Libellés

mardi 31 juillet 2012

La vérité sort de la bouche de Maguth - part 4

"Dis y a quelque chose qui va pas" (à lire sur un ton dans lequel perce un brin d'angoisse et d'inquiétude)

Ca y est, Poupouille a encore un soucis ou un bobo que je me suis dit, le coeur serré...

"Tu regardes le SPORT. Tu regardes le SPORT à la TELE!"

Tout ça parce que samedi soir, comme je ne savais pas quoi faire de moi-même, j'ai regardé les JO et suis restée scotchée devant la gymnastique artistique masculine. C'est bien la gymnastique artistique masculine, c'est impressionnant, si si!

Enfin, le pire de tout, c'est le jour où Maguth m'a dit: "putain on dirait mon père!" alors que je m'étais lourdement assoupie devant la Formule 1. J'ai eu beau lui jurer qu'avant ça il y avait une série débile qui m'avait endormie, il me regarde bizarrement depuis...

jeudi 26 juillet 2012

Instaschmurtz

Je suis faible. Quand j'ai su qu'Instagram débarquait sur le Play Store (anciennement Android Market), j'ai sauté dessus. Je voulais moi aussi prendre des photos et rajouter plein de filtres et de flou artistique à la con pour rendre mon sujet (une pince à métal et un paquet de mouchoir par exemple) bô et sensuel.

Résultat: la majorité des photos retouchées via l'app ont comme top model Lucy. Lucy couchée. Lucy assise. Lucy qui dort. Lucy qui grimpe aux arbres.

Bref, tout ça pour dire que, si vous voulez, vous pouvez visioner mes insta-shot via ce lien: Insta-Sun Jae74!

Trop bien!

samedi 14 juillet 2012

The Killing


Il parait que le Danemark a sorti il y a de ça quelques années une série que le monde entier s'arrache. Une série tellement excellentissime que les 'ricains n'ont pas su s'en empêcher et qu'ils en ont fait un remake. Et que ce remake ne serait pas si mauvais que ça.

Cette série, c'est The Killing. Ou Forbrydelsen en danois.

J'en avais entendu parler sans jamais y prêter grande attention jusqu'à ce que Maguth se pointe à la maison avec la première saison du remake US. Et tout ce que j'ai trouvé à dire fut "Ha. T'as pas pris la série originale suédoise?". Sympa, non? Déjà c'est danois en plus.

Soit. On reviendra plus tard sur mon grand manque de romantisme, de gratitude et de connaissance des origines profondes des séries nordiques.

Quoi qu'il en soit, c'est ce lundi dernier, vers 21.00 alors qu'il douchait dehors, que nous nous sommes installés devant la téloch pour juger de la chose. Et là, putain la claque qu'on s'est prise! The Killing, version US donc, est une tuerie absolue. La mise en scène, la lumière, la narration, mais aussi et surtout les acteurs - mais alors, quels acteurs! - tout est d'un niveau d'excellence rarement atteind, même pour un film. Cela faisait longtemps que nous n'avions pas été à ce point scotchés et ébranlés devant une série.

[Edit: en regardant un peu mieux sur IMDb, j'ai constaté que les producteurs danois étaient aussi de la partie pour la série US. Idem pour la musique grave et envoûtante, c'est le même compositeur.]

Mais commençons par le commencement.


Sarah Linden est mère d'un ado et inspecteur de police, section homicide. C'est son dernier jour de boulot. Bientôt, elle s'envolera pour la Californie pour épouser Rick. Un grand changement. Fini la pluie incessante de Seattle et les cadavres. Mais à quelques heures à peine de la fin de son service, son chef l'envoie sur une scène de crime: un vêtement féminin taché de sang a été retrouvé en pleine nature, mais pas trace de corps. Sarah, guidée par un flair hors du commun, se laissera malgré elle emporter dans cette enquête qui va très vite s'avérer extrêmement difficile, jonchées de fausses pistes et de vies brisées en cours de route.

The Killing commence et déjà, on remarque que le grain de l'image n'est pas celui auquel les américains nous ont habitué. Il s'agit en fait ici d'un grain d'image "à l'européenne". Vous avez sûrement dû noter cette différence en zappant par exemple des Experts à une série policière allemande. Les séries américaines ont en général une image extrêmement clean, parfois saturée de couleurs, presque aseptisée. Tandis que les séries européennes ont une image plus proche du réel, un peu comme si le tout était filmé par Tonton Charles avec sa caméra HD toute neuve. Du coup, ça rend la chose moins glam' et plus réaliste.

Et puis il y a cette ambiance. La pluie, encore et toujours. On sent presque l'humidité sur soi. Le ciel gris. Pas un rayon de soleil. On retrouvait ce même type d'ambiance dans le film "Seven", avec cette pluie constante et cette lumière basse et grise qui sappe tout espoir. Une lumière captée avec brio et utilisée judicieusement dans chaque scène. Il est clair que le Seattle de The Killing n'est pas le même, joyeux et lumineux, de Grey's Anatomy.

Et surtout il y a Sarah, une femme encore jeune, pas très jolie, sapée avec des pulls jacquards immondes qui ont l'air constemment humides, et qui semble souhaiter ce changement de vie, partir sous le soleil, épouser l'homme qu'elle aime, mais qui est aussi obsédée par ses enquêtes. Et celle-ci, la dernière, se complique et se ramifie de manière exponentielle, repoussant ce nouveau départ. A ses côtés, son remplaçant, Holder, un ancien flic des stup' en qui elle n'a que peu confiance, et qui tente de faire son nid pendant que celle qu'il devait remplacer semble la championne en ratage de vols à destination du soleil.

Joel Kinnaman (Holder) et Mireille Enos (Linden)

Entrent alors en scène la famille de la victime, et l'équipe d'un homme politique se battant pour être élu maire. Tout semble lié, mais par qui, comment, et pourquoi?

Michelle Forbes (Mitch Larsen) et Brent Sexton (Stan Larsen)

Les acteurs de The Killing sont tous simplement époustouflants. J'ai rarement vu une telle justesse de jeu, une telle subtilité dans un geste, un regard, une intonation de voix ou une simple posture. La détresse de certains personnages est telle qu'elle ne peut que vous toucher. Tous les membres du casting de cette série méritent tout simplement toutes les récompenses possibles et imaginables. Le plus incroyable étant que nous les avons presque tous vu dans d'autres séries sans jamais vraiment leur prêter d'attention.


Kristin Lehman (Gwen Eaton), Billy Campbell (Darren Richmond) et Eric Ladin (Jamie Wright)


Le scénario de The Killing est d'une richesse et d'une complexité incroyable. Bien sûr, on sent certaines petites choses venir, mais d'une manière générale, on se laisse facilement surprendre, et la série nous balade à gauche et à droite, joue avec nos nerfs, avec nos préjugés. Chaque épisode se conclu de la même façon: un cliffhanger monstrueux rythmé par une musique prenante et dramatique. Et à ce moment vous vous rendez compte que vous n'avez presque pas cligné des yeux pendant près de 50min, que vous serrez compulsivement une patte de votre chien dans votre main et que, d'un coup d'oeil, on comprend que oui, clairement, on enchaîne avec l'épisode suivant, même si il est passé minuit et qu'il faut aller bosser aux aurores demain.

En prime, la musique de Frank Bas (c'est apparemment la même pour la série originale danoise que pour l'américaine)


mardi 10 juillet 2012

Sherlock

J'étais encore plutôt petiote quand j'ai lu pour la première fois un Sherlock Holmes, c'était "Le Chien des Baskerville". Je m'en souviens encore parce que juste après j'avais lu "Docteur Jekyll & Mister Hyde" suivi de "Faust" de Goethe. Ouais, j'aimais déjà frapper fort et y aller à fond. Même que pendant que je lisais Docteur Jekyll j'étais toute rouge tellement j'étais dedans. Je ne me souviens pas bien de l'âge que j'avais mais je portais encore des robes de nuit que ma Maman m'avait acheté, des trucs roses avec un chien jaune dessus (ha non ça c'est celle que je porte maintenant, oups), donc je ne devais pas avoir dépassé 14 ans. Je suis un peu passée de la Bibliothèque Verte et Rose à Faust, en passant par Colette qu'un de mes profs pensait que j'aimerais parce que ça parlait d'animaux. Mouais. La pédagogie, ça devait pas être son fort.

J'ai tout de suite aimé Sherlock Holmes. Mais en même temps, qui n'aime pas Sherlock Holmes? J'adorais déjà le dessin animé de Miyazaki quand j'étais encore plus petiote, je trouvais le Sherlock version canine trop beau et je voulais qu'il tombe amoureux de moi (après ce fut le tour de Shiryu avec ses cécités récurrentes, mais ça c'est une autre histoire). Puis je connu la version du Sherlock plus adulte, sous les traits d'un homme dans la quarantaine au visage aquilin portant une casquette étrange et une pipe au bec, que j'ai sûrement dû voir dans un film/série anglais quelconque.

Puis vint la version Guy Richie, à laquelle j'adhérais moyennement.

Et enfin, celle de la série anglaise portant le simple nom de "Sherlock", dont je vais vous parler ici si vous le voulez bien (et si vous voulez pas, c'est le même prix).


Premier élément novateur: les enquêtes se passent de nos jours. Exit donc chevaux, épées et vêtements classieux. Bienvenue smartphones, internet, taxi anglais et jeans. Est-ce donc possible de transposer Sherlock en l'an 2012? Et bien je dirais que oui ma bonne dame! Avec une bonne dose d'idées géniales et d'incorporations des nouvelles technologies dans le tableau, on arrive parfaitement à oublier que le Sherlock original ne connaissait pas Google. Et pourtant, j'étais vraiment dubitative, pour ne pas dire réfractaire.

Second élément novateur: Sherlock est jeune. Enfin, il a pas 16 ans non plus (comme dans Young Sherlock Holmes, et oui, je voulais aussi qu'il tombe amoureux de moi), mais il a pas passé quarante ans non plus.

Troisième élément qui m'a interloquée: Moriarty. Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais disons qu'il est très loin de ressembler à celui que j'ai habituellement en tête.

Et enfin, quatrième élément, la série revisite les différents livres de Sir Conan Doyle en leur apportant un twist moderne.

Mais qui donc endosse le rôle tant convoité et casse-gueule de Holmes? Un gars au nom et au physique improbable, Benedict Cumberbacht, une sorte de grande perche chevelue qu'on a pu voir dans plein de films sans s'en souvenir (Thinker Taylor Soldier Spy, War Horse). Mais autant vous dire qu'à partir de dorénavant, on va en bouffer du Concomberbacht.

Quant à Waston, c'est Martin "The Hobbit" Freeman, qu'on a déjà pu voir dans des chefs d'oeuvre (et ce dit sans ironie) tels que Love Actually, The Hitchhiker's Guide to the Galaxy ou encore Hot Fuzz et Shaun of the Dead, qui endosse le rôle du pauvre docteur faire-valoir du détective.

Et l'alchimie entre ces deux acteurs fonctionne on ne peut mieux. Déjà, on peut voir qu'ils s'amusent à interpréter de tels personnages mythiques à la sauce moderne. Sherlock/Concomberbacht est à la fois fascinant et insupportable, alors que Watson/Freeman est parfait en médecin/soldat désabusé, maltraité par ce Sherlock intolérablement supérieur intellectuellement parlant à la moyenne - même supérieure - des gens.



Et la série alors, ça donne quoi?

Je suis un peu partagée à vrai dire. D'abord, il faut savoir que les épisodes durent 1h30. Ce qui explique sans doute que chaque saison ne comporte que 3-4 épisodes. Mais du coup, quand un des épisodes est un peu mou du genou, ben tout d'suite ça fait un peu longuet. Et justement, c'est un peu ce que je repproche à Sherlock: je trouve la série inégale. Attention, elle reste d'un excellent niveau, mais autant l'épisode "A Scandal in Belgravia" était un véritable petit bijou, autant certains autres épisodes m'ont laissée, si pas de glace, plutôt sur ma faim: le rythme était parfois un peu mou, l'histoire ne me bottait pas ou je n'étais tout simplement pas "dedans". Point de vue tout à fait personnel évidemment.

Ce n'est évidemment pas une raison pour bouder son plaisir, car Sherlock offre de très bons et beaux moments de divertissements, le tout rondement mené par Concomberbacht et Freeman, mais aussi par tous les seconds rôles, tels que celui Mycroft Holmes, de Mrs Hudson, du bon Lestrade, d'un Moriarty étonnant, mais aussi et surtout d'une Irene Adler à tomber. Et puis bon, ça fait du bien de voir autre chose que la licence lobotomisante des CSI (Les Experts en français dans le texte) dont les intrigues policières sortent directement des caniveaux hollywoodiens.

A vous de tester vos méninges et de voir si vous êtes un Holmes dans l'âme. Moi clairement, j'ai le niveau de Mrs Hudson...
   

vendredi 6 juillet 2012

Ommegang 2012

Cuvée 2012 avec Stéphane Bern et une belle drache en guest star




Et la plus belle photo du monde qui trône sur ma table de chevet avec un petit cierge et des roses en tissu...


Mon double menton est un truc de Photoshop, je fais l'inverse des gens normaux, je me grossis. Si si...



jeudi 5 juillet 2012

Toby mon ami

Repérée dans la rubrique BD du Télémoustique de cette semaine, achetée le soir même, commencée alors que j'étais en attente au téléphone pour passer une commande de sushi, et relue à mon aise deux fois le même soir, une banane monstrueuse sur la gueule et une main sur Poupouille, voilà ce que j'appelle une très chouette BD.


Toby mon ami, c'est l'histoire d'un p'tit chien de campagne qui aime son maître, court après les chats, mange à toute vitesse avant d'aller mendier encore un peu de bouffe, renifle le cul des autres chiens, reste parfois seul à la maison, bref, une vie de p'tit chien quoi.

Réalisé par Grégory Panaccione, Toby mon ami est une BD tout bonnement géniale. Aucun texte ne vient ici ponctuer les planches, la trame narrative passant uniquement par les dessins emprunt de tendresse, de poésie et de fraicheur de l'auteur. Pas besoin de plus tant le talent de Grégory Panaccione est grand: on entend Toby aboyer, renifler, manger, ronfler, japper. On sent sur sa peau le doux vent d'été en pleine campagne et on entend le bruit du vent dans les arbres, ponctué du meuglement des vaches. On est trempé par l'orage, par la mer aussi...


Mais tout ça n'est rien face aux mimiques de Toby qui sont tout bonnement incroyables car criantes de vérité. D'ailleurs je retrouvais ma Lucy dans presque toutes les planches. Que ce soit les postures corporelles, les grands yeux implorants, le "sourire" de Toby quand il joue, ou son comportement face à son maître ou lors de l'absence de celui-ci, tout ici est incroyable de justesse. Les planches dans lesquelles Toby finit le contenu de sa gamelle pour ensuite aller mendier un bout du repas de son maître, celles où il reste seul et angoisse et celles dans lesquelles il joue avec son maître sont mes préférées tant elle font écho à Lucy.

Une BD pour tous car elle respire le bonheur et vous fera sourire, même si vous n'avez pas de chien. Mais surtout une BD à mettre entre toutes les mains de maîtres de chiens qui ne manqueront pas d'y retrouver certaines attitudes de leur compagnon. Une bien belle découverte! Merci M. Panaccione!

PS: et si vous avez compris pourquoi le maître de Toby prend une douche tout habillé, chaussures incluses, et qui est le grand chien noir qui semble enseigner des trucs à Toby, faites moi signe!

mardi 3 juillet 2012

Une histoire de bouteilles

Je me suis fait avoir. En beauté, grave. 

J'ai succombé au packaging d'une marque et le contenu n'était pas à la hauteur de mes espérances...

Alors que je déambulais dans les allées du Rob à Woluwé, je suis tombée sur un étalage de "limonades artisanales" de la marque La Gosse. De belles bouteilles en verre avec capuchon "à l'ancienne", comme les vieilles bouteilles de lait que ma jolie Mamy recevait de son laitier (si si j'ai encore connu ça moi, le laitier qui venait déposer les bouteilles chez mes grand-parents, c'était chouette. Encore un métier qui touchait quasi au social qui a disparu, isolant encore un peu plus  les gens. Et c'est moi qui dit ça, l'adepte de l'anonymat et du "non non je regarde, c'est tout" quand une vendeuse me demande si j'ai besoin d'aide... Soit). 

Les saveurs étaient alléchantes, les couleurs très pop (on repassera pour le naturel de la chose, artisanal ne voulant pas dire naturel justement). Du coup, je les ai tous embarqués. résultats des courses:

La limonade naturelle est bonne, classique, elle se laisse boire facilement. Pas de photo parce que j'ai tout bu et oublié de prendre un cliché de la chose.

La limonade à la violette est super bonne. Elle a un très léger goût de violette ce qui ne la rend pas écœurante, juste originale et très subtile. Le liquide est violet pâle, la photo ici le rend trop bleu foncé.


Celle au citron vert est assez classique. Le goût ne m'a pas marquée plus que ça.


La limonade à la menthe glaciale a finit dans l'évier. Immonde. Ça goûte le médoc' comme pas poss'. Dommage, la couleur était bien sympa. Horacio la goûtée et ça lui a un peu tapé la tête...


Même chose pour la fruit des bois. Imbuvable. Plus chimique ça tu meurs. Du coup Horacio l'adore. T'as des goûts d'chiottes Horacio. Bon, en même temps, t'es qu'un crâne...


La limonade à la mandarine a un bon p'tit goût de Lysomucil mélangé à de l'eau pétillante, mmmmhh! Trop bien!


Quant à celle au pamplemousse rose, elle est buvable sans être exceptionnelle.


La banane verte quant à elle goûte le Pisang et me file mal au crâne.



On trouve donc ces limonades très jolies et tout et tout mais franchement pas transcendantales au Rob mais aussi au Carrefour (elles y sont moins cher et y a plus de choix). Ça peut être sympa à sortir lors d'une soirée fille pour boire des trucs hyper colorés et girly girly, mais faut pas être trop regardant sur le goût. Après, comme la bouteille est pas consignée, à vous de la laver et d'en faire ce que vous voulez, comme y mettre du rhum arrangé ou de la vodka aromatisée que vous aurez fait de vos mimines.

Pour clore ce drôle de post un peu idiot, voici une autre bouteille qui contenait cette fois un liquide qui m'a plutôt enchantée: Nordic Mist. La parade de Coca Cola à Schweppes (Coca Cola ne détenant pas les droits intégraux sur Schweppes). C'est hyper bon, légèrement plus sucré que le Schweppes et moins râpeux sur la langue. Sans parler du fait que j'adore l'étiquette. Bu au Volle Gas, mais je n'ai aucune idée d'où on en trouver en grande surface.


Voilà. A vôt' santé ma bonne dame!

mercredi 27 juin 2012

Critique de film: The Grey

Sun Stars: * *
(Aucune = daube finie / * = mauvais / ** = pas mal / *** = plutôt bon / **** = très bon / ***** = excellent, à ne pas rater!)
Année: 2011
Réalisé par Joe Carnahan
Avec Liam Neeson, Frank Grillo, Dermot Mulroney, Dallas Roberts, Joe Anderson, Nonso Anozie, Ben Bray


Encore un exemple flagrant des dégâts que peut faire une bande-annonce foireuse. Celle de The Grey nous présentait un film d'action sanglant lambda avec un Liam Neeson dans un rôle à la Taken. Attention, j'ai adoré Taken! Donc ceci n'est pas une critique négative, mais du coup, je m'attendais à un film du même accabit. Une sorte de hack & slash cinématique sans réflexion, juste jouissif si on aime le genre et qu'on veut reposer ses neurones.

Mais dès le début du film, on comprend qu'on aura droit à autre chose.

The Grey, ça raconte l'histoire d'un gars, John Ottway, tireur d'élite engagé par une compagnie pétrolière pour protéger les employés travaillant dans le grand nord contre les agressions des animaux savach'. Mais un jour, alors qu'il prend l'avion avec des travailleurs rentrant à Anchorage (Alaska), ils sont victimes d'un crash. Il ne reste que peu de survivants, et ils doivent faire face à une nature et un climat hostile. Les choses se corsent d'autant plus qu'une meute de loups mangeurs d'homme entreprend de les chasser...

Pour ceux qui le savent, j'ai quand même un peu étudié les loups lors de mes études supp' et ils ont fait le sujet de mon travail de fin d'année. Du coup, évidemment, le sujet de The Grey (man vs bad bad wolves) me gênait plutôt fortement. Déjà, de un, les loups mangeurs d'homme, ça n'existe plus depuis des décénnies. De deux, le film regorge d'invraissemblances éthologiques plus farfelues les unes que les autres. Et de trois, les loups ont besoin de tout sauf de mauvaise publicité vu leur statut d'animal en danger.

Mais alors, pourquoi j'ai bien aimé le film?

Peut-être parce que justement, The Grey ne s'adresse pas forcément à un public qui va être demandeur de carnage et qui va prendre le film au premier degré (méchant loup = pan pan, quoi). Ou tout du moins, c'est comme ça que je le vois. Evidemment, je ne peux pas m'avancer pour le public américain moyen qui croit toujours que la théorie de l'évolution est un mensonge et que les flingues sont la meilleure invention de l'humanité.

Mais revenons au film, vous comprendrez mieux ce que je veux dire. On comprend dès le départ que le personnage de Neeson ne va pas bien. Il tue, mais n'y prend pas plaisir. Il est déconnecté du reste du monde et même dans ce milieu de froid extrême, il ne recherche pas la chaleur humaine, au contraire, il l'a fuit. Il pleure en silence et sans larmes la disparition d'une femme, de sa vie. Il pense à en finir.

Mais l'accident survient, et tout change. Tout à coup, il faut survivre, à tout prix. Ils sont si peu à avoir survécu au crash. Et les loups sont là. Décidant de trouver refuge dans la forêt afin de s'éloigner du territoire des loups, s'en suit une marche forcée semée d'embûches et de dangers, les loups n'étant pas forcément les plus mortels: le froid, le blizzard, les blessures, et l'abandon...


 
Dans le film, les loups, surtout l'alpha (le dominant) finissent par ne plus être des loups, mais plus une incarnation d'un danger imminent qui va pousser les survivants à avancer sans se retourner. D'ailleurs, l'allure du loup alpha n'est pas naturelle: trop grand, trop gros, aucune peur du feu, trop humain même. On prête par ailleurs aux loups un comportement totalement humain: envoyer un loup omega (le bas de la chaîne, l'outcast), tester les humains, genre "allez, z'y va voir un coup la date de péremption de c'ui-là". Plus improbable que ça tu meurs. On a l'impression que le réalisateur a voulu que ses personnages soient traqués tout en restant ancrés dans la réalité. Il aurait été plus facile d'imaginer une bête surnaturelle, mais le film serait alors entré dans une toute autre catégorie.


Ce chemin de croix est en fait la voie de la rédemption pour Ottway. Il ne retrouve peut-être pas la foi en un dieu potentiel, mais il semble reprendre foi en l'humain, en lui-même. Devenu accro à la vie, il décide de ne pas la perdre sans se battre.


The Grey pourrait donc se targuer de porter le titre rare de "film d'action métaphysique". De l'action il y en a, que ce soit avec le crash, les loups ou les dangers des chemins de montagne. Mais c'est aussi une réflexion sur la vie et sa valeur intrinsèque et ce qu'on est prêt à donner quand, confronté à un monde hostile, on a le choix entre lutter ou abandonner. Le ton est d'ailleurs donné lors de la scène finale. On s'attend à une baston de ouf rythmé par la dernière chanson de Likin Park. Et pourtant, c'est un splendide morceau de piano et de violons qui nous accompagne vers la fin du film, jetant un dernier regard sur les yeux empli de fureur de vivre d'Ottway.

Quant aux loups, malgré mes rires sarcastiques lors de scènes rocambolesques les mettant dans des situations fort improbables, et mes remarques cinglantes, on comprend assez vite, justement parce que les situations sont à la limite du grotesque d'un point de vue zoologique, que le film tente de faire passer autre chose et que les loups ne sont presque plus des loups, juste une menace qui a pris leur forme. Il est à regretter peut-être que l'amalagame risque d'être vite fait (loup = bête à abattre car mangeuse d'homme), mais j'ose espérer que la majorité des gens ayant été voir le film aura eu l'intelligence de voir plus loin.

Once more into the fray.
Into the last good fight I'll ever know…
Live and die on this day.
Live and die on this day.

lundi 25 juin 2012

Avatar - The Legend of Korra

Vous ne vous en souvenez sans doute pas mais en août 2011, je vous parlais de "The Legend of Korra", une sorte de suite/spin-off du dessin animé "Avatar - le dernier maître de l'air" dont Maguth et moi-même sommes fans. Et bien nous avons pu mettre le doigt sur la première saison de Korra, et nom de Zeus, ça dépote grave!

The Legend of Korra relate cette fois les aventures du nouvel Avatar. Aang est décédé, mais a créé Republic City avec Zuko, lieu où maîtres des éléments (les "benders") et non-maîtres peuvent vivre ensemble en harmonie. Malheureusement, la mort de Aang verra ce beau rêve voler en éclats. Et lorsqu'un Avatar s'en va, un autre doit dès lors naître pour protéger le monde. Et c'est en Korra, une jeune prodige provenant d'une tribu de l'eau du Pôle Sud, que l'Avatar se réincarne cette fois. Mais Korra est, depuis son plus jeune âge (vu l'état de sa maison et de sa mère lorsque l'on vient la chercher), une âme rebelle, pleine de fougue et de morgue, très sûre d'elle, sans patience aucune et surtout, très garçon manqué casse-cou. Cependant, Korra ne maîtrise pas encore tous les éléments: l'air lui fait défaut. Et c'est donc en compagnie d'un des propres fils de Aang, Tenzin, maître de l'air, qu'elle devra apprendre son maniement, ainsi que le côté spirituel qui appartient à tout Avatar afin, entre autre, de pouvoir entrer en communion avec les autres vies des Avatars précédents.



Korra et Naga, son Polar Bear Dog

The Legend of Korra diffère ici de la série Avatar - The Last Airbender par son côté plus adolescent. Avec Aang, nous sommes encore dans l'enfance innocente. Les aventures y sont certes dangereuses, les périls multiples, mais la poésie y avait plus de place ainsi qu'une sorte de contemplation, le tout très habillement mêlé à une bonne dose d'humour, une histoire terrible, des personnages hyper attachants, une bande originale à damner un saint et une animation léchée.

Le monde dans lequel évolue Korra affiche déjà une nette différence avec celui tel que nous l'avons connu en compagnie de Aang: nous passons de l'Asie médiévale à une ère pré-industrielle très steampunk à la sauce asiatique. Korra est aussi plus âgée que Aang (17 ans, Aang en avait 12) et déjà très sûre d'elle. Contrairement à Aang, elle est aussi déjà une maître de l'eau, du feu et de la terre presque accomplie, alors que Aang n'avait que l'air. La série est aussi plus dynamique, très nerveuse et plus rapide. Nickelodeon n'a en effet annoncé que deux saisons (Aang en avait quatre, pour les quatres éléments). Le tout s'enchaîne dès lors à un rythme nettement plus effréné, mais très rondement mené et très intelligement ammené. Korra affrontera une révolte et une menace qui risque de changer la face du monde dans lequel elle évolue: Amon, un mystérieux personnage masqué, a en effet la capacité de retirer les pouvoirs des maîtres des éléments.


Korra sera bien sûr aidée dans sa lourde tâche d'Avatar par des amis fidèles, tout comme Aang. Outre l'histoire, l'animation, les personnages et la musique qui sont, tout comme le fut Avatar - the Last Airbender, une tuerie totale, la vraie force de The Legend of Korra réside aussi dans la nostalgie. Nostalgie que nous avons de replonger dans ce monde mais surtout de retrouver certains personnages de la première série. Je n'ai pas honte de l'avouer: j'ai failli chialer comme une madeleine lors du premier épisode lorsque l'on retrouve Katara en vieille dame aux cheveux blancs. On retrouve au fil de la série les anciens personnages (presque tous décédés) du premier opus lors de scènes de flash-back et l'on a un plaisir immense à voir Aang en adulte (troooop classe), Sokka en guerrier sage et averti, Toph en chef de la police suivie de son groupe d'élite de maîtres du métal (une pratique dérivée de la maîtrise de la terre). Chacune de leur apparition nous donnant des frissons et des larmes plein les yeux. Mais nos regrettés disparus ont tous eu une descendance, et nous avons dès lors la joie de découvrir Tenzin et Bumi, les fils de Aang et Katara, Lin Bei Fong, la fille de Toph, et Iroh, le fils de Zuko. Il va sans dire que d'autres feront sûrement leur apparition dans la saison 2, Aang ayant eu trois enfants dont une fille qui n'apparait pas encore dans la première saison.

Aang, Katara, Toph, Zuko et Sokka. Comme ils ont grandi! Mon petit coeur se serre et les larmes se bousculent dans mes nyeux

Au final, The Legend of Korra est du même niveau que Avatar - the Last Airbender, bien que très différent, et c'est avec plus que de l'impatience que nous attendons la prochaine (et déjà ultime) saison.





 Pabu, Bolin (Earthbender), Mako (Firebender), Tenzin (Airbender) et Korra (waterbender et Avatar)


Bienvenue ici ! Welcome !

Un joyeux bordel et un véritable mic-mac de ce que j'aime (ou pas), avec photo, jeux débiles, sondages navrants, bref, ma vie quoi ;) N'hésitez pas à laisser un p'tit mot!
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