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dimanche 2 novembre 2014

L'histoire de la Grosse Saucisse


Il était une fois, il y a presque 6 ans de cela, un jeune couple d'adulescents qui décidèrent d'adopter une petite Pouille chez Veeweyde. Devenue depuis une véritable princesse - Princesse Lucy Doux pour les fidèles - aux yeux si élégamment maquillés, elle rendit la vie de notre couple encore plus belle qu'elle ne l'était avant. Chaque jour apportait son lot de caresses, de rigolades, de jeux et de promenades.


Bitch, please...

Puis, alors que les 40 ans de notre plus si jeune couple que ça se profilèrent à l'horizon, un besoin se fit de plus en plus pressant: non pas celui de faire caca après avoir bu un café serré, mais bien celui d'accueillir un autre petit chien abandonné à qui donner de l'amour et de l'affection. 

Cela faisait longtemps que cela leur tournait en tête, mais la peur de déséquilibrer la vie qu'ils avaient offert à Princesse Lucy Doux les avait à chaque fois fait reculer. Mais à l'aube de l'anniversaire de leur mi-vie, ils avaient envie de faire quelque chose qui compterait vraiment. 

Notre couple de vieux adulescents décida alors de faire un geste qui aurait de l'importance: ils décidèrent d'adopter un chien qui serait soit déjà assez âgé afin de lui offrir une belle fin de vie, soit un chien handicapé, vu que ces deux cas de figure représentent en général des cas désespérés de chiens laissés dans un refuge pour y mourir.

Cette fois, les recherches s'orientèrent vers les chiens maltraités d'Espagne et sauvés in extremis de l'élimination par une organisation belge néerlandophone, ACE Charity. Ce fut via un ami, David, le propriétaire de la magnifique Haute Parfumerie Place Vendôme, qu'ils trouvèrent une petite âme à sauver: Turia n'attendait qu'eux.



Turia, c'était une petite chienne de 8 ans, un mélange de podenco (petit lévrier espagnol) et d'on ne sait trop quoi d'autre, maigre comme un clou, apeurée, et ne comprenant vraiment pas ce qui lui arrivait. Elle ne se nourrissait plus, avait tellement peur au refuge et déprimait gravement. Son adoption était devenue un cas urgent tant elle dépérissait. 




Du coup, après avoir contacté ACE avec l'aide de David, la visite de contrôle fut organisée rapidement afin d'estimer si le vieux couple d'adulescents était apte à offrir une belle vie à la petite Turia. L'accord fut donné par la gentille bénévole de ACE, le contrat d'adoption signé, et, chose exceptionnelle, le voyage de Turia fut organisé endéans les 5 jours qui suivirent tant son cas était devenu urgent.



C'est le 26 mai 2014 que notre couple pris la direction de Zaventem afin d'y retrouver l'équipe de ACE et d'attendre l'arrivée de leur nouvelle petite fille. Après 1h30 d'attente interminable, ils virent enfin arrivé de grosses caisses de transports. La cigogne était arrivée! 

Dans une caisse, 3 à 4 chiens, principalement des chiots ou de très jeunes chiens, et la petiote Turia. Dès sa sortie, sa maigreur inquiéta notre couple, mais elle était dynamique et très curieuse, et cela les rassura. Elle sauta dans la voiture sans crainte, et une fois arrivée dans sa nouvelle maison, elle eu droit à un bon bain, une petite ballade au parc et à de la bonne nourriture.

Le soir même, elle dormait dans le lit avec le vieux couple d'adulescents et la Princesse Lucy Doux qui se demandait vraiment qui était cette grande paysanne toute en pattes...

Cela fait donc un peu plus de cinq mois que Turia a élu domicile à Bruxelles, pour le plus grand bonheur de ce vieux jeune couple!




*****************

Voilà la petite histoire de Turia, ou de Tutu, ou encore de Tutuche, ou Turia-kun, ou Duchess Turia the Great, ou Grosse Saucisse, ou MUTO

Dès sa venue, nous sommes aller voir notre bon vétérinaire, le Dr Charpentier, qui a malheureusement diagnostiqué un très gros souffle au cœur à notre petite fille toute en pattes. Après une écho qui confirma la chose, Turia est à présent sous médicament (Vetmédin), et ce à vie afin de diminuer au maximum sa maladie. Elle fut aussi traitée contre une belle crasse gastrique typique des régions du sud. Elle présente une mâchoire légèrement prognathe et pas mal de dents cassées si pas même carrément manquantes, mais rien qui ne l'empêche de manger correctement (et de tout!).



Depuis, Tutu a pris du muscle (elle a de bonnes cuisses musclées à présent!) et du poids et est passée d'à peine 10,5kg à un bon 14-15kg, ce qui lui vaut à présent le surnom si convoité de Gosse Saucisse. Son poil a aussi changé drastiquement: d'une fourrure semblable à de la paille drue, elle est passée à un poil aussi doux et soyeux que de la soie avec de jolis reflets dorés! Elle présentait aussi de vilains cals sur les coudes de ses pattes avant dû à une vie "à la dure" sans coussin. Autant dire qu'elle ne les a plus à présent vu qu'elle squatte soit le lit, le canapé, ou les 3 à 4 autre coussins de la maison. 

Tutu a aussi la particularité d'avoir d'immenses yeux globuleux, un collier de poils blanc avec une tache de poils caramel, des orteils incroyablement longs et surtout une véritable mèche de cheveux blonds sur le sommet de la tête que nous nous amusons à coiffer (crête punk, mèche sur le côté, séparée au milieu, tresse, etc). 




Chaque jour, elle nous fait éclater de rire, que ce soit avec ses mimiques uniques, le mouvements de ses pattes sans fin, ses bâillements et ses rôts quasi humain, ses doux bisous mouillés ou sa paresse (il faut parfois aller la chercher avec la laisse jusque dans le lit quand elle estime qu'il est trop tôt pour sortir). 



Elle a adopté les promenades au parc sans trop de difficulté, et adore courir après les pigeons le matin ou après sa balle rebondissante (un Kong). Heureusement pour nous, elle a aussi arrêté, au bout de 3 mois tout de même, de se rouler dans toutes les substances les plus immondissimes qu'elle trouvait (caca de renards, de pigeons ou d'autres bestioles non identifiées). Elle reste cependant assez inquiète lorsque l'on fait une promenade inhabituelle, et déteste la rue. Les bruits de la circulation, mais surtout les camions, bus et grosses voitures lui font très peur, tout comme les sons explosifs type pétards (elle nous a déjà fait la sale blague de sortir du parc en courant pour retourner à la maison après avoir eu peur).

Ma Grosse Saucisse reste aussi très attachée à moi, l'hyper-attachement étant très marqué. Chose normale suite à un abandon aussi violent à son âge, mais qui devrait passer, lentement mais sûrement. Elle a déjà arrêté de me suivre aux toilettes, c'est une petite victoire pour mon intimité!

Quant à Lucy, si dans un premier temps elle ne tolérait absolument pas notre paysanne (rapport au fait que Tutu est tout sauf délicate et distinguée), elle a commencé tout doucement à accepter le contact avec elle, si tant est qu'il soit court. 


Lucy et Turia en juin 2014 - comme on le voit, on est encore loin de la Grosse Saucisse. Plutôt une petite chipolata pas bien grasse... 


Si il est vrai qu'au premier coup d’œil elles se ressemblent beaucoup, nous voyons évidemment 1.000 différences: Turia est plus grande, a des pattes gigantesques avec des chaussettes blanches bien définies (chez Lucy elles sont en dégradé), un poil plus ras, un collier de poils blanc, le bout de la queue et du nez blanc (chez Lucy c'est en dégradé). Sa démarche est tout à fait différente. Elle a une très grosse voix qui ferait croire que c'est un énorme pitbull si on ne la voit pas. Elle aime les caresses mais en dose réduite, par contre elle a besoin de contact avec moi (la nuit par exemple elle est collée à moi).

Moi qui craignais de ne jamais pouvoir aimer un autre chien comme Lucy, je me rend compte qu'en fait, l'amour et l'affection que je porte à mes fifilles est totalement différent selon qu'il s'agit de l'une ou de l'autre. Je réalise aussi que je ne pourrai plus vivre sans chiens, le besoin d'entendre le "tic tic tic" de leurs pattes sur le carrelage, de voir leurs grands yeux si expressifs, de voir les filles si heureuses quand elles courent au parc, de sentir leur truffe humide sur ma main pour demander une caresse ou de les voir goinfrer leur nourriture, tout cela m'est devenu absolument nécessaire. Et dorénavant, je ne dors bien que si Tutu est dans mes bras.



Avoir un chiot est sans doute une expérience incroyable, mais je peux vous dire qu'adopter un chien adolescent comme Lucy ou un chien déjà âgé et même malade comme Turia, cela n'a pas de valeur tant tout est précieux! Après tout, sauver une vie, il n'y a rien de plus beau au monde (sauf peut-être lui offrir une balle neuve après que des crocs aient percée la précédente).


Mômaaan, j'ai cassé la baaaalle! 

ACE Charity: possibilité de parrainer un chien si vous ne pouvez l'adopter. La situation en Espagne est catastrophique, surtout après la période de la chasse lorsque les lévriers en tout genre (podenco, galgo) se font torturer et massacrer de manière inhumaine. ACE recueille cependant tous les chiens, un peu comme Veeweyde. Il existe bien sûr des organisations francophones comme ACE (mais la protection animale ne devrait pas connaître de frontière linguistique n'est-ce pas?). Le prix d'une adoption est de 290€ et cela inclus tout (soins, stérilisation, voyage jusqu'en Belgique, etc). Un petit prix pour une vie somme toute.

Merci à Anne van der Maren pour nous avoir permis d'adopter Turia.

Merci à Ela Lopez Marquez et l'équipe du refuge d'Algeciras d'avoir pris soin comme ils le pouvaient de ma petite fille.

¡Gracias a Ela López Márquez y el equipo de Algeciras para el cuidado, ya que podría refugio a mi niña.

Et un merci tout particulier à mon ami David qui a accéléré les choses. David, qui a 7 chiens, dont 6 proviennent de refuge d'Espagne et de Roumanie, et qui injecte tous les bénéfices de sa belle boutique dans des dons aux refuges pour chiens. Alors n'hésitez plus et achetez chez lui, vous vous ferez plaisir, et vous aiderez à sauver des vies! (à savoir, vous pouvez demander des livraisons si vous ne pouvez vous déplacer jusque Wevelgem)


dimanche 7 octobre 2012

Crapak Lucy

Je vous parlais en 2009 de ma (vieille) coupine Sylvie, créatrice de génie et illustratrice fantastique ayant démarré son petit business de Crapaks. Depuis, sa ligne s'est bien étoffée: coussins, cartables, t-shirt pour enfants, chaussons, boîte à tartoch, et j'en passe. Les Crapaks sont bien partis pour nous envahir, et c'est tant mieux!

Ayant déjà fait l'acquisition d'un Crapak collector car issu de la première génération (un hibou magnifique au ventre mordoré), et offert des Crapaks à, je pense, toutes mes copines - Crapak customisé pour chacune siouplé, ze luxe - j'ai eu la joie de recevoir il y a peu une commande spéciale: un Crapak Lucy. Commandé à la base pour ma Môman qui possède pas moins de 5 Crapaks, Maguth tomba sous le charme de ce coussin tout doux au regard de miel, comme notre petite Poupouille, et me demanda de passer commande d'un second coussin à aimer. 

Le voici, avec le modèle original:



Quelques liens pour trouver où se cachent les Crapaks en attendant de trouver une maison aimante:


Site des Crapaks (en construction)

N'hésitez pas, ils vous attendent!

dimanche 30 septembre 2012

Maguth et Sun Jae au Pays des Moulins


Ce qu'il y a de bien en Belgique, surtout quand on habite à Bruxelles, c'est que l'on se trouve à +/-1h30 de tout le pays, du nord au sud et de l'est à l'ouest. Après avoir visité les belles Hautes Fagnes, et comme nous avions dû laisser la Pouille à la maison, le second micro-trip que nous avons effectué se devait d'être avec elle. Nous avons dès lors opté pour un p'tit tour à la playa ce vendredi 28 septembre, Lucy adorant se rouler dans le sable et courir sur la plage telle Pamela Anderson avec 8 mamelles (voir notre trip à Knokke de 2010). Direction Cadzand, tout près de Knokke, mais de l'autre côté de la frontière, là où l'on peut lâcher les chiens et où les plages ont conservé un aspect plus naturel qu'à la côte belch'.

Après avoir traversé le petit hameau de Cadzand aux routes de briques rouges et aux maisons basses et mignonettes mais un brin inquiétantes vu les rues désertes (on se serait cru dans un épisode de Dr Who pour ceux qui connaissent), nous sommes arrivés au pied de la plage. Contrairement à la côte belge, il n'y a pas de digues pleines de monde et de cuistax (voir ici pour notre épopée en cuistax de 2009), mais un rempart de dunes et de végétation "bloque-sable" cachant une piste cyclable nickel qui doit être super agréable à emprunter. 


Derrière cette barrière végétale, la plage s'offre à nous: pas de brise-lames en pierre, juste des rangées de piquets de bois. Pas de cahutes tous les 2 mètres. Pas de transats empilés. Rien que le sable et la mer. Ze pied.


Le temps est avec nous: venteux mais pas au point de manger du sable, nuageux avec éclaircies et frais mais agréable. Il y a pas mal de gens qui promènent leurs chiens et qui se baladent, mais il faut bien dire que nous n'avons pas la même tranche d'âge (normal, on est en pleine semaine scolaire). 

"Unleash Hell" comme dirait Maximus: nous lâchons le fauve qui se précipite sur la plage, courant avec le dos rond, signe de joie extrême et les oreilles au vent. 


Lucy n'étant pas un chien d'eau, la mer ne l'intéresse guère, si ce n'est pour mordre l'écume et y plonger les pattes de temps en temps histoire de vérifier que ha tiens, oui, ça mouille. Les mouettes étant de gros poulets, elle tentera bien de nous en ramener une, mais comme ces volatiles sadiques voguent sur l'eau et que notre chien est une princesse non-amphibie, c'est une chasse perdue d'avance.

Nous nous sommes baladés +/- 2 heures sur la plage et nous avons ramené une Pouille épuisée à la maison, tout comme moi-même par ailleurs. Cadzand est vraiment une plage agréable, qui nous a surtout étonnée par son aspect "naturel" comparé aux plages belges qui elles sont totalement dénaturées. 

Une chouette destination si vous avez envie de vous laver la tête à coup de vent marin.

jeudi 5 juillet 2012

Toby mon ami

Repérée dans la rubrique BD du Télémoustique de cette semaine, achetée le soir même, commencée alors que j'étais en attente au téléphone pour passer une commande de sushi, et relue à mon aise deux fois le même soir, une banane monstrueuse sur la gueule et une main sur Poupouille, voilà ce que j'appelle une très chouette BD.


Toby mon ami, c'est l'histoire d'un p'tit chien de campagne qui aime son maître, court après les chats, mange à toute vitesse avant d'aller mendier encore un peu de bouffe, renifle le cul des autres chiens, reste parfois seul à la maison, bref, une vie de p'tit chien quoi.

Réalisé par Grégory Panaccione, Toby mon ami est une BD tout bonnement géniale. Aucun texte ne vient ici ponctuer les planches, la trame narrative passant uniquement par les dessins emprunt de tendresse, de poésie et de fraicheur de l'auteur. Pas besoin de plus tant le talent de Grégory Panaccione est grand: on entend Toby aboyer, renifler, manger, ronfler, japper. On sent sur sa peau le doux vent d'été en pleine campagne et on entend le bruit du vent dans les arbres, ponctué du meuglement des vaches. On est trempé par l'orage, par la mer aussi...


Mais tout ça n'est rien face aux mimiques de Toby qui sont tout bonnement incroyables car criantes de vérité. D'ailleurs je retrouvais ma Lucy dans presque toutes les planches. Que ce soit les postures corporelles, les grands yeux implorants, le "sourire" de Toby quand il joue, ou son comportement face à son maître ou lors de l'absence de celui-ci, tout ici est incroyable de justesse. Les planches dans lesquelles Toby finit le contenu de sa gamelle pour ensuite aller mendier un bout du repas de son maître, celles où il reste seul et angoisse et celles dans lesquelles il joue avec son maître sont mes préférées tant elle font écho à Lucy.

Une BD pour tous car elle respire le bonheur et vous fera sourire, même si vous n'avez pas de chien. Mais surtout une BD à mettre entre toutes les mains de maîtres de chiens qui ne manqueront pas d'y retrouver certaines attitudes de leur compagnon. Une bien belle découverte! Merci M. Panaccione!

PS: et si vous avez compris pourquoi le maître de Toby prend une douche tout habillé, chaussures incluses, et qui est le grand chien noir qui semble enseigner des trucs à Toby, faites moi signe!

lundi 7 mai 2012

Ha!

J'ai eu une semaine de congé. C'était drôlement bien! On a vécu la vraie vie: se lever quand on veut, bouffer ce qu'on veut quand on veut (mon tour de taille en atteste), sortir quand on veut (on est pas sorti beaucoup) et glander quand on veut (on a beaucoup glandé), faire des siestes avec Poupouille couchée sur le ventre, aller dormir tard sans devoir se dire qu'on va pas pouvoir se lever à l'heure le lendemain, et balader Poupouille partout avec nous. La vraie vie quoi, comme elle devrait être sans même avoir bu de Coke Zero. Trop bien.

En vacances, Lucy a la lippe molle.

On avait pensé faire un city trip alors on est allé à Bruxelles, code postal 1000. Nous on est au 1180. Ben quoi!?

On a quand même eu le courage d'aller au Kinépolis en Cambio voir The Avengers mercredi soir. On aurait pu appelé ça "l'expédition" tellement on était fébriles à l'idée de sortir de l'appart'. On aurait dû éviter. Maguth a bien aimé le film, moi je l'ai trouvé mou et pas original (non, j'vous ferais même pas de critique, pas envie). Mais le pire était à venir. On est sorti de la salle à 23.45, le sac plein de bonbons, plutôt content, et on estimait être de retour à la maison pour minuit. On est rentré à 02.00 du mat'. L'autoroute était fermée pour cause de travaux, et on s'est retrouvé coincé dans un embout' mortel pendant 2 heures. 2 HEURES. A minuit! Mais c'est quoi ce monde dans lequel même à minuit en pleine semaine y a des files de gueux sur les routes!? Je vous parle même pas du self-control de ouf qu'il m'a fallu pour ne pas me transformer en Hulk. Celui de Avengers aurait paru mollasson à côté de moi. Même Maguth a failli exploser, mais je l'avais même pas remarqué vu qu'une arme nucléaire de destruction massive était en construction dans mon corps graisseux et que des moines bouddhistes coréens venus des profondeurs de mes origines asiatiques tentaient de calmer le jeu.



Mis à part ça, on a été mangé un burger au Balmoral et le milkshake du jour était au Nutella. Une Tuerie hyper spatiale! Sans parler du cupcake au cuberdon de Lilicup. Un véritable orgasme buccal.

Et aujourd'hui c'est le premier jour de retour au turbin, à se demander ce qu'on fout là bordel de merde. Ca pue le désespoir et les rêves brisés dans ce bureau...

Heureusement que Super Poupouille vole à mon secours dans sa cape mauve et rouge!

samedi 10 décembre 2011

Le Noël des Animaux

Le 10 et 11 décembre 2011, c'est le Noël des Animaux dans la majorité des refuges pour chiens et chats. C'est l'occasion ou jamais de laisser parler son cœur et d'offrir un peu d'attention aux animaux abandonnés et souvent désespérés qui sont hébergés chez Veeweyde, Animaux en Péril, La Croix Bleue ou tout autre refuge près de chez vous: un jouet, un vieux coussin ou un panier, un sac de croquette, un petit geste à défaut de ne pouvoir les adopter tous.



Cette année, j'avais décidé d'apporter quelques coussins de Lucy, et d'acheter des sacs de croquettes pour les protégés de Veeweyde. Lucy venant de ce refuge, cela me paraissait naturel. 

Pour qui n'a jamais été dans ce genre d'endroit, il s'agit d'un grand bâtiment où environ une centaine (!!!!) de chiens et chats abandonnés sont mis en cage en attendant qu'une famille vienne les adopter et les sauve de ce désespoir dans lequel leurs maîtres précédents les ont plongés. Imaginez des cages dans lesquelles des chiots d'à peine quelques semaines sommeillent l'un contre l'autre dans un vieux panier. Imaginez des vieux chiens de plus de 10 ans (l'équivalent de 70 ans pour un homme), complètement déboussolés et perdus, pleurant leur maître. Imaginez des jeunes chiens de 3 mois ne comprenant pas ce qui leur arrive, ou des chiens adultes ayant vécu soit un enfer de maltraitance soit même un foyer heureux, se retrouvant là, ne comprenant rien à ce qui se passe, pleurant, implorant, jappant, aboyant, afin d'attirer l'attention des humains qui passent. Visiter un refuge, c'est un brise-cœur. Je n'en ressors jamais indemne. J'en chiale devant ces cages. Je conchie ses hommes et ses femmes indignes et d'un égoïsme tel qu'ils préfèrent abandonner leurs compagnons au lieu de tenter de trouver une solution. 

Au milieu de cet océan de tristesse et de désespoir travaillent des hommes et des femmes en pull bleu. Ce sont les anges sauveurs et protecteurs de ces pauvres êtres perdus. Sans relâche, 7 jours sur 7, ils nettoient, brossent, nourrissent, soignent et accueillent les animaux que des connards viennent larguer car devenus "indésirables" ou "trop encombrants". Je les admire. Je les aime. Jamais je ne pourrai faire ce qu'ils font. Comment se retenir de ne pas frapper ou insulter un maître violent envers son animal de compagnie? Comment rester calme quand une famille vient déposer son chien parce qu'"on part en vacances et qu'on ne peut pas le prendre avec nous"? Comment mettre fin à une vie quand on sait qu'il n'y a plus d'autre issue parce que le chien a plus de 16 ans et que personne, jamais, ne l'adoptera? Comment résister à ces centaines de paires d'yeux suppliant des caresses, ne fut-ce qu'une. Juste une. Pour se sentir aimer ne fut-ce qu'une seconde, encore? Ces gens en pull bleu, nous leur devons un respect immense.

Cette année donc, j'avais décidé d'apporter au moins 30kg de croquettes à Veeweyde. Puis me vint l'idée d'en parler aux gens du parc du Wolvendael où je promène Lucy.Tout ceux qui ont un chien ont bien un vieux coussin, de vieilles couvertures, un jouet ou un collier qui traîne. Je décidais donc de demander l'aide de mes "potes de promenade", en particulier de Georges, figure de proue du parc que tout le monde connaît, et maître de Marshall, un splendide chien provenant lui aussi de Veeweyde. Enchanté, Georges fit plus que m'aider: il souleva les masses! Dans mon rêve le plus fou, je m'imaginais débarquer à Veeweyde avec une bagnole pleine à craquer, leur remettant une carte avec toutes les photos des chiens et des gens ayant participer à la collecte. Mais je me disais que ce serait trop beau.

Le dimanche 4 décembre, Georges et moi-même étions sur le pied de guerre: la collecte avait lieu ce jour-là, le matin chez Georges et l'après-midi chez moi. Georges avait pour l'occasion sorti le grand jeu: vin rosé et fromage s'il vous plait! A 13.00, Maguth et moi étions chez lui, armés de nos sacs de rando de 30L chacun et d'un body bag monstrueux. Georges avait récolté l'équivalent d'un petit magasin d'articles pour chiens et chats: litière pour chats, croquette, paniers, coussins, jouets, laisses, colliers, harnais, nous n'en revenions pas! J'aurai bel et bien ma voiture bourrée de matos!

Ce samedi 10 décembre, c'est en Cambio que je pénétrais dans mon garage afin de remplir la voiture de tous les généreux dons. Julie était venue m'aider, et grâce à son esprit super analytique de l'espace en 3 dimension, elle réussi l'exploit de tout mettre dans la voiture tout en me laissant un espace pour la vision dans le rétroviseur! Cette fille est une perle. Je n'en revenais pas.



Après 30 min passée à tout empaqueter et étiqueter, c'est à 11.00 que nous nous sommes mises en route pour l'Avenue d'Itterbeek.  Arrivées devant Veeweyde, c'est dans un parking plein que nous avons intercalé notre petite voiture pleine comme un œuf avant de prendre la carte faite avec les photos des chiens et leur maître et un petit pot de poissons séchés. Ainsi légèrement chargées, nous nous sommes dirigées vers le centre d'accueil pris d'assaut par des couples et des familles venus déposer eux aussi leurs cadeaux et/ou adopter un petit chien/chat. 

Nous remettons la carte et le petit pot de poissons au premier ange bleu que nous voyons:

"Bonjour. Nous vous apportons ce petit don de la part des amis de Veeweyde du Parc de Wolvendael".

L'ange bleu saisit le petit pot en nous remerciant et le place au pied du sapin, avant de regarder la carte.

"Maintenant si vous voulez bien nous suivre, on a une voiture pleine! Ce serait bien si vous aviez une brouette!"

Là, l'ange bleu, un peu dubitatif et interloqué, harangue un collègue et c'est ainsi que nous nous dirigeons vers notre coffre au trésor...

Au moins 10 aller-retour furent nécessaire pour vider la voiture!




Une fois à l'intérieur, une jeune femme, sans doute une responsable, nous remercie encore, passablement abasourdie par la quantité de nos dons, alors que le journaliste de Veeweyde me demande de lui envoyer mes photos du déchargement ainsi que la carte afin que, peut-être, nous puissions apparaître dans le magasine de janvier.

Julie et moi sommes aux anges. Notre mission est accomplie. 

 Notre ange bleu

Transportées par cet élan de joie, nous nous dirigeons vers le chenil. Cela fait un petit moment que Maguth et moi nous demandons si Lucy n'aimerait pas un petit frère ou une petite sœur. Dès les premières cages, mon cœur se serre. Les larmes se bousculent à nouveau dans mes yeux. Tant de tristesse. Pourquoi, ai-je envie de demander? Comment? A côté de ça, nos cadeaux ont l'air au mieux de pis-aller. J'aimerais tant tous les prendre, tous les aimer, leur faire comprendre qu'ils ne sont pas seuls. Que tous les humains ne sont pas des sales cons. Un petit chien mâle, à peine âgé de 4 mois, maigre à faire peur et ressemblant à Lucy mais en noir vient me voir. Ses grands yeux semblent me demander de lui expliquer ce qu'il fait là. Il ne comprend pas. Moi non plus.Je ravale un sanglot.

Julie et moi sortons, totalement retournées, les yeux humides. Nous discutons quelques instants dans la voiture. Dois-je prendre ce petit chien? J'appelle Maguth. Prends-le me dit-il. Oui mais Lucy? Je doute. L'équilibre que nous avons avec elle est parfait, j'ai peur de tout foirer en apportant un élément extérieur en plus. Je vais devoir y penser. D'ici-là, peut-être que ce petit chien aura trouver une famille.

Avant de partir, nous avons discuté un peu avec l'ange bleu qui nous a accueillies. Je lui demande comment il fait pour travailler ici. Il me dit que les premiers mois sont très durs. Après, il faut se faire une carapace. Cela fait plus de 20 ans qu'il travaille à Veeweyde. J'ai envie de le serrer dans mes bras lui aussi.

Nous partons, un sentiment de joie et d'"avoir fait ce qu'il faut" nous envahit mêlé à une tristesse extrême. Le regard de ce petit chien noir me hante encore maintenant. Peut-être que demain...

En attendant, c'est avec une très grande fierté que je remercie tous les amis de Veeweyde du parc du Wolvendael et d'ailleurs pour leurs dons. Grâce à eux, les chiens du refuge auront quelques coussins en plus, de la nourriture, des jouets, des couvertures chaudes.

Je n'y serais jamais arrivée sans vous tous. 

Merci Marshall, Yucca, Henri, Yana, Inouk, Flora, Spirou, Xena, Teddy, Syrius, Zoé, Cerise, Louise, Milou, Lola, Gizmo, Djodjo, Lana, Bronco, Nyuki, Arthur, Nemo, Max, Dida et tous les autres.

Merci à Georges pour son aide incroyable et le cœur qu'il a mis dans cette récolte.

Merci à Julie d'être venue avec moi à Veeweyde et d'avoir su tout mettre dans la Cambio. 

Merci à vous, les anges bleus. Surtout.

Merci. Pour Lucy. Car comme j'aime à le dire: avant, j'avais un trou dans mon cœur qui avait la forme de Lucy. Maintenant, ce trou est comblé par de l'amour pur.




Voici maintenant le listing de tous les dons - c'est énorme:


 



jeudi 3 novembre 2011

Panses vertes

Aujourd'hui j'ai reçu ma commande Zooplus. Dedans il y avait des blancs de poulet séchés et des anchois séchés dont Lucy raffole.

Mais il y avait aussi des panses vertes de bœuf séchées.

Les critiques étaient très bonnes. Donc j'en ai acheté.



C'est abominable.

Non seulement ma petite sultane rousse ne les aime pas...

Mais en plus...

Ça fouette la merde. La chiasse même pour être précise. La chiasse de bœuf!
Je ne sais pas quoi faire...

Help.

mardi 13 juillet 2010

Knokke 2010

Samedi dernier s'annonçait comme étant la pire journée de ce début d'été 2010. Genre, saviez-vous que Bruxelles était une zone tropicale humide et étouffante de moiteur? Faisait drôlement douf comme on dit de par chez nous.

La météo annonçant un horrifique 35°C et plus sur Bruxelles, avec temps orageux et tout le toutim, mais un petit et léger 27°C à la côte avec vent marin, il n'en fallut pas plus pour me convaincre de prendre mes jambes à mon cou et Lucy sous les bras pour courir sur mes moignons de cuisses vers le littoral belch', à savoir Knokke!

 Lucy, le chien plat du balcon ucclois, écrasée par la chaleur

Haaaa Knokke! C'est toute une histoire! Ma petite Mamy y allait tous les weekend et j'ai toujours le réflexe de lever la tête et de regarder le balcon sur lequel elle se trouvait auparavant, avec son petit bob sur la tête et sa robe à fleur. Bref, après notre super escapade à Knokke en avril 2009, il était temps de faire un pèlerinage à la mer, mais en été cette fois.

Cela faisait des décennies que je n'avais pas enfoncé mes panards dans du sable chaud. Et laissez moi vous dire qu'après une heure de marche avec des Birkenstocks qui vous irritent la balle du pied (car j'ai le pied ultra fragile), marcher dans du sable brûlant avant de subir un peeling en force sur les morceaux de coquillages a rendu la chose plutôt épique.

Et Lucy me demanderez-vous? Ben Lucy est rentrée jusqu'à mi-pattes dans la mer en faisant la fine bouche avant de retourner sur le sable d'un air dédaigneux. Par contre, creuser le sable, courir sur le sable, se rouler dans le sable, ça, c'était son trip!

Aller à la mer ce samedi a donc été une idée de génie, vu que de fait, la journée fut particulièrement pénible à Bruxelles. Après avoir passé 2 heures sur la plage à savourer la brise marine, et un retour épique dans un train bondé, je retrouvais Bruxelles sous eau, l'orage ayant enfin éclaté et laissé des traces plutôt violentes de son passage.


Une idée de génie je vous dis...

Bienvenue ici ! Welcome !

Un joyeux bordel et un véritable mic-mac de ce que j'aime (ou pas), avec photo, jeux débiles, sondages navrants, bref, ma vie quoi ;) N'hésitez pas à laisser un p'tit mot!
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