins luisants comme les corps des candidats à Mister Universe. Puis je me suis re-rendue compte qu'on avait ENCORE reçu un truc pour tifs. *Soupire*

Je suis partagée: d'un côté j'aimerai vraiment qu'on reçoive autre chose que des produits pour cheveux. On en a reçu dans chaques boîtes jusqu'à présent et quite à recevoir un produit full size, cela aurait été nettement plus intéressant de recevoir une nouveauté au lieu d'un nième shampooing.

D'un autre côté, je suis contente parce que depuis ma première boîte Deauty contenant cette petite merveille qu'est l'huile Shu Uemura, je prête un peu plus attention à mes poils de tête et j'ai découvert qu'ils pouvaient briller de 1.000 feux. Et vu que je suis une branque et que j'ai réussi à bloquer le flacon-pompe en mode "ouvert" (ça promet pour le retour à la maison) et que je me suis foutu du shampooing plein la main, je peux dire qu'il sent vachement bon et a de fait une texture assez "riche" vu la présence d'huile d'argan et de graine de coton.


Eucerin Gel Lavant pH5
En format de voyage, ce petit gel est sans paraben et sans savon (youpi youpi) et pour peau sensible (youpi youpi bis) et a une agréable odeur de propre, et j'ai accessoirement aussi réussi à m'en foutre plein les mains. Il rejoindra ses petits camarades des boîtes Deauty précédentes (le gel Bee Nature et celui de l'Occitane) dans le grand canyon de mon sac de sport oublié de tous.


Qui c'est qu'est dans le sac-à-vomi? C'est Eurceri(n)!

 
L'Oréal Super Liner Blackbuster
Un eyeliner en format feutre full size. Deauty nous avait indiqué qu'il y aurait du maquillage dans les boîtes de février et mars. J'avoue que je m'attendais à autre chose qu'un eyeliner, surtout que vu le packaging de celui-ci, j'ai cru que c'était du mascara et que j'ai eu un mal de chien à retenir l'ours en moi pour ne pas exploser dans un rugissement rageur et vengeur. J'aurais préféré recevoir un rouge à lèvre ou un gloss, mais comme je n'ai pas d'eyeliner, ça me donnera l'occasion de tester celui-là, malgré son allure franchement cheap.

Biotherm Biomains
Sur le coup, je me suis dit "Wohaaa! Un gel qui va rendre mes mains bioniques! Ca c'est de la protection!". Puis je me suis rappelée que les Big 4-0 n'étaient plus très loin et que je devrai peut-être commencer à arrêter de délirer. Puis je m'en suis mis une noix sur le dos de la main et j'ai fais comme si une armure venait recevourir ma mimine en faisant des bruits de bouche débiles. On repassera pour la maturité.

Le produit (format voyage) a une teinte légèrement rosée et une odeur que je qualifierai de classique qui me fait penser à ma douce Mamy. C'est un soin jeunesse anti-désséchant et fortifiant ongle, qui a direct rejoint ma magnifique mug au bureau contenant 2 tubes de crèmes pour les paluches, une crème anti-rougeur pour ma tronche et l'échantillon Kiehl's Ultra Bukkake de la Deauty Box de novembre 2012 en cas de grave crise de momification.


L'"extra" de février est une sorte de cadre en carton blanc que l'on peut convertir en cadre photo avec le couvercle de la boîte et un sticker. Un DIY du pauvre.

Conclusion

Je suis dubitative. J'aime bien cette boîte et en même temps je la trouve assez décevante.

Je l'aime bien parce qu'il y a des produits sympa dedans l'air de rien et que je pourrai tous les utiliser. Mais je suis déçue parce que j'estime qu'il n'y a pas de vraies découvertes. On a deux produits L'Oréal alors que cette marque est hyper connue et abordable, dont à nouveau un soin capillaire et un eyeliner qui, de mon avis, ne paye pas de mine.

Je pense que la boîte de février sera ma première déception, j'espère que les suivantes relèvront un peu le niveau.

Feedback de la Deauty box de janvier et de décembre

J'ai enfin testé le shampooing sec Klorane de la Deauty Box de décembre: il marche de fait assez bien mais à condition que mes cheveux ne soient pas hyper gras (après 3 jours max on va dire, mais j'ai des cheveux très gras). Je l'ai aussi essayé deux fois de suite à un jour d'intervalle: ça n'a pas fonctionné. Mes cheveux sont même devenu ternes. Bref, c'est un petit truc sympatique mais à utiliser en appoint uniquement. J'ai aussi acheté le parfum Acqua Di Gio Essenza à Maguth, il sent vraiment très bon et a une petite note sucrée drôlement agréable que l'Acqua Di Gio classique n'a pas (d'ailleurs je m'étais trompetée, c'est le classique que mettait Maguth avant, mais on préfère Essenza tous les deux).

J'avais déjà testé les produits qui m'intéressaient de la Deauty Box de janvier en janvier justement, donc je vous renvoie à mon post de l'époque.

Over and out.

samedi 9 février 2013

Lucha Loco

Loutre Agile et Macaroni sont des amies fantastiques qui me connaissent tellement bien qu'elles entretiennent la douce folie dans laquelle je baigne.

Pour mon anniversaire de 2012, j'ai reçu de leur part le canevas "je suis une princesse et je vous emmerde" en rose pète et or, qui trône à côté de ma hache Fiskars. Ce n'était bien évidemment que la première partie de leurs offrandes pour ma noble et divine personne.

La seconde, je l'ai reçue il y a peu. Dans un joli emballage avec de petits papillons vert scintillants m'attendait ceci:



"Ce livre a été édité pour toi spécifiquement" m'a dit Loutre Agile. Je ne sais pas trop par contre si elles s'étaient souvenues de ce billet (j'en doute), ou si elles ont de fait vu ce livre et se sont alors écriées "ce sera parfait, c'est tout elle".

Mais qu'est-ce donc que cette étrange ouvrage? 

Lucha Loco est un recueil de très belles photos de catcheurs mexicains dont la particularité est de porter un masque. Les luchadores se sont aussi décrit en une seul courte phrase drôle, impertinente ou même touchante.

Si Lucha Loco est certes hilarant en première lecture, c'est aussi une fenêtre ouverte sur ce monde à part qu'est le catch mexicain. Mis à part les pro américains de la WWF, une grosse majorité des combattants ne sont en fait que des personnes comme vous et moi, peut-être juste un peu plus musclées, qui exerce un "vrai" travail et se transforme le temps d'une soirée de folie. Ils deviennent alors ce qu'ils ont toujours voulu être, se prennent pour des super héros, et échappent à la réalité pendant un bref instant de gloire.

L'approche de Malcolm Venville pour les photos a ceci de particulier que contrairement à ce que l'on pourrait croire, il n'a utilisé aucun décors, aucune mise en scène pour shooter ces lutteurs, mais un simple fond gris clair. Cette simplicité fait ressortir d'autant plus la force, la fragilité, la folie, l'humour ou même la violence des luchadores. 

Lucha Loco est en fait un très bel ouvrage touchant et très drôle à la fois, qui va bien plus loin que ce que sa couverture ne suggère. 

Alors encore merci les gonzes, c'est vraiment un super chouette cadeau!

jeudi 7 février 2013

Drive

Sun Stars: CHEF D'OEUVRE
(Aucune = daube finie / * = mauvais / ** = pas mal / *** = plutôt bon / **** = très bon / ***** = excellent, à ne pas rater!)
Année: 2011
Réalisé par Nicolas Winding Refn 
Avec Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston, Albert Brooks, Ron Perlman, Oscar Isaac, Christina Hendricks, Kaden Leos



Je ne qualifie que rarement un film de chef d'oeuvre. Il faut que ledit film me touche très profondément, et ça, ça arrive extrêmement rarement. Ce fut le cas avec The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford, dont j'ai eu énormément de mal à faire la critique. C'est souvent comme ça, au plus un film m'émeut, au plus j'ai du mal à en parler.

Drive, on a pas été le voir au cinéma vu qu'on ne va plus au cinéma. Avec l'installation de pro qu'on a chez nous, braver les hordes de Gens nous parait sado-maso. Du coup, on la pris en Blu-ray, et tout comme Black Swan, ça fait un an qu'il croupit dans nos tiroirs. Mis à part le fait que le film avait gagné bonbon en récompenses, je ne connaissais absolument pas le sujet et je n'avais regardé aucune bande-annonce (ce que je fais de plus en plus souvent pour garder la surprise intacte). Je ne comprenais pas non plus cet engouement pour Gosling que je ne trouvais pas très beau avec ses yeux trop rapprochés. Du coup, je n'étais pas emballée plus que ça à l'idée de regarder Drive hier soir.

Et bien ce fut une claque. 

Parlons déjà de Gosling. Je comprend à présent cette vénération dont il est le sujet. Dans Drive, il ne joue pas, il est. Les émotions toutes en retenues du personnage sont incroyablement rendues par ce brillantissime acteur qui en un regard ou une très légère moue de la bouche, devient un jeune homme énamouré ou un tueur de sang froid. Et ce sourire. Un très léger bonheur qui vient fleurir sur ses lèvres, des yeux timides d'un bleu profond qui feraient fondre n'importe quelle nana, l'expression subtile d'un sentiment intense. Passons s'il vous plait sous silence son corps de divinité grecque, il n'est point nécessaire de baver ici. Le seul à pouvoir tenir la comparaison c'est mon Maguth à moi et son corps de joueur de FPS/MMORPG).



Mais Drive, qu'est-ce donc? De mon point de vue, c'est une très belle histoire d'amour dans un contexte très violent. Gosling interprète un jeune homme dont le nom ou le passé ne sera jamais évoqué. Pilote de voiture d'exception, il met ses talents au service d'Hollywood pour des cascades, travaille dans un garage, mais sert aussi de chauffeur lors de casses, le tout aidé par son employeur et sans doute seul "ami", Shannon, qui s'associe à une sorte de mafia locale pour un projet de voiture de course. Driver est un personnage taiseux, assez noir, avec une éthique bien à lui. La seule source de lumière qui viendra éclairer quelque peu sa vie est Irene, sa douce voisine, mère d'un petit garçon dont le père est en prison. Une étrange relation se tisse alors entre ces trois personnages solitaires, jusqu'au jour où le mari d'Irene sort de prison. La vie de tous ces personnages va alors changer drastiquement et dramatiquement, et la noirceur au coeur de Driver sera leur seul alliée. 



Le film ne sombre jamais dans l'excès, ce qui le sauve de l'étiquette "film de gangster panpan boumboum". La profondeur du personnage principal, sa retenue tout comme sa violence en font un héros atypique. Tout cela s'exprime à la perfection dans la scène de l’ascenseur: une scène d'une beauté inouïe (mise en place des acteurs, éclairage, ralenti), un des plus beau baiser du cinéma, mais aussi et surtout le point charnière de tout le film.



Les personnages secondaires sont bien sûr tout aussi important. Irene (Carrey Mulligan, splendide, j'adore cette actrice depuis que je l'ai vue dans Shame) qui représente la vie et la douceur et ce que Driver pourrait devenir si il était avec elle; Shannon (Bryan Cranston), le pauvre gars qui n'a jamais eu de chance et qui met tous ses espoirs en Driver; Standard (Oscar Isaac), le mari d'Irene, qui espère que cette seconde chance sera la bonne; les truands Nino (vive Ron Perlman!) et Bernie (Albert brooks), ce dernier tuant de manière peu conventionnelle et assez salement.

La mise en scène, le montage, la lumière, la photo et la bande son sont aussi ce qui donne son identité propre à Drive, et ce jusqu'au lettrage du titre du film en rose fluo et en caractère plutôt digne de Flash Dance. Chaque scène a sa propre "existence", sa propre signification, qui apporte sa pierre à l'édifice de ce chef d'oeuvre. La joie de vivre, la tendresse et l'amour que l'on ressent dans la scène où Driver, Irene et son fils, Benecio, jouent dans un bosquet qui se trouve en fait à la sortie des égoûts de LA est incroyable. Le soleil y brille plus, les sacs poubelles pendus aux arbres en reflètent la chaude lumière, l'eau croupie devient un petit étang au bord duquel tout les espoirs sont permis, le tout rythmé par le morceau envoûtant de College & Electric Youth dont les paroles reflètent le moment présent. 

A l'inverse, la descente dans la noirceur, et si je puis m'exprimer ainsi, une des plus belles scènes de violence, est celle où Driver règle ses comptes avec Nino. J'en avais le souffle coupé.

Drive est donc pour moi un des rares film que je qualifie de chef d'oeuvre cinématographique, et un des plus beau film d'amour que j'ai vu (aux côtés de Bridges of Madison et Brokeback Mountain). Le personnage de Driver m'a profondément touché, Gosling m'a éblouie, et j'ai découvert un réalisateur de génie.



Des bonus du Blu-ray, je n'ai pour le moment regardé que le reportage de plus d'une heure sur le réalisateur, Nicolas Winding Refn, qui est de fait un sacré phénomène. On y apprend qu'il a été ruiné et endetté juqu'au cou, qu'il a un toujours voulu être célèbre, et que son égo, auparavant démesuré, a été un peu tempéré par sa défaite cuisante avant le succès de Drive. On y constate aussi que sa femme a un putain de caractère bien trempé. Son prochain film, Only Gods Forgive, avec Gosling également, semble déjà bien parti pour être un succès planétaire.

Bande-annonce de Drive (attention, gros spoiler dedans!)

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