Libellés

jeudi 22 septembre 2011

Voyage au pays du wiener schnitzel - jour 3

Cliques sur les photos pour voir plus grand, vas -y, tu peux le faire!
 
Jeudi 15 septembre 2011.

Aujourd'hui le temps s'annonce nuageux le matin, mais ensoleillé l'après-midi. Après la routine matinale (douche, pipi-caca chien et bourrage d'estomac à la charcut' tyrolienne), nous décidons d'aller voir la cascade de Grawa, la plus large des Alpes orientales.  Le point de départ se situe près du village de Ranalt, à 15-20 min en veau. Arrivé sur place vers 11.15, le temps indiqué pour rejoindre la cascade est de 45 min. Parfait. Cela nous donnera le temps de faire d'autres choses l'après-midi.

Le chemin longe du côté droit un petit torrent et de l'autre, le versant plutôt forestier de la montagne. Il fait à nouveau très brumeux mais cela donne au lieu un air sauvage.




Nous marchons depuis environ 20 min quand soudain Lucy secoue violemment sa tête et se gratte l'oreille. Inquiets, nous nous penchons vers elle et voyons pile à ce moment là une saloperie de guêpe de merde tomber au sol. Hurlement commun d'un "Ha putain non! S'pas vrai!" et éclatage de la gueule à la guêpe à coup de chaussure. Ne sachant si notre princesse rousse fera une allergie ou pas mais sachant par contre parfaitement que si oui, cela peut s'avérer mortel endéans la demi-heure, nous téléphonons à notre véto qui nous conseille de rallier le cabinet véto le plus proche, au cas où. Panique à bord. Nous courons reprendre le veau et je conduis comme un jacky vers Neustift, direction l'office du tourisme. Ils nous indique gentillement que le seul cabinet de véto est à Schönberg, à 15 min en veau. On refonce, gardant un œil sur la Poupouille au cas où elle gonflerait. Dans ma tête je me vois déjà hurler un "NAAAN!" qui résonnera sur la Terre entière quand on m'annoncera que mon chien est mort. Je me vois l'enterrer dans une forêt autrichienne glauque et humide. Je me vois en tueuse de guêpes en short en latex et chemise trop petite, les seins tirant sur les coutures. Bref, je vois tout, sauf le fait qu'en fait, mon chien va super bien.

Arrivés devant le cabinet, nous constatons que les heures de consult' sont passées. Il s'agit bien évidemment de véto de campagne, qui pendant la journée circule d'une ferme à l'autre. Je m'empare de mon gsm et appelle le docteur. Une très gentille véto parlant anglais me dit de ne pas m'en faire, que cela fait déjà plus de 45min que Lucy a été piquée et que si elle devait faire une réaction, elle l'aurait déjà fait depuis longtemps. Elle me dit qu'elle peut être là dans 10 min si on veut, je lui dit qu'on l'attend. Lucy, elle, renifle de l'herbe et la bouffe.

Les autrichiens sont très ponctuels: quand ils disent 10 min, c'est 10 min. La véto arrive, ausculte Lucy, nous donne un anti-histaminique au cas où elle se ferait repiquer et nous décharge de 60€ pour nous dire que oui, notre petite princesse est en bonne forme... Et là je peux vous le dire: on s'en foutait total de payer autant pour une consult' en urgence, parce que notre Poupouille allait bien et nous regardait de ses grands yeux mouillés l'air de dire "où il est le jambon?". La véto nous conseille cependant de ne pas faire de longues balades aujourd'hui et de vérifier que Lucy n'est pas trop amorphe, vu son petit poids, une piqûre de guêpe peut la sonner sérieusement sans forcément être grave. Elle nous conseille de lui appliquer des Cold Packs pour soulager la brûlure de la piqûre.

De retour à Neustift, nous cherchons une pharmacie qui bien sûr est fermée pendant l'heure du midi. Au moins on aura fait un tour du village et découvert encore d'autres B&B et pizzeria aux balcons fleuris...



Nous en profitons aussi pour aller voir l'Activehotel. On nous montre la chambre, le centre de spa - emballé c'est pesé, merci beaucoup, on réserve pour la nuit de dimanche à lundi, avec massage pour nous deux, mais pas en même temps, Lucy à garder oblige. Ce sera le premier massage de Maguth!

Lucy allant parfaitement bien et ne semblant pas du tout gênée par une quelconque piqûre, nous décidons d'aller calmement prendre le téléphérique de Neustift qui nous mènera au panorama Elfer à 1.790mètres d'altitude. Le temps est splendide et la vue promet d'être dégagée. Le parking du téléphérique est plein mais aucune file devant l'entrée. Hop, nous revoilà parti pour une montée sans sueur ni douleur, rythmée par le tintement des cloches des vaches qui broutent sur les versants de la vallée.


Arrivés au sommet, nous apercevons des parapentistes et nous faisons accoster par une jeune fille qui nous propose des vols en duo. Un peu hors budget, nous déclinons gentillement. J'ai envie de bouger et de me faire du mal, alors je propose à Maguth de monter jusqu'au refuge Elfer Hütte à 2.080 mètres, à +/- 45 min de la station du téléphérique. Lucy a l'air d'aller parfaitement bien donc autant en profiter. Nous entamons la montée à l'aise et au bout de 10 min, je me demande pourquoi je tiens absolument à m'infliger autant de douleur. Au bout de 20 min, je savoure mon souffle court et opte pour des lentilles de contact, mes lunettes s'embuentissant vraiment trop. Je me fais dépasser par un couple dans la 50aine qui ne connait même pas l'existence de la sueur.





Une fois à la Elferhütte, refuge-resto avec terrasse, nous nous installons à une table et savourons le paysage avant d'aller commander de quoi nourrir nos estomacs vides. il est quand même un peu 15.00 passé. J'opte pour une salade avec un bretzel géant, l'idée de m'alourdir encore plus avec de la bouffe n'étant pas recommandé après/avant une rando. Maguth par contre se laisse aller et commande un cheeseburger et un wiener schnitzel burger. Et là je dois vous avouer que depuis toujours, nous pensions que wiener voulait dire saucisse. Mais en fait, wiener veut dire viennois(e). Du coup, on a été un peu surpris de voir débouler devant nos yeux ébahis un burger d'escalope pannée. Wiener schnitzel = escalope viennoise, plat typique de la région sinon d'Autriche. Sans parler du fait que le cheeseburger et le wiener schnitzel avaient la taille de la Belgique chacun. j'ai donc accompagné ma salade des bouts de wiener schnitzel qui dépassaient du burger. Splendide petit lunch pas très glamour mais nourrissant et délectable.



Les chemins de rando partant de la Elferhütte étant plutôt orientés "grande rando", nous décidons de redescendre vers la station du téléphérique et de rentrer calmement à la B&B. On est loin du jeune couple de 25 ans qui marchaient des heures avec la tente sur le dos sur l'Ile de la Réunion. Où est donc cette jeune fille sportive? Ha, elle se cache sous la graisse de mon bide, elle étouffe un peu d'ailleurs la pauvre. Allez, tiens, prends un coup de wiener schnitzel...



En chemin, nous nous arrêtons pour nous allonger dans l'herbe grasse et encore un peu verte de la pente et donnons un peu de mou à la laisse de Lucy, qui s'empresse de se rouler dans les verts pâturages alpins en grognant de bonheur.


Revenus à notre point de départ, nous regardons les parapentistes courir avec leur voile dans le dos lorsque soudain, je me décide et sur un coup de tête, m'inscrit pour une descente vers Neustift un peu moins conventionnelle qu'avec le téléphérique. Il est 16.30, la station embarque les derniers touristes et Maguth se voit obligé de me quitter avant que mon pilote ne soit là. J'angoisse un peu, non pas à l'idée de me balancer dans le vide retenue uniquement par quelques fils mais bien parce que mon pilote n'est pas encore là. Vais-je rater cette opportunité? 

L'une des dernières gondoles arrive et débarque une sorte de grand échalas maigre de 2m de haut portant un sac énorme. Mon pilote vient d'arriver, et c'est délestée de 95€ (aouch le budget) que je m'élance dans les airs, avec dans le dos un grand autrichien roux portant un froc en velours bordeaux.


La sensation est indescriptible. J'ai déjà fais du paramoteur et de la chute libre, mais là c'est encore différent. Le paysage, le calme, le vent, cette sensation... On a qu'une envie: que jamais ça ne s'arrête. 


15 minutes de pur bonheur, avec en prime la joie d'avoir pu diriger l'engin. La banane ne me quittera plus de la journée :) En prime, je reçois la carte mémoire contenant le film et les photos prisent en vol.




De retour à la B&B, Lucy s'écroule sur son coussin au soleil, je prends quelques photos de la maison et du paysage et Maguth reprend son marathon One Piece. 


Ce soir je mangerai mon pain plat bizarre super bon aux graines de cumin avec des saucisses sèches et du fromage, pendant que Maguth, radar à snack à dürüm activé, descendra jusqu'au centre de Neustift pour sympathiser avec le gérant du seul snack du village, un turc parlant allemand, italien, français et anglais. Il reviendra avec deux hot dog monstrueux de 75cm de long dont il n'arrivera pas à finir le premier.


Profitant des derniers rayons du soleil, je me prélasse sur la terrasse avant de remarquer que ce que j'ai pris hier pour le papillon au plus gros corps que j'avais jamais vu était de retour. En regardant mieux, j'ai la surprise du siècle: il s'agissait en fait d'un colibri! Vous saviez qu'il y avait des colibris au Tyrol, vous?


Nous nous couchons vers 22.00, fatigués mais heureux.

Voyage au pays du wiener schnitzel - jour 2

Cliques sur les photos pour voir plus grand, vas -y, tu peux le faire!

Mercredi 14 septembre 2011.

Après la première nuit dans notre B&B - qui est toujours la pire vu qu'on doit s'habituer à la literie, on se lève vers 08.00, on se douche, on promène Lucy et on descend prendre notre petit déj' dans la salle commune. Il y a un vieux couple de +/- 75-80 ans et deux gars qui clairement sont là pour randonner. Les occupants de l'appartement privé au dernier étage ayant sans doute déjà mangé, ou prenant leur petit-déj' dans l'appart' - heureusement il n'y avait pas de gosses, ce qui fait qu'on a eu un séjour vraiment calme. Lucy est assez perturbée et refuse de bouffer ses croquettes, on lui refile quelques bouts de fromage et de saucisson histoire qu'elle ait tout de même quelque chose dans son estomac de princesse rouquine.

Une fois le ventre bien plein de fromage, de charcut' et de nutella (pas tout sur la même tartoch', j'vous rassure), on prend le veau pour se rendre à l'office du tourisme, et se rendre compte qu'en fait, on peut très bien aller de la B&B au centre de Neustift à patte en moins de 10 min. Hum... A l'office, on prend des cartes des villages environnants et des petits prospectus sur les randos à faire dans le coin. Faut dire qu'à la base, on pensait rester 3-4 jours dans la vallée du Stubai avant d'aller au parc naturel de Hohe Tauern, chose que l'on ne fera pas pour finir.

Le temps est très nuageux mais pas froid et sans pluie. C'est déjà ça de gagné!



On fait le tour de l'église pour trouver la librairie qui vend les vignettes donnant droit de séjour aux bagnoles étrangères et on filme/photographie une nuée d'hirondelles dont les nids se situent sous les rebords des toits - de vrais touristes quoi.


Après une courte concertation, on se décide à aller au Schlick 2000, à Fulpmes, à moins de 10 min en veau. Le Schlick 2000 est un téléphérique qui nous emmènera à plus de 2.000 mètres d'altitude. De là, un petit chemin mène à une plateforme panoramique, la Stubaiblick, donnant sur la vallée mais aussi sur les dolomites du Tyrol du nord. Malgré la météo couverte, les sommets des montagnes déchirent de temps à autre les bancs de nuages, donnant au paysage un air un peu mystérieux. 


De la station finale en altitude (il y a une station intermédiaire), on suit le petit chemin panoramique menant à la plateforme, le long duquel sont installés divers bancs façonnés par des artistes locaux: un banc-balançoire fait avec un vieux fauteuil remonte-pente, un banc "4 éléments" d'inspiration clairement asiat', un banc-coeur, etc. Il y a peu de monde, quasi que des randonneurs et d'un certain âge, et l'on entend les cloches des troupeaux de vaches en contre-bas. La couverture nuageuse n'est pas encore trop dense et nous permet d’apercevoir la majorité des cimes montagneuses. Malgré mon vertige, je m'aventure sur la plateforme. Le sol est en planches et elle n'est pas suspendue au-dessus du vide, ce qui me rassure. Il y a plusieurs panneaux avec de petits contes locaux sympathiques et un plan du panorama. Lucy, pas rassurée dans le téléphérique, tire sur sa laisse et veut tout renifler. 


Il est 12.00 mais le petit déj' énorme de la B&B aidant, on ne ressent aucune faim. Consultant le petit guide de montagne de l'office du tourisme, on décide de redescendre avec le téléphérique jusqu'à la station intermédiaire et de rejoindre le petit lac artificiel panoramique, le lac de Waxceck, à patte, histoire de quand même dire qu'on a randonné un brin. Les nuages sont très bas et le brouillard s'installe confortablement sur les hauteurs. On a eu de la chance d'être arrivé au bon moment au Stubaiblick. Arrivés à la station intermédiaire, nous tentons de trouver les indications vers le lac de Waxceck. Qued'. Par contre, du "panoramasee", en veux-tu en voilà. Vu notre niveau d'allemand aussi élevé que l'altitude de la côté belge, on se dit donc que peut-être c'est ça. En avant vers le panoramasee. 

Le sentier est en fait un chemin forestier dans une forêt de conifères sur lequel nous croisons deux 4x4. Pas trop top comme chemin de rando. On entend au loin une cascade sans la voir. Ça monte un peu et je suis déjà en nage et essoufflée. Nom de Zeus ça promet! Les indications vers le lac mentionnent 45min de marche. Au bout de 15 minutes je me dis que je vais mourir d'une crise cardiaque. Maguth marche bon train, tiré par Lucy, surexcitée. Moi j'avance comme une huître sans coquille. 

Au bout de 45min, on arrive à une grille: panoramasee à gauche, le refuge Schlicker Alm droit devant. Doutant toujours sur la signification de panoramasee, Maguth décide d'aller jusqu'au refuge. Je le suis, en me demandant si il y a un prêtre dans le coin pour me faire la dernière onction si je meurs sur ce chemin de débutant, même si je suis une athée convaincue.

On croise un couple de l'âge de mes parents, frais et guillerets (mais ils descendent eux, les fourbes) qui nous baragouinent un "krusse godt'". Je me demande si ça veut dire "la pauvre" ou "elle en a plus pour longtemps". J'apprendrais plus tard que "Grüß Gott" signifie en fait "que Dieu vous bénisse" et est une salutation d'usage en Autriche, pays extrêmement croyant.

D'après le petit guide, le chemin qui va du refuge au lac est bordé par un sentier d'aventure pour enfant avec tunnel, toboggan et autres activités sympa. On aperçoit le tunnel sur notre gauche, et nous décidons donc de rebrousser chemin (tant pis pour la visite au refuge) en suivant le sentier pour gamins. Extrêmement bien foutu, ce mini parc d'aventure à tout pour plaire. Il est évidemment désert et vu comme ça, ça ressemblerait presque à un village de hobbit entouré de mélèzes. Très poétique presque. Au bout du sentier, une palissade en bois donne - enfin - accès au le lac... totalement noyé dans la brume. Il est assez petit mais bien agencé. Des bancs et des chaises longues en bois sont installés sur les berges. Le coin doit être relaxant par temps ensoleillé. Tout étant trempé, nous décidons d'entreprendre la descente. Les indications nous font prendre une piste de ski longeant le chemin forestier emprunté pour monter. On ne voit pas à plus d'un mètre devant soi tant le brouillard est dense, mais après 30 min de marche, la station intermédiaire du téléphérique apparait.

Une fois revenu sur le parking du Schlick 2000, nous décidons de retourner à Neustift et d'explorer un peu le village. Il est 15.00 et le temps est vraiment trop brumeux pour s'aventurer en montagne. 

Revenu à Neustift, nous faisons un premier arrêt au magasin hyper touristique qui ne vend que de la charcuterie. Des jambons fumés, des saucisses, le paradis! Tout est évidemment assez cher mais on opte pour deux type de saucisses sèches, du jambon fumé en croûte de poivre et un paquet de pain plat et dur bizarre. Le tour du village est vite fait: mis à part l'église énorme, le reste n'est qu'hôtel, B&B et resto pizzeria. On se dirige ensuite vers le supermarché, Billa. Je dois vous dire que j'adore faire les supermarchés dans des pays étrangers! On y trouve plein de trucs bizarres et j'ai toujours envie de tout acheter. Bon, évidemment, en Autriche, c'est moins dépaysant qu'au Japon, mais ça reste sympa. Comme on osait pas laisser Lucy seule dans la voiture de peur qu'elle ne pisse de stress, Maguth reste avec elle dehors pendant que j'entre dans ce royaume de la consommation journalière. Première chose: il y a un comptoir énorme de charcut' et de frometons genre 3 fois moins cher que le mag' à bidoche de touriste dont on venait de sortir. Shit. Soit. Mis à part ça, aucune surprise, les marques sont les mêmes qu'en Belgique. J'achète des pommes, des mandarines, du fromage local et des Tofifee parce que je ne savais pas qu'il y en avait aussi en Belgique et que j'avais lu sur un autre blog que c'était super bon. Pour la bouffe de ce soir, vu qu'on a rien mangé le midi, je me dis qu'on mangera les saucisses de touriste avec une baguette que j'achète.

Quand Maguth ressort, il a des saucisses enroulées dans du lard, une baguette et du ketchup pour ce soir. Je l'aime. 

 Au Tyrol aussi ils ont des Oufti, mais ça s'appelle des Schokobananen!

On retourne à la B&B et pendant que je m'occupe de mes cartes postales sur le balcon et lâche un petit cri de pétasse en apercevant ce que je crois être le plus gros papillon de ma vie, Lucy roupille du sommeil du juste sur le lit emballée dans son essuie...



... et Maguth regarde des épisodes de One Piece sur le laptop grâce au wifi gratos. On mange vers 19.00 de très bon appétit, les saucisses au lard contenant en plus du fromage, j'ai failli en pleurer de bonheur.

Je propose à Maguth de ne rester que dans la vallée du Stubai au lieu d'aller au parc Hohe Tauern, et de passer la dernière nuit (dimanche) dans un hôtel pour nous faire masser. Comme il est d'accord, je me renseigne sur l'Activehotel Bergkönig au centre de Neustift qui semble nous convenir parfaitement: grande chambre pour 71€ par personne et par nuit en demi-pension, et massages à des prix imbattables.  En plus ils acceptent les chiens.

On se couche vers 21.30 après la promenade nocturne du chien à la lampe de poche, comme de vrais petits vieux, épuisés...

Voyage au pays du wiener schnitzel - jour 1

Cliques sur les photo pour voir plus grand, vas -y, tu peux le faire!

Mardi 13 septembre 2011. Cela fait deux ans, déménagement et travaux oblige, que nous ne sommes pas parti dans des contrées éloignées et exotiques. Alors cette année, malgré mon surpoids évident et notre forme physique de moules d'eau douce, on s'est décidé à empaqueter nos affaires de rando historie de leur faire prendre l'air. Et à prendre Lucy avec nous. Grande première donc. Ne voulant pas partir sans elle, nous découvrons donc ce que signifie "vacances avec le chien". Et comme il était hors de question de la foutre dans une cage et dans une soute d'avion où elle nous fera une attaque de panique (au mieux on retrouvera un chien névrosé à vie, au pire elle sera partie pour Singapour alors que nous on l'attendra à Québec, déjà que je flippe pour mes bagages alors imaginez pour mon petit ange), la destination devra être accessible en voiture.


L'Autriche ce sera, parce qu'on veut de la montagne. Le Tyrol plus exactement. La vallée du Stubai pour zoomer encore plus sur Google map pour ceux qui veulent.


A 09.00, on bourre la voiture, une Seat Ibiza diesel de Hertz (une vraie daube, n'achetez jamais cette bagnole) et c'est parti pour le pays des saucisses! Petit détail technico-technique, si vous cherchez un bon GPS pas trop cher, le Mio Spirit 686 est un excellent investissement! 

Je prévois +/- 9 à 10 heures de route selon les pauses que l'on fera, en empruntant uniquement les autoroutes pour éviter de perdre trop de temps sur la route. Au passage, nous admirons la Forêt Noire, très belle région forestière allemande, et pénétrons au Tyrol vers 18.00 via une route sinueuse entre deux montagnes, un peu comme suivre une raie de fesses...


Plus qu'une heure de route! Quand soudain, après un petit tournant sur une nationale de montagne, nous sommes arrêtés par... un hélico posé sur la route! L'attraction du jour quoi. Hop, ni une ni deux tout le monde sort de sa bagnole pour voir ce qui se passe: apparemment un gars a eu un malaise et est évacué en hélico. C'est ça la montagne.


"J'arrive chérie, j'vais vite voir c'qui s'passe avec mon monocycle histoire de frimer un coup"
A l'arrière-plan, Maguth qui promène la Poupouille


Cette pause étrange m'a cependant permis de me relaxer le dos et les épaules avant d'entamer la dernière ligne droite: notre B&B est à moins d'une heure de route.

Neustift se profile enfin à travers les nuages! Je confirme ce qu'en disent les guides: c'est la meilleure localisation de la vallée, située au centre de tous les points d'intérêts. Neustift im Stubaital est un petit village situé à 1003m d'altitude et axé tourisme à 100%: hôtels et chambres d'hôtes, restaurants - surtout des pizzerias! - sont à chaque coin de rue et l'office du tourisme est plus grand que la mairie. Ne cherchez pas le "vrai" local ici, y en a pas, ou plus, depuis longtemps. L'avantage de partir hors saison est que, mis à part quelques randonneurs, y a pas foule. Mais en été ou en hiver (pour le ski), ça doit être infernal. De même, les pistes de ski, déformant souvent le paysages, sont ici quasi invisibles, cachées par les forêts de conifères.

Nous restons chez Karin Gleisner, à la Haus Fernblick, un peu en retrait du centre de Neustift, sur les versant d'une des collines. La maison est pleine de charme autrichien: balcons en bois et fleurs débordantes, parterre de fleurs avec des edelweiss. Il y a aussi des bancs partout autour de la maison et une terrasse avec table et chaises pour quand le soleil pointe le bout de son nez, une cuisine commune avec frigo commun et des boissons fraîches. Pour ceux qui ont des enfants, il y a même une aire de jeux avec toboggan, trampoline et balançoire. Les propriétaires habitent juste à côté, Karin parle anglais sans problème et est très gentille, bien que nous ayons tout de même un peu pâti de la barrière de la langue, car elle discutait à bâton rompu avec ses autres hôtes - allemands ceux-là (certains étaient aussi des habitués).

Super endroit, moi qui cherchait une B&B calme et excentrée tout en étant accessible avec notre veau de bagnole de daube, c'est le jackpot! Le tout pour 24€ par personne et par nuit, petit déj' énorme inclus (choix de céréales, petits pains, confiture, choco, charcuterie, fromage, oeuf, ...).

Photo prises quelques jours plus tard, vu qu'on est arrivé à la nuit tombante


Notre chambre (la n°2) a une petite cuisine et une petite salle de bain avec WC privé, une télé écran plat et du wifi d'excellente qualité, et surtout un balcon avec une vue terrible sur la vallée et les montagnes. Le pied intégral. Comme d'habitude, j'oublie de prendre une photo avant qu'on ne déballe tout et n'y pense qu'après, quand on a déjà foutu le boxon.


 La vue de notre balcon sur Neustift le soir de notre arrivée


Il est 19.30. On se met à l'aise, on sort Lucy pour une mini reconnaissance des lieux avant de crasher dans le lit hyper mou aux coussins encore plus mous et sans forme aucune. Demain on s'attaquera à la rando. Ou tout du moins, on essayera :p  

Notre B&B:
Haus Fernblick - Fam. Gleinser
Obergasse 39
A-6167 Neustift
Autriche
Tel. +43 664 200 35 60

lundi 29 août 2011

Critique de film - Taken

Sun Stars: * * *
(Aucune = daube finie / * = mauvais / ** = pas mal / *** = plutôt bon / **** = très bon / ***** = excellent, à ne pas rater!)
Année: 2008 (han c'est déjà vieux!)
Réalisé par Pierre Morel
Avec Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Janssen, Olivier Rabourdin, Leland Orser


 


On était vendredi. C'était une sale fin de semaine. On était gnangnan tous les deux, envie de rien, crevés, j'avais mal au bide et donc on a pas pu se commander de pizza, et j'avais en plus un petit mal de tête d'oeuf qui partait pas mais restait en latence, caché derrière les circonvulsions de mon cerveau. Alors on s'est dit que si on regardait un film ce soir, ça devait être un truc simple, et qui durerait maximum 1h30.

Maguth me dit alors "on va regarder Taken, ça devrait te plaire, c'est une histoire de vigilante". Pour savoir ce qu'est un vigilante, reportez-vous donc à ce superbe article très bien illustré :p Moi j'aime bien les vigilantes. J'adore même. Je suis un vigilante tueuse à gage under cover. D'ailleurs c'est une prothèse de gros bide que j'ai. Mais je l'enlève jamais, tu vois, c'est pour rester dans le rôle.

Taken donc relate l'histoire super complexe d'une ado qui se fait kidnapper dans un pays du tiers-monde: à Paris, en France. Blah! Mais quelle idée d'aller dans une contrée aussi peu safe aussi alors que l'Iran nous ouvre les bras. Pas de chance pour les malfrats (albanais), le papa de la fifille est un ex-agent du gouvernement ricain qui sait comment poutrer les gueules d'un coup d'auriculaire bien placé.

Sais-tu danser la carioca
Youpi dansons la carioca
c'est bien faisez tous comme moi

Vous l'aurez compris, l'histoire est franchement nase. Quand on sait que Besson a produit le film et en partie écrit l'histoire, on comprend mieux. Si vous ne comprenez pas, je vous invite à suivre le cours de Mozinor sur Besson (attention, ça va faire pipi dans les culottes de rire).

Seulement voilà, moi, Taken, je l'ai trouvé excellent. Ce film m'a fait ricanner de mon rire le plus mauvais, car le héros fait quasi tout comme je le ferai: pas de pitié. No mercy! Du dialogue/menace de départ avec le méchant vilain qui a kidnapper sa fifille jusqu'au final face au [attention spoiler] vieux sheik dégueu!


- I don't know who you are. I don't know what you want. If you let my pizza go now, that'll be the end of it. But if you don't, I will look for you, I will find you, and I will kill you.
- Oui M. Neeson, votre pizza est en route, je vous assure.

Point de vue casting, Liam Neeson est parfait en bloc de tofu à deux expressions la minute. Je n'aurais pourtant jamais imaginé cet acteur dans un tel rôle, et pourtant, il poutre sa race! Les scènes de combat au corps-à-corps sont tout bonnement époustouflantes de réalisme (et que ça craque, et que ça croque), visant principalement les articulations et les points vulnérables comme la trachée (un bon p'tit coup juste sur la pomme d'adam les gars et hop, le tour est joué). Neeson s'en sort haut la main et est franchement balèze. 
 
Où sont les toilettes? Vite!
 
Dans le rôle de son ex-pote des services secrets français, je vous présente Olivier Rabourdin, le Kevin Spacey français. Parisien oblige, on ne coupera pas à la scène ou son perso rentre à la maison avec une baguette sous le bras, au cas où le public aurait pas bien compris que l'action était en France. Cliché quand tu nous tient...
 
- Hey, salut Kevin. C'est moi, Liam!
- Moi c'est Rabourdin. Olivier Rabourdin!
- Ouais, c'est ça, t'es vraiment un bon acteur Kevin, t'as failli m'avoir.
 
Pour la fille-à-papa aux mensurations digne d'un mannequin de Victoria Secrets, on retrouve Maggie Grace, que l'on a tous pu voir quelque part sans jamais se souvenir d'où exactement. Même topo pour le pauvre Leland Orser qui joue un vieux poto à Neeson et qu'on voit plus souvent dans des rôles de victime (d'ailleurs Maguth et moi on l'appelle "la victime") dans des films ou séries non inoubliables. Donc retenez bien ces noms et ces visages, et je vous parie que d'ici quelques mois, vous les verrez ailleurs et vous vous rendrez compte qu'ils ont rejoint ce cercle peu envieux d'acteurs dont on connait la face mais pas les noms et qu'on arrive jamais à remettre.
 
- Allo? Oui ici Leland Orser.
- Qui?
- Leland Orser. J'ai joué dans...
- Ha oui, Leland.. Leland qui encore?
- ...
 
Hi hi hi! On m'a mis des fringues de cruche mais comment je suis trop bien foutue en-dessous!
 
Taken est donc un petit film d'action à prendre au 15ème degré, divertissant si vous aimez le genre et assez jouissif si vous êtes un peu sadique comme moi. Je vous passe les ululements de joie quand le héros ne montre aucune pitié envers les méchants et ne discute pas (exit les "ne t'abaisse pas à leur niveau, blabla, tu ne vaux pas mieux qu'eux si tu fais ça blabla"), les conseils donnés au héro en criant ("prends le taxi putain, vite!") et les onomatopées lors des combats ("et PAF! MOUHAHAHA!!").
 
Nous avons donc passé un excellent moment et plus j'y repense, plus je me dis que ce film était franchement l'éclate et à quel point il nous a remis de bonne humeur en ce vendredi soir maussade.
 
Et c'est là que du coup, vu le film, on doit sûrement passer pour de grands malades à vos yeux XD

dimanche 28 août 2011

Challenge couleur

Maguth m'a proposé ses crottes de nez vertes pour la mosaïque de cette semaine. J'ai préféré décliner. Voici ma participation - sans snot - au challenge d'Armalite cette semaine.

Cliques dessus si tu veux voir en plus grand.


jeudi 25 août 2011

Je suis Colère. Je suis Haine.

Hier soir je me suis retourné l'ongle du pouce. Ça fait un mal de chien. Je m'étais jamais retourné un ongle. Ça fait vraiment un mal de chien. Et après, le coeur se dit que ce serait bien d'aller voir ce qui se passe dans cette zone endommagée et hop, il migre de la poitrine vers l'endroit blessé, ce sale concierge, en l'occurrence l'ongle du pouce. Et ça pulse. Ça pulse encore et encore. Du coup j'ai passé la soirée avec le pouce en l'air, histoire de renvoyer mon coeur à sa place. J'avais l'air de dire "ouais, top cool!" tout le temps mais il suffisait de jeter un oeil à ma gueule pour vite déchanter.

Ce qui m'amène à ceci:  que faites-vous quand vous vous faites mal? Je veux dire, une fois passée la phase "ARGH la vache, j'me suis coincé l'doigt entre le coussin et la couette"? Vous écrasez une larme? Vous vous réfugiez dans les bras de Bèbère ou de Cunégonde en mode "bébé cadum a trop mal"? Vous passez dessus parce [...] la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale? Vous regardez la zone blessée et poussez dessus en riant et en bavant?

Je croyais avoir un comportement normal quand je me blesse. Mais cela a changé hier quand Maguth m'a dévoilé la vérité. Quand je me fais mal, apparemment je rentre dans une rage folle. Bon, ceux qui me connaissent savent déjà que je ne suis pas une geisha petite fleur mais plutôt un ours berserk en armure de plate armé d'une hache à double tranchant. Mais il semblerait que la douleur décuple cet état déjà pas très gracieux.

Ors donc, hier soir, après le retournement d'ongle suite à un combat acharné contre une horde de gobelins affamés (lire: avoir tenté d'ouvrir un paquet de jambon de Parme) et le cri "HA putAIN!! Mais s'pas vrai!!", j'ai vu Maguth accourir mais s'arrêter à un mètre de moi. Comme si une barrière invisible l'empêchait d'approcher plus avant. Je vous passe les vociférations, insultes et malédictions des paquets de jambon de Parme jusqu'à la chaîne de production, la pause du sparadrap tendu par la main hésitante de Maguth, tenté de me le poser lui-même mais n'osant pas trop quand même, la finalisation de mon sandwich et surtout le nuage noir et orageux qui a flotté au-dessus de ma tête pendant au moins une heure.
  • Maguth: Ça va? T'as pas trop mal?
  • Ourse berserk: Nan, ça va. De toute façon je suis tellement en colère que je sens pas la douleur, même si je sais que je devrais.
Une fois calmée, Maguth m'a soudain avoué que, quand je me faisais mal, il ne savait jamais vraiment quoi faire tant je ne suis que Colère et Haine. Il n'ose pas m'approcher de peur de s'en prendre une, ne peut me toucher tant la bulle de haine est énorme, et a surtout peur que, vu la violence de ma furie, je me fasse mal ailleurs. J'ai ricané un coup et laché un "ben quoi, c'est normal non?".

Non, m'a t'il laché platement.

Quand les gens se font mal, ils crient puis se résignent et/ou se morfondent sur leur pauvre sort. Ils ne rentrent pas dans une colère noire, ne veulent pas éradiquer toute vie sur Terre et évitent en général de s'emparer d'un couteau tranchant alors que le pouce, qui a quand même un rôle prépondérant dans la tenue d'outils, est H.S. Et surtout, ils ressentent la douleur, qui n'est pas, je répète, pas anesthésiée par la colère de manière générale.

Beuh.

mercredi 24 août 2011

Je regarde trop de films / télé

On me le dit souvent. Et c'est peut-être vrai. Sûrement même. Ou peut-être ai-je juste une imagination un peu trop débordante.

Je peux, sur base de quelques mots anodins ou d'une situation d'une banalité effrayante, broder un récit quasi sans fin (en général je m'arrête parce qu'on me hurle "ça suffit, c'est bon" ou - dans les cas les plus graves - on me plaque une main sur la bubuche).

Et parfois je me raconte l'histoire à moi-même dans ma teutête, en me voyant telle que je suis vraiment: grande, ultra mince et athlétique, moulée dans un jeans skinny de sa race avec un petit singlet blanc mettant en valeur mes épaules et bras musclés et ma poitrine haute et arrogante. J'ai soit des cheveux longs et légèrement bouclés (genre facile et naturel pour une asiat' aux cheveux raides comme des spaghet' pas cuits) ou super court mais très saxay avec du mouvement dedans, tu vois comment? Pas comme ceux que j'ai maintenant, courts et d'une telle platitude qu'ils fileraient le bourdon à Casimir.

Pas plus tard qu'hier matin, alors que j'écoutais la super B.O. de Doctor Who Saison 5 en somnolant dans le tram, j'ai vu un camion dont la remorque était salement amochée. Une personne normale ce serait dit: "ho, par les couilles de DSK, voyez comme cet engin de déplacement urbain à gros volume a dû mal négocier un tournant. Il a sûrement râpé le coin d'un immeuble comme du parmesan. Mazette." - genre.

Mais ce n'est pas ce qui m'est venu en tête en premier. S'trop facile tu vois. Non, moi, ce que je me suis dit de suite, c'était plutôt: 'tcheu dis, regardes un peu ce peï: 10 contre un que le transport d'alien s'est mal déroulé. Le "species 11" (c'est l'alien) a dû s'énerver un peu et a sans doute réussi à échaper à la vigilance des gardes, et, dans sa pauvre tentative de se barrer, il a légèrement écorché le camion avec ses griffes d'1m de long, acérées comme des rasoirs Wilkinson à 5 lames!

Ca, c'est une petite histoire. Une nouvelle. j'en ai plein des comme ça. Comme, par exemple, quand je me promène Place Stéphanie, et que j'imagine tout à coup qu'un vaisseau spatial hyper agressif se pointe dans le ciel et commence à tout dézinguer. Alors je vois les immeubles tomber, les gens hurler, du sang et des boyaux, la panique générale, et j'entend les "tchiou tchiou" des lasers du vaisseau-de-sa-salope-de-mère qui canarde Bruxelles, et moi je reste immobile et je regarde tout ça en bouffant mon pain polaire au saumon.

Je vous parle même pas de l'invasion du bureau par un groupe terroriste alors que je réussis à m'évader (toujours en mesurant 1m75, pesant 50kg max et portant le skinny jeans de sa race).

En parlant du bureau, il m'arrive souvent, alors que je foule le chemin pavé menant à l'entrée principale du bâtiment, d'imaginer que je suis un inspecteur en trench coat qui pénètre dans un hôpital psychiatrique dans lequel un meutre à été commi (Shutter Island anyone?). Il ne m'arrive que très rarement de me dire: "woa, cool, je vais entrer dans un cabinet d'avocats internationaux". Tiens, ben en fait, ça ne m'est jamais arrivé.

Bref, il est fort possible que je regarde trop de films ou que je lise trop de livres zarbi. Mais parait qu'il faut muscler son cerveau et que l'imagination y contribue fortement...


mardi 23 août 2011

Jour / Nuit

Le jour où la nuit vient le jour mais c'était toujours le jour et pas la nuit même si il faisait noir comme en pleine nuit alors que pourtant c'était le jour.


Photo prise à 09.50 du mat' ce mardi 23 août 2011... J'vous parle même pas de l'orach' qui a suivit.

C'était génial.

Sinon les caves étaient sous eau et des voitures flottaient devant chez nous y parait...

Bienvenue ici ! Welcome !

Un joyeux bordel et un véritable mic-mac de ce que j'aime (ou pas), avec photo, jeux débiles, sondages navrants, bref, ma vie quoi ;) N'hésitez pas à laisser un p'tit mot!
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...