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vendredi 31 mai 2013

Oz the Great and Powerful

Sun Stars: * * *
(Aucune = daube finie / * = mauvais / ** = pas mal / *** = plutôt bon / **** = très bon / ***** = excellent, à ne pas rater!)
Année: 2013
Réalisé par Sam Raimi
Avec James Franco, Mila Kunis, Michelle Williams, Rachel Weisz, Zach Braff, Joey King, Bruce Campbell


Pour un film qui ne me tentait pas à la base, je dois avouer avoir passé un excellent moment avec Oz the Great and Powerful! La bande-annonce annonçait un film bourré d'effets spéciaux, de 3D pas discrète et de kitch. Et bien ce fut tout à fait le cas, mais avec Sam Raimi aux commandes, cette soupe qui aurait pu être indigeste se laisser savourer avec légèreté. 


Le film se passe avant l'arrivée de Dorothy au pays d'Oz (le grand classique de 1939, The Wizard of Oz), et relate l'histoire d'Oz, magicien de cirque ambulant du Kansas et coureur de jupons, qui débarquera dans ce pays magique tout comme Dorothy: via une tornade. Comment est-il devenu le célèbre Magicien d'Oz, qui sont les Méchantes Sorcières de l'Est et de l'Ouest, qui est Glinda? Voici autant de questions qui trouveront réponses dans ce film fait aussi bien pour les enfants que pour les adultes.

La belle Rachel Weisz, alias Evanora, et sa garde-robe scintillante

Je ne peux que vous conseiller de (re-)regarder le grand classique de 1939 avant de mater la version de Raimi où vous risquez de rater pas mal de clins d’œil qui sont en fait le cœur de ce film. Il est clair que Raimi est un fan du film réalisé par Victor Flemming tant il a suivi les mêmes procédés et utilisé les mêmes décors.

Tout comme dans le film de Flemming, le début dans la "vraie" vie est en noir et blanc et l'on découvre quelques personnages secondaires qui seront par la suite re-transposés en personnages Oziens. James Franco incarne à la perfection ce magicien un peu paumé qui veut plus de la vie et réaliser de grandes choses. 

Parachuté dans le monde fou de Oz, adulé comme le messie qui sauvera le pays de l'emprise de la Méchante Sorcière, il devra faire face à biens des aventures et ne s'en sortir qu'avec sa propre magie de pacotille avant de devenir ce grand homme vénéré de tous. 

Mila Kunis, alias Theodora, la sorcière un peu nunuche au cœur de feu

Si James Franco est tout simplement génial dans ce rôle, il en va de même pour les trois grâces qui incarnent Theodora (M. Kunis), Evanora (R. Weisz) et Glinda (M. Williams). L'ont sait donc qu'il y a deux méchantes sorcières (de l'est et de l'ouest, Dorothy tuant celle de l'est par accident en arrivant à Oz), et il n'est pas difficile de deviner qui est qui, la gentille ayant les cheveux blond et un visage d'ange un peu nouille. 


Finley le singe volant et la jolie petite poupée en porcelaine vraiment trop choupi viennent compléter le tableau des personnages secondaires qui accompagneront Oz dans son aventure. 

Si j'ai trouvé le singe parfois un peu faiblard niveau effet spéciaux, la petite poupée de porcelaine était par contre magnifique et tellement adorable!

Michelle Williams, alias Glinda, la blondasse fadasse gentillasse

Oz the Great and Powerful doit se voir comme un hommage au Wizard of Oz de Flemming, ce qui ne l'empêche pas d'avoir son propre cachet et surtout un humour décapant qui nous a fait nous esclaffer plus d'une fois (les fleurs monstres, les corneilles qui hurlent, mais surtout la gueule de James Franco qui joue à merveille ce petit magicien de province qui se révélera plus grand encore qu'il ne le croyait).

L'histoire des sorcières est tout aussi intéressante, surtout la naissance de la Méchante Sorcière de l'Ouest qui est tout bonnement géniallissime (je ne vous dirais pas qui elle est, juste une chose: l'actrice a dû s'en donner à cœur joie!).

Le Méchante Sorcière de l'Est de Sam Raimi dans sa prime jeunesse, quand ses seins étaient encore fermes et qu'elle se tenait droite

Un chouette petit film divertissant, très drôle, léger et un bel hommage à Flemming.

Alors chantons tous en coeur:

We're off to see the Wizard
The wonderful Wizard of Oz
We hear he is a whiz of a wiz
if ever a wiz there was
If ever, oh ever a wiz there was
The Wizard of Oz is one because
Because, because, because, because, because
Because of the wonderful things he does
We're off to see the Wizard
The wonderful Wizard of Ooooooz

Bande-annonce de Oz the Great and Powerful

dimanche 5 mai 2013

Django Unchained


Sun Stars: * * 
(Aucune = daube finie / * = mauvais / ** = pas mal / *** = plutôt bon / **** = très bon / ***** = excellent, à ne pas rater!)
Année: 2012
Réalisé par Quebtin Tarantino
Avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Lonardo Di Caprio, Samuel L. Jackson, Kerry Washington, Don Johnson, Walton Goggins





J'aime bien Tarantino, mais je n'en suis pas une fan (oui, et j'ose en plus le dire tout haut). Exemple: je n'ai pas pu regarder Pulp Fiction en entier parce que j'ai trouvé ça chiant. J'ai bien aimé Kill Bill, mais ça ne m'a pas marquée au fer rouge (enfin si, les vilains orteils d'Uma Thurman, y avait de quoi être traumatisée). Inglorious Basterds m'a amusée, surtout parce qu'il y avait Christoph Waltz et que j'adore ce mec. Jackie Brown m'a passablement endormie. Et les autres films, je ne m'en souviens même plus. Du coup, je n'étais pas hyper méga pressée de voir Django, et ce même si c'était un western. Nous avons enfin franchi le pas hier soir, et comme ses autres films, Django m'a plu et faite rire, mais sans plus. 

Résumons l'histoire en un coup de cuillère à pot: Nous sommes en 1859, aux States, plus spécifiquement dans les états du sud. Django (J. Foxx) est un esclave en route vers un funeste destin. Son chemin croisera cependant celui du Dr King Schultz (C. Waltz), un allemand chasseur de prime ayant besoin de lui pour identifier trois de ses cibles. Schultz étant en avance sur son temps, il considère Django comme un égal et non comme un esclave, et lui rend sa liberté. Ensemble, ils échafaudent un plan risqué afin de sauver la femme de Django, Broomhilda (K. Washington), de la propriété du cruel Calvin Candie (L. Di Caprio). 



La première heure du film fut tout bonnement extraordinairement jouissive et incroyablement drôle, allant du comique de situation à des dialogues à faire pisser de rire un orang-outan atteint de cystite. Le faux sang bien rouge ketchup gicle à flot, on se tape sur les cuisses de rire et de bonheur lors de scènes d'action et de meurtres bien justifiés absolument truculentes. N'oublions pas non plus qu'il s'agit d'un western, donc les décors naturels à couper le souffle sont en place. Mais ne cherchez pas trop l'ambiance western, ici, c'est du Tarantino pur, avec juste des chevaux et des colts à la place de katana et de bagnoles de killers. 

Flotch!

La seconde heure est une sorte de ventre mou: Django et Schultz partent à la recherche de Broomhilda et font la connaissance de Candie lors d'une sorte de match de free fighting de l'époque, hormis que les participants sont des esclaves qui n'ont pas demandé à être là. Beaucoup de blabla, nettement moins d'humour, des scènes violentes qui n'ont plus rien de drôle et qui frôlent même le dégoût vu la situation (n'oublions pas que cette sombre période d'esclavage humain ne date pas d'il y a si longtemps...). Un brin soporifique. D'ailleurs, on en a profité pour se faire des croquettes au four et se couper un morceau de camembert. 

Les dernières 45 minutes m'ont un peu réveillée, mais sans plus. La baisse de rythme ayant cassée un peu l'ambiance. C'est un Tarantino donc il y a un bain de sang et des scènes cocasses et jouissives quand les méchants s'en prennent plein la tronche (sans parler du faux pénis de Foxx et des vrais seins de Washington) pour finir sur un final explosif.

Outre la présence de Di Caprio qui joue un personnage détestable à souhait aux dents qui feraient se pâmer ma dentiste, et celle de Samuel L. Jackson que je n'avais même pas reconnu tant son maquillage était bien foutu, c'est surtout avec une joie non dissimulée que j'ai retrouvé ici Christoph Waltz. Depuis que je l'ai découvert dans Inglorious Basterds, dès que je vois son nom à l'affiche d'un film je suis sûre qu'il crèvera l'écran. Encore un splendide acteur sous exploité. Avec un peu de chance, il sera de tous les films de Tarantino à présent. 


Waltz interprète avec magnificence ce chasseur de prime allemand que l'esclavage et la violence dont font preuve les propriétaires terriens envers leurs domestiques répugne au plus haut point. Cependant, il n'hésite pas à tuer sa proie si celle-ci peut lui rapporter gros, et ce qu'elle soit en présence de ses enfants ou non. 


Foxx semble lui s'amuser à jouer au bad ass black qui botte le cul des blancs, ne perdant jamais de vue son objectif: libérer sa femme, et ce même si il doit se comporter de manière infâme envers les autres esclaves. Mais je dois bien avouer n'avoir eu d'yeux que pour Waltz qui bouffe l'écran tant son personnage me plaisait.


Kerri Washington quant à elle est très loin de son rôle glamour de la série Scandal dans lequel elle m'hypnotise avec ses lèvres hyper pulpeuses qui s'agitent en tous sens tant elle parle vite. Son rôle dans Django étant vraiment microscopique, il n'y a pas des masses de choses à en dire.


L'un dans l'autre, Django Unchained fut un bon divertissement dont la première heure fut véritablement un régal. Servi par de très bons acteurs, certains magnifiquement grimés, on ne peut que se dire que le tournage a dû les amuser (surtout S.L. Jackson). Il est dommage que passé cette première heure le film devienne un peu flappi, mais on le lui pardonnera, car après tout, c'est un Tarantino pas vrai?

vendredi 1 mars 2013

Rise of the Guardians

Sun Stars: * * * * *
(Aucune = daube finie / * = mauvais / ** = pas mal / *** = plutôt bon / **** = très bon / ***** = excellent, à ne pas rater!)
Année: 2012
Réalisé par Peter Ramsey
Avec Chris Pine, Hugh Jackman, Alec Baldwin, Isla Fisher, Jude Law
 

Rise of the Guardians fait partie de ces dessins animés sous-estimés qui n'ont pas eu le succès qu'ils méritaient. D'ailleurs, cette critique est la première de trois autres (du moins si je dépasse mon état de larve feignasse) concernant des films d'animation qui n'ont pas eu la chance d'être reconnus pour les petits bijoux qu'ils sont (à savoir, ParaNorman et Hotel Transylvania). Il faut bien avouer que les bandes-annonce de ces trois films n'ont rien fait pour aider non plus.
 
Mais revenons à Rise of the Guardians, ou Les Cinq Légendes en français. Le monde fantastique et légendaire de notre petite planète est en danger: le Père Noël, le Lapin de Pâques, la Tooth Fairy (Fée des Dents, culture US oblige), le Marchand de Sable et un nouveau venu, Jack Frost (qui représente en fait l'hiver et ses joies: la neige pour jouer, le gel pour glisser, la glace pour patiner), vont devoir s'unir pour vaincre Pitch, aussi connu sous le nom de Boogeyman (Croque-Mitaine), revenu d'entre les ombres pour n'inspirer que peur et terreur aux enfants et ainsi faire disparaître nos joyeux lurons colorés.
 
 
Si le pitch (ha ha! le picth, c'est Pitch! heu...) de ce film est assez simpliste, le film regorge par contre de petites perles et surtout d'un humour décapant qui nous a fait rire aux éclats. Déjà, les perso prinicpaux revisités par l'équipe de DreamWorks sont tout bonnement succulents: un Père Noël russe aux bras tatoués nommé North qui brandit deux sabres, mais aux yeux immenses qui ne voient que la beauté et la magie du monde, un Lapin de Pâques australien plutôt maousse appelé tout simplement Bunny se battant au boomerang, la Tooth Fairy en femme-colibri chatoyante, le Marchand de Sable, logiquement appelé Sandy, en doux personnage replet, doré et muet. Une bien belle manière de représenter ici ces personnages mythiques dépoussiérés et sous un nouveau jour. Jack Frost quant à lui à l'allure d'un ado rebelle au beau sweatshirt à motif de givre.
 
 
Ce qui nous a d'emblée frappé dans ce film est son côté comique. Si il s'agit bien d'un film pour enfant, on est loin de les prendre pour des branques et tout s'enchaîne sans temps mort aucun à un rythme soutenu, et la banane ne nous quitte pas un seul instant. Que ce soit les elfes ou les yétis du Père Noël, la "division européenne" de la Tooth Fairy, la grâce avec laquelle est représentée les rêves envoyés aux enfants par Sandy, le pays de Bunny aux oeufs-gardiens en pierre ou encore le givre exploité comme une forme d'art par Jack, tout m'a littéralement enchanté. J'étais redevenue cette gamine de 12 ans qui croyait dur comme fer que le Pays Imaginaire existe et que les adultes étaient juste trop bêtes pour se l'avouer.
 
 
Si le film reste prévisible et certaines scènes (surtout la fin) assez téléphonées, on ne peut s'empêcher de se laisser emporter par la magie et la tendresse qui exude de tous les pores de cette drôle de bande de super héros. Et si nous ne sommes pas ici dans la surenchère graphique de Pixar, la qualité DreamWorks est là et fait bien son boulot.
 
 
Très orienté public familial, Rise of the Guardians réveillera cependant le gosse sommeillant dans nos corps décatis d'adultes stressés et nous donnera envie de croire que toutes ces légendes sont bien vraies et que la magie est bien réelle, mais que pour qu'elle existe, nous devons y croire. De toutes nos forces.

La bande-annonce plein de spoilers...

jeudi 7 février 2013

Drive

Sun Stars: CHEF D'OEUVRE
(Aucune = daube finie / * = mauvais / ** = pas mal / *** = plutôt bon / **** = très bon / ***** = excellent, à ne pas rater!)
Année: 2011
Réalisé par Nicolas Winding Refn 
Avec Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston, Albert Brooks, Ron Perlman, Oscar Isaac, Christina Hendricks, Kaden Leos



Je ne qualifie que rarement un film de chef d'oeuvre. Il faut que ledit film me touche très profondément, et ça, ça arrive extrêmement rarement. Ce fut le cas avec The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford, dont j'ai eu énormément de mal à faire la critique. C'est souvent comme ça, au plus un film m'émeut, au plus j'ai du mal à en parler.

Drive, on a pas été le voir au cinéma vu qu'on ne va plus au cinéma. Avec l'installation de pro qu'on a chez nous, braver les hordes de Gens nous parait sado-maso. Du coup, on la pris en Blu-ray, et tout comme Black Swan, ça fait un an qu'il croupit dans nos tiroirs. Mis à part le fait que le film avait gagné bonbon en récompenses, je ne connaissais absolument pas le sujet et je n'avais regardé aucune bande-annonce (ce que je fais de plus en plus souvent pour garder la surprise intacte). Je ne comprenais pas non plus cet engouement pour Gosling que je ne trouvais pas très beau avec ses yeux trop rapprochés. Du coup, je n'étais pas emballée plus que ça à l'idée de regarder Drive hier soir.

Et bien ce fut une claque. 

Parlons déjà de Gosling. Je comprend à présent cette vénération dont il est le sujet. Dans Drive, il ne joue pas, il est. Les émotions toutes en retenues du personnage sont incroyablement rendues par ce brillantissime acteur qui en un regard ou une très légère moue de la bouche, devient un jeune homme énamouré ou un tueur de sang froid. Et ce sourire. Un très léger bonheur qui vient fleurir sur ses lèvres, des yeux timides d'un bleu profond qui feraient fondre n'importe quelle nana, l'expression subtile d'un sentiment intense. Passons s'il vous plait sous silence son corps de divinité grecque, il n'est point nécessaire de baver ici. Le seul à pouvoir tenir la comparaison c'est mon Maguth à moi et son corps de joueur de FPS/MMORPG).



Mais Drive, qu'est-ce donc? De mon point de vue, c'est une très belle histoire d'amour dans un contexte très violent. Gosling interprète un jeune homme dont le nom ou le passé ne sera jamais évoqué. Pilote de voiture d'exception, il met ses talents au service d'Hollywood pour des cascades, travaille dans un garage, mais sert aussi de chauffeur lors de casses, le tout aidé par son employeur et sans doute seul "ami", Shannon, qui s'associe à une sorte de mafia locale pour un projet de voiture de course. Driver est un personnage taiseux, assez noir, avec une éthique bien à lui. La seule source de lumière qui viendra éclairer quelque peu sa vie est Irene, sa douce voisine, mère d'un petit garçon dont le père est en prison. Une étrange relation se tisse alors entre ces trois personnages solitaires, jusqu'au jour où le mari d'Irene sort de prison. La vie de tous ces personnages va alors changer drastiquement et dramatiquement, et la noirceur au coeur de Driver sera leur seul alliée. 



Le film ne sombre jamais dans l'excès, ce qui le sauve de l'étiquette "film de gangster panpan boumboum". La profondeur du personnage principal, sa retenue tout comme sa violence en font un héros atypique. Tout cela s'exprime à la perfection dans la scène de l’ascenseur: une scène d'une beauté inouïe (mise en place des acteurs, éclairage, ralenti), un des plus beau baiser du cinéma, mais aussi et surtout le point charnière de tout le film.



Les personnages secondaires sont bien sûr tout aussi important. Irene (Carrey Mulligan, splendide, j'adore cette actrice depuis que je l'ai vue dans Shame) qui représente la vie et la douceur et ce que Driver pourrait devenir si il était avec elle; Shannon (Bryan Cranston), le pauvre gars qui n'a jamais eu de chance et qui met tous ses espoirs en Driver; Standard (Oscar Isaac), le mari d'Irene, qui espère que cette seconde chance sera la bonne; les truands Nino (vive Ron Perlman!) et Bernie (Albert brooks), ce dernier tuant de manière peu conventionnelle et assez salement.

La mise en scène, le montage, la lumière, la photo et la bande son sont aussi ce qui donne son identité propre à Drive, et ce jusqu'au lettrage du titre du film en rose fluo et en caractère plutôt digne de Flash Dance. Chaque scène a sa propre "existence", sa propre signification, qui apporte sa pierre à l'édifice de ce chef d'oeuvre. La joie de vivre, la tendresse et l'amour que l'on ressent dans la scène où Driver, Irene et son fils, Benecio, jouent dans un bosquet qui se trouve en fait à la sortie des égoûts de LA est incroyable. Le soleil y brille plus, les sacs poubelles pendus aux arbres en reflètent la chaude lumière, l'eau croupie devient un petit étang au bord duquel tout les espoirs sont permis, le tout rythmé par le morceau envoûtant de College & Electric Youth dont les paroles reflètent le moment présent. 

A l'inverse, la descente dans la noirceur, et si je puis m'exprimer ainsi, une des plus belles scènes de violence, est celle où Driver règle ses comptes avec Nino. J'en avais le souffle coupé.

Drive est donc pour moi un des rares film que je qualifie de chef d'oeuvre cinématographique, et un des plus beau film d'amour que j'ai vu (aux côtés de Bridges of Madison et Brokeback Mountain). Le personnage de Driver m'a profondément touché, Gosling m'a éblouie, et j'ai découvert un réalisateur de génie.



Des bonus du Blu-ray, je n'ai pour le moment regardé que le reportage de plus d'une heure sur le réalisateur, Nicolas Winding Refn, qui est de fait un sacré phénomène. On y apprend qu'il a été ruiné et endetté juqu'au cou, qu'il a un toujours voulu être célèbre, et que son égo, auparavant démesuré, a été un peu tempéré par sa défaite cuisante avant le succès de Drive. On y constate aussi que sa femme a un putain de caractère bien trempé. Son prochain film, Only Gods Forgive, avec Gosling également, semble déjà bien parti pour être un succès planétaire.

Bande-annonce de Drive (attention, gros spoiler dedans!)

mardi 15 janvier 2013

Critique de film: Rurouni Kenshin: Meiji kenkaku roman tan

Sun Stars: * * * *
(Aucune = daube finie / * = mauvais / ** = pas mal / *** = plutôt bon / **** = très bon / ***** = excellent, à ne pas rater!)
Année: 2012
Réalisé par Keishi Ohtomo
Avec Takeru Sato, Emi Takei, Yu Aoi, Teruyuki Kagawa, Yosuke Eguchi, Munetaka Aoki, Koji Kikkawa, Ayano Go, Genki Sudou









Transposer un manga en film peut s'avérer être une aventure pleine de dangers et de foirages en puissance. Alors transposer un manga hyper connu devient encore plus ardu. Heureusement, le passage du papier à la chair et au sang pour le célebrissime Kenshin fut une réussite totale et intégrale. Pourtant, trouver un acteur japonais pouvant interpréter un samouraï aux cheveux roux et à la cicatrice en forme de X sur la joue, c'était clairement pas gagné. Le mérite en est d'autant plus grand pour Rurouni Kenshin: Meiji kenkaku roman tan.


Le film démarre alors que le Japon subit un grand bouleversement: l'ère des shoguna (et donc des samouraï) est révolue, le pays met fin à sa politique d'isolement volontaire et s'ouvre au modernisme ainsi qu'aux manières de vivre à l'occidentale. A la fin de cette guerre interne qui instaura l'ère Meiji, Kenshim Himura, célèbre assassin connu sous le surnom de "Battousai the manslayer" (ou slayer ou slasher, c'est selon), abandonne son statut de tueur, fatigué d'avoir fait couler autant de sang. Le samouraï vagabond jure alors de défendre son prochain et de ne plus jamais tuer, portant pour se faire un sabre inversé.

Son chemin croisera celui de la jeune et courageuse Kaoru Kamiya qui tente de garder le dojo de son père intact, s'opposant ainsi au gang du baron de l'opium local, Kanryu Takeda. Fuyant le même vilain méchant et trouvant refuge dans le dojo de Kaoru arrive la belle Megumi Takani, jeune doctoresse obligée de travailler à l'élaboration d'un opium puissant et hyper addictif pour Takeda. Afin de protéger tout ce petit monde, Kenshin trouvera aide et amitié en la personne de Sanosuke, et d'un ancien ennemi devenu flic mais toujours un peu ennemi, Saito Hajime.

Ceux qui connaissent le manga retrouveront dans le film les principaux personnages: Kaoru Kamiya, Megumi Takani, mais aussi bien sûr Sanosuke et son épée de 15 mètres de long, Saito Hajime, le flic à la pose de frimeur et aux longues antennes de cheveux et le jeune Yahiko.


Les vilains gangsters sont ici Udo Jin-e, Inui Banjin, l'hyper classieux Gein et Kanruy Takeda, aussi présents dans le manga. Pour une comparaison des perso papier/acteurs, allez jeter un oeil à ce site écrit en je ne sais quelle langue obscure. Vous constaterez que le casting est tout simplement bluffant tant il est respectueux des personnages du manga.

Takeru Sato est l'incarnation même de Kenshin. Il est parfait. Sa manière de se déplacer, son regard, sa coiffure, et cette fameuse cicatrice. Rien n'est fake, tout est hyper soigné. On en oublie même que le film s'inspire d'un manga. Sans oublier le passage où sa chevelure, éclairée par un beau soleil éclatant, nous apparaît bien comme rousse, chose que j'aurais crue impensable transposée en "vrai".


Mention spéciale à Teruyuki Kagawa qui interprète le baron de l'opium Takeda Kanryuu et sa coupe de cheveux à la Anton Chigurh de No Country for Old Men. Caricatural à souhait, son personnage n'en reste pas moins totalement barge et jouissif.


Les scènes de combat sont, tout comme le casting, hyper soignées. Les passes d'armes sont nerveuses, rapides et les déplacements de l'agile Kenshin sont représentées avec brio. 

L'autre élément important dans le film est bien sûr l'humour. Le rire est souvent apporté par des sidekicks, et Kenshin ne fait pas exception ici vu que c'est sous les traits de Sanosuke (joué par Aoki Munetaka) que nos zygomatiques ont fait leur muscu. Son combat contre Inui Banjon (joué par Genki Sudou) est tout simplement un pur bonheur.



Qui dit manga dit bien sûr méchants hyper classieux. Pour contre-balancer l'autre taré de Takeda "Chigurh" Kanryuu aux chaussures à plateau, nous retrouvons en "boss de fin" Udo Jin-e (joué par Kouji Kikkawa) qui me faisait trop penser à Gambit avec sa sorte de cagoule soutien-visage. Remarquez le kimono en cuir!



Mon coup de coeur fut bien sûr pour Gein (joué par Ayano Go), plus-classieux-que-lui-tu-meurs. Son combat contre Kenshin était tout bonnement hallucinant, d'une vitesse et d'une agilité telle que mes yeux en étaient tout fatigués et que j'en avais le souffle court. Déjà masqué il est était übber trop beau, mais alors sans masque, il poutre sa race!


Parlons maintenant des deux gonzesses du film: dans les mangas, les filles sont souvent cantonnées à des rôles de cruches pleurnichardes, jolies à regarder mais qu'il faut protéger parce qu'incapables de se défendre. Si le personnage de Megumi rentre dans cette catégorie, Kaoru sort un peu du lot. Certes, Kenshin devra la secourir, mais elle n'hésite pas à prendre son bokken en main et à filer des roustes. Kenshin étant par essence un manga shonen, le profil caricatural des personnages féminins ne m'a pas offusquée plus que cela, même si j'aurais voulu que Kaoru fasse un peu plus parler son sabre.


Les décors et costumes du film sont eux aussi tout simplement splendides et très respectueux de l'allure des divers perso du manga. Kenshin aura donc bien droit à sa veste de kimono mauve/bordeaux qui jure si bien avec sa chevelure de rouquin.

Le film ne souffre d'aucun temps mort. Certes il regorge de lignes de dialogue ou de scènes assez prévisibles (le discours de Kaoru à Kenshin à la fin étant le pire de tous) mais cela n'entache en rien la qualité du film ni le plaisir que nous avons eu à le regarder.

On espère maintenant que l'OAV relatant le passé de Kenshin sera peut-être mis sur pied avec le même acteur, ou qu'un autre film avec le même casting verra le jour.

Sur ce, je vais aller sortir mon iaito (voir ici pour l'explication) histoire de me la péter un coup toute seule.

La bande-annonce:


Et en prime, le clip du top rock band japonais One OK Rock - merci à mon pote Taku pour leur CD, j'adore!


lundi 12 novembre 2012

Critique de film: Mirror Mirror

Sun Stars: * * *
(Aucune = daube finie / * = mauvais / ** = pas mal / *** = plutôt bon / **** = très bon / ***** = excellent, à ne pas rater!)
Année: 2012
Réalisé par Tarsem Singh
Avec Julia Roberts, Lilly Collins, Armie Hammer, Nathan Lane, Jordan Prentice, Mare Winningham, Robert Emms, Mark Povinelli, Danny Woodburn, Martin Klebba, Ronald Lee Clark


J'avais un peu peur que cette version de Blanche Neige ne soit trop cul-cul-la-praline. Surtout que, le film étant sorti quasi en même temps que Snow White and the Huntsman (voir ma critique ici), il avait vraiment l'air d'un bonbon acidulé à côté de son pendant blockbuster d'action avec "Thor" Hemsworth et Stewart-je-joue-comme-une-assiette-à-fromage. Pourtant, après avoir vu les deux, je dois dire que Mirror Mirror surpasse SW&H. Et voici pourquoi.

Dans Mirror Mirror, on voit que les acteurs se sont amusés. Non seulement ils jouent tous superbement bien, mais leurs yeux pétillent et leur sourires, surtout celui à 1.000 watts de Julia Roberts, semblent on ne peut plus vrais. Ce film respire la bonne humeur et la joie de vivre. 

Parlons tout d'abord de Julia Roberts. Déjà, ça fait drôlement plaisir de la revoir, surtout dans un rôle tel que celui de la méchante reine. Cela semble l'amuser comme une petite folle d'interpréter ce personnage mythique, et son sourire si célèbre exprime cette fois une joie féroce de prédateur. Sa garde-robe pour ce film se compose de toilettes exhubérantes à paniers, mais elle réussit à ne jamais avoir l'air ridicule, bien au contraire. A l'opposée de Charlize Theron qui ressemblait à une splendide oeuvre d'art faite de glace et de rage, Robert insufle à sa méchante reine un feu ardent, pétillant et cranassier. Oui, elle a des rides, et son reflet dans le miroir magique en profite d'ailleurs pour se moquer du temps qui passe et qui laisse sa trace sur elle alors que lui reste lisse et jeune.


Blanche Neige est ici interprétée par Lily Collins, la fille de Phil Collins. Je l'avais déjà vue dans Priest mais elle n'y tenait que le rôle de brailleuse, donc tout à fait oubliable. Dès le départ, on se moque un peu de cette jeune fille aux sourcils épais et au visage de nunuche. Mais très vite, on se laisse totalement charmé par Lily et sa fraîcheur. Le but ici n'était clairement pas de rechercher deux actrices à la beauté classique, mais de faire primer le charisme et le capital sympathie, ce que Collins et Roberts ont à foison. De plus, un peu comme dans SW&H, la Blanche Neige de Singh n'est pas si frêle et fragile que celle du conte, elle sait se battre et n'hésite pas à sortir son épée, fusse contre son prince pour défendre ses amis les nains. Go Snowie! 


Le prince est incarné par Armie Hammer, déjà vu dans The Social Network. Il est un prince parfait, beau, élégant, distingué, mais aussi très drôle à ses dépends. 


Quant aux sept nains (de vrais nains, contrairement à SW&H), ils sont irréprochables, adorables, comiques, courageux et ils ont tous des gueules pas possible. J'aimerai les voir plus souvent parce que vraiment, ils étaient tous bons!


Point de vue casting et acteurs, Mirror Mirror surpasse SW&H de loin vu que ce dernier repose uniquement sur les épaules froides et belles de Theron. Dans Mirror Mirror, chaque acteur incarne son rôle à la perfection, aucun ne surpasse l'autre, rendant le tout uniforme et très agréable à regarder.

Autre aspect très important du film: le visuel. Avec Tarsem Singh aux commandes, Maguth et moi savions que le film aurait un cachet spécial vu que Singh a un univers et un visuel bien à lui. On retrouve très facilement sa patte si on a vu The Cell, The Fall ou Immortals. Ayant vu les trois, on peut dire que Mirror Mirror est en quelque sorte l'univers de Singh version light et enfantine. Sa "présence" y est plus discrète. On retrouve sa trace dans l'architecture du château a forte influence indienne, dans les costumes (tout particulièrement celui des gardes) et dans le générique de fin qui se veut un hommage à Bollywood. Ce dernier peut sembler complètement hors contexte mais je l'ai trouvé très rafraîchissant et entraînant. Les couleurs, comme dans tous ses films, ont une part importante, surtout les tons dorés, et les costumes, que ce soit ceux des acteurs principaux ou des figurants, sont tous chatoyants et de couleur franche.


L'aspect le plus prépondérant dans Mirror Mirror est surtout l'humour. Le film démarre par une introduction narrée par la méchante reine se gaussant du royaume, du roi et de Blanche Neige sur un ton sarcastique et caustique. La voix moqueuse de Roberts accompagne une animation splendide contant la naissance de Blanche Neige, le décès de sa mère et l'accession au trône de la méchante reine. Tout le long du film, Roberts distille son venin envers Blanche Neige pour notre plus grand plaisir.

Mirror Mirror est certes plus enfantin que SW&H par son visuel et sa fraîcheur  mais cette dose de bonne humeur et ce mélange de comique de situation mêlé à des réparties bien senties en font, à mon sens, un film plus attachant. Bien évidemment, Mirror Mirror et SW&H ne jouent pas dans la même catégorie, mais s'il ne fallait choisir qu'une réinterprétation du conte de Blanche Neige à voir, je préconiserai sans hésiter Mirror Mirror

Alors, mordra, mordra pas? 



Bonus Blu-Ray: les bonus s'adressent clairement aux enfants. On y trouve un spot sur les chiots qui auraient inspiré Armie Hammer pour son interprétation de "puppy love", le tout au bénéfice d'un refuge. Un clip qui nous explique comment danser sur le morceau "I believe", des scènes coupées, bref, rien de bien tripant. 

samedi 10 novembre 2012

Critique de film: The Raid

Sun Stars: * * * *
(Aucune = daube finie / * = mauvais / ** = pas mal / *** = plutôt bon / **** = très bon / ***** = excellent, à ne pas rater!)
Année: 2012
Réalisé par Gareth Evans
Avec Iko Uwais, Joe Taslim, Donny Alamsyah, Yayan Ruhian, Pierre Gruno, Ray Sahetapy


Soyons clair: The Raid (aussi connu sous le nom The Raid: Redempetion. Haha! Red (Dead) Redemtion! Ha ha!! Ha! Ha... ha...ha...ha...) n'est pas un film de minette. Ici, si vous voyez des seins, ce sont les pecto des acteurs, et encore, vu qu'ils sont tous secs comme un coup de trique, y a peu de chance de les confondre avec ceux de Kim Kardashian.

Ce n'est un secret pour personne: j'aime les films bien burnés (exemple: Taken). Je trouve ça jouissif après une journée merdique au boulot ou une journée merdique à s'ennuyer à la maison, c'est selon. Mais les bons films de mandales sont rares contrairement à ce que l'on pourrait croire. Outre Taken, je garde un excellent souvenir de Ong Bak entre autre. Ca vous donne une idée de la chose. Ou pas. C'est selon aussi.

The Raid, ça se passe à Jakarta et c'est l'histoire vachement compliquée d'une unité de police qui va tenter de prendre le contrôle de tout un immeuble contrôlé d'une main de fer par un baron de la drogue local. Bien évidemment, tout ne se passe pas comme prévu sinon il n'y aurait plus de film, et nos petits poulets indonésiens vont se faire tirer comme des pigeons par les occupants de l'immeuble qui sont (quasi) tous à la solde du vilain méchant monsieur en singlet large et en slash.

Un. Deux. trois... Soleil!

Alors ouais, l'histoire est débile, de fait. Le scénar tiens en 10 lignes, et encore. Mais le trésor de The Raid est dans l'action! Film indonésien de baston oblige, nous découvrons ici le Silat, un art martial qui m'était totalement inconnu. Pour découvrir cet art du combat extrêment rapide et brutal, nous suivons Rama (Iko Uwais), jeune recrue de la police embarqué dans ce raid secret (donc pas de renfort sinon le film durerait 10 minutes), qui sera parmis les derniers survivants de cette expédition sanglante et qui devra se frayer un passage à travers une horde d'ennemis à coup de mains, pieds, coudes, genoux, couteaux, flingues, chaises, tables, hache, machette, et j'en passe.

Un membre du Machete Gang prêt à se faire faire une petite coupe...

Ne nous leurrons pas, The Raid n'a pour objectif que d'être divertissant pour qui aime le genre. Fuyez si la vue de rotules explosées vous fait grincer des dents. Par contre, aussi dérangeant que cela soit, si vous levez les bras en hurlant "HoooOOOooo!! Joli!" quand un gars se fait refaire le portrait de manière éhontée à grand renfort de tatanes au point où on se dit qu'il y a dû y avoir des morts pendant le tournage, vous allez adorer.

Il faut savoir que Iko Uwais, l'acteur principal, tout comme Yayan Ruhian (qui interprète le bien nommé Mad Dog) sont de grosses pointures du Silat, et c'est un véritable ballet sanglant qu'ils effectuent sous nos yeux ébahis. Dans les bonus du Blu-Ray, on apprend que ce n'est rien moins que Yayan Ruhian qui a chorégraphié tous les combats, prêtant même attention aux spécialités de chacun (Joe Taslim étant, par exemple, un judoka confirmé).


The Raid: son incroyable lancer de petit indonésien.

Il est dommage que le Blu-Ray souffre d'une qualité d'image DVD-esque, autant le sortir uniquement en DVD dans ce cas. Les bonus sont quant à eux sympatiques: explications sur l'entraînement militaire des acteurs, sur les équipements spécifiques réalisés pour la réalisation du film, sur les combats bien évidemment.

The Raid est donc, pour les afficionados du genre, un excellent film d'action riche en combats bluffants et en cascades qui font aouch. Une suite est déjà annoncée, tout comme un remake américain (et là on fait aouch aussi...).



lundi 29 octobre 2012

Critique de film: Snow White and the Huntsman

Sun Stars: * *
(Aucune = daube finie / * = mauvais / ** = pas mal / *** = plutôt bon / **** = très bon / ***** = excellent, à ne pas rater!)
Année: 2012
Réalisé par Rupert Sanders
Avec Charlize Theron, Kristen Stewart, Chris Hemsworth, Sam Claflin, Ian McShane, Bob Hoskins, Eddie Marsan, Toby Jones, Nick Frost


De Blanche Neige, je garde le souvenir tenace du joli dessin animé de Walt Dinsey: une animation douce et fluide (le charme d'une animation manuelle à 100%), un personnage cruche qui aime l'ornithologie, des nains qui sifflent et qui tombent tous amoureux de la cruche, un prince au coeur d’artichaut et une méchante reine classieuse (presqu'autant que Maleficient de la Belle au Bois Dormant si ce n'est que cette dernière se transforme en dragon et pas en vieille sorcière au nez qui a besoin d'un peeling et d'une bonne dermato).

Faut croire que Rupert Sanders voulait casser cette image, et accessoirement se faire la Stewart-je-joue-comme-une-tanche. C'est chose faite avec Snow White and the Huntsman, qui est au final un bon petit film divertissant mais qui ne casse pas la cabane des Trois Petits Cochons.

Avant toute chose, il faut dire que le film a une énorme incohérence. Comme tout le monde le sait, la méchante reine, obsédée par sa beauté, demande à son miroir magique si elle est toujours la plus belle du royaume, ce à quoi le miroir répond que oui, mais que Blanche Neige veut grave lui piquer sa place. Et qui c'est que Rupepert a choisi pour jouer la vilaine pas belle? Charlize Theron. La plus belle femme du monde qui embellit au fil des ans qui plus est.  Du coup, face à elle, personne ne fait le poids, et surtout pas la Stewart-je-joue-comme-une-sole. Non mais franchement. On rigole bien, quoi. On peut même pas dire qu'on peut oublier la chose passé l'intro vu que les costumes de la Theron la mettent en valeur de façon éhontée à chaque scène. Theron est ici au summum de sa beauté. Jamais je ne l'ai vue aussi flamboyante. Elle est une véritable oeuvre d'art, une sculpture de marbre, intouchable, et terriblement belle. Il n'y a pas à discuter: elle porte le film sur ses épaules vu que tout ce que l'on attend pendant les 2 heures du film, c'est de la voir. Ha oui, et accessoirement, c'est au passage vraiment une bonne actrice qui interprète super bien les biatch glaciales.

Ceci...

... contre cela. 
Ouais, bon OK, c'est une photo choisie, mais bon, hein...

 Passons aussi rapidement et en pouffant un coup sur l'accent idiot que prend Hemsworth qui joue le chasseur. On ne sait pas trop ce qu'il a essayé de faire (prendre un accent écossais ou irlandais sans doute), mais le résultat final est qu'on a juste envie de lui donner le numéro de téléphone d'un bon dentiste pour qu'il se débarrasse de ce vilain abcès dentaire qui l'empêche d'articuler convenablement. Mis à part ça, l'interprète de Thor s'en sort pas mal et incarne très bien le personnage mou et insipide du chasseur.

Dans le rôle des nains, on retrouve pas mal de têtes connues, dont le bon Swearengen de Deadwood (Ian McShane) ou Nick Frost (Hot Fuzz, Shaun of the Dead, Paul) ou encore, la bonne surprise kinder, Bob Hoskins. Le film a par ailleurs déclenché une mini-controverse, ayant employé des acteurs de taille normale pour interpréter les nains en lieu et place de caster de vraies personnes de petite taille. Tempête dans un verre d'eau? Tout ce que je sais, c'est qu'il était assez comique de voir des têtes connues transformées en mini-eux.

Les nouveaux Avengers... Ca va poutrer du slip.

Je ne m'étendrai pas sur le jeu d'actrice de Stewart, je pense que vous avez compris ce que j'en pensais, la jeune demoiselle jouant exactement comme dans Twilight: même mimique, même tics, même langage corporel, sans parler du fait que bon, elle plus belle que Theron, c'était vraiment la blague de l'année.

- Mais lâche-moi! Tu m'as menti, t'es pas Edward! Tu brilles même pas!
- Ta gueule espèce de morue. T'as Thor de me défier.

Le film en lui-même est agréable, il n'y a pas de baisse de niveau, le visuel est soigné, il y a un peu d'action et de belles armures - on sent que Rupert a voulu faire son Seigneur des Anneaux - et dans l'ensemble, tout se tient malgré quelques défauts ou raccourcis un peu faciles. Le conte à la sauce Rupert transforme la frêle Blanche Neige en une guerrière meneuse d'hommes malgré un speech aussi motivant que la présentation d'une ceinture abdominale amincissante sur le téléshopping, et ici c'est, comme le titre l'indique, pas vraiment le prince qui d'un baiser éveillera de la mort la princesse mais bien le chasseur à l'abcès dentaire.

A noter: une influence notable et pas cachée du tout au Mononoké de Ghibli. La Forêt Magique et le grand cerf blanc, c'est limite honteux tellement c'est pompé sur Mononoké, mais on va dire que c'était un hommage hein, c'est plus joli que dire que c'est copié. Par contre, la référence au Blanche Neige de Disney dans la scène des arbres aux branches crochues est splendide et extrêmement bien pensée, l'une des plus belle du film d'ailleurs.

Un film sympa et distrayant (sans plus) à regarder un jour de pluie verglaçante, un mug de chocolat chaud à la main et une couette sur les g'noux.

Voici encore quelques photos de la statuesque Theron dans les créations de Colleen Atwood, la costumière du film. Je pense qu'aucune robe de grand couturier ne pourra égaler celles d'Atwood. Notez l'évolution de la garde-robe de la reine, de son mariage à son statut affirmé et reconnu de reine maléfique. 







Bonus Blu-Ray: je dois avouer avoir complètement oublier regarder les bonus. La chanson du générique de fin est par Florence + the Machine et est plutôt bon. C'est tout ce que je peux dire, sorry.

Bienvenue ici ! Welcome !

Un joyeux bordel et un véritable mic-mac de ce que j'aime (ou pas), avec photo, jeux débiles, sondages navrants, bref, ma vie quoi ;) N'hésitez pas à laisser un p'tit mot!
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