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vendredi 18 janvier 2013

World War Z

Vous allez penser que je fais une fixette sur les zombies, après les haches de Noël et tout ça. Détrompez-vous, je ne suis pas obsédée à ce point. Mais quand on me met un bon bouquin sur le sujet entre les main, ben je prends quoi.

C'est comme ça que j'ai lu World War Z de Max Brooks.



J'ai entendu parler de World War Z pour la première fois via le site de People vu que c'est le prochain film de Brad Pitt. Ne connaissant absolument pas le sujet à l'époque et me souciant comme d'une guigne du dernier film de Mr Jolie, je pensais qu'il s'agissait d'un nième film de guerre/espionnage classique. Heureusement que Maguth est là pour palier à mon manque d'éducation zombiesque.

Le livre de Brooks (qui est le fils de Mel Brooks!) est tout simplement génial. Nous sommes loin du roman d'horreur/aventure banal dans lequel une bande de survivants de tout âges et races mélangées doit faire face à une horde de goules dans un centre commercial. Brooks surprend ici par une approche tout à fait différente, très prenante et très intelligente.

Synopsis: la terre fait face à un cauchemar: une invasion de zombies. L'humanité est menacée d'extinction, et une guerre mondiale sans précédent va éclater contre un ennemi sans âme et sans peur. Autour du globe, diverses stratégies se mettent en place, certaines impliquant des sacrifices et des pertes humaines intolérables pour certains, justifiées pour d'autres.

La sujet est ici abordé sous un angle journalistique. La guerre est quasi finie, le genre humain est sauvé, mais il reste encore beaucoup à faire. Commandité par les Nations Unies pour établir un rapport sur la guerre, World War Z est en fait un condensé des interviews menées par l'auteur mais considérées comme "trop humaines" par l'ONU et donc non-retenues pour leur rapport.

C'est avec effroi, terreur, curiosité morbide, espoir et désespoir que nous lisons les divers témoignages recueillis par l'auteur tout autour du globe. 

Chaque interview se compose d'à peine quelques pages, et, en parfois même pas deux pages, Brooks réussi à insuffler à son récit une force incroyable. En lisant World War Z, on voyage à travers le monde et on découvre comment les différentes populations ont réagi face à cette guerre impensable. Des personnages très forts en ressortent, comme Paul Redecker,  le général Raj-Singh ou Tomonaga Ijiro. 

World War Z est composé de 9 parties différentes qui relatent chacune un aspect spécifique de la guerre contre Zack ou contre les G comme le disent si bien les militaires: comment sont apparu les premiers zombies, pourquoi a t'il fallu attendre aussi longtemps avant que les gouvernements ne prennent les mesures adéquates, pourquoi les offensives de l'armée se sont révélées foireuses, comment les différents pays ont réagi, comment des gens comme vous et moi ont pu survivre, etc. 

Je dois dire avoir été happée dans ce monde terrible et terrifiant avec une délicieuse horreur. Peut-être est-ce parce que Brooks traite le sujet avec un un tel réalisme que j'ai vraiment eu l'impression de lire des interviews de vétérans, d'hommes politiques, de civils qui ont vécus quelque chose d'inacceptable. La diversité des entretiens et des personnages créés par Brooks rend ce livre à la fois atroce et incroyablement divertissant. Atroce car le côté réaliste du récit qui fait froid dans le dos, et divertissant car nous avons affaire ici à l'un des monstres préférés du genre: le zombie qui ne court pas mais qui, inexorablement, avance vers sa proie sans rien ressentir. 

World War Z est donc bien plus qu'une simple histoire de goules. Les récits des témoins m'ont pris aux tripes, et j'en ressors comme lessivée. 

Je ne peux que vous conseiller de lire ce livre, même si ce n'est pas vraiment votre genre de prédilection (nous sommes très loin de Stephen King). Et surtout de le lire avant d'aller voir le film qui, d'après le trailer, m'a l'air d'être une trahison totale et complète de l'oeuvre originale.

lundi 14 janvier 2013

C'est l'homme de ma vie

C'était en octobre 2011. Le 22 octobre. Un samedi.

J'étais en pleine lecture de Walking Dead, et, comme cela m'arrive de temps en temps, j'évaluais notre système de défense et ce que l'on pourrait faire pour rendre l'appart' plus sécurisé en cas d'invasion de zombies. Non non, je n'ai pas attendu Walking Dead pour ça, j'ai toujours eu dans l'idée qu'il fallait penser à renforcer son chez-soi en cas d'invasion de quelque chose de moche et qui pue (et je ne parle pas ici de la bombe de Febreze dans les chiottes, non). Je ne sais pas pourquoi, j'ai sans doute trop regardé Terminator.

Quoi qu'il en soit, le 22 octobre 2011, j'écrivais ce billet.

Je ne pensais pas vraiment acheter une hache un jour, mais à chaque passage au Brico, je regardais si il n'y en avait pas une qui trainait avec mon nom gravé dessus en lettres elfiques de feu.

Arriva Noël 2012. Ouais je sais, j'ai genre un mois de retard pour ce post mais bon, hein, on va pas pinailler pour ce genre de détail, déjà que quand j'écris quelque chose ici c'est Byzance...

Donc, arriva Noël 2012. Maguth avait mis au pied de notre plus beau sapin du monde deux paquets étranges et "fragiles!"qu'il m'avait dit. Je ne sais trop pourquoi mais je m'étais dit que c'était sans doute des ailes de libellules géantes pour faire un cerf-volant. Allez comprendre.

Quand vint l'heure d'ouvrir les cadeaux, je reçu d'abord un petit haut-parleur portatif BlueTooth JBL pour pouvoir y connecter mon smartphone. Une chouette gadget.

Puis, je pu enfin ouvrir mes ailes de libellules... Et là, je crois que mes yeux sont sorti de mes orbites.

Une hache Fiskars x17 (1570gr, 600mm) brillait comme Excalibur entre mes mains.


Le second paquet contenait quant à lui une autre hache Fiskars plus petite.

Ce jour-là, je sus que Maguth était réellement l'homme de ma vie. Car qui, mis à part lui, aurait eu le culot et les couilles d'aller acheter des haches à sa femme et de les lui offrir pour Noël?

Sans parler du fait qu'il voulait aussi m'offrir une arbalète mais qu'il n'en avait pas trouvé.

Quand on en parle, on nous prend pour des fous. Surtout quand on explique que, voyez-vous, c'est pour se protéger en cas d'attaques de zombies...

samedi 22 octobre 2011

C'est le destin...

L'autre jour, je vous parlais de Walking Dead, et qu'il vaut toujours mieux avoir une petite hache sous la main, au cas où...

Et voilà que passe à la télé une pub de circonstance. Je sais ce que je veux pour Noël.


Non mais matez moi cette ligne superbe et épurée. Ce color-blocking de saison. Ce tranchant net qui doit sûrement pouvoir couper une jambe de zombie en un seul coup ou éclater une tête en putréfaction zombiesque en un seul mouvement souple du poignet.

Après mon amour pour mon nouvel aspirateur Miele Cat&Dog (la guerre contre les poils de Lucy vient de subir un revirement majeur!), voilà que je bave devant une hache.

mercredi 12 octobre 2011

Walking Dead

Haaaa les zombies! On en mangerait à toutes les sauces tant le sujet est propice aux idées les plus farfelues. Qui ne s'est jamais demandé ce qu'il/elle ferait si un jour nous devions faire face à une attaque de zombies? Avez-vous une lampe de poche ou des bougies? Suffisemment de conserves et d'eau? Une petite hache? Un générateur? Parce qu'il faut parer à toute éventualité à notre époque. On a connu l'ère du nucléaire avec sa mode des abris nucléaires dans le jardin. Aujourd'hui, c'est celle des zombies.

(The) Walking Dead, vous en avez sans doute entendu parler. En tant que série téloch à succès (que je n'ai pas encore vue). Mais saviez-vous qu'il s'agissait en fait d'une adaptation d'un comics américain par Robert Kirkman et Charlie Adlard (qui remplaça Tony Moore au dessin)?


Maguth ayant mis la patte sur la série il y a quelques jours de ça, c'est par pure curisosité que je me suis emparée du tome 1 pour le lire dans le tram, histoire de choquer les gens assis à côté de moi. Je pensais le feuilleter vite fait et le replacer dans la biblio le soir même, m'imaginant qu'il serait parfait à lire quand je dois aller faire caca. Je n'aurais pu être plus dans le faux. Une fois commencé, la tension contenue dans les planches vous prend aux tripes, un peu comme si un zombie avait attrapé votre gros intestin pour le tordre. Du coup, je me suis retrouvée accrochée à cette BD de la station STIB du boulot jusqu'à ma porte d'entrée.


La force de Walking Dead réside cependant ailleurs que dans une histoire thriller-esque de sacs à bidoche (les humains) versus zombies tout pétés. Ce que font ici Kirkman et Adlard, c'est une plongée dans la noirceur humaine, qui fait furieusement penser au livre The Road de Cormac McCarthy (voir mon billet à ce sujet). Comment l'être humain peut changer lorsqu'il est confronté à une situation qu'il ne gère pas. Parfois, on l'a vu lors de catastrophes naturelles, la générosité l'emporte. Mais que ce passerait-il si les êtres que nous aimons se voient menacés par un danger externe, mais aussi interne: notre propre comportement envers les autres en cas de crise.

C'est ce qui arrive à Rick et à sa famille. D'un bon flic sympatoch, Rick va se transformer et franchir les limites que l'on appelle "acceptables" pour protéger ses proches et amis. A t'il raison? A t'il tort? Tout dépend du caractère de chacun. De sa personnalité.


Tueriez-vous pour sauver la vie de votre femme, mari, soeur, frère, enfant, ami? Et si oui, où sera votre limite?
C'est un peu ce que nous pose comme question Kirkman et Adlard. Et la réponse, seul vous la connaissez. Et comme dans The Road, elle peut s'avérer effrayante, si pas monstrueuse...


Une BD choc à lire de toute urgence, pour sa qualité graphique mais aussi et surtout scénarstique (14 tomes pour le moment, toujours en cours).

Bienvenue ici ! Welcome !

Un joyeux bordel et un véritable mic-mac de ce que j'aime (ou pas), avec photo, jeux débiles, sondages navrants, bref, ma vie quoi ;) N'hésitez pas à laisser un p'tit mot!
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